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Come with me now {Ezequiel}
Invité
Dim 18 Fév - 12:39
Anonymous

ft. Ren Kouen ((Magi))
❝ Nom : Shakespeare, et oui il y a un lien lointain, pas de lignée directe, avec un certain dramaturge.
❝ Prénom : Ezequiel Alba
❝ Surnom : Eze
❝ Date de naissance : 14 novembre 1975
❝ Age : 42 ans
❝ Année d'étude : /
❝ Nationalité : Ecossais (anglais)
❝ Origines : Ecossaise (anglaise)
❝ Orientation sexuelle : Hétéroromantique et bisexuel quand il n’a pas de femme sous la main.
❝ Statut : Père célibataire, divorcé (deux fois)
❝ Groupe : Hellhounds
❝ Boursier : /
❝ Club : /
❝ Profession : Professeur d'anglais
❝ Options : /
❝ Phobie : Moins qu’une phobie, la peur naturelle de la mort, mais il craint aussi de faire avec ses enfants les mêmes erreurs qu’il a fait avec son plus jeune frère.
❝ Faible devant : Ses enfants. Les belles femmes. Ses armes à feu. Faire peur à ses élèves. Sa moto. Le whiskey. (Bref, surtout le genre de chose qui font s’étrangler les mamies avec leur thé.)
❝ Logement : Un appartement à Fosterhampton
❝ Rêve : Vivre vieux. Voir ses enfants grandir et réussir leur vie.
❝ Date d'arrivée en ville : Juillet 2013
SHAKESPEARE Ezequiel Alba ;
Hellhounds • Professeur
❝ Hey brother! There's an endless road to rediscover. Hey sister! Know the water's sweet but blood is thicker.
❝ Taille : 2m05
❝ Poids : 117kg
❝ Peau : Pâle couverte de tâches de rousseur, ne supporte pas le soleil.
❝ Yeux : Marron foncé, donnant l’impression parfois d’être rouges foncés.
❝ Cheveux : Roux foncés.
❝ Maladie : /
❝ Particularités physiques : De nombreux tatouages un peu partout, sur les bras, le dos, la poitrine, les mollets, etc. Son bras gauche est une prothèse.
❝ CARACTÈRE :Macho – grognon – pas du tout du matin – tire facilement la gueule – susceptible – sang-chaud – peut vite s’emporter – vulgaire – trop franc – aucun tact – pas patient la plupart du temps – facilement agacé – bourru – humour noir – sarcasme – irrespectueux dans une certaine mesure – homophobe – papa gateau – aime les enfants – sait s’occuper d’eux – peut se montrer patient avec eux – compréhensif – attaché à sa famille – protecteur – a peur de faire la même erreur qu’avec son frère – paranoïaque – amoureux des armes à feu – pas du tout empathique – bourrin – brutal – passionné – possède un certain romantisme – n’a pas froid aux yeux ou peur de se mouiller – infidèle – déraisonnable et inconditionnel en amour – tactile – accro au cigare, au whiskey et au café – grand buveur – tient bien l’alcool – adore sa moto – radin – s’exprime en gaélique dès qu’il est en privé – incompréhensible – musicien – adore aussi sa contrebasse – peut se montrer très précautionneux – et précis – a le sens du détail – fait peur – impressionnant – rageux quand sa main ne lui obéit plus – sujet à des douleurs fantômes – collectionne les regrets – mais s’y attarde peu – énergique – ne supporte pas de rester trop longtemps inactif – peut vite s’emmerder – et devenir insupportable – pédagogue – prend soin de ses élèves – mais ne supporte pas de ne pas être écouté – assez strict – aime bien leur faire peur
❝ Comment es-tu arrivé à Fosterhampton : Par l’autoroute, en suivant les panneaux.
❝ Tes proches, que pensent-ils de ta présence ici : Ils en ont rien à foutre. Ils connaissaient même pas la ville avant qu’il s’y installe alors c’est pas ça qui va changer leur vie. A la rigueur, la plupart sont heureux que il se sois trouvé un poste dans une grande école.
❝ Où as-tu grandis et avec qui : Dans le nord des Highlands, là où un village avec plus de 1500 habitants relève de la mégalopole, avec ses parents et ses six frères et sœurs.
❝ Tes parents, tu peux nous dire quoi à leur sujet : Des ouvriers brusques, sans grande éducation, totalement débordés par leurs (trop) nombreux marmots. Ils étaient aimants, mais en même temps trop partagés.
❝ Tu as des frères/sœurs, tu peux nous en parler : Six frères et sœurs dont il est l’aîné. Un frère en taule, un autre à l’usine, le dernier mort et enterré. Une sœur mère au foyer, une autre qui poursuit de grandes études et la dernière à l’autre bout du monde.
❝ Tu as une passion : La contrebasse, ses armes à feu et les belles femmes.
❝ Aimerais-tu quitter cette ville : Bah, pourquoi faire ? Maintenant qu’il est bien installé...
❝ Comment vois-tu ta vie dans dix ans : Toujours au même endroit, à casser la gueule des mecs reluquant sa princesse.
❝ BIOGRAPHIE :
Tu étais né dans ces îles écossaises, au nord des Highlands ;  ces îles oubliées de tout et de tous, où la population d’animaux d’élevage dépasse celle des humains ; ces îles oubliées où le ciel se partage entre le gris lourd de nuages pluvieux et le noir oppressant que relâchent des usines à charbon.

Tu étais né le premier ; le premier enfant de tes parents, le premier enfant d’une fratrie trop nombreuse, trop grande, trop de bouches à nourrir, trop d’enfants à élever. Ariel était né deux ans après toi ; Camael trois ans ; Lanael sept ans ; Faelle neuf ans ; Zephiriel dix ans ; Kyriel onze ans. Ta mère s’était épuisée jusqu’à ce que ses entrailles se détruisent, ton père allait s’épuiser à tous vous faire vivre.

Tu aimais tes cadets ; tu avais dû souvent t’occuper d’eux à la place de ton père souvent absent, à la place de ta mère souvent faible. Tu y avais sacrifié un morceau de ton adolescence ; tu y avais sacrifié un morceau de ta scolarité ; tu y avais sacrifié un morceau de ta liberté.

Quand tu avais été d’avantage libre, tu t’étais éloigné de ce chemin que l’on appelait le « bon » ; tu t’étais éloigné de l’école, n’y trouvant aucun intérêt, te disant que cela ne servirait à rien ; tu avais dû te trouver un boulot, pour aider financièrement ta famille.

Le sentiment d’injustice était né. Injuste de l’existence, injustice de l’adolescence ; injustice qui mène à la chute ; et avec toi doucement tu entrainas Camael. Quand tu t’es retrouvé en garde à vue pour la première fois, tu avais dix-sept ans ; même pas un adulte ; c’est ce qui t’avait évité la prison et le juge t’avait envoyé loin de ton île ; comme tu l’avais longtemps désiré ; mais dans une maison de correction.

Combien de temps ? Une semaine ; deux ; trois ; un mois ; deux ; trois ; quatre ; cinq ; six ; un an. Quand tu en ressors, le temps était passé, rien n’avait changé si ce n’était le paysage et un tatouage sur ta peau.

Tu n’étais pas retourné sur ton île tout de suite ; tu avais vécu un temps chez un garçon que tu avais rencontré dans la maison de correction, sortit à peu près en même temps que toi. C’était là que tu l’avais rencontré ; Alana. La jolie, la belle Alana ; tu n’aurais pas employé l’expression de coup de foudre, pour parler de ce que tu avais ressentis, même si c’était sans doute proche.

Tu étais resté chez eux un moment ; tu étais parvenu à te trouver un boulot ; mais au final tu avais finis par retourner chez toi après un temps, tu étais allé retrouver tes parents et tes cadets ; ta famille bien-aimée, malgré les tentions, malgré Camael qui suivait le même chemin que toi ; malgré ta mauvaise influence.

Tu n’étais pas retourné à l’école ; tu avais continué de travailler, tu avais continué de voler et cambrioler ; tu étais resté en contact avec Alana.

Le temps était passé. Ariel s’était mise à travailler elle aussi ; elle avait quitté l’île pour se lancer dans de plus grandes études sur la grande île ; loin de votre petit bout de terre. Tu avais suivis, mais pour une autre destination ; un autre but ; tu avais embarqué Camael avec toi, ensemble dans votre criminalité.

Tu étais allé retrouver Alana. Et qu’aviez-vous fais, vous trois ? Les mêmes exactions qu’ailleurs ; les mêmes exactions que dans le nord ; effractions, vols et cambriolages ; fuites et enrichissements. Ton petit frère, ta petite amie et toi.

C’était l’une des belles périodes de ta vie, bien que tu ais passé une longue année en prison ; Camael aussi ; Alana seulement six mois. Et qu’avais-tu fais pendant cette année ? Tu avais continué de te moquer des leçons de moral, des mots qui sortaient de la bouche de la personne qui te suivait. De nouveaux dessins étaient venus s’inscrire sur ta peau.

Et tu avais trouvé le moyen de demander Alana en mariage, dans la salle des visites de la prison. Sa réponse avait été positive et le mariage célébré dans le courant de l’année suivante. Pour l’occasion, toute ta famille avait quitté son île et tu avais pu revoir les plus jeunes de ta fratrie. Faelle, Zephiriel et Kyriel étaient à peine adolescents, et toi déjà presque trop adulte. Tu avais été surpris, un peu, de constater combien un évènement de ce type pouvait réunir ta famille ; comme s’il n’y avait jamais eut de violentes disputes ou de craintes, de profondes déceptions ou de désaccord ; comme si tout s’était effacé.

Ce jour-là, tu avais pensé vivre le plus beau jour de ta vie. Qu’il était unique et que rien ne pourrait égaler l’émotion qui t’avais submergé lorsque tu avais vu Alana dans sa robe blanche, lorsque vous aviez échangé vos vœux dans cette promesse solennelle de vous chérir toujours.

Avais-tu changé pour autant ? T’étais-tu dis que, pour elle, pour vous, tu t’échinerais à devenir meilleur, au moins un peu, que tu ne l’étais ? Non. Une année de prison n’avait rien changé. L’harmonie familiale n’avait été qu’éphémère.

Après le voyage de noce, tu avais embarqué ta femme et ton frère avec toi, et votre petit gang avait recommencé ses délits ; à un rythme plus ou moins régulier ; peu régulier.

Et quoi d’autre ? Quand tu avais acheté ta première contrebasse, tu n’avais pas spécialement réfléchit ; tu avais toujours été du genre à suivre tes envies, aussi déraisonnables soient-elles ; tu suivais tes sentiments sans te poser trop de questions, et cette fois tes sentiments étaient allés vers la musique et vers cet instrument aussi grand que toi. Ca différait de bien des autres, trop petits ou délicats pour tes grandes mains ; tu n’avais pas tardé à apprendre.

Alana quand à elle s’amusait avec l’appartement que vous occupiez. Avant que tu ne t’en rendes compte, elle avait entreposé des centaines de livres et de bibelot sur des étagères ; combien de fois avais-tu râlé à ce propos ? Tu ne t’étais pas fatigué à compter ; et à tes remarques ton épouse répondait en riant que puisque vous vous appeliez Shakespeare, avoir un attrait pour la lecture était naturel.

Des conneries, selon toi ; conneries que tu t’attardais à lire parfois et qui te faisaient te rappeler combien ton éducation était sommaire. Mais était-ce important ?

Trois ans après ton mariage, tu avais vu débarquer Kyriel chez toi, à l’improviste. Tu n’avais pas compris, sur le moment, ce que ton plus jeune frère faisait là, loin de la maison familiale, loin de l’île natale, et seul, mais tu l’avais fait rentrer ; tu avais pris soin de lui comme tu le faisais avant, quand il était un bébé minuscule dont ta mère ne pouvait pas s’occuper. Après plus de dix ans, tu avais retrouvé la position inconfortable de frère-parent.

Ce qui l’avait poussé à partir et à venir te rejoindre, il ne l’avait jamais clairement exprimé. Tu ne l’avais jamais poussé à te le dire. C’était sa vie, tu n’essayas pas d’en forcer la porte ; s’il voulait te parler alors tu écouterais ; s’il voulait se taire eh bien soit. A quinze ans, tu l’estimais assez grand pour gérer seul si c’était sa décision.

Rapidement, Kyriel s’était joint à vous, observant puis participant à vos vols et cambriolages. Encore aujourd’hui, tu estimais que c’était là la plus grande erreur de ta vie ; mais comment le savoir alors, quand tout s’était toujours bien passé ? Quand jamais rien de grave ne s’était produit ?

Puis une altercation t’avait valu une balle dans le bras, te forçant à l’immobilité ; hors de question que tu ailles à l’hôpital, c’était Alana et Camael qui s’étaient chargés de désinfecter, de bander, et de te droguer aux anti-douleurs.

Pour autant, vous n’aviez pas arrêtés vos activités. C’était une période « creuse » pour vous ; vous n’étiez pas loin de manquer d’argent et il fallait remédier à cela de la même façon que depuis des années. Ce fut Camael qui prit la tête des opérations, étant donné que tu étais hors service ; il aurait mieux valu ne rien faire.

Braquer une banque, ça ne semblait pas bien difficile ; il suffisait de choisir le bon endroit et de se préparer avec soin, et puis vous l’aviez déjà fais, avant. Pourtant, ton frère et ton épouse étaient revenus plus tôt que ce qui était prévu, portant avec eux un Kyriel gravement blessé.

Que c’était-il passé ? Comme cela peut arriver sans que l’on n’y pense ; les choses avaient mal tournés. Ils te l’avaient racontés alors qu’ils faisaient de leur mieux pour soigner ton jeune frère ; pas question là encore d’aller dans un hôpital. Camael s’y opposait, et tu n’étais pas vraiment en état de t’en charger. Alors tu avais cédé.

Et comme tout ce qui s’était passé ce jour-là, et comme d’autres choses qui s’étaient déroulés avant, tu allais en porter le regret et la culpabilité tout le reste de ta vie. Kyriel ne survécu pas à sa blessure ; il mourut dans le lit que vous lui aviez offert, quand il avait débarqué chez vous, après plusieurs jours d’une souffrance que tu n’avais pas supporté de regarder et alors qu’il n’avait que seize ans. Plus que n’importe quelle leçon de morale ou séjour en prison, ça t’avait réveillé, secoué, fait réalisé. Qu’avais-tu foutu, au juste ?

Camael avait voulu aller l’enterrer quelque part, tu ne savais plus où ; tu t’y étais fermement opposé. Alana t’avait soutenu. Ton frère aurait des funérailles décentes, peu importe le prix.

Et ce prix, tu étais allé le payer au poste de police le plus proche ; ce prix, tu l’avais payé en trahissant Alana et Camael, en dénonçant les auteurs du braquage qui avait fait la une aux informations. Ce prix, tu l’avais encore payé en étant admis d’urgence à l’hôpital, en te faisant amputer ce bras blessé que la gangrène avait gagné peu à peu.

Une culpabilité éternelle, un frère qui te détestait à présent, une femme qui était partagé et un bras en moins. Tel avait été le prix de tes bêtises.

Procès il y avait eut bien sûr. L’incident qui avait au final couté la vie à Kyriel était après tout un homicide involontaire commit par Camael. Cela avait duré longtemps ; suffisamment pour que tu apprennes la grossesse d’Alana avant que le verdict ne soit rendu. Ca avait été une bonne nouvelle, malgré la situation ; mais pour autant tu n’avais pus l’apprécier à sa juste valeur.

A la fin, ton frère avait été condamné à perpétuité pour homicide involontaire, association de malfaiteur et braquage à main armé ; ta femme avait été condamnée à neuf ans de prison pour association de malfaiteurs et complicité de vol ; sa coopération et son état lui avait valu un arrangement. Votre enfant naquit dans l’hôpital de sa prison peu de mois après ; un garçon, qui fut appelé Alistair et dont elle perdit la garde en raison de sa situation.

Et toi alors ? Toi, tu fus acquitté. Tu avais largement coopéré à l’enquête, te valant le ressentiment de Camael ; sans compté que tu n’avais jamais participé à ce braquage en raison de ta situation, il n’y avait pas la moindre preuve contre toi ; rien qui ne puisse t’accuser.

Dès que tu l’as pu, tu es retourné sur ton île natale, avec ton fils et ton bras artificiel ; tu avais affronté ta famille face à la perte de ton plus jeune frère ; face à la perte aussi, quoique différente, de Camael. Tu avais tout assumé, bon grès mal grès, en dépit de la douleur.

Tu étais resté chez tes parents un moment, coupé du reste du monde, à seulement t’occuper d’Alistair et à faire ton deuil.

Il t’avait fallu faire le point sur tout ; tout arranger, tout organiser ; apprendre à vivre avec un bras artificiel qui ne permettait que des mouvements simples ; apprendre à s’occuper d’un enfant qui était vraiment le tien et pas celui d’un autre, endosser toutes les responsabilités d’un parent.

Plus d’une fois, tu avais eut envie d’aller te perdre dans la campagne sèche et désertique pour exprimer physiquement toutes les émotions violentes qui te traversaient en permanence. La culpabilité et la rage face aux évènements qui vous avaient amenés là, tous ; le manque de tes frères et de ta femme, le vide de leur absence qui t’entourait soudain ; la rage de ton impuissance, de ta perte de repère, cette impression d’être un gamin perdu au milieu du monde ; l’envie dévorante de balancer ton bras à la mer.

Il t’avait fallu du temps, tu avais eut l’impression de vivre au ralentit, à un rythme d’une lenteur insoutenable et paradoxalement bienfaitrice. Puis au bout de quelques mois, tu étais retourné ‘chez toi’. Dans l’appartement que tu partageais avec Alana et Kyriel. Avant.

Tu avais rendu visite à Alana et Camael. La rencontre avec ton frère avait été violente, des deux côtés, ta colère contre la sienne, ta douleur contre sa rancune tant et si bien que les gardiens avaient dû intervenir tant de son côté que du tien ; tu étais repartit d’une humeur terrible et il te faudrait du temps avant de revenir le voir ; la rencontre avec ta femme avait été bien plus calme, trop même, vous l’aviez compris en vous regardant : quelque chose était mort ; avec la mort de Kyriel, l’épreuve du procès, votre séparation, la perte de sa garde sur Alistair, avec tout ça, vous aviez perdu quelque chose.

Vous auriez put le réparer, avec du temps. Mais du temps, vous n’en n’aviez pas ; Alana était coincée en prison pour plusieurs années, quant à toi tu n’étais pas capable de passer des années à l’attendre, pas avec ce que tu avais déjà perdu. Chaque fois que vous vous voyiez, vous parliez d’Alistair, votre fils, ce bébé qu’elle ne pouvait pas encore voir ; le dernier fil qui vous reliait.

Moins d’un an après le début de sa peine, vous aviez décidés de divorcer.

Tu avais refais ta vie, quoi d’autre ? Tu avais quitté cet appartement de malheur où s’entassaient trop de souvenirs et de tâches de sang ineffaçables ; tu avais tout mit dans des cartons et envoyé ça à Edimbourg. Nouvelle ville, nouvel appartement et un retour aux études dur à vivre pour toi qui avait presque trente ans.

Car tu étais conscient que tu ne pouvais plus continuer dans la voie que tu avais suivis jusque là, et car tu voulais offrir à ton fils ce que toi-même n’avais pût avoir : une vie confortable dans laquelle il ne manquerait de rien ; et quand bien même tu avais une bonne avance financière avec le résultat de tous vos vols sagement conservé, cela ne suffirait pas.

Alors tu étais retourné sur les bancs en renonçant à toute vie sociale, pas que tu es été un jour excessivement social, passant l’essentiel de ton temps entre ton fils et tes cours. Parfois, tu te rappelais d’inviter une femme ou une autre dans ton lit, d’aller voir Alana ou le reste de ta famille.

Alistair avait quatre ans quand tu pus l’emmener voir sa mère en prison pour la première fois. C’était une situation un peu étrange pour vous, surtout pour eux ; pour Alana qui revoyait son bébé devenu petit garçon, son fils qui ne la connaissait pas ; pour Alistair qui devait associer le mot ‘maman’ à cette femme qu’il n’avait jamais vu, quand bien même son père lui avait déjà parlé d’elle.

Ce fut la première visite d’une longue liste, jusqu’au moment où elle aurait finit de purger sa peine.

La même année, tu obtenus ton dernier diplôme, le plus utile à tes yeux, celui qui te permettrait enfin d’exercer un métier en rapport. Quelques galères, beaucoup de candidatures et un déménagement dans le sud de l’Angleterre plus tard, tu commençais une année scolaire en tant que professeur d’anglais spécialisé dans la littérature anglais du XVIIème siècle ; chose curieuse pour toi qui ne t’étais intéressé à la littérature que très tardivement, par l’intermédiaire de ton ex-femme ; pour toi qui ne parlait plus que le vieil anglais gaélique de ta terre natale une fois la porte de chez toi refermée.

Une première année d’enseignement un peu étrange et très enrichissante ; car définitivement, tu avais toujours eus ce physique imposant que tes tatouages et ta prothèse n’arrangeaient pas ; car ton nom attisait irrésistiblement la curiosité.

A la fin tu avais passé la première semaine à assurer que non tu faisais peur mais tu n’allais faire de mal à personne, et que non tu n’étais pas un descendant de William Shakespeare, celui-ci n’ayant eut que deux filles, la lignée directe avait disparue ; mais que oui, il y avait un lien de parenté éloigné.

Une première année d’enseignement où tu avais dû trouver tes marques, ta façon d’enseigner, ta façon d’aborder les étudiants ; une première année d’enseignement durant laquelle tu avais rencontré Karin. Enseignante dans l’établissement dans lequel tu avais débuté, elle t’avait guidé dans les premiers jours.

Vous étiez devenu amis. A la fin de l’année vous sortiez ensemble. L’année suivante, vous déménagiez à Londres, chacun de vous trouvant un emploi dans un nouvel établissement ; et tu te marias pour la deuxième fois.

Si avec beaucoup de recul, tu devais comparer, alors tu n’avais pas retrouvé ce jour-là les mêmes émotions que lors de ton premier mariage, comme si une partie de la magie était partie ; par la même émotion en voyant Karin que lorsque tu avais vu Alana. Tout était différent, forcément, mais ça n’était pas mal.

Celui qui était un peu perdu dans tout cela, c’était Alistair ; alors qu’il assimilait peu à peu qu’Alana était sa maman, voilà qu’une autre femme faisait son apparition et lui demandait de la considérer comme sa maman.

Le temps avait tranché lorsque trois ans plus tard tu divorçais de Karin et qu’elle disparaissait presque totalement de ta vie ; et de celle d’Alistair. Alana voulu la remplacer, reprendre son rôle plein et entier de maman quelque mois après, lorsqu’elle sortit de prison.

Elle avait été accueillie par sa famille à sa sortie ; tu étais allé la voir quand tu avais pus en emmenant votre fils avec toi, pour qu’ils puissent apprendre à se connaitre autrement qu’à travers une vitre ou sous surveillance. Tu avais laissé Alistair chez ses grands-parents durant quelques jours. Malgré ce qu’Alana aurait aimé, la justice n’était pas prête à lui rendre la garde de son fils ; pas alors qu’elle sortait de prison et qu’elle n’avait aucune situation, pas alors que tout indiquait qu’elle ne pourrait pas pourvoir correctement aux besoins de l’enfant.

Contrairement à toi.

Toi qui t’en occupais depuis plusieurs années avec succès, toi qui avais un emploi, une situation confortable, toi qui commençais même à être reconnu dans ton domaine, toi qui n’avais pas été condamné.

Alors tu repartis avec Alistair à Glasgow, où tu enseignais, avec l’engagement de laisser venir ton ex-femme voir son fils régulièrement, pendant des vacances scolaires.

Quand tu eus un entretien avec un recruteur d’une école appelé Palais de Blenheim, tu avais été prêt à mettre ta main au feu que seul ton nom de famille l’avait attiré ; et tu imaginais mal une école de bourges t’engager alors que ton physique avait tout du voyou chef de gang. Ce que tu avais été, dans une époque lointaine.

Tu n’avais été qu’à moitié mauvaise langue. Ton nom certes avait attiré, mais pas seulement lui ; tes travaux sur Le Voyage du pèlerin de John Bunyan aussi. Même si l’emploi avait l’air attirant, tu restais septique. Ca impliquait de déménager une nouvelle fois et tu doutais que ce soit la meilleure chose pour ton fils.

Le recruteur avait été insistant ; assez pour aller jusqu’à t’observer durant tes cours, avec l’autorisation de ta direction, afin d’étayer son argumentation ; tes méthodes, même un peu inhabituelles, semblaient avoir renforcé sa volonté.

Tu avais finis par céder par l’appât du gain, et au cours du mois de juillet suivant, tu déménageais une nouvelle fois ; le dernier à ce jour ; le Palais de Blenheim t’avait officiellement accueilli en septembre et ce pour les cinq années qui suivirent.

Tu t’étais dis que, peut-être, à partir de là, tu allais avoir une vie un peu plus calme. Mais tu n’avais jamais su vivre une vie calme, il te fallait toujours quelque chose pour secouer ton existence ; cette fois-ci ce fut l’arrivée de Lacie.

Lacie ; ta fille, ta princesse, ton bébé ; ton deuxième enfant arrivé sans prévenir, par surprise, et qui avait failli ne pas maître. Sa mère, ta petite-amie d’alors, n’en voulait pas ; toi si. Alors elle l’avait porté, devant ton insistance, avait accouchée sous x ; tu avais prit l’enfant et avait chassé la mère de ta vie. Aucun regret.

Alistair avait bien prit l’arrivée de cette petite sœur ;
Toi tu prenais un peu moins bien la crise d’adolescence qui le secouait à présent.
❝ Pseudo : Zephyy/Clémence
❝ Age : 22 ans
❝ Disponibilité : En zig-zag
❝ Comment tu nous as connu : Lilas
❝ Des remarques : I LOVE YOU SO MUCH GUYS ♥️
Invité
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Invité
Dim 18 Fév - 12:40
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I LOVE YOU
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Huan G. Levinsky
Dim 18 Fév - 15:28
Huan G. Levinsky
Hellhounds - Professeur de Tenue en société
Messages : 223
Age : 28
Multi-comptes : CODY et TIM
ELLE EST OU LA SUITE DE L'HISTOIRE AAAAAAAAAAAAAAAAAAAA[...]AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH

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Kdo de Coco huhuhu:
 

BENOUILLE ET ETOILE M'ONT RENDU BG
Fiche - Rela - 06 - Glandu baratine en #9683EC
Dispo rp : 4/6 venez vous servir!

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Huan G. Levinsky
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Artus K. Fraser
Dim 18 Fév - 20:53
Artus K. Fraser
Citoyen Fosterhampton
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Sidney Craig
Keiko Hatsume
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COUENNE ♥️♥️♥️♥️
Artus K. Fraser
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Invité
Dim 18 Fév - 21:11
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.... Jpp comment j'avais pas capté que t'avais posté
COUCOU FUTUR BEAU PAPA
REBIENVENUE CHOU ♥♥♥♥♥
JTM
Invité
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Noa A. White
Lun 19 Fév - 15:19
Noa A. White
Olympics
Messages : 62
Age : 26
Multi-comptes : Aucun
Rebienvenue toi ♥️

Attention instant fangirlisme... Reeeeeeeeeeeeeeeeeeeen gngngngngngn =w= (fin de l'instant fangirlisme)

Ahem. Oui j'aime beaucoup Magi *out*

C'est cool d'avoir un vieux professeur ! ** un prof sexy en plus huhu

Par contre il fait peur le monsieur QwQ (enfin mes garçons vont pas avoir peur, mais Apple... c'est une autre histoire xD)

Bonne chance pour la validation et à bientôt en cours sensei :B

_________________
Come with me now {Ezequiel} 1527768142-qqzbspg2

Come with me now {Ezequiel} E6i9Come with me now {Ezequiel} 6nhu
Noa A. White
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E. Kaelen Perrault
Mar 20 Fév - 13:34
E. Kaelen Perrault
Citoyen Fosterhampton
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Occupation : Tiens une boîte de nuit
Multi-comptes : E. Kaelen Knightwalker
Bartholomew II Richardson
Ù. Caitrìona Muirhead
Nikolaus K. Nielsen
Harold C. Edly
Enola S. Beauchamp
Xavier W. Disney
Zekeeeeeee ♥️
J'suis ravie de voir que t'as abandonné l'idée d'me faire de la concurrence /pan

Hâte de lire tout ça en tout cas ♥️ Bon courage *A*

_________________

Well I found a woman, stronger than anyone I know
She shares my dreams, I hope that someday I'll share her home
I found a love, to carry more than just my secrets
To carry love, to carry children of our own
We are still kids, but we're so in love
Fighting against all odds
I know we'll be alright this time
Darling, just hold my hand
Be my girl, I'll be your man
I see my future in your eyes
E. Kaelen Perrault
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Invité
Ven 23 Fév - 12:04
Anonymous
Cette fiche est théoriquement terminée \o/
Invité
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Sir Foster
Ven 23 Fév - 22:07
Sir Foster
PNJ
Messages : 584
Joyeuse Validation
Bienvenue sur Le Palais de Blenheim & Félicitations pour ta validation !
Tu as maintenant accès à la zone RP ainsi qu'au lieu secret de ton groupe
Tu peux :
• Faire ta fiche de lien
• Poste ton téléphone
• Faire une demande de RP
Recenser ton avatar
• Faire ta demande de lieux !

Tu peux également tenter de contrer Queen en utilisant le compte de M.O.N.A.R.C.H ! Les identifiants sont disponibles ci-dessous.


Si ce n'est pas déjà fait, n'oublie pas de rejoindre le serveur Discord du forum en suivant ce lien : https://discord.gg/GBjj3fz !

Amuse toi bien parmi nous ♥️
Sir Foster
http://blenheim.forumactif.org
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