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Qui peut bien me dire ce qui est arrivé? ••• Mary

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Mar 3 Avr - 14:19
Aie aie aie aie. Ryuuji se trouvait dans une situation qu’il trouvait lui-même franchement délicate. Pourtant il savait qu’il avait fait ce qu’il fallait en emmenant cet homme qui avait failli lui rouler dessus à l’hôpital pour qu’il se fasse soigner. Il espérait d’ailleurs que ce dernier n’avait rien de grave ! Mais avec tout ce sang… Ryuuji n’était pas médecin, il ne savait pas ce que cela pouvait bien vouloir dire. Et puis il ne voyait pas les couleurs alors pour déterminer quelque chose de précis sans personne pour l’épauler, ce n’était pas très pratique !

Alors il restait dans cette salle d’attente, à se ronger les ongles et faire les cent pas, comme si cela pouvait aider à le calmer – alors que pas du tout. Il se souciait toujours beaucoup des autres et cela ne faisait pas exception aujourd’hui. Pourtant il ne connaissait même pas vraiment cet homme-là avant qu’il ne manque de l’écraser sous son bolide. Il essayait même de se souvenir de son nom mais pour l’instant, rien ne lui revenait. Sans doute était-il trop inquiet et angoissé à l’idée que quelque chose de grave ai pu arriver par sa faute qu’il en avait omis les détails qui n’en étaient pas vraiment.

Et, alors qu’il ne faisait – encore- pas attention à ce qu’il faisait, il percuta quelqu’un et… tomba à la renverse. Emmenant avec lui la pauvre personne qui avait eu le malheur de se trouver au mauvais endroit et au mauvais moment avec lui dans une même pièce. En se redressant, le japonais comprit qu’il avait fait tomber une demoiselle. Il se remit tout de suite sur ses jambes et lui proposa une main amicale pour l’aider à se remettre debout. « O-Ojo-san ! Gomenasai ! Dai jo bu ? » … En oubliant encore une fois qu’il n’était plus au Japon, ici. L’anglais n’était pas encore un réflexe pour lui.
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Dim 15 Avr - 23:50
Mary n’aimait pas beaucoup les urgences. C’était angoissant, tous ces visages tournés vers le personnel, avec des regards plein d’espoir et de douleur. Sans vouloir exagérer, Mary décrivait l’ambiance comme étant oppressante. Il suffisait de voir l’atmosphère morne. Personne ne parlait, les yeux rivés sur les portes par lesquelles passaient parfois des médecins et infirmiers bien occupés ; la pression était grande.
Mary n’aimait pas cet endroit.

Mais elle avait décidé d’alléger cette atmosphère pesante parmi ses collègues en leur amenant un café tout droit sorti de la cafetière en salle de repos. Voilà. Oh elle ne s’attarderait pas longtemps, pour ne pas gêner le fonctionnement de l’hôpital, mais une petite attention ça peut aider, sait-on jamais.

En arrivant, elle esquiva un grand blond en train de faire les cent pas, et se félicita de ne pas avoir renversé le café. Une fois sa livraison et ses salutations effectuées, elle repartit d’un pas plus léger, adressant un signe de la main à ses collègues.

Mary, Mary, Mary… Regarde un peu devant toi, tu veux ?

La collision, bien que surprenante, fait plus de peur que de mal. Et, fort heureusement, l’homme qu’elle a percuté semble s’en sortir indemne. Mary se mordit la lèvre, en s’imaginant ce qui aurait pu mal tourner. S’il s’était cogné la tête, il aurait pu perdre connaissance, se blesser gravement, ou PIRE ! Au lieu de ça, il lui tend la main pour l’aider à se relever ! Oh, et il dit quelque chose de parfaitement incompréhensible et cette incompréhension se lit dans les yeux de la demoiselle, mais passons. Les étrangers sont nombreux à Fosterhampton, après tout.

Je suis désolée, je n’ai pas regardé où j’allais. Vous allez bien ?” demanda-t-elle en articulant bien tous ses mots, au cas où. Elle prit sa main, le remercia poliment, et le scanna brièvement du regard. Sa posture était normale, et sa main semblait en parfait état également. Elle se saisit de son autre main, sans se soucier de la bienséance, et lui fit plier le bras une fois, deux fois. “Rien de cassé ici non plus,” souffla-t-elle, soulagée, avant de le lâcher. Puis l’information monte au cerveau.

Ah, excusez-moi ! Il fallait vérifier et hum… Oui.

Oui.
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Lun 16 Avr - 20:45
Le moins que l’on puisse dire, c’était qu’à défaut d’avoir un peu plus renseigné Ryuuji sur l’état de santé du blessé qu’il avait amené ici, cette chute improvisée avait polarisé ailleurs ses pensées. Lui qui adorait discuter et faire de nouvelles rencontres, le voici ramené à de meilleures réflexions. Presque. Car il ne fallait pas se leurrer ce n’était pas non plus une fin en soi. Mais il appréciait tout de même de savoir qu’il n’avait pas causé davantage de blessures. Cette jeune femme n’avait rien demandé après tout et il avait fait suffisamment d’inconscience aujourd’hui pour ne pas faire doubler sa dose de culpabilité – car oui, le japonais estimait que c’était de sa faute si la voiture folle avait quitté la route. Vrai ou faux ? C’était une chose qui ne comptait pas encore pour lui.

Rassuré cependant de voir la demoiselle en meilleur état que le chauffard, Ryuuji se laisse faire lorsqu’elle tend à examiner son bras. Il ne dit rien. Il avait toujours été admiratif du travail soigné et expert des personnes s’engageant sur cette voie médicale. Lui en aurait été incapable, déjà à cause de son achromatie et, en plus, parce qu’il n’était précis qu’avec ses croquis et ses dessins. Le reste était globalement plus proche de la catastrophe qu’autre chose. Heureusement qu’il avait des personnes comme Kyohei ou Shiitake pour l’aider au quotidien car sinon il ne s’en sortirait probablement jamais.

Une idée lui vint alors. Peut-être que elle saurait quoi dire ! « Oh, pas grave, ne vous en faites pas je suis plus solide que j’en ai l’air ! » Il rit un peu avant de continuer, le plus naturellement du monde « Mais… Excusez-moi de vous déranger… Est-ce que par hasard vous sauriez me dire comment se porte le blessé que j’ai amené ici ? Vous êtes bien médecin, non ? » En tout cas, tout semblait l’indiquer au japonais.
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Mar 17 Avr - 15:48
Lorsqu’il reprend la parole, Mary écarquille les yeux, agréablement surprise. Il parle anglais, et avec aisance qui plus est ! Voilà qui facilitera sans aucun doute la conversation. En tout cas, il ne semble pas être gêné par sa chute, ni en souffrir, ce qui rassure la demoiselle.

Oh, je ne suis pas médecin, simplement infirmière,” répond-elle avec un petit sourire d’excuses. Infirmière qui ne travaille même à ce service aujourd’hui. Néanmoins, ce statut devrait faire l’affaire. Et puis, il fallait bien qu’elle trouve un moyen de se faire pardonner. Autant se rendre utile !
Ecoutez, venez avec moi, je vais me renseigner auprès de mes collègues. C’est la moindre des choses !” dit-elle en lui faisant un signe de la main pour qu’il la suive. S’adresser à la secrétaire ne fonctionnerait pas ; il fallait traiter avec les autorités compétentes immédiatement. Et il faudrait être discret ; pas question de causer de l’agitation dans la salle d’attente. C’était un cas exceptionnel, point.

Venez avec moi, je vais vous examiner,” prononça-t-elle d’une voix forte, avant de passer la porte. Hop-là, pas de favoritisme, il s’agit absolument d’un patient nécessitant des soins immédiats, et c’est pour ça qu’il passe avant les autres.
Vous êtes arrivés il y a combien de temps ? Peut-être que votre ami est actuellement sous anesthésie, auquel cas il faudra simplement attendre…
Mary ignora quelques portes dans le couloir avant de s’arrêter devant une d’elles, marquée de la mention “accès réservé”. Elle se tourna vers le blond et pointa la porte du doigt l’air de dire “c’est ici”. En espérant qu’il y ait du monde dans la pièce.
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Mar 17 Avr - 17:59
Elle avait l’air vraiment gentille cette dame ! Et mignonne en plus. Enfin, c’était ce à quoi pensa Ryuuji alors qu’il comprenait avoir fait erreur – pour ne pas changer. Oops, il avait dérangé une infirmière ! Il se serait sans aucun doute sentit coupable de cet accident de parcours – enfin encore plus que ce n’était déjà le cas – si elle ne lui avait pas fait signe de la suivre. Oh, avoir des nouvelles de son acolyte accidenté serait une bonne chose, oui ! Bon, le japonais ne comprit pas bien toute la mise en scène perpétrer par la demoiselle mais il ne dit rien. Quelque chose lui disait que c’était le bon moment pour… se taire. Précisément.

Ils arrivèrent finalement devant une porte taguée d’un ‘accès réservé’. Ohlala, Ryuuji n’était sans aucun doute pas supposé être là, il le sentait bien. Mais disons que dans la confusion et la présente situation, il y avait des règles de bienséance qui se faisait mettre de côté plus facilement que les autres. Comme par exemple retourner sagement à l’endroit que l’on n’aurait jamais dû quitter. Par exemple.

Et puis la demoiselle retint de nouveau son attention et, Ryuuji, paniqué encore un peu, ne sut plus vraiment comment répondre. Oops. Trou de mémoire. Il lui avait donné son nom ? Ou pas ? Dans la folie du moment, le japonais n’était plus capable de se souvenir de ce ‘léger’ détail. « Euh… Je ne me souviens plus. » Il eut cependant une idée – débile – pour pallier à son souci de mémoire. « Je peux le décrire ! Enfin, je vois pas les couleurs mais euh… Il a les cheveux en bataille et il est assez grand, et fin ! Il avait l’air d’avoir un accent… américain peut-être ? » Il n’était pas très fort pour tout ça.
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Mar 17 Avr - 19:00
Il avait l’air bouleversé, le pauvre, et Mary pouvait parfaitement le comprendre. C’est déjà pas facile d’attendre un ami blessé aux urgences, sans aucune nouvelle ; si en plus une inconnue vous traîne dans des couloirs aux odeurs médicamenteuses, il y a de quoi être mal à l’aise. Mary se voulait rassurante, et tentait d’offrir des sourires apaisants à ce monsieur, mais la situation restait angoissante. Pour lui, en tout cas.

Elle écouta la description du jeune homme d’une oreille attentive, établissant un portrait robot dans sa tête du mieux qu’elle le pouvait. Il aurait pu être en train de décrire n’importe qui, vraiment ; mais Mary avait un mauvais pressentiment. Elle se mordit la lèvre inférieure, tentant de réfléchir au portrait dressé par le blond, sans sauter hâtivement aux mauvaises conclusions.

Est-ce que, par hasard, il a… Mmh, comment dire…” Difficile de décrire sans passer par les couleurs pour la demoiselle. Sans beaucoup de tact, elle reprit la parole et demanda :
Est-ce qu’il a des mèches sur le haut de la tête ? Des mèches foncées ? Comme des algues ?
C’est surréaliste, une fois que l’on prononce ces mots à voix haute. Mais Mary priait intérieurement pour que son intuition soit infondée. C’est alors que, comme pour la contredire, un hurlement lointain retentit dans les couloirs, venant des boxes de soin. Oh non.
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Mer 18 Avr - 8:41
Depuis Yukiko et sa –trop- rapide disparition, Ryuuji avait globalement du mal avec les hôpitaux. Pas d’en parler ou de voir des gens en blouse, non, ça, ça allait encore. Mais la perspective de s’y rendre et d’y rester trop longtemps avait tendance à le mettre dans un latent état d’angoisse sous-jacente. Dire qu’il était mal à l’aise aurait été un euphémisme, en réalité. Sa gorge était nouée mais il prenait sur lui ; après tout il n’était pas le blessé, il devait agir en soutien solide. Au moins autant que possible.

Mais ses espoirs ne parurent pas être totalement hors d’atteinte lorsque la demoiselle lui faisant face entama une description sommaire mais suffisante de l’individu que Ryuuji avait amené ici. Il visualisa rapidement ce dont elle pouvait parer – un avantage non négligeable en tant que dessinateur confirmé que de pouvoir se faire une idée claire des choses avec peu d’indices à sa disposition. Cela semblait correspondre. Et puis, un hurlement e fit sursauter et faire un pas en arrière.

Parcouru de désagréables frissons l’instant qui suivit, Ryuuji tâcha de se concentrer. « Watashi… » Oups, il comprit une seconde trop tard qu’il recommençait à parler japonais, sous l’effet de la panique qui se diffusait dans son cerveau. Vite, retour arrière et correction. Plus vite que ça ! « Erm, pardon ! Je voulais dire… Je crois que oui, c’est bien lui dont vous me parlez ! » Mais du coup, il était inquiet. Si l’autre hurlait, c’était que ce devait être grave, non ?
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