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(flashforward) and then he took her hand • pv yunan

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Sidney Craig
Shakespeare
Mar 27 Fév - 21:36
Elle est encore un peu secouée, Sidney. Mais elle va mieux. Elle le croit. Ou plutôt elle l'espère. La brune a du mal à mettre de l'ordre dans ses pensées. Sa dispute avec Nick a été particulièrement violente. Enfin, pour elle. Parce que des mots durs sont sortis de leurs bouches. Et puis, assurément, parce que Sidney aime Nick plus qu'elle n'a jamais aimé. Alors, oui, ça fait mal. D'autant qu'ils ne se sont pas parlés depuis. Ou disons plutôt que Sidney évite soigneusement son ami d'enfance. Parce que l'idée de le voir pourrait encore lui arracher des larmes. Les mêmes qui ont roulé inlassablement sur ses joues lorsqu'elle a prit la fuite.

Et éviter la tête hirsute blonde n'est pas, en soit, chose bien compliquée. Parce que Sidney connaît son emploi du temps par coeur, et le connaît presque par coeur. Elle pourrait tout à fait être à même de savoir comment il raisonne. Alors, pour l'instant, elle réussit avec brio sa mission d'esquive. Sans pour autant ignorer que, de son côté, Nick est très probablement en colère de ne pas réussir à mettre la main sur la brune. Et que, finalement, lui aussi serait en mesure de comprendre comment Sidney raisonne pour mieux la trouver.

L'amitié est à double sens. Si Sidney connaît Nick de A à Z, il en est de même pour Nick.
Sauf que lui il s'est arrêté à X. La dernière pièce de puzzle qui lui manque est celle représentant certainement les sentiments de la Shakespeare à son égard.

Et, dans son malheur, Sidney a trouvé un pilier. Un peu par hasard.
Elle aurait pu courir dans les bras d'Olly, de Tasha, voir même de Cassie. Mais c'est lui qui a été là. Qui lui a prêté son épaule, qui l'a prise dans ses bras. Qui a apaisé son tourment l'espace d'un instant.
Et aujourd'hui, elle avance dans le parc pour retrouver cette âme charitable, cet ami en qui elle serait sans doute reconnaissante jusqu'au bout de sa vie.

Elle regarde autour d'elle, repérant des endroits sympathiques dont elle ignorait l'existence. Elle n'a jamais vraiment pris le temps de s'attarder dans le parc. Mais en période estivale, ce doit être un endroit agréable où se poser pour lire un roman ou flâner. Elle regarde l'heure à sa montre et presse alors le pas ; elle va arriver en retard.

Après un moment, elle finit par repérer une tignasse rose. Autant dire que c'est un excellent point de repère dans une foule. Même s'il n'y a pas tant de monde que ça, finalement. Lorsque leurs regards se croisent, elle lève la main avant de presser une nouvelle fois le pas pour se dépêcher d'arriver à sa hauteur, un sourire aux lèvres.

« Bonjour Yunan ! Désolée de t'avoir fait attendre. »

Elle a conscience de ne pas être énormément en retard, mais elle préfère s'excuser. C'est presque un réflexe pour Sidney. Elle a encore le sentiment d'avoir dépassé les limites avec Nick, et comme cette relation est sans doute la plus forte pour elle, elle est naturellement troublée lorsqu'il se passe quelque chose. Alors elle s'excuse comme si, par écho, elle s'excusait auprès de son ami, continuant à le fuir habilement pourtant. Elle se sent bête. Et cacher cette agitation dans son esprit est encore ardu pour elle. Bien qu'un sourire et une mine paisible habillent son visage.

« Merci d'avoir accepté de me rejoindre ici... » Elle désigne ses cheveux. « Enfin, même dans une foule, j'aurais sans doute réussi à te repérer. » Elle enchaîne. « Tu vas bien ? »

Elle parle, elle parle. Jusqu'à poser la question qui fâche. Parce qu'elle sait qu'il va lui retourner. Et qu'elle ne sait pas quelle réponse donner. La nervosité grimpe alors, provoquant son petit tic ; elle se triture les doigts en regardant partout sauf les yeux de son interlocuteur.

« Tu as prévu tout un programme ? Ou on se laisse guider par notre inspiration ? »
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Shakespeare
Ven 16 Mar - 0:31
C'est peut-être impoli, sans doute indiscret. Mais est-ce que j’en avais quelque chose à cirer ?
Pas vraiment non.  
Pas autant que je m’inquiète pour elle.

Qu'on se le dise tout de suite, j’suis pas la charité incarnée. J'ai jamais eu pour ambition de sauver tous les miséricordieux qui croisent ma route - j'arrive déjà pas à m’aider moi-même, alors comment le pourrais-je ?
Seulement voilà, quand je traîne un peu avec quelqu'un, je finis souvent par en apprendre trop. En général je me contente d'être poli en ignorant toutes les fêlures et les secrets que je vois, en gardant pour moi ce qu'ils essaient de cacher sans même essayer de leur en parler. On a tous quelque chose qu'on tient à garder pour nous, que ce soit parce que ça nous est trop précieux, que ça nous fait mal ou qu’on veut pas mourir de honte. Alors personne n'a besoin d'un petit con trop bavard.

Mais surtout, je déteste aborder des sujets sérieux. C'est pire qu'une allergie. Sauf que les symptômes ne sont pas un nez bouché et des yeux bouffis comme après un premier visionnage de Coco, mais un enchaînement sans suite logique d’idioties plus grosses que Brutus (surnom affectif donné à un crocodile géant d’Australie, il mesure 5,5 mètres de long pour info) et une sérieuse envie de me jeter du haut d'un pont (ce qui, avouons-le, n'est pas d'une grande aide).

Bref, tout ça pour dire que
Ben j’sais pas trop ce que je fais là en fait.
Enfin si, j'attends Sidney pardon.

Bon, remettons les choses en ordre pour ces pauvres lecteurs. Sidney c'est une fille adorable, du genre qu'on a envie de câliner toute la journée tellement elle est douce comme un nounours. Du genre dont le sourire égaye même les jours de pluie. Du genre qu'on veut pas voir pleurer ; qu'on veut protéger. Alors y'a quelques jours, quand je l'ai vue en larmes et en peine, j'ai voulu la consoler en la prenant dans mes bras. Elle n'avait rien dit alors, et je l'aurais jamais forcée à parler.
Mais apparemment elle souhaite quand même se confier, du moins je suppose que c'est pour ça qu'on se retrouve aujourd'hui. Cela dit j'ai déjà ma petite idée sur ce qui a pu la mettre dans cet état.
Comme dit plus haut, j'en sais souvent plus sur les autres que je ne le montre.

Enfin pour le moment, je fais passer le temps en jouant à snake sur mon portable. C'est pas tendance mais j'ai toujours aimé ce jeu, parce que je sais où aller, j'ai un objectif précis ; ça change de la vraie vie.
Et puis entre nous, être un serpent, c'est cool.
Mais au bout d'un moment le serpent devient trop long et s'auto-digère. C'est là que je bascule la tête en arrière, par-dessus le dossier du banc sur lequel je suis assis, en poussant un bruyant soupir. Quel dommage, j’avais presque battu mon record personnel.
Quand je me redresse, une silhouette attire mon attention. La demoiselle arrive, je fais donc l’effort de lever mon postérieur en rangeant mon téléphone dans la poche de ma veste tout en agitant gaiement un bras en l’air comme une banderole signalant ma présence (parce que mes cheveux ne suffisent pas à me faire remarquer, voyez). Sidney est pile à l’heure, ça fait-

Désolée de t’avoir fait attendre.

Hein ?
J’hausse un sourcil et lève le regard par-dessus la tête de ma camarade, vers l’horloge du parc. Ah oui effectivement, elle est légèrement en retard. J’ai pas une excellente notion du temps alors je n’m’étais même pas rendu compte qu’il était déjà cette heure-ci. M’enfin dans tous les cas, elle est déjà pardonnée. Je lui réponds même un “Pas de souci, j’ai juste failli me transformer en statue.” tandis que mes yeux redescendent vers ceux de Sidney et que je lui adresse un sourire en coin.
Je la taquine, voyons.

Suite à ces salutations Sidney lance la conversation pour de bon, lâchant au passage une gentille remarque sur ma coloration - j’hausse les épaules en laissant couler - puis en me demandant si je vais bien.
Là, non sans me départir de mon sourire et en essayant de ne pas en avoir l’air, je la sonde du regard. Faut-il que je lui retourne la question ? Souhaite-t-elle vraiment parler, ou pense-t-elle simplement me devoir des explications ? J’espère simplement qu’elle ne se force pas.
Oh ça y est, je commence à sentir le sérieux arriver.

Mon mécanisme d’auto-défense se déclenche tout seul. Je lâche sur un ton quelque peu théâtral : “Un programme ? Pourquoi faire ? C’est pour les chaînes télé ça. Non, je n’veux pas d’une journée toute minutée. Et puis comme le dit si bien Charles Bernard : la vie est faite d’imprévus, il fallait le prévoir !
Bon, l’avantage c’est que maintenant que j’ai lâché un monologue barbant, ça va mieux.
Cela dit, après une courte pause et un peu de sérieux retrouvé, j’enchaîne sur un ton plus naturel : “Tout ça pour dire que je vais parfaitement bien.” Je m’éclaircis la gorge. “Et toi ? Tu te sens comment ?
J’me sens prendre un air bienveillant en attendant sa réponse. C’est comme ça, avec elle ; j’ai envie de jouer le rôle du gentil gardien. Peut-être que c’est mon instinct de grand frère qui se réveille.
Quoi que ce soit, c’est assez fort pour me pousser à avoir une discussion importante. Plus pour elle que pour moi, certes, mais est-ce pour autant que je dois l’aborder comme la météo ? Non ; les sentiments de Sidney sont trop forts pour ça. Ce serait un manque de respect.

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Sidney Craig
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Sam 17 Mar - 0:21
Elle répond à sa petite pique par un coup de coude dans le bras, secouant la tête avec un léger sourire aux lèvres.
A son grand soulagement, ou peut-être parce qu'il s'en moque -elle ne saurait dire- Yunan ne lui retourne pas sa question. Et elle préfère qu'il ne demande pas. Que pourrait-elle répondre ? Mentir en disant qu'elle se porte comme un charme ? Non. Dire la vérité en lui avouant qu'elle dort mal et qu'elle angoisse à l'idée de croiser son meilleur ami ? Non plus. Elle ne veut ni mentir à Yunan, ni lui inspirer la pitié.

Le simple fait de se retrouver, là, aujourd'hui, lui donne la désagréable sensation qu'il se sent obligé. Et elle ne veut pas dépendre des autres. Elle l'a trop fait. Ses plus proches amis subissent bien assez sa présence comme ça. Elle ne veut pas les entraîner dans sa chute émotionnelle avec elle. Les inquiéter, les obliger à reste près d'elle. Sidney finit par secouer ostensiblement la tête pour chasser ses idées noires.

« Un programme ? Pourquoi faire ? C’est pour les chaînes télé ça. Non, je n’veux pas d’une journée toute minutée. Et puis comme le dit si bien Charles Bernard : la vie est faite d’imprévus, il fallait le prévoir ! »

Sidney penche la tête, l'observant avec une petite mine surprise. Elle finit par détourner la tête, un sourire étirant timidement ses lèvres. Une ombre de sourire.
Yunan est son camarade Shakespeare après tout. Le voir sortir des citations n'a donc rien d'extraordinaire pour elle.

« Tout ça pour dire que je vais parfaitement bien. » Elle hoche la tête, satisfaite de sa réponse. « Et toi ? Tu te sens comment ? »

Et son semblant de sourire s'évapore au profit d'une angoisse soudaine. Elle se mordille la lèvre, hésite. Elle inspire, tentant de ne pas montrer son trouble. Mais il est évident. Ses mains crispées sur sa veste, elle ne va pas bien Sidney, non. Et pourtant, elle relève la tête vers son ami, affiche un sourire maladroit.

« Comme si l'univers avait explosé ? Aha, c'est idiot. » Elle le quitte du regard, hausse les épaules. « Je suis idiote. »

Elle inspire profondément, puis expire. Elle se force à sourire, elle prend sur elle. Elle veut être forte. Parce qu'il ne sera sans doute plus jamais là pour l'être pour eux deux. Et elle ne veut pas gâcher la journée de Yunan en pleurnichant et en s'accaparant sur son sort. Ce n'est pas la fin du monde. Ou alors uniquement le sien. Rien d'alarmant. Elle ne va pas mourir, Sidney.

Et pourtant, là, pour le moment, elle aimerait être morte.
Pour ne plus avoir mal lorsqu'elle voit son visage dans sa tête.

« Et si on se payait un milkshake, hein ? C'est moi qui t'invite, pour te remercier. »

Non, elle ne veut décidément pas l'embêter avec ses soucis de coeur.

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Dim 15 Avr - 19:16
Très honnêtement, il faudrait être aveugle pour ne pas voir le malaise - le mal-être - de Sidney. Comment ignorer le voile sur ses émeraudes ou le trouble dans ses gestes ? Même sa voix n’est pas aussi assurée que d’habitude. Non vraiment, plus je la regarde et plus je la trouve fragile, trouble, éthérée - comme si elle était prête à s’effondrer ou à disparaître. Et faut-il parler de son sourire ? Celui qu’elle esquisse après ma tirade, qui s’évapore dès que je m’enquiers de son état. Ou encore celui, plein de courage, qu’elle m’adresse après m’avoir répondu ; celui qui me crève pas les yeux mais plutôt le coeur.

Je penche la tête sur le côté, sens mes propres lèvres abandonner un peu la charade de la bonne humeur. J’aime pas la voir comme ça, si vous saviez ; parce que je suis persuadé que la brunette n’a rien fait pour mériter ça et qu’on a pas idée de faire pleurer une fille pareille.
Mais je sais aussi que même quand on a l’impression d’être au fond du gouffre, qu’on se demande si le soleil ne se lève pas juste pour éclairer les éclats de monde qui nous entourent et rire de notre malheur, rien n’est vraiment fini. La Terre ne s’est pas arrêtée de tourner. Je comparerais ça à la théorie des mondes multiples, ou à des poupées russes : notre petite bulle de vie existe dans une bulle plus grande, qui elle-même se trouve dans une bulle encore plus grande, et cetera. Et quand notre petite bulle personnelle explose, c’est simplement pour qu’on puisse voir plus grand, qu’on se fasse une bulle plus belle.

C’est aussi un peu pour ça que je suis là aujourd’hui ; que Sidney veuille ou non se confier à moi, j’aimerais l’aider à voir cette grande bulle puis à s’en créer une confortable et chaleureuse. A surmonter cette impression que l’univers a explosé.

Enfin pour le moment, nous en sommes à : elle me propose un milkshake pour me remercier. Soit, j’aime beaucoup les milkshakes. Cependant j’ai pas envie qu’elle le fasse simplement parce qu’elle se sent redevable, tout comme j’espère qu’elle ne se forcera pas à parler ou à rester avec moi. J’ai pas la prétention d’être assez important à ses yeux pour tout ça.

Donc j’affiche un large sourire que j’espère communicatif, avant de demander “Va pour un milkshake. Mais et si j’ai pas envie que tu me remercies, on fait comment ? Et puis honnêtement, je pense que mes câlins valent cher.” Sur ce j’enroule mes bras autour de moi-même, trémousse mon corps d’une manière ridicule avec une expression bizarre, puis lâche un soupir magistral. “Merveilleux.” Je recentre ensuite mon attention sur Sidney, tend les membres supérieurs vers elle et demande avec un air espiègle “Si tu veux, je peux me prêter gratuitement pour la journée. Tu peux te servir de moi comme doudou géant qui se porte tout seul, ou bien comme punching-ball humain. Mais j’ai une préférence pour la première option !

Sur ce j’éclate de rire, m’avance de quelques pas en lâchant un “Suis-moi !” et veille à marcher doucement pour lui laisser le temps de me rattraper ; si on parle de milkshake, je sais exactement où aller.
Quand la demoiselle arrive à mon niveau, je glisse un regard dans sa direction puis enfonce les mains dans les poches de ma veste. Je sais pas pourquoi mais j’ai l’étrange pressentiment que ce serait plus prudent de les garder rangées aujourd’hui.

Au bout de quelques pas, je me racle la gorge. “Tu sais, faut vraiment pas t’en faire pour la dernière fois. J’suis pas assez bon pour consoler les autres contre mon gré. A vrai dire c’est très rare que je fasse quoi que ce soit tant que j’en ai pas envie, demande donc à la prof de maths.” J’esquisse une grimace censée l’amuser, puis me passe une main dans la nuque ; certes je n’suis pas là parce qu’on m’y a forcé ni même parce que je me sens obligé, mais ce genre de conversation n’est pas des plus faciles. Je suis pas certain de savoir choisir les mots, et l’idée de me tromper me fait peur parce que je ne veux pas lui rendre les choses plus difficiles ni la blesser.

Du coup j’me retrouve à lui adresser un sourire en coin et un regard d’excuse, parce que j’me sens un peu nul, en rajoutant “Et si ça peut te rassurer je te trouve pas si idiote que ça, au contraire. Je pense plutôt que la bombe devait être vraiment énorme. Est-ce qu’elle a un nom ?
Nickolas, sans doute. Mais je préfère ne pas trop m’avancer, comme ça Sidney peut esquiver facilement.
Et si elle esquive cette question, je ne repartirai pas à l’assaut ; ce serait inutile et inconfortable pour nous deux. J’me contenterai de jouer le pitre toute la journée - ce qui me changerait pas de d’habitude - en espérant lui faire retrouver le sourire.

Un vrai sourire, franc et joyeux. Celui que j’aime tant la voir arborer.

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Sidney Craig
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Dim 15 Avr - 23:25
Il y a un petit silence qui s'installe. Sidney a peur d'avoir plombé l'ambiance d'entrée de jeu si bien qu'elle glisse un regard vers son ami. Pour ne découvrir qu'un large sourire. Elle cligne des yeux, surprise.

« Va pour un milkshake. Mais et si j’ai pas envie que tu me remercies, on fait comment ? Et puis honnêtement, je pense que mes câlins valent cher. »
« Que… ? »

Et elle le regarde s'enlacer, se trémousser, bref, faire l'idiot. Les quelques passants les regardent avec un œil étonné, interloqué.

« Merveilleux. »

Et le voilà maintenant qui tend les bras vers elle, son presque immortel sourire espiègle flanqué sur le visage. Sidney l'aime beaucoup, ce sourire à la fois insouciant et enfantin.

« Si tu veux, je peux me prêter gratuitement pour la journée. Tu peux te servir de moi comme doudou géant qui se porte tout seul, ou bien comme punching-ball humain. Mais j’ai une préférence pour la première option ! »

Elle regarde son torse, ses bras tendus vers elle. Sidney hésite ; est-ce vraiment une bonne chose que de se reposer sur quelqu'un d'autre, encore ? Elle se mordille la lèvre. En réalité, elle meurt d'envie de le serrer dans ses bras. De se sentir en sécurité, ne serait-ce que l'espace d'un instant. Parce qu'elle avance désormais dans un monde qui lui semble bien hostile. Elle n'ira pas jusqu'à dire qu'il est fade, loin de là. Mais, quelque part, savoir que Nick était là, que son nom représentait parfois une menace pour certains, et une protection pour elle, ça avait quelque chose de rassurant. De terriblement rassurant.

Alors, là, aujourd'hui, alors qu'elle n'est plus sûre de rien, un câlin ne serait pas de refus.
Sauf que Yunan éclate de rire à l'instant même où elle allait avancer, la coupant net dans son élan. Elle se sent presque gênée en pensant que le rire de son ami Shakespeare soit une manière de se moquer -gentiment- d'elle. Mais lorsqu'elle croise son regard, elle comprend que non.

C'est juste Yunan.
Et c'est une bouffée d'air frais.

Il l'invite donc à le suivre, enjoué. Comme toujours. Elle finit par lui emboîter le pas, se rassurant peu à peu en se disant qu'il ne change pas de comportement à cause d'elle. Qu'il sait rester lui-même. Oui, elle a bien fait de venir vers lui. Tasha aurait été certainement inquiet, voir grognon et serait sans doute aller trouver Nick. Olly, elle, l'aurait sans doute prise dans ses bras pour la consoler, la bercer. Mais elle n'aurait suscité que leur inquiétude, et elle aurait fini par être un poids pour eux. Cependant, il faudra bien qu'elle aille leur en parler à un moment donné. Tout se sait, à Blenheim.

Elle finit par rejoindre son camarade, marchant côte à côte avec lui. Jusqu'à ce qu'il se racle doucement la gorge.

« Tu sais, faut vraiment pas t’en faire pour la dernière fois. J’suis pas assez bon pour consoler les autres contre mon gré. A vrai dire c’est très rare que je fasse quoi que ce soit tant que j’en ai pas envie, demande donc à la prof de maths. »
« Non, ne t'inquiètes pas. C'est moi qui suit venue, et tu m'as ramassée comme ça. Tu m'as prêté une oreille attentive, et je t'en remercie. Tu n'y étais pas obligé, justement. »

Elle ne continue pas sa phrase, ni ne remarque sa grimace, ses yeux rivés sur le sol. Il paraît que marcher en regardant ses pieds est un signe que l'on manque de confiance en soit. Sidney n'y avait jamais spécialement cru jusqu'à aujourd'hui.

« Et si ça peut te rassurer je te trouve pas si idiote que ça, au contraire. Je pense plutôt que la bombe devait être vraiment énorme. Est-ce qu’elle a un nom ? »

Elle s'arrête. Et ce bien malgré elle. Ses doigts se crispent sur la lanière de son petit sac. Elle se sent perdre pied à nouveau à la simple idée de prononcer son nom, de parler de lui. Comme si en parler ne faisait que confirmer encore et encore ce qu'il s'est passé. Et elle se déteste, Sidney. Réagir comme ça pour une dispute. Qu'est-ce que ça sera le jour où elle aura le courage de lui avouer ses sentiments ? Le jour où il la rejettera pour de bon ? Non, elle ne comprend pas pourquoi ça la met dans un état pareil. Alors elle se déteste.

Lorsqu'elle se calme enfin, ce n'est que pour constater qu'elle a agrippé la manche de Yunan. Elle regarde sa main puis lui, et à nouveau sa main. En temps normal, elle aurait retiré sa main et se serait confondue en excuses. Mais là, dans un élan de confiance, ou de peur, elle agrippe un peu plus sa manche et secoue doucement la tête, la lèvre pincée. Les yeux au bord des larmes.

« J-je… je suis désolée, je… peux pas… pas maintenant. »

Et elle recommence, inspirant puis expirant, fermant les yeux. Jusqu'à se calmer. Elle a un étrange et vague souvenir que son frère faisait ça, avant, quand elle était petite ; il la prenait contre lui et la faisait inspirer puis expirer. Il en faisait une sorte de jeu. Mais c'est un souvenir tellement lointain que c'en est devenu trop flou. Mais c'est une manie qu'elle a désormais.

Elle finit donc par se calmer, Sidney. Elle libère doucement Yunan et lui lance un regard gêné. Un sourire maladroit ourle ses lèvres.

« J'ai peur de… d'en parler. Tu dois trouver ça stupide. Et tu me prendras certainement pour une folle le jour où j'aurais la force de t'en parler mais… ça me fait trop mal... » Elle lâche un rire nerveux. « Les filles, toutes les mêmes sentimentales, hein ? »

Elle fait un pas, puis un autre, et encore un. Puis elle se retourne, adresse un petit sourire à Yunan. Le genre de sourire pour se donner du courage. Le genre de sourire pour ne pas inquiéter les autres. Le sourire qui dit « je vais bien » ou « ça ira ».

« Et que tu le veuilles ou non, ce milkshake c'est moi qui l'offre, Monsieur Câlin Merveilleux ! »

Elle veut juste passer une journée normale, pour décompresser. Et elle espère intimement que Yunan ne sera pas trop curieux, bien qu'il soit en droit de l'être.

« J'espère que tu n'avais pas prévu de couvrir de câlins une autre personne aujourd'hui. Sans quoi tu m'en vois navrée. Je t'achèterai un t-shirt avec un message bidon dessus pour me faire pardonner sinon. »

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Lun 16 Avr - 0:35
Je sens une légère résistance s’appliquer sur la manche de ma veste, ce qui m’incite à m’arrêter pour me retourner.
Et en voyant l’expression de Sidney, la culpabilité m’envahit.

J’aurais vraiment dû me taire. Pourquoi j’n’ai pas pensé avant que c’était peut-être trop frais pour elle ? Ma débilité est décidément profonde et incurable, comme ma maladresse. Je fais tout foirer et brise tout ce que je touche. J’aurais dû m’en tenir au câlin de la dernière fois plutôt que de vouloir jouer les grands frères, ce rôle m’a jamais réussi de toute façon. Résultat je peux juste la regarder lutter contre elle-même, tête baissée et poings crispés. L’amour-propre aussi meurtri que les sentiments. Je n’ose même pas la prendre dans mes bras - je m’en sens pas le droit -, alors je me contente de me rapprocher assez pour que le moins de passants possibles ne puissent la voir. Et de l’encourager mentalement.

Les secondes que nous passons immobiles me semblent interminables ; j’ai envie de l’éloigner un peu du sentier, de l’asseoir sur un banc, mais en même temps la demoiselle semble tellement raide que j’ai peur qu’au moindre contact, au moindre mouvement, elle ne tombe à la renverse et se brise. Mais elle est plus forte qu’elle n’y paraît, Sidney ; finalement elle trouve le moyen de redresser la tête. Je devine, à la manière dont elle resserre sa prise sur ma veste et à l’humidité de ses yeux, que ces derniers jours elle a dû s’épuiser rien que pour préserver les apparences. Qu’elle a dû se sentir bien seule.

Bordel, j’ai envie d’essuyer ses larmes même si elles n’ont pas coulé. Parce que sa peine, elle, déborde de tout son être comme une lame de fond. J’ai envie de passer mes doigts sur sa joue en lui assurant que tout irait bien et que même si ça sonnerait faux à ses oreilles, le principal serait d’en faire une réalité. J’ai envie de la cacher contre moi pour qu’elle se sente pas obligée de garder le menton haut ou de contenir ses pleurs.
Pourquoi est-ce qu’à la place je reste planté comme un con à la contempler ?

Sidney finit par relâcher son emprise sur ma manche, et en même temps, sur moi - ou peut-être pas tout à fait. Je l’écoute s’expliquer, secoue la tête négativement lorsqu’elle dit que je dois la trouver stupide. C’est normal d’avoir peur d’aborder un sujet sensible, parce que mettre des mots dessus ne fait que le rendre plus réel, plus tangible ; ça signifie lui donner du pouvoir. Celui de nous blesser. Et la Shakespeare étant humaine, je trouve sa réaction légitime. Qui suis-je pour lui dire que ça ne vaut pas la peine de pleurer ? Je n’ai pas le droit de décider pour elle ce de ce qui lui tient à cœur.

Bref, dans tout ça, je pense beaucoup mais parle très peu ; ma gorge est nouée. Quand elle lance un trait d’humour j’me contente de sourire.
Sidney se remet en marche et je la regarde avancer en déglutissant doucement pour libérer mes cordes vocales. C’est alors qu’elle se retourne et-
J’ai le souffle coupé. Pendant un instant, elle a réussi à me faire oublier de respirer. Ou bien est-ce qu’elle a soudainement volé tout l’oxygène de mes poumons ? Quoi qu’il en soit j’me retrouve à la regarder sans pouvoir me détourner. Parce qu’aujourd’hui la brunette me paraît magnifique.

En tout cas, son sourire me rassure un peu.

J’atterris un peu lorsque Sidney m’affuble d’un magnifique surnom qui me tire un rire franc. Puis je la rejoins en quelques enjambées, les lèvres retroussées et le regard pétillant, sans perdre une miette de ses paroles. Une fois à son niveau je pose les mains sur mes hanches et me redresse un peu plus. “Figure-toi que non, parce que mon offre de tout à l’heure est valable de minuit à minuit. D’ailleurs je te conseille de te dépêcher si tu veux en profiter, il te reste moins de la moitié de ton temps imparti.” Sur ce je lui adresse un clin d’œil et cette fois-ci, je reste immobile. Sait-on jamais.
Enfin je crois que pour le coup, c’est surtout moi qui en ait envie.

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Sidney Craig
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Jeu 19 Avr - 17:16
Son rire soudain et franc lui réchauffe un peu le coeur ; elle est contente, non, plutôt rassurée, de voir que Yunan ne s'offusque pas de son silence quant à ce qu'il s'est passé. Elle le laisse la rejoindre et, une fois à sa hauteur, elle l'observe. Il respire la bonne humeur et, peu à peu, celle-ci devient un peu contagieux. Sidney est encore bien loin de déclarer qu'elle ne pense plus à Nick, à leur dispute. C'est un événement qui restera gravé en elle pendant un moment. Mais, au contact de Yunan, elle se surprend à penser qu'elle a le droit de laisser sa peine de côté. Pour quelques heures au moins.

« Figure-toi que non, parce que mon offre de tout à l’heure est valable de minuit à minuit. D’ailleurs je te conseille de te dépêcher si tu veux en profiter, il te reste moins de la moitié de ton temps imparti. »

Elle cligne des yeux et rougit alors, baissant un peu la tête. Ce n'est pas qu'elle ne soit pas tactile, mais elle a un peu plus de mal avec les garçons en général. Par timidité plus que par réel dérangement. Et Yunan se tient là, immobile, attendant sûrement une étreinte de sa part. Mais Sidney hésite encore ; elle sait parfaitement ce qu'il se passera si elle se love dans ses bras. Et elle veut éviter ça. Le plus longtemps possible.

Alors elle redresse la tête, affichant un petit sourire.
Pas encore le genre de sourire assuré qu'elle a l'habitude d'offrir aux gens, mais un sourire amusé, taquin.

« Je compte sur toi pour faire un compte à rebours précis alors. J'aime profiter des offres que l'on me fait jusqu'à la toute dernière minute. »

Soudain, une délicieuse odeur vient lui chatouiller le nez. Le genre d'odeur qui met tout de suite en appétit. Le genre d'odeur gourmande à laquelle on résiste difficilement. Et dieu sait que Sidney est du genre gourmande, justement.

« Ça te dit une crêpe avec ton milkshake ? »

Parce que, elle, oui. Carrément même.

Mais c'est sans compter sur cet enfant qui bouscule Yunan, tombant à la renverse. Sidney ne l'a pas vu arriver, ce gamin. Elle s'accroupit, l'aidant à se relever.

« Tu n'as rien, petit ? »

Le gamin la regarde avant de fixer Yunan et de se mettre à pleurer. Un gros chagrin. Le genre de crise qui surprend toujours. Et Sidney panique presque en se demandant si elle a été trop brusque avec lui. On sait jamais ce qu'il se passe dans la tête d'un gamin. Sidney lance un regard à Yunan avant de regarder le garçon.

« Ne pleure pas ! Sinon je… tu... » Idée. « Tu sais, mon ami, c'est un super héros avec des supers pouvoirs. Il est capable de te faire des câlins magiques. Pas vrai Yunan ? »

Elle lui sourit tout en espérant qu'il accepte de rentrer dans son jeu pour faire cesser la crise de larmes du gamin. Il a déjà arrêté de crier, fixant le Shakespeare en sanglotant, comme s'il attendait une démonstration.

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Sidney songe en coral.


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Mar 24 Avr - 0:51
Bon, j'aurai pas mon câlin tout de suite. Mais les rougeurs qu'affiche Sidney sont adorables alors ça va, je me console. Une partie de moi est assez fière - ou flattée ? - d'avoir obtenu cet effet. Je crois que je commence à comprendre les mots d’Alphonse Karr : mieux vaut faire rougir une femme que la faire rire. Même si pour le coup, je préfèrerais carrément faire rire et rougir. Pourquoi choisir ?

Mais passons, pour le moment ce n'est pas à l'ordre du jour ; ma priorité vient de relever la tête avec un air presque espiègle. En réaction à sa réponse, j’étire un peu plus les lèvres, fais un rond avec mon pouce et mon index et ajoute un “OK !” au cas où mon assentiment lui aurait échappé. Je n’suis ni vexé, ni pressé de toute façon. Et je ne l'obligerai à rien. Aujourd'hui je la laisserai faire comme elle l'entend parce que parfois, tout ce dont on a besoin pour se sentir mieux, c’est un peu de laisser-aller.
Et puis j’veux pas me sentir encore plus coupable. Donc j’lui laisse le soin de bander ses plaies, mais en lui tendant le désinfectant et les pansements.

Une fois notre accord conclu, Sidney lève le nez et j’en fais rapidement de même, puis ferme les yeux pour mieux savourer cette odeur de crêpe chaude. Quelques images me reviennent en mémoire ; un parc, une famille, une enfance heureuse.
Parfois, j’oublie que j’ai vécu ce genre de scène : banale au possible, certes, mais c’est ce qui rend ces souvenirs si précieux. Il faudrait être le plus heureux ou malheureux des hommes pour ne pas s’en rendre compte - ne jamais rien perdre ou n’avoir jamais rien à perdre.

Je fais un effort pour n’afficher aucune nostalgie en relevant les paupières, puis lève les bras bien haut. “Owiiiiii, une crêpe !” Je claque ensuite mes paumes l’une contre l’autre comme si je venais d’avoir une idée. “Puisque tu paies le milkshake, je t’invite pour la crêpe ! Et puis comme ça je me ferai pardonner ma curiosité mal placée.” Je tire la langue brièvement pour paraître encore moins sérieux, pourtant j’le suis quand même un minimum ; tout à l’heure j’ai loupé l’occasion de m’excuser, faut bien que je me rattrape.

Cependant, j’ai même pas fait un pas que je sens un corps non identifié percuter mes jambes. Je vacille un peu, finis par retrouver l’équilibre, puis me retourne pour comprendre ce qu’il vient de se passer ; il s’agit d’un jeune garçon. Ma camarade est plus rapide que moi, elle s’est rapidement accroupie à côté de lui pour s’assurer qu’il n’a rien. Pour ma part je me penche en posant les mains sur mes genoux.
Heureusement, il n’a pas l’air d’avoir de blessure grave. Sans doute que ses larmes sont provoquées par la peur plus qu’autre chose. Dans tous les cas, ça me permet de voir Sidney-maman en action.

J’hausse les sourcils quand elle vend littéralement mes câlins à l’enfant pour essayer de le calmer. Alors c’est pour ça qu’elle n’a pas pris le sien tout à l’heure, au cas où quelqu’un d’autre en aurait besoin ? Dans ce cas, je ne peux pas la décevoir !

Mais surtout, j’peux décemment pas décevoir ce petit ou le laisser tomber. Si j’ai bien une faiblesse, ce sont les gamins en détresse. Ils me rappellent mes cadets. Et s'il y a bien une chose que je ne supporte pas, c'est l'abandon - ma grande terreur.
Bref, tout ça pour dire que je dégaine rapidement un large sourire puis tend les bras vers lui en m’accroupissant pour être à sa hauteur. “Elle a tout à fait raison ! On me surnomme le doudou soigneur, tu sais. Un seul câlin de ma part et tout ira mieux !” Je lui fais signe d’approcher en lui adressant un regard chaleureux et attends patiemment. Le bambin finit par approcher, lentement dans un premier temps, avant de se transformer en boulet de canon à deux pas du but pour serrer fort ses petits membres autour de mon cou. Il enfouit le visage contre mon épaule en reniflant et je me mets à lui caresser le dos doucement tout en parlant à voix basse. “Qu’est-ce qu’il y a ? Tu es tout seul ?” Je le sens qui commence à trembler un peu, ce qui m’attriste, avant de répondre “Je sais pas… On venait se promener avec mes parents et...” Il resserre son emprise ; je comprends que c’est l’émotion qui lui coupe la parole. Là je lance un regard en direction de Sidney. Je pense qu’elle et moi serons d’accord sur le fait que nous ne pouvons pas le laisser seul.

Sans le brusquer ni le lâcher, je rajoute ensuite “T’en fais pas ils ne peuvent pas être bien loin. On va les retrouver. Tu t’appelles comment ?” Le garçon renifle encore avant de répondre “Justin.
Bon, il a l’air un peu calmé déjà.
Justin, hein ?” Je le lâche et l’éloigne un peu, en gardant une main sur son épaule et passant l'autre dans ses cheveux. “Bravo, tu as été très courageux. Tu dois être fatigué de chercher tes parents tout seul. La gentille jeune fille qui est là et moi-même allions nous prendre une crêpe, tu en veux une ? Je te l’offre !
Le tout avec entrain et bienveillance, pour mieux lui remonter le moral. Mais s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est qu’un petit goûter est un bon moyen d’apaiser les garçons de son âge.

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Sidney Craig
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Dim 29 Avr - 22:18
A son grand soulagement, Yunan rentre dans le jeu de Sidney. Elle aurait été bien sotte devant ce garçon si son camarade ne s'y serait pas prêté. Le Shakespeare s'arme de son large sourire et tend les bras, s'accroupissant devant l'enfant. Et Sidney ne le lâche pas du regard.

Il y a une aisance étrange dans ses gestes. Mais, plus que ça, Sidney se surprend à l'observer avec un peu trop d'insistance. Elle détourne la tête après avoir doucement secoué la tête, la voix de Yunan la ramenant à la réalité.

« Elle a tout à fait raison ! On me surnomme le doudou soigneur, tu sais. Un seul câlin de ma part et tout ira mieux ! »

Sidney affiche un sourire, hochant la tête lorsque le garçon glisse un rapide regard vers elle. Elle approuve les mots de son ami, comme si elle avait elle-même goûter à ce soulagement dont il est question. Et quelque part, c'est vrai, même sans se lover dans ses bras. Son fardeau est encore lourd mais son coeur, lui, est un peu plus léger. Et ce grâce au soutien de Yunan.

Ce dernier entame la conversation avec le petit et ils échangent un regard ; Sidney hoche la tête, comme si leurs pensées étaient en parfaite symbiose. La brune repose son attention sur l'enfant qui, grâce à Yunan, finit par se présenter sous le nom de Justin. Il arrête un peu de sangloter, au grand soulagement de Sidney. Elle adore les enfants, mais elle panique toujours quand ils pleurent.

« Bravo, tu as été très courageux. Tu dois être fatigué de chercher tes parents tout seul. La gentille jeune fille qui est là et moi-même allions nous prendre une crêpe, tu en veux une ? Je te l’offre ! »

Sidney regarde Yunan, et un sourire attendri dessine les lèvres de la jeune fille. Ses mots, encore une fois, semblent suffire à apaiser le tourment de Justin qui affiche une mine intéressée. Ses yeux brillent et il hoche la tête, visiblement content. De ne plus être seul dans ce parc, et d'avoir un goûter en prime, sans doute. Sidney se redresse alors et tend la main au petit.

« Donnons-nous tous la main pour éviter de nous perdre, d'accord ? »
« Oui ! »

Ni une ni deux, après avoir attrapé la main de Sidney, il prend celle de Yunan. Elle, elle affiche un sourire attendri, avant de relever la tête vers Yunan.

« Je crois qu'on peut y aller. »

Alors ils avancent, doucement, au rythme de l'enfant. Sidney a oublié ses soucis ; l'important est d'aider cet enfant, maintenant. Parce qu'il ne doit rien avoir de pire que de perdre ses parents à cet âge comme au sien. Alors elle relativise sur sa peine à elle ; elle se sent presque ridicule de s'être mis dans un tel état pour une dispute. Enfin, à chacun sa sensibilité, d'autant qu'elle est plus âgée que cet enfant.

Sidney finit par secouer la tête lorsqu'elle capte le regard d'un couple de personnes âgées qui les observe avec un sourire amusé, attendri. L'anglaise se met à rougir en interprétant leur sourire, leur regard nostalgique ; les auraient-ils pris pour une famille ? Quand même pas, si ? Elle secoue la tête.

Lorsqu'ils arrivent devant le petit stand ambulant d'où se dégage une délicieuse odeur de gaufres et de crêpes, Sidney s'accroupit pour prendre l'enfant dans ses bras et le porter afin qu'il fasse son choix.

« Choisis ce que tu veux. »
« Tu prends quoi toi madame ? »
« Une crêpe au chocolat, parce que je suis très gourmande. »

Le commentaire arrache un rire au gamin qui finit par faire son choix. Sidney le repose donc et lance un regard à Yunan ; elle est gênée qu'il paye. Elle n'est pas habituée à ça, de manière générale. Sidney elle aime énormément faire plaisir aux gens en leur achetant un petit cadeau, ou en leur offrant un repas. Mais elle ne sait jamais où se mettre quand on lui retourne la faveur. Après une attente plus que respectable, et une fois leurs crêpes en main, c'est donc naturellement que Sidney embrasse la joue de Yunan.

« Merci Yunan. »
« Moi aussi je veux faire un bisou ! »

Sidney confie donc sa crêpe à Yunan, soulevant le gosse qui embrasse la joue de Yunan, lui aussi. En y laissant une trace de confiture. Sidney ne le remarque qu'après avoir posé le petit et récupéré sa crêpe. Et elle le fixe, avant de pouffer. Nerveusement. Ça s'est échappé, sans prévenir. Bon, elle n'est pas non plus hilare mais la situation la fait rire. Elle prend une serviette qu'elle lui tend.

« J'ignorais que tu ne savais pas manger. A ton âge, quand même. »

Sidney fait un petit clin d'oeil à Justin qui lâche un rire. Le petit va mieux, et c'est l'essentiel, n'est-ce pas ?

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