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Jalan ; done † Nobody can hear you.
Invité
Dim 31 Déc - 0:17
Anonymous

ft. Overhaul ((Chisaki Kai)) • Bnha.
❝ Nom : Clark ; nom d'emprunt.
❝ Prénom : Jalan ; se disant Jal-ane. Egan ; nouveau prénom.
❝ Surnom : Egan ; concis.
❝ Date de naissance : Inconnue.
❝ Age : 24 ans ; c'est une estimation, rien de plus.
❝ Année d'étude : Terminée.
❝ Nationalité : Anglaise.
❝ Origines : Inconnues ; des traits asiatiques.
❝ Orientation sexuelle : Indéfinie ; bordélique.
❝ Statut : Perdu ; trouble.
❝ Groupe : Hellhounds ; accroché à cet endroit.
❝ Boursier : Ancien.
❝ Club : R.A.S
❝ Profession : Surveillant ; aux dernières nouvelles. Il aide parfois à la sécurité.
❝ Phobie : Solitude ; ne jamais retrouver la vérité. Brune ; perdre sa petite "soeur".
❝ Faible devant : Brune ; une enfant de huit ans. La gentillesse ; mais toujours un peu méfiant.
❝ Logement : Appartement en ville ; il a eu le droit de vivre avec Brune sous la tutelle de la famille Clark.
❝ Rêve : Retrouver sa vie ; savoir qui il est.
❝ Date d'arrivée en ville : Il y a 4 ans ; le 10 Juin.
Jalan Egan Clark ;
Hellhounds • Surveillant
❝ Citation - You showed me I could. Give back but you took it all
❝ Taille : 1m80 ; pile.
❝ Poids : 75 kilos ; il semble plus frêle.
❝ Peau : Diaphane ; marquée.
❝ Yeux : Grisâtre ; entre le bleu et le noir.
❝ Cheveux : Jais ; sans structure propre.
❝ Maladie : Aucune.
❝ Particularités physiques : Cicatrices multiples ; dont une au visage.
Un masque ; Babylone lui a offert pour cacher ses marques.
❝ CARACTÈRE : Il y a le
N É A N T
ici il y a le
N O I R
quelque part il y a la
S O L I T U D E
qui jamais ne 
S ' E F F A C E.


Le monde est coloré, de mille et une couleurs, toi, t'es délavé. Un blasé qui court après une chimère qu'ils murmurent sur ton chemin. Une chimère qui n'arrive pas à devenir réalité. Tu vois ce monde en couleur, trop étincelant pour tes yeux abîmés, t'es différent, tu l'as toujours été. Ce n'est pas chez toi, dans les souvenirs il y a ce vide encore, celui qui enserrait si férocement le cœur d'un jeune garçon malmené par ses pensées, par ses impressions. Et ce gamin n'a peut-être pas grandi, il chercher encore, tu cherches encore Jalan. Au milieu de la foule grouillante sous un soleil de plomb, les sourires heureux ou amoureux défilent, les rires éclatent dans les rues, ils vivent si librement, mais pour toi il y a une sensation d'agoniser avec le temps, en quête de réponses qui ne veulent plus arriver, de questions qui un jour ont pris une réelle forme dans une réalité déformée. Quand tu as compris, compris que cette famille n'était rien, tu as perdu tes repères. Ce sont eux, les chimères, les mensonges, les doutes. Coupables de tant de maux à présent, de tant de tourments affectifs.
M e n s o n g e.
T r a h i s o n.
L'isolement s'annonce naturellement, celui qui jamais ne s'arrête de réfléchir dans un silence religieux. Les bruits résonnent pourtant en contradiction. Ces bruits incessants des dents qui rongent un ongle qui n'a jamais rien demandé à la vie. Il est malmené si souvent pourtant, réceptacle d'une frustration grandissante. T'es mal vu, Jalan alors que tu sembles toujours à cran, toujours sur un qui-vive qui n'a pas lieu d'exister pour les gens qui t'entoure. Ils ne comprennent pas. Oh non ils ne peuvent comprendre les sentiments qui s'accumulent et cette douleur lancinante. Celle d'une vérité bien trop dure à encaisser, celle d'une vérité qui pourtant se devait d'éclater finalement. Et tu ne sais plus ce que tu voudrais. Indécis. Tu n'étais pas à ta place, maintenant tu ne sais plus où la trouver. Un combat intérieur éternel et sans fin, tu tends la main, le bras, mais jamais tu ne peux l'attraper ce soulagement que tu cherches enfin.

J'observe un instant en 
S I L E N C E
je tente de toucher du bout des doigts la
L I B E R T É
mais je ne peux ignorer la 
R É A L I T É
celle à qui j'essaye de donner du
S E N S.


Et cette frustration s'intensifie si aisément, si simplement. T'es pressé, Jalan, tellement pressé de mettre des noms sur des visages ou des visages sur des noms. De ceux qui sont arrivés un peu par hasard dans ta vie et qui depuis t'obstinent aveuglément. Tu oublies de vivre putain, borné par cette recherche qui n'en finit jamais. Ils n'ont peut-être pas tort finalement, t'es bien à cran, bien flippant parfois et lunatique au possible. Parce que tu te mues dans un silence sur ce passé désabusé. Aucune obligation d'en parler, mais t'es trop secret parce que la confiance est devenue un luxe difficile à obtenir de toi. Si seul, si solitaire et tu te cantonnes à t'enfoncer dans le crâne que c'est bien ainsi, que les autres sont superficiels dans ton monde. Pourtant tu crèves de ça aussi, Jalan. De cette solitude que tu t'infliges si naturellement. Tu avais encore des amis il n'y a pas si longtemps, des amis qui en ont eu assez de te voir en crise. Tu te détruis, regardes-toi bon sang.
C o l è r e.
H a i n e.
Il suffit d'un regard, d'un mot de travers et déjà tu ne tiens plus en place. Ils s'accumulent bien trop rapidement, tous les sentiments négatifs qui te bouffent. T'es pas toujours le chien enragé comme dans ces instants-là, t'es pas toujours la bête qui frappe bien plus qu'elle n'aboie. Non, parfois t'as l'air presque normal parce que ce gamin existe encore quelque part. Celui qui avait l'habitude d'être sociable, d'être entouré de beaucoup de monde. Une telle gentillesse qui émanait de lui, une telle aisance en société. Peut-être que ce n'était qu'un masque, oui ça l'était parce que déjà ce gamin avait la sensation d'être un caméléon qui se faufile dans une foule incompréhensible, mais il y avait pourtant du vrai aussi. Oui, il était gentil. Oui, il aimait aider les autres, tendre la main. Oui, il était aisé pour lui d'être entouré. Parce qu'il avait bon fond derrière ce masque que la vie lui imposait. 

Jalan, il est devenu quoi ce gamin à présent ?

Ce gamin il erre à présent. Il sort lorsque ses yeux croisent les siens. Brune. Cette enfant, cette soeur, celle que tu as juré de protéger de ce monde. Ce monde qui, petit à petit, a détruit sa vie. Tu veux protéger celle qu'ils ont essayés d'enfermer. Tu veux préserver son innocence. À l'instar de la tienne qui est partie en fumée. Babylone, elle est la seule. La seule qui sache qui tu es derrière le sang qui longe ton doigt. La seule qui sache à quel point tes nuits sont torturées. À quel point l'agonie te nécrose. À quel point cependant... tu peux tout donner même sans savoir qui tu es.

{ Crise identitaire sévère ; Frustré, d'un vide affectif, de questions sans réponses ; Silencieux ; Lunatique ; Souffre d'une légère névrose d'angoisse ; A cran ; Désabusé ; Blasé ; Sautes d'humeurs ; Incompréhensible & incompris ; Secret ; Renfermé -parle difficilement de lui- ;  Possède une sacrée grande gueule ; Continuellement en relation avec internet pour des recherches ; Intensivement en réflexion chaque jour ; Intelligent, mais flemmard ; Habile de ses mains ; Organisé ; Esprit tourmenté ; Vie bordélique ; Grand amateur des nuits blanches accoudé à un bar ; Insomniaque sévère ; Tombe régulièrement dans les vapes ; Volage, passe souvent toutes ses nuits avec une personne différente -oubliée le lendemain bien entendu- ; Accro au café, au vrai café ; Sportif ; Un gamin qui n'arrive pas à oublier ; Infiniment gentil ; S'attache facilement au feeling, s'accroche au moindre espoir ; Un altruisme présent  ; A un sens de la justice bien placé ; Trop soucieux d'autrui malgré ses airs ; Se ronge continuellement l'ongle du pouce gauche ; Stressé ; Grand consommateur de frite & de tiramisu ; Chéri sa petite soeur Brune plus que tout ; Possède un grand norvégien du nom de Sisty ; etc.
• Jalan est un gamin perturbé par un passé tissé de mensonges. }
❝ Comment es-tu arrivé à Fosterhampton : Par un hasard. Un grand hasard de la vie. Guidé par la cruauté pour trouver sa main. Rencontrer celle qu'il doit protéger aujourd'hui.
❝ Tes proches, que pensent-ils de ta présence ici : Les proches. Une idée vague. Un concept difficilement compréhensible. Pourtant il cherche ardemment les siens. Brune est une proche. Une dernière famille et elle est fière de lui. Dès que ses yeux croisent les siens, elle l'est.
❝ Où as-tu grandis et avec qui : Au milieu d'un environnement instable. Avec des parents qui essayaient de faire croire à des illusions. Des illusions d'une vie paisible qui n'en était rien. D'abord à Londres, puis en Irlande, puis en Ecosse. Encore et encore et tant d'endroits différents.
❝ Tes parents, tu peux nous dire quoi à leur sujet : Rien. Il ne peut rien dire de tangible. Ses parents n'en étaient pas. Ses autres parents ne sont qu'une vague idée. Non, plutôt un vague rêve. Un frêle espoir dans son imagination qui aspire à mieux.
❝ Tu as des frères/sœurs, tu peux nous en parler : Brune. Du haut de ses onze ans, elle est timide avec le monde qui l'entoure. Pourtant si curieuse, elle se laisse tenter à la connaissance. Un sourire doux, mais souvent discret. Un rire qui démarre cristallin pour terminer à gorge déployer. Brune est une enfant qui dort mal la nuit, qui ne parle pas en société. Parce que derrière son visage angélique, il y a un passé heurté avec lequel elle vit. La jeune fille est fragile. Un coup de vent pourrait la détruire, c'est ce que croit Jalan en tout cas. En réalité, elle est tout aussi forte que lui. Dans le fond. Ils sont le soutien de l'autre. Chacun le côté opposé d'un miroir brisé qui tente de se reconstruire une nouvelle fois.
❝ Tu as une passion : Trouble question. Jalan ne sait pas. Jalan ne sait rien. Il ne sait pas ce qu'il aime. Il ne sait pas ce qu'il désire outre sa soif de vérité. Jalan est un peu perdu. Tout autant dans sa mentalité que dans ses goûts. Il erre en oubliant de se poser la question. Parce que ce n'est pas ce qui l’obsède dans la vie.
❝ Aimerais-tu quitter cette ville : Si quitter cette ville signifie rentrer chez lui alors la réponse est simple ; oui.
❝ Comment vois-tu ta vie dans dix ans : L'idée même du futur ne lui vient pas en tête. Comment penser à demain quand on est désespérement raccroché aux morceaux du passé qui nous manquent.
❝ BIOGRAPHIE : D'aussi loin que je me souvienne
j'ai toujours eu cette étrange
S E N S A T I O N 
de ne pas être chez moi.
Comme si ce monde tournait finalement sans
M O I.
Alors j'observais en silence
les rires, les pleures et ces
J O I E S
dont j'avais l'impression
d'être un simple
É T R A N G E R.


Dans ce flot de souvenirs lointains, les événements reviennent si simplement et tu revois ces instants qui ne t'appartiennent pas. La réalité frappe si violemment parfois, alors quand as-tu commencé à songer que tu n'étais pas chez toi, Jalan ? Que ce gamin n'avait pas sa place parmi tous ces gens qui pourtant te comblait de cadeaux pour tes anniversaires, pour Noël. La vie de famille semblait pourtant si réelle, mais derrière les rires et les chamailleries des enfants dans le jardin, derrière les murs isolés de cette maison, quand le silence errait la nuit dans chaque pièce, tu entendais par moments les voix qui s’élevaient. Celles-là même qui semblaient si soucieuses. Si apeurées. Si énervées. Tes parents se confrontaient à un mur et du haut de ton jeune âge, tu n'arrivais pas encore à discerner les contours des mots bien compliqués qu'ils employaient. Dans une angoisse précaire et douloureuse si avide, tu as préféré te cacher en secret derrière un : « tout va bien » pour continuer d'avancer. Et les années se sont écoulées, les voix se sont faites plus forte encore jusqu'à comprendre l'anxiété de ces deux parents qui t'avaient élevé. « Il ne nous ressemble en rien ! » Peur. Angoisse. Doute. Malaise grandissant. Vous avez déménagé tant de fois dès lors que ton âge avançait. Dès lors que la réalité heurtait les espoirs.

J'ai perdu tant de gens 
auxquels je tenais si
F O R T E M E N T
comme un prix à payer pour
ce crime que vous avez
C O M M I S.
J'ai payé si durement la
réalité que vous avez imposée dans ma
V I E.


Un visage si différent du sien. De cette mère qui te regarde parfois de travers. Parfois ennuyée. Parfois aimante. Les sentiments jonglaient si aisément et Jalan, tu n'as jamais compris sur quel pied tu devais danser pour convenir à ce qu'elle cherchait tant. Cet amour, oui cet amour qu'a un enfant pour sa mère se tiraillait dans une situation bien trop compliquée. Pourtant, elle était tout pour toi, à cette époque-là, tu aurais pu pardonner n'importe quoi. Cette page noire, écrite avec de l'encre qui bave, tu aurais pu l'abandonner. La mettre de côté pour l'oublier, mais elle avait cette audace de te dire que rien n'avait changé. Cette audace de prétendre que s'ils te cachaient parfois, ce n'était pas de leur faute. Que si vous déménagiez si souvent, c'était simplement pour suivre le travail trop prenant de ton cher père. Cet homme dont tu ne savais presque rien finalement. Quel travail faisait-il seulement ? Qui était-il derrière les longs silences ? Derrières les éternelles secondes à te jauger ? Un mystère qui engendrait le doute, progressivement. Nécrose. Il était ce danger que ta mère redoutait tant, celui qui jamais n'osait te parler directement. La peur qui luisait au fond de ses yeux et l'exaspération dans ses traits, appuyaient cette sensation chez l'enfant que tu étais. « Je ne suis pas chez moi ici... Ce n'est pas ma place. » Encore et encore, cette montagne de sentiments néfastes qui s'accumulaient quand son regard tombait sur toi. L’Everest des sentiments. Colossale montagne sans sommet. Elle aurait pu être balayée d'un claquement de doigt s'il avait un jour eu l'intelligence de prononcer ton nom. De te regarder droit en face. Mais la peur rongeait les entrailles de cette famille. Elle dévorait le mensonge tissé sur des années. Un mensonge qui s'étendait. Qui s'enlisait dans l'infâme boue de la complexité de l'être humain... Jusqu'à éclater enfin.

Ils auraient pu prévenir tout cela, 
ils auraient pu me 
R A S S U R E R
pour que je ne puisse jamais comprendre,
ni même fouiller pour trouver,
D É C O U V R I R
cette vérité qui rongeait tant
cette vie pathétique qu'ils essayaient de
M E N E R.


Elle est arrivée un peu avant la fin. Un peu que toute cette vie, ce mensonge ne partent en fumée. Avant que tout ne soit détruit. Elle est arrivée du haut de ses quatre ans. L'innocence. Un air pur. De ses longs cheveux blonds, elle te regardait. Cette petite qui était venue de nulle part. Qu'ils ont nommé Brune. Elle est adoptée, qu'ils disaient. Au milieu de tes troubles, de tes doutes, elle a été une réponse. Celle que tu refusais de voir. D'entendre. « Où est ma maman ? » une voix cristalline. Faible. Frêle. Apeurée. Une voix d'enfant dont l'estomac se noue sous la peur. Elle n'est plus là, qu'ils disaient. Cette enfant te fixait avec ses grands yeux bleus. Elle t'appelait à l'aide. C'est elle qui a activé la machine. Cette machine qui a pris un nouveau chemin par un beau samedi après-midi. Dans cette nouvelle ville où vous veniez d'arriver. Ta mère souhaitait se faire une place. Comme si elle espérait pouvoir vivre enfin. D'un oeil discret, tu l'observais. Tu remarquais ses changements d'humeurs fréquents. Quand Brune pleurait. Et elle pleurait. Chaque jour en appelant ses parents. Elle pleurait encore et encore. Ça te déchiquetait de l'intérieur. Cette situation bancale. Cet environnement lourd. Tu n'as pu retenir cette question. « Vous êtes policier ? » Jalan, tu avais entendu cette phrase soudainement. Au milieu de l'après-midi, les adultes discutaient dans le jardin. Ce repas des voisins, c'était une première pour toi. Depuis que tu étais enfant, jamais tes parents n'avaient permis à qui que ce soit de venir chez vous. De voir votre lieu de vie. Une première, oui. Après dix-huit ans, c'était curieux même. « Est-ce que c'est possible de faire des tests ADN sans que personne ne le sache ? » tu avais osé. Sur un coup de tête. Sans réfléchir. Brune te tenait la main, si fort. Son regard vacillait dans tous les recoins. Pourtant à cet instant, à ta voix, elle avait levé les yeux. Comme si elle avait compris.

Je me demande pourquoi
j'ai attendu tant de
T E M P S
pour finalement sauter le pas,
mais je me demande surtout
P O U R Q U O I
je me suis rétracté. Pourquoi
je n'arrivais pas à me défaire de la
P E U R.


Tu l'aimais, cette mère qui avait presque toujours un sourire pour toi enfant, mais avec les années, tu as bien trop changé. Et il suffisait de regarder ce portrait de famille pour réaliser qu'il y avait un étranger. Celui-là même qui se tenait fièrement entre deux être corrompus d'un mensonge bien trop lourds à porter. Et à l'aube de tes dix-sept ans, tu as finalement craqué. De cette vie pathétique. De ces déménagements qui jamais n'en finissaient d'arriver. De ces repères qu'ils brisaient si simplement. De l'ignorance de ton père. Des sautes d'humeur de ta mère. De cette enfant qui était apparue dans un claquement de doigt. De ce policier que tu avais rencontré. De cette vérité dont tu te cachais, par peur, par nécessité. De ces sentiments qui te broyaient l'estomac si régulièrement. Jalan, tu avais peur de comprendre que cette sensation d'isolement était vraie. Que si depuis toujours tu regardais les autres de loin, comme si tu n'étais qu'un spectateur oublié, c'est parce que tu n'étais pas chez toi. Cette peur lancinante qui déstabilisait le bien-être d'un enfant, la construction d'un avenir, tu ne pouvais plus l'endurer sans t'offenser, sans crier. « Je sais parfaitement qu'il y a quelque chose qui ne va pas, arrêtez de me prendre pour un con à la fin !! » et tu criais dans cette maison vide où vous veniez d’emménager. Tu te souviens que tes cris vibraient affreusement fort dans cet espace clos, mais en y songeant à présent, est-ce que ce n'était pas la réalité qui errait dans ton cœur depuis si longtemps ? « Qu'est-ce que vous avez fait pour avoir besoin de vous cacher à ce point ? Réponds-moi, maman ! » elle avait sursauté comme si ce nom ne lui convenait pas, comme s'il ne lui appartenait pas. Et dans un silence qui s'ensuivait presque incertain, tu avais simplement murmuré ces mots que tu craignais. « Si tout du moins t'es seulement ma mère... n'est-ce pas ? » cette peur, elle vagabondait si furieusement dans les bas-fonds de tes yeux solitaires, désarmés. Au fond de toi, tu le savais, tu l'avais toujours su que c'était la vérité. Cette vérité que tu fuyais toi aussi. Parce que t'étais qu'un gamin qui était terrorisé de tout perdre dans un souffle, d'un mot mal placé. « Jalan... écoute-moi, je suis ta... mère voyons, qu'est-ce que tu racontes enfin ? » elle tendait sa main, tremblante, un sourire défiguré par un regard paniqué, plaqué sur les lèvres. Et tu observais en silence cette main que tu croyais connaître depuis tant d'années qui se rapprochait lentement de toi. Tu as prié, prié si fort pour avoir le courage de la balayer, pour surmonter cette peur de tout perdre afin d'accéder à la vérité. Celle qui te manquait.

Je me souviens parfaitement avoir
H U R L É 
encore et encore, désabusé, perdu.
Je cherchais tant cette 
C O N F I A N C E
que j'avais placé en vous.
J'espérais vainement que tu me la 
R E T O U R N E
maman. Parce que j'avais
F O I 
en toi.


« Ça suffit, petit con ! » depuis quand sa voix n'avait-elle plus retenti pour s'adresser directement à toi ? Depuis quand cet homme n'avait plus posé les yeux sur toi ? Sur vous deux ? Ce jour-là, il avait finalement retourné ces yeux froids pour te regarder et finalement te gifler une première fois. Elle avait crié, si fort pour qu'il te laisse en paix. Brune avait pleuré si fort dans un coin de la pièce, mais l'équilibre instable se brisait. Cet équilibre qui dansait sur un tissu de mensonges qu'ils essayaient vainement de protéger. Alors enfermé dans cette pièce, tu songeais à ce portrait de famille accroché à ce mur. Exhibés fièrement, vous étiez tous les trois dessus, tu avais six ans. Celui qui, avec le temps, avait fini par se cacher dans un coin sombre de la maison. Celui qui ne fut jamais remplacé par une photo de vous quatre. Sous les coups incessants de cet homme frustré d'avoir toujours menti, d'avoir toujours dû se cacher, tu repensais à tout ceci, Jalan. À cette vie que tu avais menée, à celle que tu aurais pu avoir s'ils n'avaient jamais croisé ton chemin, à cette famille qui peut-être te cherche encore aujourd'hui, à celle qui t'avait mis au monde et à qui on t'avait si simplement arraché.  « Tout ça à cause de cette femme qui a perdu notre bébé !! TOUT CA C'EST A CAUSE D'ELLE !! » il criait, mais tu divaguais dans un flou que les coups avaient naturellement provoqué. Le sang longeait, glissait le long de tes traits fatigués, mais tu t'en foutais. Parce que les murs effrités, venaient de s’effondrer. Dans les brefs sursauts de lucidité, tu n'avais de cesse de demander si Brune allait bien. Parfois tu criais en espérant qu'elle puisse t'entendre. Tu criais que tout allait bien. Qu'elle n'avait pas à pleurer. Il te frappait plus fort, désabusé que tu puisses l'ignorer. « T'aurais dû rester bien sage et fermer ta gueule comme tu l'as toujours fait ! ON EN SERAIT PAS LA !! C'EST TA FAUTE AUSSI !! » si simplement tu endurais à la frustration d'un homme qui ne pouvait reconnaître ses propres péchés. Combien de temps es-tu resté là finalement ? Un jour ? Deux ? Trois ? Qui sait.

Des jours, des mois peut-être
se sont écoulés,
E N V O L É S 
alors qu'il continuait à me frapper
pour évacuer ses propres
F A U T E S
ses propres erreurs passées.
J'ai payé pour leur lâcheté si 
L O N G T E M P S
que je me sentais fatigué rien
qu'à l'idée de devoir me 
B A T T R E
encore.


« Où est-il ? Où est cet enfant ?! » une voix incertaine semblait brailler au rez-de-chaussée et dans des vapes depuis des jours, tu ne savais plus reconnaître si elle provenait de l'un d'entre eux. Silencieux, tu tentais tant bien que mal de comprendre ce qu'ils racontaient en espérant que ce soit enfin la fin. « Ce n'est pas UN enfant, c'est MON fils !! ET RENDEZ-MOI MA FILLE !! BRUNE !! » du bruit, incessant, toujours plus fort. Les bruits de pas qui finalement arrivaient jusqu'à toi. Jalan, tu te souviens vaguement avoir reconnu les traits de cet homme, celui qui était venu te trouver à la sortie de l'école pour te parler. Ce policier à qui tu avais posé une drôle de question. Une question qui était resté gravée dans un coin de sa tête. « Jalan ?! Hé, réveilles-toi, reste avec moi. » vague... vagues paroles qui s'effaçaient lentement avec les secondes qui te plongeaient dans le néant. Ce néant qui représentait si bien ta vie.

Alors j'ai simplement
ouvert les yeux une nouvelle
F O I S
et dans cette chambre blanche,
froide et évidemment
A S E P T I S É E
cet homme m'attendait, un sourire
soulagé berçant ses 
L È V R E S 
abîmées. 
Et il m'a expliqué tout ce que j'avais
C R A I N T 
toutes ses années.


« Où est Brune ? » la première question. La seule chose qui t'inquiétait vraiment. Brune allait bien. Elle était avec les services sociaux. « Brune a été enlevée également, mais ses parents sont morts. » le silence. Bref silence pour assimiler, pour comprendre. Comprendre jusqu'à quel point l'humanité pouvait être cinglée. « Comment avez-vous su si vous ne savez pas qui je suis réellement ? » tu avais cette sensation de porter le poids d'un monde sur tes épaules. La douleur enrayait tes mouvements et ta voix se muait difficilement au travers de ta gorgée nouée. « Qui suis-je ? ... je crois me l'être toujours demandé au fond ... » et tu remarquais aisément au fond de ses yeux assurés, qu'il semblait désolé de ne pouvoir te répondre clairement. « Je ne sais pas... Jalan. J'aimerais pouvoir te répondre, te dire que je connais cette famille qui doit te chercher, mais... je ne sais pas, pas encore. » une main fébrile passait sa crinière de jais. « Quand je t'ai vu il y a un an avec les Winston, j'ai d'abord songé que c'était étrange qu'un enfant si différent se tienne à leurs côtés. Puis tu es venue me voir avec Brune pour poser cette question bien étrange. Ils disaient facilement que Brune était adoptée, mais ils ne disaient rien te concernant, alors j'ai commencé à me poser des questions. Et puis ta... cette femme se comportait étrangement avec toi. Tu sais, j'ai vu beaucoup de choses dans ma vie pour savoir qu'il faut que je me fie à mon instinct et mon instinct m'a dit que je devais enquêter après tout cela, alors je l'ai fait. Ça n'a pas été facile de trouver la vérité, vous étiez bien gardés, mais durant les trois dernières années, ils ont commencé à faire des erreurs qui m'ont conduit jusqu'ici. Tu as demandé un test ADN inconsciemment cette après-midi-là. Parce que tu le savais déjà... Et ces tests ont été fait à ton entré à l'hôpital, ils prouvent effectivement que vous n'êtes pas parentés. » un bref soupir passait ses lippes. Un soupir dans lequel tu croyais comprendre un désolé de sa part. Un désolé qui signifiait qu'il était navré de ne pas t'avoir trouvé plus tôt. « Qu'est-ce que nous allons devenir maintenant ? » fatigué, blasé, désarmé, perdu, tu fixais le plafond immaculé de cette chambre qui t'enserrait la poitrine si férocement. Tu voulais fuir, si loin, le plus loin possible jusqu'à t'écrouler enfin, jusqu'à pouvoir oublier. « Vous allez être placés en foyer pour être adoptés. Je suis content d'être venu à temps. »

Il n'a jamais réellement disparu de ma vie, 
même après toute cette
H I S T O I R E
maudite. Quelque part
il erre toujours 
A U T O U R 
de moi comme pour s'assurer
que j'arrive à me relever, que je ne
F L A N C H E
pas encore une fois.


Et le temps s'en est allé, dévorant tes songes, les nuits agitées qui régnaient sur ton monde. Tu as ouvert les yeux sur tout ce que tu avais oublié avec le temps et ce monde t'es apparu pour la première fois en dehors de cette bulle chaotique qui gérait ta vie. Les nouveautés, l'actualité, la réalité. Lentement, tu as avancé pour te relever totalement, poussé par cette envie, ce besoin, cette nécessité de savoir d'où tu venais. Rongé par cette idée vitale de trouver cette place qui te manquait alors arborant un nouveau nom emprunté, tu as fait un pas en avant. Un seul parce que Brune n'était jamais loin. Elle demandait à te voir si souvent et tu n'es jamais parti. Se comprendre l'un, l'autre. Vous étiez les seuls à pouvoir comprendre l'autre. Du haut de son jeune âge, tu as tendu cette main incertaine vers elle. En te promettant de la protéger. Brune a été adoptée un an et demi après ton coma. Tu étais un adulte, Jalan. Un adulte qui avait commencé ses cours à Blenheim en tant que Boursier. Elle était si fière, ta petite soeur. Si fière, oui. Tu n'as jamais réellement compris pourquoi. Pourquoi ce chasseur de têtes était venu vers toi. Néanmoins, tu le remercies aujourd'hui. Quelque part au fond de toi, tu espérais avoir le temps, la chance de pouvoir adopter Brune toi-même... La famille Clark était arrivée avant cependant. Tu te méfiais d'eux, mais ils étaient compréhensifs. Sans jamais se mettre en travers de votre chemin, ils vous ont observés de loin. Dans un sourire bienveillant. Brune voulait vivre avec toi. Peu importe comment, mais tu ne pouvais pas la prendre légalement sous tes bras. « Et si tu nous laissais t'adopter également ? »

Le nom d'emprunt est devenu le leur. Pour elle, tu as accepté. Parce qu'ils vous offraient ce qu'elle désirait. Vivre à tes côtés. Cela fait déjà deux ans que vous vivez dans cet appartement. Aux yeux de la loi, c'est chez les parents. Dans cet endroit, tu essayes de rendre sa vie meilleure. Jour après jour. Tu essayes tout en cherchant les réponses qu'ils manquent encore.
Tu cherches encore ardemment, Jalan.
Tu cherches et tu te donnes les moyens de comprendre les autres. Alors tu pries chaque jour que ce monde t'accorde le droit de rentrer chez toi. Auprès des tiens. Avec Brune à tes côtés.
❝ Pseudo : CC.
❝ Age : Vieille comme avant.
❝ Disponibilité : La même.
❝ Comment tu nous as connu : Dixit Prue.
❝ Des remarques : C'est un DC sauvage, pardon. Jalan c'est mon babe.
j'espère que vous allez l'aimer autant que moi je l'aime djfohzoeh !
Invité
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Invité
Dim 31 Déc - 0:39
Anonymous
REBIENVENUUUUUE

Je vais stalker cette fiche bisou
Amuse-toi bien avec ce bébé ♥
Invité
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Invité
Dim 31 Déc - 1:07
Anonymous
HEY HEY HEY
Cette fiche promet d'envoyer du lourd, j'ai hâte de lire la suite ! *stalker mode ON*
Invité
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Invité
Dim 31 Déc - 8:57
Anonymous
#Séré ; stalke donc mon enfant même si tu sais déjà presque tout de lui au final xD
MERCI EN TOUT CAS BLBLBLBLBL ❤️

#Diana ; uuuh la pression ! j'espère que tu vas toujours le trouver lourd à la fin sinon je. Idbddbsidbdn
Merci à toi aussi gngn ❤️

Je posterais l'histoire quand... quand je serais de retour si je suis pas mort !
Invité
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Invité
Dim 31 Déc - 13:57
Anonymous
AHHHHHHHH.
UN SURVEILLANT. NEED A LINK WITH THEO/out
ce perso a l'air trop bien dsjifodf & sad ;o; en tout cas VIVE LES DC SAUVAGES Cool))) REBIENVENUE PRUE BB jpp de toi tu fais que des bombes lààà okjidfoiqsdf.
jtm.
Invité
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Invité
Mar 2 Jan - 21:57
Anonymous
AAAAAAAAAAH !!
UN LIEN AVEC PLAISIR NDZOJOZ
((si mon histoire passe parce que bon voilà voilà! //crève))
merci cutie ;;;;; trop de compliments jpp.
zoerjezo !!!!
JTM.

&&&&&
Cette fiche est terminée.
((j'espère que vous allez aimer, n'hésitez pas à me dire si l'histoire vous convient pas surtout ! je sais qu'elle est pas forcément assez bien menée pour tout le monde bref kiss love et bonne lecture. & désolée pour la longueur et peut-être l'écriture un peu naze parfois, mais bon j'ai rajouté des trucs pour ce forum donc BREF.))
Invité
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Invité
Mer 3 Jan - 5:26
Anonymous
OMGGGGGGGGGGGGGGGGGGGG CHISAKI
HELLHOUND
IL EST TELLEMENT DARK
JE L'AIME OMGGGGGGGGGGGGGG


REBIENVENUE BB CHAT !!!!!!!!!!!!
Invité
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Sir Foster
Sam 6 Jan - 14:22
Sir Foster
PNJ
Messages : 584
Joyeuse Validation
Bienvenue sur Le Palais de Blenheim & Félicitations pour ta validation !
Tu as maintenant accès à la zone RP ainsi qu'au lieu secret de ton groupe
Tu peux :
• Faire ta fiche de lien
• Poste ton téléphone
• Faire une demande de RP
Recenser ton avatar
• Faire ta demande de lieux !

Tu peux également tenter de contrer Queen en utilisant le compte de M.O.N.A.R.C.H ! Les identifiants sont disponibles ci-dessous.


Si ce n'est pas déjà fait, n'oublie pas de rejoindre le serveur Discord du forum en suivant ce lien : https://discord.gg/GBjj3fz !

Amuse toi bien parmi nous ♥️
Sir Foster
http://blenheim.forumactif.org
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