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le petit rat d'opéra dansant au son d'une guitare • pv emmylou
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Ven 25 Mai - 19:16
Roméo soupire, lunettes de soleil vissées sur le nez, mains dans les poches de son jean. Il savait bien que ça finirait par arriver. Après tout, quand on donne la main aux gens, ils ont toujours tendance à prendre le bras. Raison pour laquelle Roméo ne tend jamais la main aux gens. Sauf que là c'est différent. C'est la famille. Et il voit d'ici sa Mama entrer dans une rage folle en apprenant que son tendre et précieux premier fils a refusé de rendre un service à un membre de la famille.
Enfin, en l'occurrence, il n'y aucun lien de sang. Mais c'est tout comme.

Il consulte son téléphone, survolant la conversation du matin. Les parents d'Emmylou ont un empêchement et ne peuvent pas s'occuper de leur fille ce week-end. Et plutôt que de la laisser à cette école qui empeste, selon lui, la bourgeoisie, c'est lui qui la récupère. Parce qu'il est le parrain. Puis, dans le fond, il l'aime Emmylou. Il a sa manière bien à lui de le montrer cela dit mais peu importe.

Il range son téléphone après avoir confirmé ses doutes ; Emmylou est au courant pour ce week-end. Tant mieux. Roméo n'aurait jamais voulu se confondre en explications pour justifier sa présence. Ni assister à des larmes de la part de la petite qui voit ses espoirs de revoir ses parents voler en éclats. Déjà parce que ça va l'énerver, et aussi parce que voir sa filleule pleurer lui donne des envies de meurtre.
Quand on vous dit qu'il l'aime, au fond, la p'tite Emmylou.

Alors Roméo attend à la station des navettes, sans avoir cherché à aller jusque dans la propriété de Blenheim. Dans un premier temps parce qu'il n'en a guère envie ; ce genre d'établissement lui donne la nausée de bien des manières. Et, dans un second et dernier temps, le chien de garde semble plutôt féroce. Un métisse avec une gueule de détenu inculpé pour génocide. Bref, pas le genre de gars avec qui on a envie de discuter. Enfin, il a quand même fallu qu'il se présente ; c'était visiblement louche qu'il soit là, à attendre, avec ses lunettes de soleil.

Après une demi heure d'attente, l'italien voit enfin un peu de mouvement. A l'approche du week-end, il semblerait que beaucoup d'élèves s'échappent des lieux. Grand bien leur en fasse. Roméo se redresse et cherche alors sa filleule du regard. Qu'il aperçoit assez rapidement descendre de la navette ; comment la louper avec une tête pareille ?

La jeune fille, dont il ignore totalement l'âge, et oui vous pouvez le huer pour le parrain indigne qu'il est, s'arrête devant lui. Il la toise ; elle est encore loin de l'atteindre question taille mais elle a grandi depuis la dernière fois. Sa main se pose sur la petite tête rousse pour ébouriffer ses cheveux ; parce que Roméo n'a aucune considération vis à vis du temps qu'une femme passe à se coiffer.

« Ciao gamberetto. Contente de m'voir ? » Il se penche un peu sur le côté puis se redresse. « T'as pas beaucoup d'affaires. Parfait. »

Parce que, même si Roméo est un esprit bohème et que son appartement est à son image, presque vide matériellement parlant donc, ce n'est pas pour autant qu'il a envie de voir des peluches et autres trucs de gamine un peu partout chez lui. Parce qu'Emmylou restera toujours une enfant à ses yeux. Sa petite filleule à lui.

« Règle numéro 1, pas de peluches partout. Règle numéro 2, je cuisine pas. Règle numéro 3, j'suis bon qu'en musique et en chimie, compte pas sur moi pour le reste. Des questions ? » Il tourne les talons puis regarde par dessus son épaule. « T'as envie d'aller faire un tour avant de rentrer ? »

Roméo il s'est jamais occupé d'un gosse. Enfin, si, de Emmylou, quand elle savait à peine marcher. Lui changer ses couches resterait certainement le moment le plus traumatisant de toute sa vie. Mais, une fille de son âge, maintenant, ça aime faire quoi ? La taquiner avec l'histoire des peluches, c'est une chose, mais il se doute qu'elle n'en a plus à son âge. Alors, ça s'occupe comment, une lycéenne ?

« Bon et… si t'as b'soin de quelque chose, hésite pas. J'verrais c'que j'peux faire. »

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Mar 5 Juin - 22:31
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« Cher journal,

Aujourd’hui, Maman m’a appelée. Elle était embêtée parce qu’ils allaient visiter un établissement avec Aldric ce week-end. Ça s’est décidé à la dernière minute et du coup, ils n’allaient pas pouvoir venir me chercher à la gare. J’aurais pu rester toute seule à la maison mais, visiblement à 16 ans, c’est trop jeune. Du coup, ils ont appelé Parrain ! Et même si je suis triste de pas être à la maison, ça faisait trop longtemps que je l’avais pas vu donc je suis quand même super contente ! »


【Few hours later...】

Vendredi.
On regarde sa montre toute les dix minutes, beaucoup trop pressés de rejoindre nos dortoirs pour entasser nos affaires dans une valise pour le week-end.
Moi, je suis encore plus pressée. Parce que je vais voir mon parrain. Mon. Parrain.
Je l’ai pas vu depuis longtemps ! Et puis en plus, j’avais plus dormi chez lui depuis que j’étais minuscule. Du coup ça me fait trop plaisir !

J’ai pas grand-chose, j’suis pas du genre à m’encombrer d’un million de truc. Surtout pour un week-end. J’ai un vieux CD du Lac des Cygnes, trois rechanges, un pyjama et un pull. C’est tout ce qui devrait me servir. Ah oui j’ai mon imperméable aussi parce que vu ce qui tombe depuis des jours, j’ai des doutes quant au week-end estival qu’on pourrait avoir !

Une fois prête, je fonce à la navette. Maman m’a dit que Parrain m’attendrait à la station des navettes en ville, du coup il me reste plus beaucoup de temps avant de le retrouver et ça me met en joie.
Le trajet me semble durer une éternité alors qu’il n’est même pas d’une demie heure. Une fois le bus arrivé à Fosterhampton, je laisse la marée humaine descendre avant de finalement m’insérer dans la file. Elle avance petit à petit, les élèves récupérant leurs bagages sous les sièges ou dans les cases prévues au-dessus de nos têtes. Finalement, du haut de l’escalier, j’aperçois l’air bougon de mon parrain. Un grand sourire ourle mes lèvres et j’approche de lui en secouant un bras vers le haut. Il m’a vu, ça y est.

Il pose sa grande paluche sur ma tête et me décoiffe. Je m’en fiche un peu, j’étais déjà plus coiffée de ce matin alors, un peu plus un peu moins. Je l’écoute me parler italien – j’aime bien quand il me parle italien même si je comprends rien – et penche la tête.

« Trop ! Ça faisait trop longtemps que j’avais pas été chez toi ! »

Je baisse les yeux vers mon sac de voyage à sa remarque et ris un peu. Un haussement d’épaule lui répond et je lui tire la langue.

« Je me balade jamais avec grand-chose. »

J’ai peut-être hérité ça de lui, qui sait. Toujours est-il qu’on à l’air d’être sur la même longueur d’onde et ça semble le rassurer un peu. Juste un peu. J’attrape mon sac pour le suivre lorsqu’il prend le chemin de son appartement et rit un peu.

« J’ai pas de peluche, je sais cuisiner le minimum syndical et de quoi j’aurais besoin d’autre. La musique c’est cool déjà. Et j’ai justement un devoir de physique pour lundi. »

Pas du tout, mais j’avais envie de l’embêter un peu. Finalement, je le laisse parler et j’approche de lui, passant mes bras autour de sa taille pour lui faire un câlin. Un gros câlin. Parce que j’ai dix ans dans ma tête en vrai.

« J’suis contente de passer le week-end avec toi ! C’est déjà bien, j’ai rien besoin d’autre. »

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Jeu 7 Juin - 19:59
Son énergie et son enthousiasme lui arrachent déjà une grimace. Comment peut-on être aussi heureuse de passer le week-end ailleurs que chez soi ? Non, il comprend pas. Lui, il aime être peinard. Tout le temps. Et c'est foutu pour ce week-end si elle est aussi énergique d'entrée de jeu.

« J'ai jamais dit que mon aide serait gratuite. »

Il continue à avancer, une main dans la poche, l'autre le long du corps. Et là, cet être miniature et fourbe l'enlace par derrière et le serre fort dans ses bras. Il s'immobilise et lâche un grognement. Il n'a pas mal, pas avec sa force de haricot rouge en tout cas. Mais ça le fait profondément chier ce genre de témoignage d'affection, ou dieu seul sait le nom que ça porte. Alors il grogne et gesticule pour lui faire lâcher prise.

« Raah ! »
« J’suis contente de passer le week-end avec toi ! C’est déjà bien, j’ai rien besoin d’autre. »

Il arrête de gigoter et regarde par dessus son épaule. Il aperçoit la tête rousse et il finit par pousser un long soupire. L'italien se gratte la tête et finit par laisser sa langue claquer contre son palais. Il pivote légèrement de sorte à pouvoir poser sa large main sur la petite tête de sa filleule.

« D'accord d'accord, mais lâche moi maintenant. J'ai pas envie qu'on s'imagine que j'ai un coeur. Pchh pchh. »

Il l'éloigne de lui et se tourne vers elle avant de se pencher pour l'observer. Il plante ses yeux bleus verts dans ses grandes pupilles d'enfant. Finalement, l'ombre d'un sourire étire ses lèvres.

« J'plaisante. J'en ai qu'un et il est tout à toi. »

Il se redresse et tourne déjà les talons avant qu'elle ne lui manifeste son amour une nouvelle fois. Il fouille dans la poche de sa veste pour en sortir une cigarette qu'il glisse entre ses lèvres. Le musicien galère à allumer le bout avec son briquet en raison de la pluie mais, quand il y parvient, il ne retient pas un grognement dirigé vers le ciel.

« Quel temps pourri. Allez viens avant qu'on chope la mort. Sinon j'vais devoir m'occuper de toi quand tu seras malade. Et j'sais pas faire ça. »

La petite foule créée par les étudiants et les travailleurs lui arrache un nouveau grognement. Il finit par faire signe à Emmylou de le suivre, conservant sa posture initiale ; une main dans la poche et l'autre le long du corps. Et il reprend sa marche, jetant parfois un coup d'oeil par dessus son épaule pour s'assurer que la p'tite ne se perde pas.

Finalement, il finit par la semer dans la foule. Et ça le fait soupirer. Il y retourne. Une tête rousse de cette taille, ça se repère facilement. Du moins, il le pense. Ah, il l'aperçoit déjà. Il attrape sa main et l'entraîne à sa suite.

« J'pensais que t'avais passé l'âge qu'on te tienne la main dans la foule, gamberetto. »

Une fois en dehors de la foule, il regarde sa main dans la sienne et hausse un sourcil avant de la regarder sous toutes les coutures, ou presque.

« Ils te refilent pas à bouffer dans ton palace ou quoi ? T'es tellement maigre qu'un coup de vent t'emporterait. » Il plisse les yeux et reprend sa marche sans lâcher sa main. « J'vais te gaver de pizzas et de pâtes carbonara. J'devrais te faire rouler pour te ramener, tu verras. »

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Lun 9 Juil - 21:39
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« Cher journal,

Tu sais, Parrain c’est pas quelqu’un de méchant en vrai. Je sais pas pourquoi il veut pas que les gens s’approchent de lui parce que je sais qu’il est assez fort pour aimer tout le monde. Et j’suis sûre qu’il pourrait trouver des gens qui l’aimeraient autant que moi. En vrai, je pense qu’il a juste peur. Alors j’vais lui montrer moi, que c’est cool les gens. »


【Few hours later...】

Je sais que Roméo n’est pas un homme qui fait des câlins. Malheureusement pour lui, je ne vis que pour les câlins. Les câlins c’est la vie ! Et comme c’est mon parrain d’amour, j’vais pas me gêner pour le coller comme un tube de uhu.
Ai-je honte ? Absolument pas.

Alors quand il s’agite pour se débarrasser de moi, je m’accroche un peu plus. Je me fiche de savoir qu’il grogne. Mais bon, je fini quand même par le relâcher dans un rire en l’entendant me dire qu’il n’a pas envie que les gens sachent qu’il à un cœur. Je fini par sourire.

« Tout le monde le sait déjà tu sais. Sinon tu serais par debout là avec moi mais allongé dans un coin. En train de mourir. Errh errh. »

Les mains en griffe devant moi à la Mickael Jackson, je laisse pendre ma langue sur le côté en me donnant un air absent. Je suis pas très sûre d’avoir l’air morte mais j’espère au moins le faire rire un peu.

« J’suis sûre que même comme ça t’aurait toutes les groupies à tes pieds. Regarde le mec dans Twilight. Il brille et il gagne quand même la fille. Bon, on ne parle pas de la fille mais quand même. »

Est-ce que je suis très fière d’être un cas à part pour mon parrain ? Absolument. J’adore ça. Mais au fond, j’aimerais bien qu’il s’ouvre un peu. Pas trop non plus sinon il ne sera plus vraiment à moi non plus. C’est compliqué dans ma tête.

Je l’observe allumer sa cigarette et je plisse un peu le nez. J’ai un sentiment mitigé. Parfois l’odeur ne me gêne pas, je l’aime même bien. Et en même temps, ça donne le cancer. Et puis parfois, j’aime pas du tout l’odeur et elle m’embête.
Je pense que l’odeur de la cigarette me fait penser à lui. Mes parents ont arrêté de fumer lorsque ma mère est tombée enceinte mais, Roméo sentait toujours comme ça. Ça doit faire un peu comme une madeleine de Proust de l’odorat.

Et il disparaît. Enfin, pas vraiment. Je le vois avancer mais, la foule est plus compact et puis je suis plus petite. Alors je le fixe pour pas perdre mon chemin jusqu’à ce que je sente sa main prendre la mienne. J’observe le geste et hausse un sourcil, faisant presque la moue.

« Bien sûr que j’ai passé l’âge. »

Je lève le nez vers le ciel mais ne lâche pas sa main pour autant. Il attaque ensuite l’école sur son système de cantine. Je regarde mes hanches. J’ai pas spécialement l’impression d’être maigre.

« Je mange pourtant plus que bien tu sais. Je grignote tout plein en plus. »

Est-ce que j’ai conscience que c’est mal ? Oui. Mais bon. C’est trop bien la grignote.

« Mais je dis pas non aux pizzas et aux pâtes à la carbonara. C’est trop bon. Tu dois les faire mieux qu’à l’école en plus. Et ça veut dire quoi Gamaberato ? Tu m’appelles tout le temps comme ça. »

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Lun 16 Juil - 16:31
Elle commente ses mots et il hoche simplement la tête. Le fait est qu'elle approuve elle-même qu'elle a passé l'âge mais qu'elle ne lâche pas pour autant sa main lui prouve qu'elle se satisfait de cette situation.

« Je mange pourtant plus que bien tu sais. Je grignote tout plein en plus. »
« Wow, c'est plus un rat que j'irais voir se produire, mais un cochon d'Inde. Ravissant. »

Parce que, même en présence de sa filleule, Roméo reste Roméo. Et que serait Roméo sans sarcasme ? Ce ne serait plus Roméo.

« J'aime pas les fils de fer de toute façon. C'est moche et ça se brise trop facilement, aucun intérêt. »

Roméo aime avoir les mains bien remplies. Et s'il balance ça devant Emmylou, c'est parce qu'il sait pertinemment qu'elle ne saura pas où il veut en venir. Parce qu'Emmylou ignore tout de la vie de débauche que mène son parrain. C'est beau l'innocence. Même si elle n'est plus une gamine, elle n'a pas à savoir ce genre de choses à son sujet.

« Mais je dis pas non aux pizzas et aux pâtes à la carbonara. C’est trop bon. Tu dois les faire mieux qu’à l’école en plus. Et ça veut dire quoi Gamaberato ? Tu m’appelles tout le temps comme ça. »

Étant sorti de la foule, ils avancent désormais côte à côte. Roméo glisse un regard vers elle, haussant un sourcil.

« T'as déjà oublié la règle numéro 2 ? Ça promet. »

L'italien lâche la main de sa filleule, ne craignant plus de la perdre désormais. Il attrape sa cigarette entre son index et son majeur pour pouvoir expirer la fumée précédemment inhaler. Le musicien fourre mécaniquement sa main libre dans sa poche puis ses yeux bleus verts se posent sur la lycéenne à côté de lui.

« J't'ai dit que j'cuisinais pas. »

Quand bien même il le fera. Pour elle.
Roméo ne cuisine que très rarement ; déjà parce qu'il n'en a guère l'envie, et aussi parce que commander est une option facile et sans prise de tête. Mais il est plutôt bon dans le domaine. Pas très original mais bon. Après tout, la Mama a tenu à lui apprendre. Et on ne refuse rien à la Mama.

Il laisse échapper une nouvelle volute de fumée, coinçant sa cigarette entre ses lèvres lorsque son téléphone émet une sonnerie. Il consulte l'écran d'un œil peu concerné, sans oublier Emmylou.

« Gamberetto ça veut dire « ma filleule chérie ». » Coup d'oeil, puis sourire en coin, moqueur. « J'déconne, ça veut dire crevette. »

Il range son portable dans la poche de sa veste sans même répondre. Pas à ce message là. Ni aux suivants qui font couiner son téléphone qu'il ignore désormais royalement.

« T'as pas pris italien en option ou quoi ? Tu me brises le coeur. » Pause. « Ah. Non, on avait dit que j'en avais pas. Disons que tu brises mon égo alors. »

Ou pas.
Il faudrait qu'elle devienne une toute autre personne pour espérer atteindre son égo, à cet enfoiré là.

« Et c'est quoi ton histoire de mec qui brille ? Tu me compares à une boule à facettes ? » Il termine sa cigarette qu'il jette, sans gêne, au sol avant de l'écraser, sans ralentir sa marche. « C'est un de vos films de lycéennes en pleine puberté, c'est ça ? »

Roméo n'est pas cinéphile pour un sou. Il connaît, bien entendu, quelques grands chefs d'oeuvre ; soit parce qu'on l'y a traîné, soit parce qu'il était curieux. Mais il y a autant de grands chefs d'oeuvres, voir plus, qu'il n'a jamais vu, qu'il ne connaît que de nom, ou qui lui sont totalement inconnus. C'est le cas de celui cité par Emmylou.

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Sam 18 Aoû - 18:18
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« Cher Journal,
Tu sais, c’est pesant d’être ici sans avoir été admis par les Artist Alley. Ou même les Olympics. C’est rageant parce que je veux tellement danser que je pourrais en mourir. Mais j’ai déjà la chance de pouvoir le faire en option et en club, c’est super non ? J’espère que je parviendrais en haut de l’affiche ! »

【Few days later...】

Je sais que grignoter c 'est mal. On me l’a souvent répété. Mais je ne suis pas grosse. J’suis pas un squelette non plus quoi. Et j’avoue que les mots de Roméo m’ont fait mal. Parce que le petit rat et le cochon d’inde, l’image est on ne peut plus claire. Et j’ai suffisamment de manque de confiance en moi à ce sujet pour que quelqu’un me la sabote.
Mais je ne dis rien. C’est un adulte. Je respecte les adultes. Alors je dis rien et je garde mes états d’âmes pour moi. Et que le sarcasme c’est pas mon truc, enfin je le maîtrise pas vraiment alors, quand on m’en envoie à la figure je le prends au premier degré. Et finalement, il essaie de se rattraper. Sans essayer vraiment, je sais bien qu’il dit ce qu’il pense.

« C’est faux. Les ballerines sont toutes minces et elles ne se brisent jamais, elles sont fortes. »

Après tout, elles passent des heures et des heures à s’entraîner tous les jours. A renforcer leurs chevilles, leurs jambes, leur dos, leurs bras.
Je me perds dans mes pensées un moment alors qu’il me rappelle qu’il ne cuisine pas. C’est pourtant lui qui a mis les pizzas et les pâtes carbonaras sur le tapis. Faudrait savoir ce qu’il veut.

Un soupir quitte mes lèvres alors que je passe une main sur ma nuque en entendant la traduction.

« Génial, après le cochon d’inde je suis une crevette. »

Je me détestais lorsque j’étais morose. Alors je m’ébrouais une seconde avant de recoller un sourire de circonstance sur mes lèvres, comme je savais si bien le faire en règle générale.

« Je vais m’en tenir à « ma filleule chérie », ça me plaît mieux. Et non j’ai pas pris Italien cette année, j’y penserais l’année prochaine. J’ai pris quoi. Economie et sciences sociales. Qu’est ce que c’est chiant. C’est Maman qui voulait que j’prenne des matières utiles. Mais l’année prochaine je change et je choisi Italien et danse classique. Au moins je serais meilleure. »


Je continuais de sourire, réfléchissant longuement à ce que je ferais l’année prochaine. J’avais aucune idée de ce que j’avais envie de faire si je ne dansais pas. Probablement de l’événementiel puisque c’était pour ça que j’avais été repérée. Ça me peinait quand même d’y penser.

« Ah c’est une histoire pour les filles à la base mais c’est nul. C’est des vampires qui ont un pouvoir et en gros celui qui lit dans les pensées, il peut pas lire dans la tête d’une fille du coup il en tombe amoureux. Et eux au lieu de fondre au soleil, ils brillent. C’est nul. »

Peut-être que j’aurais pu aimer Twilight si je m’étais intéressée aux livres quand j’étais au collège. Mais avec les films c’est improbable que j’arrive à aimer ces bouquins. Et puis j’ai pas envie.

« Tu vis loin ? Tu travailles pas ce week-end ? »

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Mar 21 Aoû - 15:25
La cigarette coincée entre ses lèvres, il continue à avancer ; il regarde parfois par dessus son épaule pour s'assurer que sa filleule est toujours derrière lui. Il esquisse un sourire amusé lorsqu'elle évoque les ballerines. Comme l'italien le pensait, la jeune danseuse n'a absolument pas compris l'allusion. Et ça l'amuse encore plus. Parce que le jour où elle ne sera plus tout aussi innocente, et qu'elle se remémore cette conversation, sa tête risque d'être hilarante.

« Génial, après le cochon d’inde je suis une crevette »

Roméo perçoit son soupir et le ton de sa voix ; il regarde par dessus son épaule pour l'observer. Ah. Il est allé trop loin, c'est ça ? A son tour de se masser la nuque alors que son regard se détache de la fine silhouette d'Emmylou. C'est chiant les filles ; c'est susceptible et ça n'a jamais confiance en elles. Faut toujours les rassurer sur des choses dont elles connaissent la réponse au fond d'elle. Elles font juste pas l'effort de creuser un peu et d'entretenir ce qu'elles abritent.

Et pour quelqu'un comme Roméo, c'est épuisant.
Mais il s'agit d'Emmylou.
Il attrape donc sa cigarette entre ses doigts, s'arrêtant pour pivoter vers elle, la laissant arriver à sa hauteur. Pour ne voir qu'un sourire étirer ses lèvres. L'italien arque un sourcil, perplexe, avant de lever les yeux au ciel, coinçant de nouveau sa cigarette entre ses lèvres.

« Je vais m’en tenir à « ma filleule chérie », ça me plaît mieux. Et non j’ai pas pris Italien cette année, j’y penserais l’année prochaine. J’ai pris quoi. Economie et sciences sociales. Qu’est ce que c’est chiant. C’est Maman qui voulait que j’prenne des matières utiles. Mais l’année prochaine je change et je choisi Italien et danse classique. Au moins je serais meilleure. »

Roméo glisse son regard vers elle ; un sourire ourle ses lèvres. Pour la danse, il ne se fait aucun souci. L'italien, ça reste à voir. Mais, pour ça, elle a une carte dans son jeu. Qui n'est autre que lui. Et elle sait bien qu'elle pourra venir lui quémander de l'aide sans problèmes.

Emmylou finit par revenir sur cette histoire de vampire brillant ; Roméo n'écoute que d'une oreille distraite. Les histoires pour adolescentes, c'est pas vraiment l'un de ses centres d'intérêts.

« Ouah, quel romantisme. J'en suis transporté d'émotions. »

Roméo termine sa cigarette, la jetant au sol avant de l'écraser de son pied ; il fouille aussitôt dans sa poche pour en ressortir son paquet et en attraper une nouvelle avec les dents. Son portable sonne à nouveau, mais il prend le temps d'allumer sa nouvelle cigarette avant de sortir l'appareil de sa poche pour regarder l'écran.
Un sourire goguenard étire les lèvres du musicien.

« Tu vis loin ? Tu travailles pas ce week-end ? »

Roméo pose les yeux sur la petite danseuse avant de tendre la main pour ébouriffer ses cheveux.

« Je travaillerai quand on sera arrivé. Sinon l'autre va pas arrêter de me casser les pieds. »

Il range son portable dans sa poche avant de désigner un immeuble à quelques mètres.

« C'est là-bas. Avec un peu de chance, on aura de la compagnie. »

Il ricane à l'idée de voir le visage de son agent se décomposer en le voyant arriver avec Emmylou. Soit il va se faire des idées, soit il va grogner. Dans les deux cas, sa tronche sera divinement drôle.

L'italien conduit donc sa filleule jusqu'au bâtiment. Il tape le code avant de pousser la porte et de laisser la rousse entrer. L'italien attrape le sac d'Emmylou, le balançant par dessus son épaule avant de commencer à grimper les marches. La cigarette toujours coincée entre ses lèvres, et ce bien malgré le pictogramme sur la porte d'entrée, Roméo poursuit sa route. Il voit pas l'intérêt d'éteindre sa cigarette pour la rallumer une fois chez lui.

Une fois au dernier étage, il se dirige vers sa porte avant de glisser la clé dans la porte. Cette dernière s'ouvre et il s'écarte pour laisser Emmylou entrer.

« Benvenuto a casa. »

Il referme derrière eux, presque déçu de pas avoir eu son agent sur le pas de la porte. Quoique, il a le double des clés ; il aurait pu tout aussi bien rentrer. Roméo avance donc jusqu'au salon où il dépose le sac d'Emmylou sur le canapé.

« La chambre est là. Tu dormiras dans mon lit, j'prendrai le canapé. » Il retire sa veste et la balance sur une chaise. « J'espère que t'as passé l'âge de faire pipi au lit par contre. »

Il ricane avant de passer à côté d'elle, se penchant pour déposer un baiser sur son crâne. Et, l'espace d'un instant, un sourire bienveillant, aimant, étire ses lèvres.

« J'plaisante. » Il se redresse, s'écartant déjà avant de retrouver cette attitude détachée qui le caractérise si bien. « Fais comme chez toi. »

Roméo se pose dans le canapé, attrapant sa guitare avant de se pencher au dessus de partitions étalées sur la table ; il faut bien travailler de temps en temps.

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Lun 17 Sep - 22:53
I keep this love in a photograph
ft. Roméo Di Leone
La réaction de mon parrain à mon explication de Twilight m’a bien fait sourire. Je sais qu’il s’en fiche, que ça lui importe peu ce genre d’histoire. Mais au fond, je trouve ça drôle. Parfois, ça attise un peu sa curiosité. Ou alors, il faisait ça juste pour se moquer lorsque j’étais môme. C’est possible aussi cela, venant de lui ça ne m’étonnerait qu’à peine au fond.

Je me demandais ce qu’il aimait, d’ailleurs. Outre sa guitare. C’était une bonne chose que j’aille vivre chez lui ce week-end, je pourrais en apprendre un peu plus sur lui. Parce que si je veux lui faire des cadeaux un jour, ce sera quand même plus pratique d’avoir un peu plus d’informations sur ses goûts.

Et puis, la mention de l’autre me fit cligner des yeux. On n’allait pas être seul ? De qui il parlait ? En même temps, on m’avait un peu imposée à lui ce week-end, et au dernier moment en plus, il avait probablement des plans initialement, avant que je ne vienne tout gâcher pour lui. Je me mordis la lèvre et hésitait, tirant un peu sur mon t-shirt.

Finalement on arriva plus vite que je ne l’aurais pensé. Je grimpais les escaliers après lui, renonçant à lui redire qu’il fumait trop. Sinon il allait s’énerver et ça n’était pas mon but non plus. (Par contre, respecter les interdictions pour montrer l’exemple à sa filleule d’amour aurait pu être une bonne idée.)
Je le laisse ouvrir l’appartement et entre timidement dans son antre. La décoration est sommaire, mais elle ressemble à Roméo.

« Mais… j’peux dormir dans le canapé. J’suis plus petite que toi. »

C’était un fait, non ? Et je m’en voulais un peu de lui piquer son lit, il fallait bien l’avouer. Je n’allais pas trop insister mais, c’était bête qu’il risque de se faire mal au dos alors que moi j’allais dormir aussi confortablement.

« Et je fais plus pipi au lit depuis un bail. »

Je lui souris, je savais qu’il plaisantait. Je fermais les yeux lorsqu’il approcha pour embrasser le sommet de ma tête et me mordit un peu la lèvre.
Il peut bien être un grognon invétérer, il est toujours comme ça avec moi. Et j’adore ça.

Je pose mon sac à main au pied du canapé et commence à observer le salon, espérant y trouver une quelconque information sur la nature de mon parrain.

« Tu avais des projets ce week-end avant que je ne vienne ternir ton tableau ? »

Autant savoir à quoi s’attendre, parce que j’avais des doutes quant au fait qu’il mette absolument tout entre parenthèse pour moi.

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Mer 19 Sep - 21:57
«  Mais… j’peux dormir dans le canapé. J’suis plus petite que toi. »
« Tellement petite que j'te vois presque pas. » Il fouille dans ses affaires. « J'ai un rythme chaotique. Si tu dors au salon, tu vas être gênée par mes passages d'une pièce à l'autre. »

Il met la main sur la partition qu'il voulait et la pose devant lui, sur la table basse. Par pur réflexe, il vérifie les accords de sa guitare. Il fait vibrer les cordes pour en inspecter la qualité du son puis hoche mécaniquement la tête avant de lire sa partition.

« Et je fais plus pipi au lit depuis un bail. »
« Tu m'en vois ravi. »

Il est déjà concentré sur les notes. Il mémorise les premiers accords puis regarde sa guitare avant d'en gratter les cordes. Le son qui s'y échappe est plutôt doux, presque apaisant ; rien à voir avec l'individu qui en est à l'origine.

« Tu avais des projets ce week-end avant que je ne vienne ternir ton tableau ? »

Roméo hausse un sourcil, levant le regard vers sa filleule sans pour autant arrêter de jouer. Il pourrait regarder un film tout en jouant. Son instrument, il en connaît chaque parcelle. L'italien sait quelle corde pincer pour obtenir le son souhaité.

« Pas mal ouais. Genre glander et m'envoyer en l'air. Planning récurrent. »

Il s'arrête de jouer, attrapant son crayon pour corriger une note avant de reprendre la mélodie qui tend vers un son plus sombre, plus brutal ; plus rock.

« Mais tu passeras toujours avant le reste. »

Il redresse la tête et, à mi chemin entre le sourire sincère et le sourire goguenard, Roméo la regarde. La musique s'arrête et il tend la main pour la poser sur la tête de la rousse.

« Arrête de te prendre la tête, d'accord ? »

Il la libère, attrapant son paquet de cigarettes pour en attraper une entre ses dents. Il en allume le bout et expire lentement la fumée avant de prendre sa partition dans la main. L'italien la relit attentivement avant de la déposer d'un côté, en prenant une autre pour comparer.

« Par contre, je dois terminer cette foutue partition. Et j'peux pas y échapper. Ça fait 2 mois que László me tanne avec ça. »

Il griffonne de nouveau sur le papier avant de coincer sa cigarette entre ses lèvres pour jouer les nouvelles notes ; une mélodie rock'n'roll mais harmonieuse. L'italien esquisse un sourire satisfait lorsqu'il termine, rassemblant sa partition sur le coin de la table.

Roméo se laisse tomber dans le canapé, pinçant sa clope entre ses doigts pour la retirer et lui permettre d'expulser la fumée inhalée. Soudain, l'envie lui prend ; le désir de quelque chose de plus fort. Il n'y a pas d'heure fixe à cette envie, mais, aujourd'hui, la présence d'Emmylou risque de poser problème. Bah, il aura qu'à sortir un énième mensonge. Il a l'habitude de draper la réalité pour la protéger.

L'italien quitte donc le canapé et va sortir un petit sachet duquel il attrape une boîte de médicaments. Il attrape un verre qu'il remplit d'eau et engloutit 4 comprimés ; le reste du verre finit dans l'évier et il se tourne vers le frigo pour prendre une bière. Le musicien tourne la tête vers Emmylou.

« T'en veux une ? J'sais même pas si tu bois tiens. » Il regarde le contenu de son frigo, perplexe. « J'ai du jus de tomate sinon. Ou du jus de fruits. C'est bien contre les gueules de bois, vaut mieux toujours en avoir. »

Il referme le frigo, ouvrant sa bière avant d'en porter le goulot à ses lèvres et en boire une gorgée, sa cigarette entre l'index et le majeur.

« Et toi, gambaretto ? T'avais pas des choses plus excitantes de prévues que de passer le week-end avec ton insupportable parrain ? »

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Dim 11 Nov - 3:11
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ft. Roméo Di Leone
Je m’installais sur un tabouret de bar, observant alors mon parrain dans son habitat naturel. La mélodie qui avait envahit la pièce était agréable, douce. Et puis il m’en dit plus sur son planning. Un rire quitta mes lèvres. J’étais désolée d’avoir entraver ses plans de séduction pour le week-end. Mais j’aurais préféré qu’il ait un vrai rencard plutôt que ça. Mais je n’allais pas vraiment lui dire, sinon il allait m’enfermer dans la salle de bain pour me punir.

Roméo était toujours surprenant, même avec moi. Je ne m’attendais pas à tant de démonstrations d’affection en si peu de temps, mais c’était agréable.

« Je ne me prends pas la tête ! Si tu as besoin que je me fasse toute petite ou de faire comme si j’étais pas là, fais ! J’ai de quoi m’occuper de toute manière. »

Je saute sur mes pieds alors qu’il se remet à composer et je fouille dans mon sac à la recherche de mes devoirs. Autant m’occuper de ça maintenant, comme ça je serais tranquille demain. Et comme mon cher et tendre parrain est lui aussi obligé de travailler, l’ambiance studieuse sera plus sympa à deux ! J’attrape donc mes affaires avant de m’installer en tailleur sur le canapé pour recopier mon devoir de géométrie. Je ne suis pas sûre que ça me serve à quelque chose un jour dans ma vie mais je n’ai pas trop le choix.

Au bout d’un moment, la musique s’arrête. Je tourne la tête vers Roméo qui a quitté le canapé. Je le suis du regard, curieuse. Et puis, je fronce les sourcils lorsqu’il avale ce qui ressemble de loin à des médicaments.

« Tu es malade ? »

Je sens un poids s’installer sur mon estomac. Je déteste la maladie. Je sais que c’est horrible mais, Aldric est tellement important pour moi et j’en veux tellement à la vie de lui avoir donner ces difficultés et ces années de batailles que je me méfie beaucoup des maladies. Même les plus petits rhumes peuvent se révélés intransigeants.

« Je ne bois pas non, je ne suis même pas majeure. Un jus de fruit ça ira très bien, merci… »

Je reporte mon regard sur mon cahier et secoue la tête.

« On devait juste aller au cinéma je crois, mais on n’avait rien de particulier de prévu non ! »

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Mer 28 Nov - 21:50
« Tu es malade ? »

Ah. Merde ? Bah, du moment qu'elle en parle pas à ses parents. Ils seraient capable de s'inquiéter et de venir lui casser les oreilles pour savoir s'il va bien. Et ils finiraient bien par voir et comprendre que c'est juste qu'il se drogue. Il aurait du mal à admettre qu'on lui interdise de voir Emmylou à cause de ça. Surtout qu'il gère parfaitement ses doses.

Enfin il essaie. Il le ferait, tout du moins, pendant ce week-end.
Après, advienne que pourra.

Il esquisse donc un sourire amusé à sa chère et tendre filleule tandis qu'il la rejoint, son verre de jus de fruit à la main qu'il dépose en face d'elle, sur la table basse.

« J'suis à l'article de la mort, ça s'voit pas ? »

Roméo, toujours le -mauvais- mot pour rire. Il ébouriffe les cheveux de la rousse avant de s'installer dans le canapé, sa bière dans une main, cigarette dans l'autre qu'il porte de temps à autre à ses lèvres. Il expulse la fumée avant de sourire.

« T'en fais pas, c'est juste du magnésium. J'fais une carence, rien de bien grave. Y  a rien de bien étonnant avec mon train de vie. »

Il aurait du faire politicien ; endormir les gens avec des discours sorti de sa manche, c'est presque une seconde nature pour cette grande andouille insouciante.

« On devait juste aller au cinéma je crois, mais on n’avait rien de particulier de prévu non ! »
« "On" ? Qui ça "on" ? »

Il la fixe avant de se redresser, coinçant sa cigarette entre ses doigts avant d'expirer la fumée et de se pencher vers elle. Il capte son regard et se rapproche encore pour scruter ses yeux avant de reculer, coinçant sa cigarette entre ses lèvres après avoir lâché un petit rire goguenard.

« Tu me le présenteras quand même ton p'tit copain. Que j'lui explique un peu comment ça marche. » Il tourne la tête vers elle. « Et j'parle pas de sexe pour une fois. Ça, vous vous démerdez, vous êtes grands. Et c'est pas mon job. »

Il se conforte à l'idée que, lui, il aura jamais la délicate tâche d'expliquer à ses marmots comment on fait les bébés. Tout simplement parce qu'il aura jamais de mômes. Pas comme s'il voulait se poser sérieusement avec une fille et envisager de se calmer. Non non, on parle de Roméo. Y a rien qui pourrait le faire changer.

Pas vrai ?

« J'espère qu'il est beau gosse. Ça m'ferait chier que ce soit un binoclard tout boutonneux avec des dents de travers, et qui postillonne. » Et, pour accentuer la description purement ridicule, il en mime chaque élément. « Tu mérites mieux que ça. »

Roméo est très attaché au physique, oui. N'oubliez pas que c'est une ordure suprême ; le fait qu'il soit superficiel n'a donc rien de surprenant. Quoique, on lui accordera quand même qu'il préfère les femmes avec des formes.

« Et pas besoin de faire part pour l'église, j'rentre pas dans les lieux saints. Tu comprends, j'pourrais prendre feu. J'suis un être démoniaque. »

Il aime se diaboliser ouvertement devant elle ; parce qu'il sait qu'elle va lui trouver des excuses. Et c'est mignon de la voir lui trouver des qualités.

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Roméo t'ignore en #7AD899
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