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If you remember peace, then I shall be there. ••• Keiko
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Dim 22 Avr - 11:10
Je ne fume que très rarement. Pour ne pas dire jamais, puisque ça m’arrive, mais je n’en fais pas une habitude. C’est juste ‘une fois de temps en temps’. Je suis relativement chanceux, je pense. Je n’ai ni cette dépendance du fait de l’occasionalité de ma consommation, ni le syndrome du fumeur débutant ridicule qui s’étouffe avec les premières lattes de sa cigarette. Ça va, je gère. Tant mieux.

Depuis qu’on avait regagné nos chambres, les choses avaient repris leurs cours normal. Plus ou moins, en tous les cas. Ouai, on va dire ça. Mais j’avais eu envie d’une pause. Avoir des coloc’ c’est sympa, mais c’est comme tout ; à petites doses seulement. Du coup j’avais pris sur moi le briquet retrouvé la dernière fois, près de la fontaine avec Keiko, et avait taxé une clope à une mignonne que j’ai croisé sur le chemin. L’avantage d’avoir la classe, j’imagine. Qui a dit que les traits asiatiques, ça ne plaisait plus aux occidentales ? La blague.

Je ris un peu de ma propre vanne tout en marchant. J’avais besoin de me dégourdir les jambes. Du coup j’ai un peu longé le grand bâtiment des Olympic, le gymnase. J’étais presque sûr d’avoir la paix, ici. Presque.

Parce qu’en fait, en prenant le virage pour continuer mon chemin, j’ai vu une jambe sortir d’un buisson. Une jambe un peu amochée, en plus. Tiens donc, un élève passionné de scarifications dans les hautes herbes ? J’avoue que c’est un peu malsain, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’aller jeter un œil.

J’étais prêt à me moquer lorsque j’ai réalisé ce qu’il en était. J’en ai lâché ma clope de surprise et je me suis précipitée vers le corps inerte.

« KEIKO ! »

Bordel mais… qu’est-ce qui lui était arrivé, au juste ?! Un rouleau compresseur lui était passé dessus ou quoi ? Merde, à qui elle avait encore cherché des emmerdes ? Sans trop réfléchir, j’enlève ma veste, couvre ma comparse avec et la soulève aussi doucement que possible. Elle a l’air inconscient. Merde. J’ai le cœur qui bat à cent à l’heure mais ce n’est pas vraiment le moment pour ça, putain.

Je l’emmène immédiatement à l’infirmerie, mais un détail attire mon attention sur le sol. Je prends le temps de le ramasser pour le fourrer dans ma poche, on aurait dit une décoration ou autre. Peut-être que c’était à Keiko, j’en sais rien. Mais maintenant ça urge. Je file jusqu’à l’endroit qui m’intéresse et… Personne. Oui, évidemment, merci le karma. Bon, peu importe. J’allonge Keiko sur l’un des lits et je regarde si je peux faire quelque chose. Hors de question que je la laisse seule.

En dépit de tout le reste – vu que je ne suis pas spécialiste du tout – je m’empare d’une espèce de petite serviette éponge et fais couler le robinet d’eau froide dessus. Une fois le tissu bien humide je le pose sur son front. Je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter. Réveilles-toi, aller.
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Dim 22 Avr - 18:44
La journée a commencé normalement.
Keiko s'est levée, s'est habillée pour aller déjeuner puis est revenue se brosser les dents avant d'attraper ses affaires pour filer au gymnase.

Si elle a vu l'ex petite amie d'un jour de Yugi la regarder de manière froide ?
Non.

Elle a rejoint ses camarades qu'elle a salué. Elle est allée voir Faith pour l'entretenir de leur prochaine session d'entraînement commune, puis elle est retournée avec les autres.

Si elle a vu la cinglée donner une enveloppe à un groupe de garçons ?
Non.

A l'heure de la pause déjeuner, Keiko est la dernière à sortir. Parce qu'elle aime que tout soit bien rangé, même si elle reviendra après manger. C'est une question de respect. Au Japon, c'est ainsi. Alors elle est comme ça, Keiko. Elle est d'un moule de règles spécifiques et plus strictes que celles des occidentaux. Aussi, lorsqu'elle sort, elle s'étonne de voir trois garçons qui attendent.

Et Keiko, de sa nature hostile et méfiante, elle les interpelle pour leur demander de foutre le camp. Poliment. Enfin, à sa manière disons. Mais ils ne bougent pas, affirmant qu'ils l'attendent elle. Si l'Olympic devine aisément qu'ils sont plus jeunes qu'elle, elle ne s'imagine pas une conversation guillerette avec eux. Ils ont ce sourire mauvais. Le genre de sourire des personnes qui vont faire un sale coup.

Et ça ne loupe pas.
Ils l'attrapent par les cheveux, elle se débarrasse d'eux à coups de pieds. Elle s'en serait bien sortie, en fin de compte, si l'un d'eux n'avait pas attrapé son poignet. Dans sa tête, c'est le déclic. Blessure au poignet signifie arrêt du volley pour une durée indéterminée. Alors elle a lâché la bride, mais ils en ont profité. Et elle a pris des coups. Elle a protégé ses mains, se moquant du reste. Alors c'est le reste qui a pris. Des coups de pieds dans les jambes, dans le ventre. Des baffes aussi. Elle finit au sol et ils s'en vont rapidement, la laissant là, épuisée plus qu'autre chose.

Et pourtant, elle est complètement sonnée.
Alors elle se relève, titube et se vautre sans grâce dans le buisson. Elle grogne, tel un McClusky qui se fait interpeller par la p'tite Rosie dans les couloirs.
Et c'est le trou noir.

Lorsqu'elle ouvre les yeux, en sursaut, elle aperçoit un plafond. Ah. Elle n'est plus dehors déjà. Keiko lâche un grognement avant de se redresser. Un truc lui glisse de la tête pour atterrir sur ses cuisses. Un chiffon trempé. Perplexe, elle relève enfin la tête pour apercevoir, non sans surprise, Yugi. La mine inquiète.

Elle a mal à la tête et elle regarde autour d'elle une nouvelle fois, se massant la tempe. L'infirmerie. Ah. Ça lui revient. Elle soupire avant de regarder son compatriote. Décidément, ils se voient beaucoup en ce moment...

« J'espère pour toi que tu m'as pas encore fait de suçon. Espèce de dépravé. »

Elle attrape le chiffon et lui balance. Mais sans force. Parce qu'elle n'en a clairement pas. Alors le chiffon termine sa course sur ses cuisses. Bah. Si ça humidifie son pantalon et qu'on croit qu'il s'est pissé dessus, ça peut toujours être amusant.

« Qu'est-ce que tu fais là ? »

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Lun 23 Avr - 9:01
Je ne vais pas faire le fier inutilement, je ne suis franchement pas bien, là. Et je déteste ça. J’ai la sensation de ne plus rien maîtriser. C’est très désagréable. Pourtant je sais que j’ai fait ce qu’il fallait faire concernant Keiko, je l’ai amené ici et maintenant j’attends qu’une personne compétente vienne le soigner, s’occuper d’elle, n’importe quoi…

Putain ce que ça peut être stressant ce genre d’endroit. J’apprécie ça que très moyennement. Je voudrais qu’elle se réveille. Et surtout qu’elle me dise qui lui a fait ça. Non, en vérité, je veux surtout savoir si elle va bien, avant toute chose. J’ai la sensation d’avoir les jambes exsangue tellement je suis stressé. En attendant que Keiko émerge – parce qu’elle va émerger, elle n’a pas le choix – je fouille un peu dans ma poche. Le truc que j’ai ramassé tout à l’heure, c’est un nœud pour les cheveux. Un truc que mettent les filles un peu bourgeoises sur les bords dans leurs cheveux, histoire de faire plus ‘mignonne’. Ridicule, ouai.

Mais je connais ce nœud pour l’avoir déjà vu auparavant. Il appartient à la gonzesse que j’ai foutu dans la fontaine la semaine dernière, j’en suis persuadé. Je serre mon poing sur l’objet et alors que Keiko bouge enfin – combien de temps a passé depuis le début de mon observation ? – je remets le tout dans le fond de ma poche. Le châtiment arrivera plus tard, pas de problème avec ça. Vengeance est un plat qui se mange glacé. Surtout dans mon cas. Elle veut jouer, l’autre ? On va jouer. Mais elle va perdre. Parce qu’au jeu du plus con, c’est moi qui gagne. Et ça, Keiko, elle ne peut que le confirmer.

Je l’observe un instant avant de prendre la parole. Elle me râle dessus donc elle a l’air d’aller bien. Mieux que je ne le pensais, même. C’est rassurant. Avant que je ne le réalise, j’ai un tissu mouillé sur la cuisse.

« Ah ! »

Je le prends et le jette quelque part dans l’infirmerie. Tant pis pour le pauvre soldat tissu tombé au combat, ahah. Bon, plus sérieusement, je souris aux paroles de ma compatriote.

« Je n’ai rien fais cette fois, rassure toi. Même si bon, tu me lances quand même une belle invitation en me mouillant de la sorte… »

Dévier la conversation est en soit quelque chose que je sais faire. Mais j’ai besoin de savoir, aussi. Alors, je laisse une de mes mains attraper son menton, glisser sous l’arête de son visage.

« Qui t’a fait ça ? »

Que je les retrouve. Et que je les broie.


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Lun 23 Avr - 16:54
Il sourit, elle détourne la tête. Au moins ça de gagné.

« Je n’ai rien fais cette fois, rassure toi. Même si bon, tu me lances quand même une belle invitation en me mouillant de la sorte… »

Elle lève les yeux au ciel, s'apprête à répliquer, mais la main de Yugi attrape son visage, forçant le contact visuel. Ah, finalement, elle n'a pas réussi.

« Qui t’a fait ça ? »

Elle n'aime pas son regard. Elle y lit une colère sourde et froide. Pire que l'habituelle. Ses doigts se posent sur son poignet et le font lâcher prise. Elle détourne la tête, se mordillant la lèvre furtivement. En parler est admettre que ça s'est passé, et elle se déteste tellement d'avoir été traitée de la sorte. Elle qui est si forte, si agressive, si farouche. La voilà qui se fait tabasser, comme ça. Gratuitement. Elle a été faible. Et elle accuse très mal le coup.

« J'en sais rien. »

De toute façon, le mal est fait. L'humiliation, la honte, qu'elle ressent à présent, elle est bien réelle. Elle ramène ses jambes contre elle, soupirant. Elle regarde ses mains sous toutes les coutures et esquisse un maigre sourire. Elle aura au moins réussi à sauver ça. Mais à quel prix ? Elle entoure ses jambes de ses bras et finit par regarder Yugi.

« Ça fait longtemps que j'étais dans le noir ? J'me rappelle pas qu'on m'ait amené ici. » Une pause. « C'était toi ? Ou la nouvelle a déjà fait le tour de Blenheim ? »

Keiko sait qu'elle n'est pas spécialement populaire ; elle n'a jamais cherché à l'être. Elle n'a pas non plus une réputation qu'elle souhaite entretenir. On la connaît plus ou moins pour son agressivité et son franc parler. A vrai dire, on ne peut même pas vraiment parler de réputation. Elle est naturelle, tout simplement. Mais cet incident va forcément attirer l'attention sur elle. Et ça l'énerve.

Elle soupire, posant son front contre son ses genoux, ses cheveux tombant en cascade, lui constituant un rideau, une cachette.

« Me regarde pas. »

Elle a envie de hurler, de pleurer. Mais elle est trop fière, Keiko. Seule, elle aurait pu s'accorder cette délivrance. Ou en face de Guillem. Mais pas Yugi. Elle ne peut tout simplement pas.

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Lun 23 Avr - 17:43
J’suis pas complétement idiot non plus. Je sais bien que je dois être un des derniers individus que Keiko voudrait avoir avec elle, là, maintenant. Si jamais pu faire autrement je l’aurais fait. Seulement voilà. J’ai pas pu. C’est tout. Du coup elle va devoir faire avec pour le moment. Dans le pire des cas, dès que l’infirmier sera de retour, je la laisserais seule avec. Ma présence ne lui a jamais été essentielle, encore plus depuis qu’elle est ici. Oh, je ne suis plus bloqué sur son départ ; maintenant qu’on s’est plus ou moins expliqué, je sais juste qu’elle est passée à autre chose. Et moi aussi. Enfin, j’aurais voulu. Mais c’est encore un peu frais, tout ça.

Bref. Je dis rien mais je me remets debout pour essayer de chercher un truc dans cette pièce qui put le désinfectant. Je ris un peu. Mais c’est plus nerveux je crois, dans le fond. De toutes les choses qu’elle aurait pu me demander, il a fallu que ce soit ça. Moi qui la pensait détaché de ce genre de choses, des rumeurs et tous le bordel. Au final on peut tous se tromper. Encore une fois.

« C’est moi qui t’ai amené ici. Pas de panique, la réputation de son altesse royale du volley est encore intacte, de ce que j’en sais. »

C’est vrai que je n’avais croisé personne jusque-là. Enfin, personne de notable, ce qui revenait au même.
Les mots qu’elle me dit ensuite me déplaise. Que je ne la regarde pas ? Putain. Elle me soule. Un peu. En même temps je m’attendais à quoi ? Je ne suis ni son grand ami le Prince d’Espagne ni son pote de Volleyball. Qu’est-ce qu’elle aurait pu me dire, à moi, le gars qui n’a fait que l’emmerder non-stop pendant deux ans, après tout ? Je m’était fait trop de plans sur la comète, je crois.

« Si tu veux. J’ai déjà tout vu mais bon, je vais pas insister. »

J’ai trouvé ce que je cherchais et je me rassois sur le tabouret que je tourne un peu sur le côté. J’ai ce qu’il faut sur mes genoux pour commencer à bander les plaies superficielles. Pourquoi je fais ça ? Aucune idée. S’il faut je me cherche juste une excuse pour rester là. Ahaha et s’il faut elle va juste me headshot avec sa douceur naturelle et je n’aurais plus qu’à me barrer.

« Je vais pas te regarder mais au moins passe-moi un de tes bras ou une de tes jambes, que je commence le boulot du mec absent. »

Je suis un peu sec dans mes propos je crois. Mais c’est pas volontaire. J’espère qu’elle le comprendra.

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Lun 23 Avr - 21:02
Elle n'aime pas le ton qu'il emploie, les mots qu'il lui offre. Elle serre les dents. En temps normal, elle aurait réagi au quart de tour. Elle lui aurait balancé des piques de son cru. Mais là, non. C'est ça l'image qu'il a d'elle, alors ? Ah, super. Elle enrage, elle tremble, elle suffoque.

« Si tu veux. J’ai déjà tout vu mais bon, je vais pas insister. »

Elle se crispe.
Arrête.

« Je vais pas te regarder mais au moins passe-moi un de tes bras ou une de tes jambes, que je commence le boulot du mec absent. »

Keiko soupire, un sanglot bloqué dans sa gorge. Qui ne sort pas. Par contre, elle ne parvient pas à retenir la larme qui roule sur sa joue. Idiot. Elle n'a même pas l'énergie, ou le courage, de le remballer. Elle se laisse basculer en arrière sans pour autant céder à sa requête.

« J'ai pas besoin de ta pitié. Encore moins après t'être foutu de ma gueule. »

Elle finit par lâcher un grognement lorsque la porte s'ouvre. Elle ne voit pas de qui il s'agit, sûrement l'infirmier. Le rideau entre son lit et les autres est tiré, lui bloquant la vue. Elle s'apprête à demander à Yugi de partir. Mais les voix qu'elle entend la coupent dans son élan.

« Je t'assure ! Elle est allée payer des boursiers pour qu'ils lui infligent une punition. »
« Aha, on rigole pas avec elle. Enfin, ça lui apprendra à cette asiat à voler les mecs des autres. »
« Tu m'étonnes. A l'heure qu'il est, elle doit être en train de la supplier à genoux pour avoir son pardon ! »

Les filles ont un rire et elles semblent s'affairer à trouver un pansement. Keiko n'est pas tant blessée par ce qu'elle entend, mais sa main a attrapé le poignet de Yugi. Comme par peur qu'il se lève et s'en prenne à ces filles. Tout comme la dernière fois, sans prévenir.  Alors elle le retient, la main tremblante. Le sujet de conversation diverge et elles partent après un moment. Et Keiko retient toujours Yugi.

Sa main se resserre sur sa peau alors que son regard brille. Elle inspire profondément et finit par le lâcher. Ainsi donc, ce serait l'oeuvre de l'autre ? Aha, décidément. Tout ça est bien puéril ou dément, elle ne sait pas.

« Elle doit beaucoup t'aimer, cette fille, pour aller aussi loin par jalousie. » Elle regarde l'état de son corps, les divers petits hématomes et égratignures. « C'était mérité alors je suppose. » Elle relève la tête vers lui. « T'attires décidément que les personnes à problèmes, hein ? »

Elle la première, assurément. Keiko tend la main pour attraper ce que Yugi avait rassemblé pour la soigner, déposant le nécessaire entre ses jambes. Keiko elle ne veut pas paraître faible. Surtout pas  à ses yeux à lui. Peut-être le pense-t-il. Et ce serait la pire des défaites pour elle. Lui montrer qu'elle n'est rien de plus qu'une fille comme les autres ; c'est à dire une fille avec ses limites.

« J'ai pas besoin d'être protégée, Yugi. »

J'ai peur.

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Mar 24 Avr - 9:03
Elle m’agace putain. Elle croit que je n’ai pas compris son petit jeu, c’est ça ? Que faire la fière est la seule chose qu’elle est en mesure de faire maintenant ? Je lève les yeux au plafond parce que merde, c’est pas le moment. Pourtant je suis un putain d’orgueilleux aussi. Je crois. Mais ça m’empêche pas de voir les choses comme elles sont réellement. Et je sais trier ce qui doit l’être. Enfin, la plupart du temps. Ça m’aide à ne pas être touché de trop. Même s’il y a toujours des sujets qui fâche. Genre ma mère. Ou Keiko. Rah putain ça m’énerve encore plus.

J’allais pour lui répondre un truc cinglant lorsque des voix se firent entendre dans l’infirmerie. Des voix qui n’étaient pas les nôtres par extension – ou alors j’ai perdu pas mal de virilité d’un coup et ça c’est impossible à imaginer. Deux nanas qui parlent et qui niaisent à propos de plusieurs sujets. Je n’allais pas spécialement y prêter d’attention, en fait. Au départ. Car sitôt que ça a parlé ‘asiat’, j’ai senti mon sang ne faire qu’un tour. Ah, ok. Donc j’en ai la confirmation maintenant. C’est l’autre pute qui est à l’origine de tout ça. Elle va payer. Tôt ou tard. C’est une promesse. Et je ne prends jamais mes promesses à la légère. C’est pas un jeu dont il est question.

J’avoue, l’idée d’aller effrayer ces deux connes m’a traversé l’esprit. Ca ne leur ferait pas de mal après tout, pas vrai ? Mais avant même que je ne puisse concrétiser mon geste, je sens la main tremblante de Keiko autour de mon poignet. Je mets un petit moment avant de comprendre, mais au final, c’est super limpide. Ah, je dois lui faire peur, sans doute. Comme avec l’autre conne qui a atterri dans la fontaine, sans doute. Je me crispe. Alors c’est ça ? Je lui fais peur, c’est tout ?

Je ne sais pas trop comment j’ai fait pour me contenir jusqu’à ce que les deux intruses s’en aillent finalement. Mais, lorsque Keiko me lâche je finis par exploser. Un peu. Ses paroles m’énervent, PUTAIN !

« Mais ta gueule à la fin ! »

Je me redresse d’un coup, faisant basculer le tabouret sur le côté. J’essaie de contenir la fureur qui m’envahit mais c’est loin d’être simple. Je tourne un peu en rond devant le lit, peut-être que ça me calmera ? Bref. En attendant, j’en ai pas fini avec elle.

« T’as pas besoin d’être protégée ? Mon cul ouai ! Ou alors dis-moi clairement ce dont tu as besoin, Keiko ! C’est probablement ma faute ouai si cette salope s’en est pris à toi sans voir le fond du problème. Mais du coup ça veut dire quoi, exactement ? Fallait me le dire la dernière fois si tu voulais que je me barre de ta vie définitivement, ainsi t’aurais pas eu de problème ! »

J’ai pas envie d’en arriver là. Mais si ça doit être la solution pour la protéger de moi alors, j’imagine que je n’ai pas le choix.

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Dim 29 Avr - 22:20
« Mais ta gueule à la fin ! »

Elle n'a pas eu peur, mais elle a sursauté ; surprise par cet éclat de voix, Keiko le regarde en clignant des yeux. Et ça monte en pression. Le tabouret au sol, il ne prend pas la peine de le ramasser avant de faire les cent pas. Il tourne en rond, comme un animal en cage.

Keiko lève les yeux au ciel et s'attend déjà à une tirade. Il va comprendre quand, qu'à cet instant précis, elle a besoin de tout sauf de ses leçons de morale ?

« T’as pas besoin d’être protégée ? Mon cul ouai ! Ou alors dis-moi clairement ce dont tu as besoin, Keiko ! C’est probablement ma faute ouai si cette salope s’en est pris à toi sans voir le fond du problème. Mais du coup ça veut dire quoi, exactement ? Fallait me le dire la dernière fois si tu voulais que je me barre de ta vie définitivement, ainsi t’aurais pas eu de problème ! »

Et elle explose.

« Mais quelle tête de con, bordel de merde ! »

Elle fulmine, habitée par une énergie alimentée par la colère, la honte. La japonaise bondit presque du lit, cherchant ses chaussures qu'elle enfile grossièrement sans en nouer les lacets.

« Tu veux savoir ce que je veux ? Je veux disparaître, là, tout de suite ! Parce que j'me suis fait tabasser, parce que c'est toi qui m'a trouvé, parce que c'était pas un hasard que ça m'arrive. Parce que j'en crève de honte, kuso ! »

Elle est agitée, elle tremble mais ses mouvements désordonnés pour rassembler ses affaires le cachent très bien.

« C'est pas plus ta faute que de la mienne, j't'ai accusé de rien. » Elle fait glisser ses cheveux derrière ses oreilles. « Et arrête de tout ramener à toi, abruti ! J't'ai jamais dit que j'voulais que tu partes ! Là, maintenant, j'ai besoin que tu sois là, pas que tu te barres ! Mais si ça te tente tellement de te barrer de ma vie, comme tu le répètes tout le temps, FAIS LE ! »

Elle porte sa main à son front, soupire bruyamment et finit par attraper sa veste. Elle aurait juste voulu qu'il soit là pour la soutenir, pour une fois. Qu'ils laissent leur colère de côté, exceptionnellement. Mais c'était trop demandé.

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Mar 1 Mai - 11:14
J’ai l’impression qu’elle se fout de ma gueule et je n’aime pas trop ça. C’est pas trop mon délire que d’agir de la sorte. Entre ça et sa putain de fierté. Ça me tue. Je savais qu’elle l’était de base, fière, Keiko. On l’est tous un peu, c’est pas un reproche, loin de là. Mais je me demande si je côté japonais ne joue pas aussi là-dessus. Si tel est le cas ça m’agacerait sévère. PARCE QUE PUTAIN. Je suis le premier à reconnaître la connerie de fierté nationale comme un genre de cancer invisible mais bien présent tout de même. Y’en a trop qui veulent impérativement correspondre aux standards et ne jamais échouer ; sans voir que l’échec peut nous construire davantage que la réussite, parfois. J’pensais pas Keiko comme ça.

Comme quoi les choses changent en plus de cinq ans.

Mais je la vois vouloir se barrer, chose absolument pas intelligente. Faut que je la retienne. Absolument. Comment faire ? J’en ai aucune idée. En plus j’suis énervé donc ça m’aide pas à y voir plus claire dans tout ce bordel. Bon, déjà, me rapprocher.

« Teme… Bouges pas ! »

Le truc c’est que j’avais oublié ce connard de tabouret que j’avais fait tomber pourtant, quelques minutes auparavant. Il était dans mon chemin, enfin, sur mon passage, et j’ai rien vu. J’y faisais plus attention. Du coup, en m’avançant, j’me suis pris les pieds dedans et j’ai perdu l’équilibre. Ce ne fut pas suffisamment pour me casser la gueule par terre mais du coup, avec mes bras, je me suis retenu aux bords du lit. Emprisonnant sans le vouloir Keiko entre lesdits rebords et mon torse. Bon, on est pas collés non plus mais il n’y a clairement plus autant de distance qu’avant ça c’est certain.

J’ose plus bouger, je peux sentir son odeur. C’est agréable. C’est apaisant. Je sens une de mes mains qui ne m’obéit plus vraiment pour remonter dans le dos de Keiko. Je m’en fiche, je n’ai pas envie de l’arrêter. Je veux juste m’assurer qu’elle va bien. Je m’effacerais si c’est le cas.

« J’veux être là pour toi… Mais j’sais pas comment faire Keiko… Tu t’rends pas compte à quel point t’es devenu une prison de verre. Je sais jamais quoi dire ou quoi faire pour te convenir. J’ai besoin de ton aide. »

Je m’embrouille dans mes propos mais j’espère qu’elle arrivera à déchiffrer tout ça. Après tout, c’est Keiko. J’pense qu’après ma mère, c’est elle qui me connaît le mieux.

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Dim 6 Mai - 14:58
« Teme… Bouge pas ! »

Keiko est prête à l'envoyer chier, une fois de plus. Parce qu'elle a atteint ses limites, elle. Avec ce qu'il s'est passé aujourd'hui, il ne fallait pas en attendre plus venant d'elle.
Sauf que ce grand couillon se prend les pieds dans le tabourets qu'aucun des deux n'a eu l'intelligence de ramasser. Et il tombe. Sur elle.

Elle a fermé les yeux, par pur réflexe. Le choc de son dos se cognant contre le rebord du lit lui arrache un petit grognement. Et lorsqu'elle ouvre les yeux, prête à l'insulter de tous les noms, elle n'a que son torse dans son champ de vision. Et Keiko ne sait pas quoi dire.

Elle cligne des yeux à mesure que le parfum de Yugi lui chatouille les narines. Elle n'est pas amatrice de parfum, mais cette odeur là, elle l'aime bien. C'est à la fois rassurant et enivrant. Ce n'est que lorsqu'elle sent la main de Yugi dans son dos qu'elle revient sur terre. Son coeur loupe un battement, ou deux, elle ne sait pas. Keiko sait juste que, à cet instant précis, il bat tellement fort et tellement vite qu'elle le soupçonne de vouloir s'extirper de sa cage thoracique pour s'écraser contre le torse du Lord.

Et elle sent la chaleur monter jusqu'à ses joues, et un frisson lui dévorer la peau, là où la main de Yugi a glissé.
Mais pourquoi ?

« J’veux être là pour toi… Mais j’sais pas comment faire Keiko… Tu t’rends pas compte à quel point t’es devenu une prison de verre. Je sais jamais quoi dire ou quoi faire pour te convenir. J’ai besoin de ton aide. »

Elle n'ose pas bouger, le souffle de Yugi lui chatouillant la peau, Keiko est complètement démunie. Elle aimerait fuir, mais elle aimerait rester. Elle ne sait pas, Keiko. Son regard azur se perd dans les plis de la chemise de Yugi à mesure que le silence s'installe. Un soupir franchit ses lèvres et elle s'avance légèrement, posant son front contre son épaule. Pour cacher son visage avec ses cheveux tombant en cascade. Parce qu'elle ne veut pas le regarder, elle a peur de ce qu'elle pourrait lire dans ses yeux.

« Et toi, tu te rends pas compte à quel point t'es devenu hors d'atteinte. »

Un nouveau soupir s'échappe d'entre ses lèvres et sa main vient attraper sa veste entre ses doigts, l'autre se posant sur son torse, au niveau de son coeur. Et elle ne bouge plus, elle ne veut décidément pas affronter son regard. Pas maintenant alors qu'elle se sent si vulnérable.

« Je t'ai fait du mal, tu l'as dit. Tu me hais, et pourtant t'es là, à me dire ça. Alors pourquoi tu voudrais me convenir ? »

Sa main se resserre au niveau de sa chemise ; la question au bord des lèvres, elle attend cependant. Par peur de connaître la réponse. Par peur qu'elle fasse écho à la sienne. Elle inspire, décidant de garder cette question qui la taraude pour elle. Pour le moment.

« Prends moi dans tes bras. »

Parce qu'elle a besoin de le sentir contre elle autant qu'elle a besoin de s'éloigner de lui. Un paradoxe grandissant, ridicule même. Mais il faut que ce soit lui. A tout prix.

« S'il te plaît. »

Et elle se retient de pleurer. Parce qu'il n'y a certainement que dans ses bras qu'elle peut se laisser aller. Même si elle ne veut pas de sa pitié, même si elle ne veut pas lui montrer ses faiblesses. Parce qu'elle a honte. Parce qu'elle veut rester cette femme forte à ses yeux. Parce qu'elle ne veut pas être comme les autres pour lui.

Et elle comprend.
Alors une larme roule sur sa joue alors que son front est toujours contre son épaule.

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Ven 11 Mai - 19:07
Hors d’atteinte. Inaccessible. C’est vrai. Oui, je le suis devenue, je ne peux pas le nier, ce serait mentir outrageusement. Et je ne me sens pas l’âme pour ce genre de jeu aujourd’hui. Surtout pas avec Keiko. Non. Pas avec elle. J’pourrais mentir avec n’importe qui d’autre, prétendre tout un tas de choses. Mais pas devant ma camarade nippone. En plus de ne rien m’apporter, si ce n’est un égo vicié et malvenu, ce serait un peu comme céder à la facilité. Et je n’ai clairement pas envie de ça. Elle mérite mieux, en particulier venant de ma part.

J’ai un frisson qui me parcourt lorsque je sens son souffle sur ma peau. Et pourtant tout le stress est retombé à zéro. Je ne suis plus ni soucieux, ni énervé. Keiko, de par sa simple présence à mes côtés, m’a purgé de toutes ces mauvaises pensées. J’apprécie. Mes nerfs sont presque totalement relâchés maintenant. Ça fait un bien fou.

Et puis il y a sa demande, sa requête. Son appel à l’aide. Enfin, c’est ainsi que je le perçois, en tout cas. Peut-être que je me plante totalement, mais en cet instant, j’ai l’impression que… Non. Je le sais. Elle a besoin de soutien. De mon soutien. Surtout après ce qui est arrivé. N’importe qui en aurait besoin. Même moi. J’ai beau caché la plupart de mes vrais ressentis sous une couche d’orgueil, ça fait de moi un humain malgré tout. Et tout humain à ses limites. Keiko venant d’atteindre les siennes, je me dois de la soutenir. C’est mon devoir. Mais aussi mon choix.
Alors, avec  autant de douceur dont je peux être capable, je referme les bras sur elle et la garde contre moi.

« Tu as froid ? »

Ce serait peut-être une bonne idée de prendre une couverture pour la mettre par-dessus ses épaules, non ? J’attends pour le moment.

« Je resterai là autant que tu veux et je me plierai à ce que tu veux faire. »

Même si elle veut quitter l’infirmerie, je ne la retiendrais pas. Je pense qu’elle sait parfaitement que ce serait une grosse connerie, mais bon, je ne suis pas sa mère. Juste son ami.
Seulement ? J’ai un peu la tête qui tourne, je n’ai pas envie de penser à ça. Alors je resserre un peu ma prise sur ma comparse japonaise, comme guidé par un instinct que je n’ai pas envie de contrarier. Tout va bien. Ça va aller maintenant. Je vais prendre les choses en mains.

Minute… Keiko a-t-elle toujours semblé si frêle qu’à l’instant ?
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Mer 23 Mai - 13:40
Ses bras se referment sur elle, et blottie là, dans ses bras, elle se sent presque revivre. Elle sort la tête de l'eau, se sent respirer de nouveau. Parce qu'il est là, parce qu'il ne part pas. Alors qu'il pourrait. Peut-être même qu'il aurait dû la laisser couler cette fois. Comme la première fois. Mais il revient toujours. Et elle ne comprend pas. Pourquoi est-ce qu'il revient toujours. Alors qu'elle a conscience de n'être qu'une boule de colère, de violence.

« Tu as froid ? »

Keiko secoue ostensiblement la tête ; elle n'a pas froid mais elle frissonne. La chaleur corporelle de Yugi se transmet à elle. C'est une drôle de sensation, mais pas déplaisante. Comme quand on reste au soleil et qu'on sent sa chaleur irradier et s'infiltrer par les pores de sa peau. C'est cette même sensation qu'elle ressent là. Sauf que Yugi n'est pas un soleil. Yugi c'est plutôt la lune, le froid, la neige. Et pourtant, là, maintenant, elle ne sent que sa chaleur.

« Je resterai là autant que tu veux et je me plierai à ce que tu veux faire. »

Ses yeux s'entrouvrent doucement à ses mots. Son coeur se serre étrangement alors qu'elle pourrait, non devrait, se réjouir. Quelle femme ne rêverait pas d'un homme -ou d'une autre femme peu importe- lui dise ces mots ? Alors aussi reposant soit cet instant, aussi réconfortant soit-il, Keiko le repousse un peu. Juste pour être en mesure de plonger ses iris dans les siennes. Pour voir sa réponse à travers ses yeux.

« Je ne veux pas que tu fasses ça. Je ne veux pas que tu attendes de moi des ordres que je ne te donnerai jamais, Yugi. Tu n'as pas à répondre au moindre de mes désirs... »

Parce que, au fond d'elle, elle sait qu'elle le retient. Elle ignore comment, mais il y a ce lien qui fait qu'il ne part jamais vraiment. Que la guerre qu'ils se livrent n'est pas sincère. Et, là encore, il lui prouve qu'il est là. Et elle, est-ce qu'elle serait là pour lui ? Est-ce qu'elle aurait été là si les rôles avaient été inversés ? Elle ne sait pas. Et c'est justement ce qui l'effraie.

Et elle soupire, laissant sa tête retrouver l'épaule du Lord. Parce qu'elle a peur de ce qu'elle veut réellement. Mais elle sait aussi qu'elle n'a pas le droit de le vouloir. Donc pas le droit de l'avoir. Elle ferme les yeux.

« J'ai peur de la personne que tu pourrais devenir à cause de moi. » Elle marque une pause et passe ses mains dans son dos pour l'empêcher de reculer, pour l'empêcher de pouvoir la voir. « Je n'ai déjà que trop influencé le garçon que tu étais quand on était au Japon... »

Et jamais elle n'aurait voulu qu'il perde ce sourire qu'il avait. Quand bien même elle est cette vipère violente et pleine de poison. Elle aimerait tant de choses, Keiko.

A commencer par lui, sans nul doute.
Silencieusement.
Très secrètement.
Inconsciemment.

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Jeu 24 Mai - 18:03
Elle s’ouvre à moi, de plus en plus. Je dirais bien que c’est perturbant, car ça l’est, sans aucun doute. Mais j’apprécie cette évolution, plus que je ne suis supposé le faire, en fait. J’en ai conscience. Je ne bouge pas, pas tant qu’elle ne se défait pas de mon emprise. Je ne veux pas qu’elle se sente bloquée dans ses choix, ses possibilités. Je ne veux plus être un poids pour elle, jamais plus. Elle compte beaucoup trop pour moi pour que je m’abaisse à lui faire du mal, davantage que ce que je lui ai déjà fait, ceci dit. Même si, au fond, on a beau jouer les durs tous les deux, on sait très bien que cette apparente rivalité vénéneuse était creuse et sans fondement. Il n’y a qu’à voir où on en est maintenant.

Nos regards se croisent, se cherchent, fondent en un commun miasme de non-dits clairement déchiffrables. Des ordres ? Mais… Et si, moi, je ne le ressens pas comme ça ? Elle ne m’a jamais donné l’impression –sincère – de m’ordonner, de me commander. Je ne l’ai fait que parce que j’en ai envie. Je ne suis pas du genre à me faire sommer de faire quelque chose s je ne le désire pas – mon oncle étant une exception puisque je lui obéis uniquement pour atteindre des objectifs plus élevés.

Elle a l’air mal, Keiko. Vis-à-vis de moi, en plus. Encore plus bizarre que tout le reste réuni, j’crois bien. Mais je n’ai pas envie qu’elle se torture inutilement, avec tout ça. Il faut que je mette les choses à plat.

« Alors, dis-moi. Dis-moi de quoi tu as peur, confies-moi tout. Tous les scénarios que je pourrais suivre, même les plus idiots, les plus impensables. Je veux tout savoir, Keiko. Parce que si je ne sais pas à quoi tu penses, alors je ne pourrais pas te rassurer par la suite. J’ai besoin de ton aide, ma grande. »

Et mes mains remontent sur ses épaules, y faisant légèrement pression. Je veux lui montrer qu’elle peut se lâcher, avoir confiance. Elle ne veut pas me donner d’ordre, très bien. Mais elle ne peut pas non plus m’empêcher de rester là si ça me chante, n’est-ce pas ?
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Jeu 7 Juin - 15:39
« Alors, dis-moi. Dis-moi de quoi tu as peur, confies-moi tout. Tous les scénarios que je pourrais suivre, même les plus idiots, les plus impensables. Je veux tout savoir, Keiko. Parce que si je ne sais pas à quoi tu penses, alors je ne pourrais pas te rassurer par la suite. J’ai besoin de ton aide, ma grande. »

Elle ouvre la bouche pour répondre, mais aucun son ne sort. Et les mains de Yugi sur ses épaules la dissuadent de parler. Malgré le sentiment de sécurité qu'il dégage et dans lequel elle pourrait se noyer autant que dans sa voix, dans ses yeux, Keiko garde le silence, reste immobile face à cette douce tentation.

Parce qu'elle connaît Yugi par coeur. Ou, non. Elle réalise qu'elle ne le connaît pas aussi bien qu'elle le croit. Et ça l'effraie. Qu'est-ce qu'elle fait s'il est sérieux ? Qu'est-ce qu'elle fait s'il est simplement en train de jouer avec elle comme il l'a sans doute fait avec tant d'autres ? Elle ne sait pas. Elle ne peut pas demander. Elle aimerait garder le peu de fierté qui lui reste.

Et pourtant, elle sait que Yugi ne partira pas. Ça, elle le sait. Il sera toujours là. Dans l'ombre. Elle en a le sentiment. Même si elle le congédie, Keiko sait pertinemment qu'il la surveillera à distance. Alors elle finit par soupirer, ses épaules s'affaissant un peu tout en gardant sa tête contre son épaule à lui. Elle baisse les armes, Keiko. Sans pour autant les lâcher. Par peur d'avoir à se défendre à nouveau.

« A quoi je pense hein… ? » Un léger silence. « A quoi d'autre est-ce que je pourrais bien penser, à part toi ? »

Elle l'a dit.
Sans le regarder dans les yeux, certes. Mais c'est déjà un énorme pas en avant pour elle. Même si sa tournure de phrase peut être interprétée de bien des façons. Il faut qu'elle fasse encore des efforts, Keiko.

« T'es chiant, t'es con, t'es un emmerdeur, provocateur, insupportable gamin. Et poutant... » Keiko ne serait pas Keiko sans son bouquet de mots doux. « Pourtant, j'arrive pas à t'oublier. J'aimerais pouvoir t'oublier. T'effacer de ma vie comme on efface une ardoise trop remplie. Mais j'y arrive pas. » Sa main attrape la manche de sa chemise, par instinct. « Ou peut-être que je ne veu- »

C'est à cet instant que l'assistante de l'infirmier arrive, tirant le rideau pour les trouver. Elle les observe avec étonnement alors que Keiko, elle, s'est vivement redressée, par surprise aussi.

« Qu'est-ce que vous faites là, vous deux ? »
« Euh. Rien rien. Il m'a accompagné ici. »
« Que s'est-il passé ? Tu es blessée partout ! »
« C'est… enfin… un peu long à expliquer ? »

Elle soupire et l'aide alors à retourner sur le lit ; elle l'examine rapidement avant de regarder Yugi.

« Merci jeune homme. Tu peux retourner à tes occupations, je vais m'occuper d'elle en attendant. »

Elle contourne le lit pour aller chercher ce qu'il lui faut. Keiko, elle, préfère adresser un regard à Yugi. Elle n'aurait pas terminé sa phrase ; et c'est peut-être mieux comme ça. Elle sait pas trop. L'Olympic finit par adresser un geste de la tête à Yugi pour l'inviter à se retirer.

« Ça va aller. » Une pause, elle détourne les yeux. « Merci Yugi. »

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Ven 15 Juin - 12:43
Elle est là, elle est devant moi. Enfin, non, elle est avec moi, à mes côtés. Je crois que je ne l’avais plus sentie si présente, si proche, depuis bien longtemps. Même la dernière fois, dans la cour intérieure, ce n’était ni pareil ni même comparable. Je me sens apaisé, tout à coup. Comme si toute la rage que j’avais ressentie un peu plus tôt n’avait été, au final, qu’une passade, qu’un mauvais rêve. J’ai été piétiné par ce sentiment, ravagé, consumé, même. Mais là, tout semble calme, de nouveau. Est-ce que c’est l’apaisement après la tempête ? Ou simplement l’œil du cyclone ? A vrai dire, j’en sais rien et je n’ai pas envie de savoir. Pas maintenant alors que l’ambiance, l’osmose est si évidente qu’elle me clou sur place, littéralement.

J’inspire de grande mais silencieuses goulées d’airs. Je sens ma gorge presque nouée. C’est étrange. Mais aucune sensation de malaise ne m’enserre. Je resterai bien ainsi pour l’éternité. Pardon maman, mais…

Je sursaute lorsque Keiko se met parler. Je crois que je n’y attendais pas, paradoxalement. Oui, je sais être celui qui lui a demandé de me parler mais… C’est bizarre, j’étais persuadé qu’elle allait garder le silence. Finalement, non. Et tout ça pour dire quoi ? Ses paroles sont un peu énigmatiques, quand même. J’ai du mal à savoir si je peux interpréter comme je le fais, ou pas. Je sens son souffle sur ma peau, qui passe à travers le tissu de ma chemise. Et je frissonne. Ça ne m’arrive jamais, ça, d’habitude. Je suis perdu, un peu, je crois.

Que faire ? J’ai envie de la regarder dans les yeux, j’ai envie de faire se confronter nos regards. Je veux qu’elle soit claire dans ses propos car dans ma tête, ils résonnent comme une douce amertume dont je ne sais pas vraiment quoi faire. J’ai envie de l’embrasser.

Ce moment, notre moment, est interrompu par l’arrivée d’une infirmière. Je rage soudain de nouveau, le feu de ma colère n’ayant pas été réellement éteint, finalement. Pourtant, je suis pris entre deux eaux. Et Keiko, même si elle ne me chasse pas, m’intime de partir. Je suis une gêne, certainement. Bien. Soit.
Je m’éloigne d’elle, inspire, expire, déglutit. Je ne la regarde pas dans les yeux.

« D’accord. De rien. »

Je pivote vers la sortie, mais quelque chose me reste en tête, quelque chose dont je n’arrive pas à me défaire. Ça me brûle les lèvres. J’ai un blackout, je crois. Léger, certes, mais bien présent. Parce que, quand je prends vraiment bien conscience de ce qui se passe…

« Ore wa kimi ga daisuki desu, Keiko. »

Hein? QUOI? HEIN? WHAT?
Qu’est-ce que… Merde, mais qu’est-ce que je dis, là?! Pas le temps pour ce genre de pensées. Je m’enfuie en courant vers je ne sais où, mais quelque part. Loin d’elle. Absolument loin d’elle.

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