Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Adieu tristesse perdue, je repars tranquillement - ЮPA
Invité
Dim 1 Oct - 19:40
Anonymous

ft. OC - tofuvi
❝ Nom : Armyanski (APMИAHCKЙ)
❝ Prénom : Youra (ЮPA)
❝ Surnom : Youri ou небо (se lit nièbow), qui fait référence à son côté tête en l'air.
❝ Date de naissance : 26 août 2001
❝ Age : 16 ans
❝ Année d'étude : 1ère année
❝ Nationalité : Russe
❝ Origines : russes et canadiennes
❝ Orientation sexuelle : Pansexuel, avec une préférence pour les hommes
❝ Statut : Tout seul ;;
❝ Groupe : Artist Alley
❝ Boursier : Oui
❝ Club : Club d'art
❝ Profession : Elève
❝ Phobie : Agoraphobe. Déjà qu'il a quelques petits soucies sociaux, alors en plus, si on l'enferme dans la foule... Il a encore un peu du mal avec les contacts physiques aussi.
❝ Faible devant : Il ne peut absolument pas résister à des pirojkis fourrés à la confiture de fruits rouges. Quoi blasphème ? Sinon, il adore les loups et la neige. Et puis, il est un peu trop sensible à l'art... Disons qu'il n'est pas rare de le voir pleurer comme un bébé devant un film, une pièce de théâtre, un livre ou une peinture... Oui, même une peinture.
❝ Logement : Il vit à l'internat.
❝ Rêve : A vrai dire, il ne sait pas bien lui-même...
❝ Date d'arrivée en ville : Il est arrivé tout juste pour la rentrée ~
Youra Armyanski ;
Artist Alley •
❝ Souvent, il me semble que la nuit est encore plus colorée que le jour. - Van Gogh
❝ Taille : 1m65
❝ Poids : 50 kilos (pourtant, c'est pas faute de se goinfrer...)
❝ Peau : Etant un cliché russe ambulant, oui, il est très pâle.
❝ Yeux : Bleus
❝ Cheveux : Blonds au naturel, mais colorés en jais. Youra en avait un peu marre d'être un cliché.
❝ Maladie : Aucune.
❝ Particularités physiques : Il est plutôt androgyne, ce qui l'arrange pas mal vu qu'il se considère comme agenre.
❝ CARACTÈRE : Un être est-il descriptible ? A vrai dire, nul ne peut pleinement discerner la nature d'un humain. Nous sommes des milliards de nuances d'adjectifs en tout genres, eux-même nuancés de milles et unes manières.  
Et décrire Youra, c'est tout aussi compliqué que de décrire n'importe qui d'autre.

Youra, on sait surtout que c'est un rêveur tête en l'air, toujours avec ses écouteurs, à planer au dessus des nuages. On ne sait jamais vraiment à quoi il pense, il est dans sa bulle. Il aime juste se couper du monde, pour trouver un peu de repos, et être seul avec ses pensées. Cela fait toujours du bien, paraît-il.
C'est un curieux, un extravagant, qui aime bien sortir de l'ordinaire, fouiner plus loin que les autres, et toujours se détacher de la masse. Peut être que le fait qu'il soit un peu dans sa bulle l'aide aussi à planer hors du troupeau, bien qu'il s'y intéresse. Cela l'aide aussi à s'assumer tel qu'il est. C'est notamment comme ça qu'il a pu accepter son identité sexuelle, malgré ceux qui le désapprouvaient, et comme ça qu'il a appris à aimer sa petite différence qui faisait de lui un animal de foire.
Les passions de Youra sont dévorantes. L'art et les échecs occupent une trop grande partie de sa vie. Il connaît une myriade de choses, utiles ou non, qui font de lui un vrai dictionnaire sur pattes. Malheureusement, le reste ne l'intéresse généralement pas, et le garçon est incapable de travailler sur quelque chose qui l'ennui.
Youra, il n'aime pas les bruits, qu'on le touche, les fortes odeurs, ou les lumières trop vives. Et le monde est souvent trop bruyant, trop tactile, trop odorant et trop lumineux pour lui. Tout ce qui l'entoure est une agression perpétuelle pour ses sens. Tous les sons sont amplifiés, et le cri d'une seule personne lui apparaît comme un concert de cuivres qui hurlent juste dans ses oreilles. Chaque sensation sur sa peau, il la ressent à chaque micromètre, la moindre petite brise est un couteau pour ses sens délicats. L'odeur des usines, et celle de pleins de nourritures mélangées est étouffante, écœurante, il en aurait presque envie de vomir. Et les lumières... Youra a toujours préféré la nuit, parce que la lune, elle n'agresse pas ses yeux.
Il a des habitudes Youra, répétitives. Dans sa tête, chaque chose est minutieusement organisée. Il y a une heure pour tout, jusqu'à aller aux toilettes. Et Dieu sait ce que le moindre imprévu peut l'angoisser... Parce qu'il a besoin de savoir comment, où, et quand faire les choses, la moindre perturbation l'irrite, et peut le retrancher jusqu'à ses limites.
Youra, il parle toujours d'un ton monotone. Si il met des émotions dans sa voix, c'est parce qu'il pense à le faire, mais disons qu'il a encore un peu de mal à le faire naturellement... Et il se retient souvent pour placer des mots compliqués dans ses phrases, parce que depuis tout petit, il a toujours adoré utiliser des mots aux origines obscures.
Youra est incapable de mentir. Du moins, sauf quand il y danger. Et de ce fait, il est incapable de tolérer le mensonge. Si il découvre qu'on le berne, il perdra immédiatement confiance en la personne, et en lui-même, puisqu'il n'a pas réussi à se rendre compte que vous lui mentiez.
Il est très rancunier, c'est à dire qu'il aura du mal à vous pardonnez vos erreurs. Il a perdu confiance en les autres, et en lui-même, et ainsi, la trahison est devenue un acte à ses yeux dégoûtant.
Il aime jouer de ses différences pour pousser son décalage toujours plus loin. Il lui arrive de blaguer sur ça, de s'en amuser. Il veut juste s'amuser de ce qu'il est, et non plus en souffrir.
Youra n'aime pas regretter, alors il a toujours besoin d'évaluer chaque situation avant de se jeter à l'eau. Si la situation lui paraît trop risquée, il ne fera rien, et restera dans sa bulle à rêver d'art et de petites cases noires et blanches sur une planche en bois.
Le russe n'a absolument aucune tact. Mais alors aucun. Il parle toujours sans filtre, avec une franchise à faire pâlir certains. Pourtant, il n'a pas pour volonté de faire du mal. Disons qu'il a juste un peu du mal avec le concept "d'adoucir ces propos".
Il ne comprend pas toujours l'ironie et le second degré. A vrai dire, il a dut se faire un dictionnaire pour comprendre tout ça, sinon, encore aujourd'hui, ce serait juste un brouillard obscur. De ce fait, il a beaucoup de mal à communiquer avec les personnes qui abusent de cela, et panique même si il sent un certain malaise chez l'interlocuteur.
La vérité avec ses tendances rêveuses, c'est que parfois, ce n'est pas de la rêverie, c'est une méthode de survie. Il a parfois besoin de se couper du monde, de rester dans le silence, tranquille, pour reprendre le contrôle de lui-même et éviter des crises d'angoisses, parce que oui...
Le russe est quelqu'un de très facilement angoissé. Si il vous voit angoissé, il le sera pas extensions. Des imprévus ? Une situation stressante ? Une erreur ? A chaque fois, ce sera toujours plus d'angoisse pour lui. Cela l'a rendu pessimiste, et facilement ronchon. Il y a des jours où il boude constamment, et ne cesse de râler contre tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi). Et il cède facilement à la déprime...
De par son hypersensibilité, il est très sensible à la dépression, et a donc souvent besoin de personnes autour pour l'accompagner si ça dérape trop loin. D'ailleurs, ce n'est jamais beau à voir, quand il est déprimé... Disons que ses pensées trop terres-à-terres lui font sortir des arguments qui tiennent debout, et entraînent souvent les autres dans le même cycle de mélancolie sans fin.
Mais le pire avec Youra, c'est qu'il se nourrit de cette mélancolie, de ses peurs, ses traumatismes, pour toujours plus enrichir son art. Parce qu'extérieurement, il aura toujours un air apaisé, mais jamais sur scène, dans une peinture, dans un texte, il ne reflètera un être mentalement stable. Mais en vérité, son esprit c'est le bazar. Un bazar sans nom.

Mais Youra, le Youra qu'on voit, c'est le rêveur, celui qui est calme, avec son minuscule sourire, ses yeux bleus-gris rêveurs. Celui avec le sac rouge, avec de la musique dans les oreilles, qui lorgne sur les nuages. Celui qui rit cinq minutes en retard, et lance toujours des choses improbables.
C'est le perfectionniste qui n'est jamais content de ce qu'il fait, mais refusera que les autres se décrédibilisent. C'est celui qui aime rire avec les autres, boire du chocolat chaud, avec exactement "une cuillère pleine, et 1/4 d'une autre cuillère" de chocolat. C'est celui qui fait des blagues nulles et un brin polémiques sur les nazis et les américains. C'est celui qui arrive un jour avec des "A mort le capitalisme" tagués sur ses feuilles de cours. C'est celui qui s'assoit toujours dans le fond en classe pour ne pas se faire avoir en trin de dessiner. C'est celui qui a toujours besoin de redire quelque chose. C'est celui qui se ramène en jupe avec une perruque et qu'on prendra pour une fille, et qui d'ailleurs en rira beaucoup. C'est celui qui veut être tout et rien.
Youra, c'est encore un tas de choses. C'est un comédien, avec mille masques.
Youra, c'est juste un artiste.

❝ Comment es-tu arrivé à Fosterhampton : Par le bus.
❝ Tes proches, que pensent-ils de ta présence ici : Ils n'en ont probablement plus rien à faire à vrai dire... Mais quelle importance ?
❝ Où as-tu grandis et avec qui : J'ai passé les premières années de ma vie en Russie, dans un petit village, où il neigeait presque toute l'année. J'étais avec mes parents. Et puis, après mes huit ans, nous sommes partis en Angleterre, à Carlton. C'était la première fois que je voyais une ville, et quelque part où il pleuvait plus qu'il ne neigeait, c'était assez déroutant. Et je suis restée là-bas jusqu'à aujourd'hui.
❝ Tes parents, tu peux nous dire quoi à leur sujet : Disons qu'ils ont fait tout ce qu'ils ont put pour m'élever dans le but que je devienne ce qu'ils voulaient. Je m'en veux un peu, de ne pas être comme dans leur esprit. J'ai dut couper les ponts avec eux en partant ici, alors je pense avoir encore un peu de mal à parler d'eux... Ils me manquent beaucoup... Vous savez, même si ils m'ont claqués la porte au nez, je les aime toujours, et j'aurais à jamais le souvenir de tout ce qu'ils ont fait pour moi à l'esprit.
❝ Tu as des frères/sœurs, tu peux nous en parler : Non, je suis fils unique.
❝ Tu as une passion : L'art. L'art sous toutes ses formes. Et les échecs, je connais tout des échecs, et je n'ai plus perdu une partie depuis des années.
❝ Aimerais-tu quitter cette ville : Je viens d'arriver, donc non. J'espère ne pas regretter le fait d'être venu...
❝ Comment vois-tu ta vie dans dix ans : Je n'en ai aucune idée, et je ne préfère pas me projeter. Le futur m'a toujours fait peur...
❝ BIOGRAPHIE :
Youra Armyanski est né le 26 août 2001 dans un petit village perdu au fin fond de la Russie (que c'est vague comme localisation...). Ses parents, Connor et Aglaya, étaient respectivement canadien et russe. Dit comme ça, la rencontre de ces gens là semblaient tenir de la fiction, mais en réalité, bien qu'il soit canadien de nationalité, Connor avait toute sa famille excepté ses parents à lui en Russie. Et Connor, qui avait toujours voulut découvrir le pays de ses parents, avait donc fait ses valises un beau matin pour le pays de la vodka (que de clichés...). Et c'est pendant une visite touristique à Saint Pétersbourg, que les deux futurs parents s'étaient rencontrés, pour finalement tomber amoureux.
Youra, il avait des parents aimants, une petite maison, et pleins de perspectives d'avenir qui l'attendaient. Aglaya avait déjà songé à l'avenir de son fils, même si elle et Connor ne s'accordaient pas sur tout... Ils voulaient qu'il étudie la médecine, ou alors, qu'il travaille dans le droit ou la banque. Ils voulaient qu'il épouse une petite russe pour leur rapporter des petits enfants, et qu'il fasse des études de sciences. Ils voulaient qu'il soit parfaitement bilingue. Ils voulaient qu'il soit simplement le meilleur, celui que tout le monde admirerait.
Mais Youra, très tôt, a déjà commencé à décevoir ses parents. Du moins, il n'était pas tout à fait comme on l'attendait... Vers ses trois ans, on constatait qu'il ne regardait pas les autres dans les yeux, qu'il s'isolait, et développait des tics un peu envahissants. Et oui, bravo monsieur et madame Armyanski, vous voici parents d'un petit autiste.
Tragédie ? Au début, oui. Mais en fait, c'était une bénédiction. Quand on a des clichés pleins la tête, on s'imagine le pire, mais le pire, ce n'est pas le vrai. Connor a refusé que son fils prenne des médicaments, il trouvait cela absurde. En plus, leur fils parlait, marchait, et était curieux... En quoi cela était il une tare ? Il était juste un peu différent...
En grandissant, le petit Youra peinait à se faire des amis. Il commençait déjà à utiliser ses mots compliqués, il parlait d'un voix monotone, et en plus, il était encore plus maladroit qu'un nouveau né : dès qu'il était un peu angoissé, il se prenait tout ce qu'il pouvait se prendre, coins de tables et poubelles compris. Il fondait en larme facilement, était plutôt difficile quand à ce qu'il mangeait, et s'éloignait instinctivement du bruit. En plus, parfois, il ne disait ni "bonjour", ni "merci". Autant dire que sa vie a été un concert de malentendus, qui l'ont fait passé pour un enfant capricieux et malpoli.
Il n'avait pas d'amis. Ou du moins, tout ceux en qui il faisait confiance finissaient par le laisser tomber. Il était trop bizarre... Tandis que les autres échangeaient des figurines, lui, il parlait sans cesse des échecs, et des peintures de Van Gogh, que son papa lui avait montré dans un des grands livres qu'il avait à la maison. Et son papa, il l'emmenait en forêt, pour courir dans la neige. C'était froid la neige, et tout blanc... La neige, c'était le symbole des jours heureux, ceux où il était juste innocent.
En première année de primaire, il ne savait pas jouer à la corde à sauter, mais il connaissait par cœur tous les poèmes de Victor Hugo, et pouvait citer tous les registres littéraires depuis le Classicisme et le Baroque. Il ne voulait pas jouer au loup, ou aux billes avec les autres, il préférait encore et toujours les échecs. On disait qu'il était bêta, on se moquait de lui, et au final, il ne faisait que se renfermer comme une huître en cherchant ce qu'il avait put faire de mal.
Quand il était petit, et qu'il était triste, sa maman le prenait sur ses genoux, et lui racontait des histoires après lui avoir fait une tasse de chocolat chaud, avec exactement une cuillère pleine, et 1/4 d'une autre cuillère de poudre chocolatée. Elle l'appelait "mon petit небо", et lui disait qu'à être tout le temps dans les nuages, il finirait par devenir un oiseau. Alors, il se laissait simplement bercer par sa voix, ni trop forte, ni trop faible. Ses parents, c'était eux qui comprenaient le mieux à partir de quand il ne supportait plus le bruit. Il savait toujours comment faire pour ne pas trop l'angoisser inutilement. Ses parents, Youra en était convaincu, c'était les meilleurs parents du monde.

C'est à 8 ans qu'il découvrit la ville, et un nouveau pays pour la première fois. Le problème, c'était qu'il ne connaissait pas grand chose de l'anglais, ou du moins, pas assez pour dialoguer. Et le petit russe, il avait un accent qui ne courrait pas les rues.
Youra, c'était Le Russe. Le Russe de l'école. Celui qu'on ne ratait pas, et à qui on disait "C'est quand que tu nous ramènes une bouteille de vodka ?". Au début, il ne comprenait pas, puis après, il a pigé ce qu'on lui racontait. Et lui, comme il était, il répondait "Désolé, il n'y a pas de vodka à la maison.", avec un air peiné. Si il était vexé ? Disons qu'il ne comprenait juste pas qu'on se fichait de lui.
Dès qu'il fut capable d'échanger en anglais, Youra, ce fut le premier de sa classe. Du moins... Le premier dans ce qui l'intéressait.
Youra, il jouait toujours aux échecs, il aimait toujours la littérature, il peignait et dessinait toujours pleins de trucs... Et pour ses neuf ans, il commença même le théâtre.
Et le théâtre, ce fut le coup de foudre pour lui. Il appris à parler sur pleins de tons différents, à comprendre pleins de choses, à montrer pleins de choses... Le théâtre, il s'y sentait comme une autre personne. Et sa première représentation fut la meilleure des révélations. Il pouvait être quelqu'un d'autre. Qui il voulait. Il suffisait juste d'enfiler un masque...
Sa vie commença dès lors à s'accélérer. Il s'adonna pleinement à l'art, sous toutes ces formes... Il s'intéressa bien vite à la musique, la danse et la sculpture en plus. Il aimait sur la musique celtique, la danse classique, et puis, les sculptures sur les églises... Et ensuite, il a appris à utiliser un appareil photo, et il prenait tout et n'importe quoi...
Il n'avait plus que l'art en tête. L'art et les échecs bien sûr. Il délaissait son travail à l'école, et ses parents espéraient bien que ce n'était qu'une passe...
Quand il arriva en Secondary School, les soucies revinrent... Les autres trouvèrent cela très malin de s'en prendre à Youra, parce qu'il était visiblement trop gentil pour se défendre. Et ses parents, ils lui disaient "Mais défends-toi !". Et lui, il ne voulait pas rendre les coups. On pouvait dire tout ce qu'on voulait sur son comportement, son accent russe, ses passions, sa taille, son androgynie... Mais lui, il ne voulait pas faire de mal.
D'ailleurs, c'est ainsi qu'il rencontra sa première amie, Sunny (dont le vrai nom n'était pas Sunny, mais on la surnommait ainsi). C'est celle qui l'a protégé, et avait les mêmes passions que lui. Elle était dans sa classe, et ses parents, ils tenaient une salle de spectacle et une agence.
Sans Sunny, il n'en serait peut être pas là aujourd'hui. Parce qu'elle a trouvé son ami juste "trop talentueux de fou", et elle a voulut que ses parents voient une de ses représentations de théâtre. Et cet aspect particulier que donnait Youra à ses personnages dans les pièces, il les toucha immédiatement.
C'est ainsi que Youra, avec autorisation de ses parents, intégra une troupe théâtrale sédentaire dont il devint la mascotte. C'est là-bas qu'il joua ses premiers rôles féminins. A vrai dire, cela ne l'a jamais dérangé. Youra, il aimait bien porter des jupes et des robes, c'était confortable. Il aimait moins les perruques par contre : ça grattait trop.
Il était mignon, à cet âge Youra. Il ressemblait à une petite poupée, il faisait craquer tout le monde. Et puis, à l'école, il y a eu pleins de filles à lui tourner autour à cause de ça. Il ne comprenait pas trop ce soudain intérêt qu'on lui portait, notre petit russe... Mais ses parents se disaient qu'il grandissait, et puis, sa maman, elle se disait "Il va nous ramener une petite copine à ce train là". Mais Youra, il n'était pas pressé. Il était trop jeune pour y penser.
A treize ans, Sunny lui présenta Noa. Noa, c'était ni un garçon, ni une fille. Iel était en étude supérieur, et iel se disait "agenre". Iel disait que c'était quand on était ni une fille, ni un garçon, qu'on ne voulait pas se ranger dans une case. Et malgré lui, Youra se retrouva dans ses paroles. Il savait que ses parents voyait ce genre de choses d'un mauvais oeil, mais pour une fois, il avait l'impression de mettre le doigt sur une parcelle de son identité qui lui avait toujours échappé... Et à cette période, c'était très important pour lui.
Son début d'adolescence, c'était une période troublée. Il avait développé un mal être constant, des tendances suicidaires, il ne savait pas qui il était. Et puis, les filles autour de lui ne l'intéressaient pas, et il se sentait angoissé par cette incapacité à savoir quoi faire de ces relations envahissantes. Il ne voulait plus être "autiste", il voulait s'en débarrasser. On lui disait que c'était une part de lui, qu'il ne pouvait s'en défaire, mais cela le rendait si différent... Il se rendait compte qu'il ne comprenait pas pleins de choses, qu'il était en décalage, et qu'à part Sunny, tout semblait se moquer de lui...
Il se cherchait, à travers l'art, ses contacts... Mais plus il cherchait, plus il se perdait, et au final, il ne savait plus si il était lui-même. Il se confondait avec ses personnages au théâtre, avec ceux qu'il avait crée sur le papier... Il faisait beaucoup de cauchemars, ne parvenait pas à dormir... Le quotidien lui paraissait faux, il perdait toute confiance en lui-même, toute son estime envers sa personne.
C'est malheureusement à cette époque qu'un évènement vint briser sa santé mentale déjà si fragilisée... Il approchait de ses quatorze années, quand il apprit la disparition de Sunny. "Sunny est montée au ciel", c'était ce qu'on lui avait dit. Il mit du temps à réaliser ce que cela voulait dire... Beaucoup de temps... Et l'incompréhension qui en découla le mena droit à l'hôpital psychiatrique, où il resta deux mois entiers...

C'est après cette terrible période, après qu'il soit sortit de l'hôpital, après avoir fêté son quatorzième anniversaire réduit à l'état de loque droguée de médicaments, qui appris ce qu'il en était vraiment. Sunny s'était suicidée. Elle était partie sans prévenir, elle ne l'avait pas emmenée. Et le petit coeur de Youra en était serré de culpabilité.
Il se jeta corps et âme dans l'art et ses études. Son art devint chaotique. Il ne dessinait plus rien de très rassurant, il ne lisait plus rien de joyeux, et au théâtre, il était ce personnage noyé dans la mélancolie. Quand il regardait le ciel, il se disait "Et si je la rejoignais ?". Mais Youra, lui, il avait peur de mourir.
Il se demandait si c'était de sa faute, si sa seule amie était partie. Si il aurait pu empêcher cela... Et sa mère lui murmurait "Même si tu avais su... Même si tu avais su, il y a des choses qu'on ne peut pas empêcher...". Et il pensait que ce qu'elle disait, c'était idiot.
Youra, il ne pensait plus qu'à se noyer dans son océan de larmes et de regrets. Il souriait pour pleurer, tout lui semblait monochrome, et aucun jour ne passait sans qu'il finisse avec un nœud dans la gorge. Jamais il n'a pu se pardonner. Jamais.
Et à quinze ans, un nouvel évènement vint briser ses rêves de théâtre. Alors qu'il était déjà comme une chenille, caché dans sa chrysalide depuis trop longtemps, avec sa musique dans les oreilles et les poèmes de Baudelaire dans le cœur, on vint l'en extirper de force pour de bon. Tout se passa beaucoup trop vite, et ces souvenirs encore trop frais sont encore compliqués à avaler...
Youra est tombé amoureux d'un garçon : Clément. C'était un petit français, avec un accent, comme lui. Clément, il aimait les garçons, et il lui disait que ce n'était pas une tare. Il disait que ce n'était pas différent. C'est à cette époque que le russe réalisa qu'il avait bien plus d'attirance pour les garçons que pour les filles. Il n'en était pas vraiment sûr... Mais peut être que c'était ça...
Youra est sortit avec Clément. Clément, il lui a dit qu'il devrait un jour dire à ses parents, qu'il était agenre, et qu'il aimait un garçon à cet instant. Mais le blond, il avait très peur... Il pensait qu'il ferait du mal à ses parents. Il savait qu'il y avait un risque assez conséquent que cette fois, cela pêche. Et Clément, il comprenait. Il était patient, avec lui. Il l'effleurait à peine lorsqu'ils s'embrassaient, il ne lui criait pas dans les oreilles, il lui demandait toujours quand est-ce qu'il n'aimait pas quelque chose. Il faisait l'effort de le comprendre. Il lui présenta d'autres personnes de cette communauté de gens qui n'aiment pas forcément une personne du sexe opposé. Et il sembla que le coeur de Youra allait un peu mieux...
Mais malheureusement, un jour, à l'école, Clément le força à l'embrasser. Devant d'autres élèves. Juste pour prouver il ne savait quoi. Mais le russe n'était pas prêt, et il lui en a terriblement voulu. Il lui en a surtout voulu quand on les a coincé à la sortie de l'établissement pour les tabasser, et que son petit ami est partit en courant sans appeler de l'aide.
Et il l'aimait, Youra. Youra, il aimait Clément. Il l'aimait, et pourtant, il a appris à le haïr. Il l'a haït quand il a dit qu'il n'était sortit avec lui que pour prouver qu'il était gay comme un phoque, quand il a laissé les autres lui refaire le portrait. Youra a d'ailleurs réussi à le cacher, jusqu'au jour où l'un de ses agresseurs a tenté de le violer. Une tentative évitée de justesse par l'intervention d'une passante. Mais des coups, et une tentative de viol, c'était bien assez pour être traumatisé.
Les parents ont fini en courant, les agresseurs ont été poursuivis en justice, et tout le monde a été mis au courant de l'histoire... La partie concernant Clément aussi. Au début, les parents de Youra ont pensé que c'était une erreur, et ont voulu soutenir leur fils, mais quand celui-ci a confirmé qu'il aimait effectivement Clément -bien qu'à cet instant, il fut partagé entre un profond ressentiment et cette affection étouffante-, ce fut une autre affaire...
Aglaya a soutenu son petit bec et ongle, mais pour Connor, c'était une autre affaire. Enfin, c'est ainsi que Youra a finit à la porte avec sa valise, avant d'être recueillit par les organisations chargées de s'occuper des jeunes jetés de chez eux pour ce qu'ils étaient et aimaient...
Et oui, Youra, il a fini jeté à la rue, avec un traumatisme, des angoisses, et toujours ce fantôme de la mort de son amie sur le cœur. Autant dire que c'était franchement cruel comme fin de conte...
Oui, il a cherché à en finir ce jour-là. Mais il avait peut être juste oublié que les humains n'étaient pas forcément des monstres. Ce jour-là, c'est le père de Sunny qui l'a empêché de refermer le livre de son histoire. C'est lui qui lui a proposé de reprendre le théâtre, de s'y jeter corps et âme si il en avait besoin pour se relever.
Youra s'est donc jeté corps et âme dans le théâtre. Et il a finit repéré par un établissement un peu particulier... Oui, alors qu'il se reconstruisait, on lui tendait la main pour qu'il remonte plus haut qu'il n'avait jamais été... Juste par le biais d'une lettre, c'était toute sa vie qui redémarrait, les aiguilles de son horloge qui se remettaient à tourner.

Et à la rentrée, Youra arriva donc au palais de Blenheim. Un nouveau départ pour se reconstruire. Il est juste arrivé, avec ses passions, son coeur en miette, et la volonté de repartir en s'assumant enfin.
Il a décidé d'être ce qu'il était, pour mieux avancer. On l'avait rejeté par qu'il aimait, on s'était moqué de lui parce qu'il était. Maintenant, il allait aimer si il tombait amoureux, et il ne cacherait plus jamais cette différence qui fait sa richesse. Youra, c'est le russe qui a décidé de se faire les cheveux en noir parce qu'il ne voulait pas être un cliché sur pattes. Youra, c'est l'Aspie imbattable aux échecs qui aime l'art. Youra, c'est ni "il", ni "elle". Youra, iel aime, et iel s'en fiche du genre. Iel est ce qu'iel est. Iel ne reculera plus. Iel se reconstruira pour devenir ce qu'iel n'aurait jamais pu imaginer être.

"Maintenant, j'ai décidé d'avancer. Ce que j'ai vécu fait partie de moi, je n'ai plus envie de m'en défaire, parce que c'est avec ça que je deviendrai plus fort. Et je pourrais dire à ceux qui se sont fichus de moi "Regarde, maintenant, grâce à toi je suis grand."."

❝ Pseudo : Maevis, Mae, Le Tank, Tanky... Bref, il y a l'embarras du choix (vous pouvez m'appeler Jean-Michel Euphorbe aussi uh uh)
❝ Age : Redonnez-moi mes dix ans, on verra après.
❝ Disponibilité : Je ne suis là que le weekend, pour cause d'internat. Mais pendant les vacances je suis là tous les jours uh uh
❝ Comment tu nous as connu : Aucune idée. Vous étiez dans les marque-pages, j'imagine que vous deviez venir de quelque part.
❝ Des remarques : Si vous m'adoptez, vous plaignez pas si y'a plus de place sur le canapé. Et désolé pour les fautes partout, je corrige dès que possible uh uh
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Étoile Leprince
Dim 1 Oct - 20:40
Étoile Leprince
Real Fake
Messages : 528
Age : 22
Multi-comptes : Innokenti & Narcisse & Mehret & Dirdawung
BIENVENUUUUUUUUUUUUUE ! ♥️♥️
What a cutie pie. J'ai tendance a pleurer aussi quand je vois des belles peintures du coup je trouve Youra très #relatable.
J'aime beaucoup comment tu écris aussi, c'est tout doux ! ; w ;
Je réserve un lien d'avance btw /poutre

_________________
Etoile vous critique en #D892E0
Étoile Leprince
Revenir en haut Aller en bas
Alex' R. O'Marsch
Dim 1 Oct - 21:33
Alex' R. O'Marsch
Artist Alley
Messages : 92
Age : 20
Multi-comptes : Benjamin é Faith & Aethelwulf & Amandine les gars.
COUCOU COPAIN ARTIST ALLEY ♥️♥️♥️
Je lis ta fiche dés que je peux, promis! Ton petit perso a l'air tout choupinouuuuuu ♥️
Alex' R. O'Marsch
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Dim 1 Oct - 21:52
Anonymous
BIENVENUE ♥
Je confirme ton perso a l'air tout chou qwq
J'espère que tu te plairas ici !
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Hanna Wheeler
Dim 1 Oct - 23:05
Hanna Wheeler
Precious
Messages : 100
Age : 20
Multi-comptes : Ryan Wilson & Taylor Reed
Bienvenue !
Très belle fiche, j'ai hâte que tu sois validé :3

_________________
Hanna s'exprime en darkorchid
Adieu tristesse perdue, je repars tranquillement - ЮPA 121242cutehanna
Hanna Wheeler
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Lun 2 Oct - 17:19
Anonymous
Awwwww
Vous êtes trop adorables, merci ;;

Étoile : Pour le lien, ça sera avec plaisir ah ah

Alex' : Prends ton temps, je sais que j'ai probablement abusé sur la longueur des textes (j'ai essayé de raccourcir, mais je pouvais pas faire moins ;Wink, et que c'est dur la vie de modos uwu
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Lun 2 Oct - 18:13
Anonymous
Youra a l'air juste adorable !
Et c'est cool de voir des origines russes et des noms russes et tout dans la fiche, même si l'histoire est triste. ;;
Promis on va ellui faire pleins de poutous et des liens géniaux pour lui remonter le moral. (d'ailleurs avec ma future TC Artist Alley pas encore là) (les connor c'est des connards, on est bien placés pour le savoir sur ce fo)

Officiellement bienvenue à toi Mae o/
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Lun 2 Oct - 20:09
Anonymous
Merci ;;

C'est bien le russe eh eh ^^
Faudra y aller doucement avec les câlins. Il va paniquer sinon ah ah
(Les Connor complotent pour prendre le contrôle du monde, c'est bien connu)
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Huan G. Levinsky
Lun 2 Oct - 20:17
Huan G. Levinsky
Hellhounds - Professeur de Tenue en société
Messages : 223
Age : 28
Multi-comptes : CODY et TIM
HELLO!
Youra est sweet af awwwww
C'est super triste cette histoire, un peu malaisant aussi mais, j'imagine que c'est le but et c'est bien fait!
J'veux hug ce pitit faux brun. En plus, bon choix de visu, cette artiste fait des choses magnifique!
(j'approuve, les Connor sont vraiment tous des plaies)

BREF, hâte de te voir valider et BIENVENUE! ♥️

_________________
Kdo de Coco huhuhu:
 

BENOUILLE ET ETOILE M'ONT RENDU BG
Fiche - Rela - 06 - Glandu baratine en #9683EC
Dispo rp : 4/6 venez vous servir!

Adieu tristesse perdue, je repars tranquillement - ЮPA NHuLHKRAdieu tristesse perdue, je repars tranquillement - ЮPA Z37j
Huan G. Levinsky
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Lun 2 Oct - 21:13
Anonymous
God cette fiche est trop triste. Mon petit kokoro est brisé QWQ
+ J'ai hâte de voir comment tu vas jouer ce personnage si complexe ! Avec un syndrome d'Asperger en plus omg


Tout est bon pour moi ! Tu peux déjà aller recenser ton avatar. Un admin passera te mettre ta couleur dès que possible :3
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Sir Foster
Mar 3 Oct - 0:02
Sir Foster
PNJ
Messages : 584
Joyeuse Validation
Bienvenue sur Le Palais de Blenheim & Félicitations pour ta validation !
Te voici désormais un Artist Alley Woodpecker de 1ère année ! ♥️
Tu as maintenant accès à la zone RP ainsi qu'au lieu secret de ton groupe
Tu peux :
• Faire ta fiche de lien
• Poste ton téléphone
• Faire une demande de RP
Recenser ton avatar
• Découvrir ta chambre ainsi que tes colocataires de départ! ♥️

Tu peux également tenter de contrer Queen en utilisant le compte de M.O.N.A.R.C.H ! Les identifiants sont disponibles ci-dessous.


Si ce n'est pas déjà fait, n'oublie pas de rejoindre le serveur Discord du forum en suivant ce lien : https://discord.gg/GBjj3fz

Amuse toi bien parmi nous ♥️
Sir Foster
http://blenheim.forumactif.org
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut Page 1 sur 1
Sauter vers: