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Dim 21 Jan - 22:36
Suis ton coeur qui insiste.
ft. Artus Fraser
La lumière tournoie, la musique explose, ton corps se cambre sous l’assaut d’un nouveau danseur. Dieu que c’est bon.
Tu es seule ce soir, tes Mean Girls t’ont abandonnées, préférant de loin le confort sommaire des chambres qui vous ont été octroyées après l’incendie.
Mais tu ne leurs en veut pas, après tout ça t’arrive aussi de ne pas avoir envie de venir danser. Depuis l’ouverture de cette nouvelle boîte de nuit, tu es devenue une régulière. Tu sais que tu peux venir en toute sécurité et, tu dois bien avouer que ça te rassure.
Et puis, tu n’es pas loin du Palais alors, pour rentrer en pleine semaine c’est quand même mieux.

Mais, c’est samedi soir.
Alors tu passes deux heures le nez dans ton dressing, cherchant une tenue adaptée à la soirée que tu comptes passer. Ton choix se porte finalement sur cette petite robe brillante dans une teinte saumonée qui ravive ton teint. Parfait.
Tu te maquilles. Tes yeux bleus sont mis en valeur, tes lèvres sont pulpeuses et ne demandent qu’à embrasser. Un peu de déodorant, un peu de parfum, quelques bijoux pour finaliser le tout et tu te perches sur des échasses de dix centimètres.
Il faut souffrir pour être belle.

Mais ça fait bien longtemps que tu ne souffles plus. Tu as tellement parcourus les pistes de danse sur ce genre de chaussures que tu ne sens plus la douleur.
Il est déjà tard quand tu quittes le petit appartement que tu occupes en ville. Tu rejoins rapidement le Frozen Night Club et tu entres, présentant ta pièce d’identité. Tu n’as jamais eu besoin de fausse carte ici, tu étais majeure avant même que cet endroit ouvre. Et tu as beau ne pas porter la gérante dans ton cœur – et elle te le rend bien – tu ne craches pas sur la qualité de son club.

Tu as bien envie de commencer ta soirée par un Mojito mais, tu n’as pas envie de sortir ta carte bleue. Pas que tu sois en déficit, ça ne t’es jamais arrivé. Mais tu n’as pas envie de payer. Alors tu laisses ton regard se perdre sur la foule et tu choisi une cible. Grand, brun, pas trop costaud. Tu devrais pouvoir t’en débarrasser facilement par la suite.
Alors tu approches de la piste de danse, féline, gracile. Et tu laisses la musique enivrer tes sens, tu laisses les battements de ton cœur s’accorder au beats de la musique. Et tu danses. Bien vite, l’homme délaisse sa proie précédente et se glisse dans ton dos. Tu danses, tu descends, tu remontes, tu souris, tu lances des œillades. Tu es toi, désirablement inaccessible.

La musique change et tu t’arrêtes. Il s’approche et te propose un verre. Un sourire étire tes lèvres. Tu as gagné. Tu hoches la tête et le suis jusqu’au bar. Il commande,  il paye, tu bois. Tu le remercies d’un sourire en coin et tu t’installes au bar. La patronne est au bout. Tu es en sécurité. Tu finis ton verre et informe que tu dois aller te rafraichir.

Tu disparais. Et quand tu reviens, il est en train de conter fleurette à une autre. Parfait.

Tu retournes danser, le schéma se reproduit deux fois. Mais tu ne donnes rien en retour. Comme d’habitude.

Et ton regard se pose au final sur une silhouette accoudée au bar. Grand. Décoloré, ou blond, tu ne peux pas trop savoir. Ton regard agrippe le sien, tu restes sonnée deux petites secondes avant de lui sourire. Et tu danses. Tu danses seule, pas longtemps. Tu repousses gentiment ceux qui approchent, explicitant ton envie de te dépenser sans être soumise à cette obligation de danser à deux.

Et finalement, tu approches du bar lorsque la place près de lui se libère.

« Salut. »

Soif ou non, tu ne sais pas trop où tu vas. Mais tu sais ce dont tu as envie.
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Dim 28 Jan - 22:15
Ce n'est finalement pas vraiment son genre de traîner en boîte de nuit, mais on lui a tellement vanté la qualité de l'établissement qu'il a fini par se résoudre à y aller. Et le voilà donc, dans une ambiance festive et plutôt amusante. Et il en profite, Artus. Il regarde les jeunes s'éclater et ça lui rappelle sa jeunesse. Oh, pas qu'il est oublié comment on s'amusait, loin de là. Mais il n'a jamais été très bon danseur. Artus c'est le genre à marcher sur les pieds de ses partenaires, ou à bousculer les gens, alors il évite les pistes de danse.

Il est donc là, installé au comptoir, un verre à la main, à regarder les gens onduler sur des musiques qu'il apprécie ou non. Puis il remarque rapidement une petite tête blonde qui semble bien s'amuser, et qui change de partenaire de manière régulière. Toujours après avoir eu un verre. Ce qui arrache un sourire au pompier. Son regard croise d'ailleurs le sien. Un bref instant. Ah, la fougue de la jeunesse.

Il termine son verre et tourne le dos à la piste pour demander une nouvelle dose qu'on lui sert sans attendre, et avec le sourire qui plus est. Artus passe un bon moment, vraiment. Ça le change un peu. Et comme il n'a pas nécessairement besoin de beaucoup d'heures de sommeil, il peut se permettre de veiller un peu malgré ses responsabilités du lendemain. Il porte le verre à ses lèvres, trinquant mentalement pour son ami et collègue qui doit certainement être en train de dormir. Et une voix s'adresse alors à lui alors qu'il repose doucement le verre sur le bar.

« Salut. »
« Salut ? »

Artus lui offre un sourire poli avant de tourner le dos au bar pour reprendre sa position initiale et observer la piste de danse. Avant de remarquer que la personne est toujours là. Il la regarde ; c'est la fille dont il a croisé le regard tout à l'heure. Une jolie blonde, il faut bien l'avouer. Plus jeune que lui, mais pas énormément non plus. La question étant ; qu'est-ce qu'elle fait là ?

« Tout va bien ? » Il penche la tête sur le côté, interloqué. « Fatiguée de danser ? »
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Dim 28 Jan - 23:32
This is the greatest show.
ft. Artus Fraser
Tu as toujours aimé la musique, depuis ton plus jeune âge. Et puis, tu as appris le piano et ton oreille musicale n’a cessé de se développer. Alors si la musique purement électro des boîtes de nuit n’est pas le style que tu préfères et que tu affectionnes, elle reste un excellent moyen de bouger toute la nuit. Que le rythme soit lent ou effréné, tu sais bouger, c’est sûr.

Quand tu sors, tu n’as pas forcément envie de rentrer accompagnée mais, ça peut arriver. Parce qu’au fil des ans, tu t’es réconciliée avec ton corps, avec tes envies, tes fantasmes. Tu as réapprit à aimer le corps d’un homme pour autre chose que t’en servir. Malgré ça, tu restes méfiante. Tu n’es pas du genre à coucher avec le premier venu, pourtant ça t’es arrivé.
Parce que tu voulais être cool. Être comme les autres.
Alors tu en as choisi un, un soir. Pas trop moche, plutôt beau même. Et vous avez passé la nuit ensemble.
Ça ne t’a pas plu.
Tu es repartie au petit matin avec la même sensation désagréable que lorsque tu avais regagné le chalet cette nuit-là.

Alors, tu évites, tu te contentes de charmer. Tu ramasses parfois un numéro, ça te plaît de pouvoir recontacter plus tard. Mais, surtout, tu aimes le jeu de séduction. Tu aimes voir les hommes tomber entre tes griffes, s’offrir à toi. Mais tu t’arrêtes à cette limite-là,  incapable d’aller plus loin, incapable de faire autrement.  

Alors, au final, tu continues. Et les soirs où tu as tout gagné, tu rentres chez toi avec la même euphorie que Lorella lorsqu’elle a réussi l’un de ses coups foireux, qu’Eris lorsqu’une jeune demoiselle lui a offert plus que son numéro de téléphone.

Mais il y a quand même des soirs où tu t’autorises à espérer plus. A réessayer. Parce que ces soir-là, tu te sens invincibles, tu as l’impression que rien ne pourrait entacher ta bonne humeur.

Et ce soir en fait partie.
Tu l’as su dès que tu as croisé les orbes dorés au détour d’un danseur. Tu l’as entraperçu une seconde et tu as su que c’était lui.

Tu as toujours su faire plus vieille que ton âge. Tu en as toujours été fière. Dans quelques années, ça te peinera peut-être. Mais tu grimpes facilement de quelques années grâce à un peu de maquillage, quelques bijoux délicats et la tenue adéquate. Comme ce soir.

Alors, particulièrement confiante, tu as approché. Tu t’es installée au bar. Et tu l’as salué. Il a semblé surpris. Tu n’arrives pas à savoir si c’est étonnant ou non. Après tout, dans une boîte de nuit, c’est monnaie courante d’être abordé, surtout pour quelqu’un comme lui.

Un rire s’échappe de tes lèvres. Cristallin. Effacé. Par la musique presque assourdissante. Tu n’aurais pas trouvé d’intérêt particulier à pousser le rire plus fort. Il ne te prête pas attention dans un premier temps et tu lèves la main pour demander un verre. Tu sais qu’il faut parfois donner pour recevoir. Alors tu n’hésites pas à te donner les moyens d’obtenir ce que tu veux.

« Bien sûr ! Pourquoi ça n’irait pas ? »

Tu parles fort, approchant un peu de l’homme pour qu’il entende ce que tu dis. Le bar est un peu éloigné de la piste de danse mais, la musique est suffisamment forte pour couvrir légèrement les paroles des ceux qui tenteraient de parler. Mais après-tout, à quoi bon parler dans ce genre d’endroit ?

« Un peu, mais ça ira mieux après ça. »

Elle lève le shooter de tequila qu’on vient de déposer devant elle, elle dépose un peu de sel sur le dos de sa main, le porte sa main à ses lèvres et laisse sa langue récupérer les perles salines, avale le shot d’un geste ample et fini par croquer dans une rondelle de citron vert, grimaçant.
Dieu que c’était bon.

« Pourquoi tu ne viendrais pas danser avec moi, puisque tu en parles ? »

Tu es déjà debout, devant lui, et tu bouges. Lascivement, tendant les mains pour l'inviter à te rejoindre.
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Lun 29 Jan - 15:45
Elle s'approche un peu de lui ; il ne cherche pas à s'éloigner. Pour communiquer, dans ce genre d'endroit, c'est pas forcément évident. Après tout, c'est surtout le corps qui fait office de langage ici, dans ce repaire de jeunes. Il ne se sent pas nécessairement vieux mais il sait qu'il a passé un cap. Le genre de cap où on aime seulement sortir de manière occasionnelle, et non régulière. Et puis, avec son travail, il préfère ne pas trop abuser de ce genre de soirée.

Ce serait bête de finir sourd avant l'heure.
Et il sait, sans doute mieux que beaucoup de personnes ici, que l'ouïe est importante pour un pompier. En réalité, chaque sens est mis à l'épreuve lorsqu'on lutte contre le feu. C'est un choix qu'il a fait en étant jeune, sans jamais éprouver le moindre regret.

La jeune fille semble partager son avis et se contente donc de répondre poliment à ses questions. Lorsqu'elle affirme qu'elle ira mieux après ça, Artus la suit du regard pour comprendre de quoi elle parle. Un shot de tequila, vu l'odeur. Il esquisse un sourire amusé, reportant son attention sur la piste de danse. Le pompier n'est pas un grand amateur d'alcool fort comme la tequila. Trop agressif pour lui. Il préfère le charme plus subtil du scotch, du whisky. Eh, c'est un écossais.

« Pourquoi tu ne viendrais pas danser avec moi, puisque tu en parles ? »
« Hein ? »

Il la voit quitter son siège, venant se placer devant lui tout en commençant à laisser son corps être guidé par la musique. Et elle tend les mains vers lui. Il met un instant avant de comprendre qu'il s'agit là d'une invitation à la suivre. Un sourire désolé étire ses lèvres tandis qu'un petit rire finit par s'échapper d'entre ses lèvres.

« Ah, désolé. Je ne danse pas. C'est pas vraiment mon truc. » Il désigne la petite foule qui se trémousse sans mal, elle. « Tu ne devrais pas avoir de difficultés à trouver ton bonheur sur la piste. »

Il se retient d'ajouter « comme tout à l'heure », mais ce serait bien malpoli. Elle fait bien ce qu'elle veut cette petite. Ça ne le regarde pas et, de toute évidence, il ne souhaite pas s'en mêler.

« Amuse-toi bien ! »

Et c'est d'un sourire parfaitement sincère et sans arrière-pensée qu'il l'encourage à retourner profiter de la soirée. Et sans que ça puisse lui effleurer l'esprit qu'il puisse être une quelconque source d'intérêt. Il y avait une place de libre à côté de lui, elle est venue là, point. Artus, il va pas chercher les explications trop loin.
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Mar 6 Fév - 23:55
And we will come back home, home again.
ft. Artus Fraser
Il y a ces moments, ces rengaines insouciantes et ces pensées volontaires.
Il y a ces instants ou tu sembles tout contrôler, ou tu as l’impression d’avoir le monde à tes pieds.
D’avoir l’univers dans la paume de ta main.
Ces minutes durant lesquelles tu peux faire ce que tu veux de qui tu veux, ou tu peux devenir celle dont tu as envie.

Et puis, soudain, tout s’envole. Tout s’efface.
Il suffit d’un sourire, d’un regard, d’un geste.
Il suffit d’une attitude pour que tout explose, pour que tout se fracasse en un million de petites pointes venant lacérer ton cœur.

Parce que ces soirs où tu penses que tout ira bien, ces nuits ou tu es seule Reine de ta soirée, tu es tellement sûre que rien ne peut t’atteindre que lorsque c’est le cas, la chute n’en n’est que plus violente.

Ce soir, tu avais l’impression d’être de celles qu’il était impossible de louper. Tu avais l’impression d’être belle, désirable. Tu avais la certitude de pouvoir plaire. Et la première partie de soirée n’avait fait que confirmer cette affirmation.

Et puis, Il était apparu dans ton champ de vision.
Il y avait un sentiment de puissance, de liberté, de force qui émanait de lui.
Le genre qui te donnerais facilement une impression de sécurité.

Mais, visiblement, tes espoirs étaient vains.
Il ne dansait pas.
Tu restas dubitative lorsque tu réussi à décrypter ces mots sur ses lèvres. Qui venait dans ce genre d’endroit uniquement pour boire ? Oh, et puis ça arrivait. A toi la première.

Mais tu ne pus cacher la surprise sur tes traits.
Ça n’allait pas.
C’était avec lui que tu voulais danser. Et non avec un autre.
Un sous-entendu était loin de te démonter. Tu n’avais aucune idée de ce que tu voulais, tout ce que tu savais c’est que tu obtiendrais quelque chose de lui.

Alors, tu continuas à te trémousser sous ses yeux, tes orbes bleus ne quittant jamais les siennes.
Tu es sensuelle, Shiitake. Et tu le sais. Tu l’as toujours su. Tu es belle. Tes courbes en ont rendu fou plus d’un, et tu te rassure maintenant en te disant que les six années de Taekwondo n’ont fait que te renforcer. Qu’aucun homme ne pourra recommencer ce qui s’est passé cette nuit-là.

« Tu es sûr que tu ne veux pas essayer ? Je suis sûr que tu saurais parfaitement bouger. »

Tu t’es rapproché, posant tes mains sur le bar derrière lui pour venir le lui dire au creux de l’oreille. Tu ne le touche pas, à aucun moment, mais vous êtes assez proche l’un de l’autre pour qu’il puisse sentir les fragrances de Coco Mademoiselle qui émanent de toi.

Tu recules le temps que tes mots passent la barrière de sa compréhension, continuant alors de bouger. Tu n’as pas beaucoup de patience mais, tu n’en as pas conscience. Généralement, on ne te fait pas languir, c’est plutôt l’inverse.

Tu n’as jamais essuyé de refus. Tu n’as jamais vu quelqu’un ne pas comprendre à quoi tu jouais.
Et il est de notoriété publique que tu n’es pas tellement patiente. Ou que la susceptibilité coule dans tes veines autant que le sang.

Sauras-tu accepter une nouvelle défilade ? Probablement pas.
Ou peut-être que tu insisteras une dernière fois ?
Qui sait.
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Mer 21 Fév - 23:51
Elle ne semble pas comprendre, ou juste ne pas vouloir suivre son conseil. Non, elle reste là, à onduler devant lui. Artus n'est pas vraiment réceptif au langage de son corps. Enfin, disons plutôt qu'il est plus captivé par ses yeux bleus. Et soudain, elle s'approche, venant déposer ses mains contre le bar. Mais la carrure d'Artus étant ce qu'elle est, la distance entre leurs deux corps est bien moindre. A tel point qu'il se tasse presque un peu pour éviter qu'elle ne se sente gênée de sentir sa poitrine contre son torse.

Eh oui, il est pas logique Artus.
Il a quelques verres au compteur, après tout.

Et la voix de la créature résonne doucement à son oreille. Sans parler de cette odeur de parfum dont il ne connaît absolument pas la subtilité. Lui et le parfum hein. C'est agréable cela dit.

« Tu es sûr que tu ne veux pas essayer ? Je suis sûr que tu saurais parfaitement bouger. »

Elle recule alors qu'il tourne doucement le visage vers elle. Il capte son regard. Mais plutôt que de se sentir fier ou flatté, Artus il ne comprend pas. Il regarde autour de lui sans s'en cacher. Il repère un autre homme, à un mètre ou deux d'eux. Un bel homme, dans sa tranche d'âge. A la fois élégant et décontracté. Le pompier repose son attention sur la jeune femme. Pourquoi lui ? Qu'est-ce qui a provoqué chez elle l'envie de venir vers lui ? Il ne sait pas, ne comprend pas.

Il vide alors son verre, reposant le récipient sur le bar avant de se lever, s'approchant d'elle. Il se penche vers elle, pour murmurer à son oreille. Et son parfum lui chatouille de nouveau les narines. Son parfum et l'odeur de son shampoing.

« Merci pour l'invitation, mais bouger n'est pas danser. »

Il se redresse, lui offrant un sourire à la fois désolé et poli avant de lui adresser un petit clin d'oeil. Et, mécaniquement, sa main se lève, se déposant doucement sur sa tête pour la tapoter de manière bienveillante avant de tourner les talons. Et il s'éloigne, enfilant sa veste en chemin.

Et il réfléchit Artus. Il essaie encore de comprendre pourquoi lui, plus qu'un autre. Bah, une fois les lieux quittés, elle aura changé de proie. C'est pas plus compliqué que ça. Et, on le répète encore et toujours, mais Artus n'est pas le genre à se prendre la tête. Vraiment pas.
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