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long time no see • pv. artus

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Lun 8 Jan - 16:31
long time no see ; artus
Cela faisait un moment — comprenez plusieurs semaines — qu'elle avait vu l'article dans le journal, l'article qui invitait les élèves du Palais à visiter la caserne. Pour des raisons qu'elle n'avait pas spécialement retenu. Oui, ce n'était pas ce qui l'intéressait le plus pour être honnête. Enola lui avait parlé de ce nouveau venu en ville. Enfin... nouveau venu. Assise sur son banc, Bérénice passa une main distraite pour aplanir sa jupe alors qu'un faible sourire apparût sur ses lèvres. Certes il venait à peine d'arriver dans la ville, mais elle le connaissait depuis des années maintenant même si elle ne pensait plus jamais le revoir.
Artus.
Elle mordilla l'intérieur de sa joue en repoussant certaines pensées qui arrivaient à son esprit, Enola avait semblé bien trop heureuse en lui apprenant qu'Artus était de retour. Ce n'était pas le moment de se laisser distraire par des sentiments ridicules d'une enfant de 9 ans. Elle parlerait à Artus parce qu'elle était heureuse de pouvoir le voir à nouveau. Elle ne lui avait jamais beaucoup parlé, si ce n'était les quelques fois où ils étaient allés voir Enola avec ses parents, mais il avait vite gagné une place spéciale.
La jeune fille soupira et secoua sa tête avant de se lever de son siège pour marcher vers la caserne. L'article était la meilleure des excuses qu'elle avait trouvé pour rendre visite à Artus sans que ce ne soit trop... étrange, dirons-nous. Elle espérait surtout ne pas se perdre en y allant, étant donné qu'elle était encore nouvelle. Elle resserra les bretelles de son sac tout en marchant, ses yeux allant d'un endroit à l'autre.

Elle arriva au bout de longues minutes à ce qui semblait être sa destination mais resta plantée devant encore quelques instants, soudainement hésitante. Certes, il risquait de ne pas la reconnaître parce que la dernière fois qu'il l'avait vue elle avait neuf ans. Et peut-être qu'il ne se souviendrait même plus d'elle après tant d'années ? C'en était ridicule, qu'elle s'inquiète autant pour ça. Un mince rire s'échappa de ses lèvres et elle secoua sa tête, forçant un large sourire sur ses lèvres avant de s'avancer vers l'entrée, rentrant lentement à l'intérieur.
Ses talons résonnèrent sur le sol alors qu'elle regardait autour d'elle avec surprise, son intérêt soudainement grandissant tout en oubliant presque ce pourquoi elle était censée être ici.

Elle ne vit personne aux alentours et décida de s'avancer vers ce qu'il semblait être un bureau, tapant à la porte avec une légère hésitation.

« Hum, excusez-moi je viens suite à l'article et je me demandais si... il était possible d'avoir quelques renseignements ? Sur la caserne, les pompiers... ?»

Ouais. Ridicule comme excuse. Mais bon. On fait avec ce qu'on a, pas vrai ?
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Lun 8 Jan - 19:32
« Joach, il faudrait se renseigner sur le passif du VLM. »

Le dit Joach relève le nez de ses papiers, fronçant les sourcils avant d'attraper le dossier que lui tend Artus.

« Il y a encore une fuite ? »
« Oui. Je vais aller la colmater mais on peut pas se permettre d'avoir du matériel défectueux. »
« Bien sûr. D'autant que c'est le véhicule dont on se sert le plus. Ou alors... »
« Alors quoi ? »
« C'est peut-être votre appétit gargantuesque qui est à l'origine d'un surpoids et qui fasse sauter quelques pièces ? »

Artus reste silencieux un moment avant d'exploser de rire, flanquant une claque magistrale dans le dos de son subalterne. Qui n'apprécie clairement pas vu le grognement qu'il libère et le regard sombre qu'il adresse au sergent. L'écossais ne peut nier qu'il a toujours faim, ou est toujours en train de grignoter quelque chose.

« Aha, peut-être mon petit Joach. Mais je dois bien me nourrir avec tous ses muscles. »
« J'y peux rien moi si vous un êtes un tas de muscles idiot. »
« Tu me brises le coeur. »
« Ravi de l'entendre. Allez travailler, sergent. »
« Trop méchaaaaant ! »

Artus quitte donc le bureau, non sans un sourire amusé pour son collègue et ami qui lui répond par un secouement de tête, et un éphémère sourire en coin de bouche.

Le décoloré se débarrasse donc de sa veste une fois devant le véhicule, s'installant sur le panneau roulant pour pouvoir se glisser sous le dit véhicule. Et, naturellement, avant ça, il n'oublie pas de mettre un peu de musique. Un concentré de musiques qui le font automatiquement remuer du bassin et pousser la chansonnette. De quoi passer un bon moment.

Quelques heures plus tard, il entend quelqu'un arriver. Il jette un coup d'oeil de là où il est, n'apercevant qu'une paire de jambes qui se dirige vers le bureau. Artus n'y prête pas plus attention, reprenant ses réparations. Jusqu'à ce qu'une voix le sorte de sa concentration une nouvelle fois.

« Hum, excusez-moi je viens suite à l'article et je me demandais si... il était possible d'avoir quelques renseignements ? Sur la caserne, les pompiers... ? »
« Oh, bonjour. Oui bien entendu. Je m'appelle Joach. Suivez-moi. »

Artus finit par sortir de sous le véhicule, attrapant le tissu qui était posé à côté de lui pour mieux s'essuyer les mains. Et le visage. Ah, il s'en est mis partout.

« Sergent ? »
« Oui mon petit Joach ? »

Artus se retourne pour apercevoir son collègue avec une jeune fille.

« Oh, bonjour ! »
« Cette jeune fille souhaiterait avoir de plus amples informations sur la caserne. Je vous la confie ? »
« Oh, oui, bien sûr ! » Il tend sa main, en regarde l'état avant de se raviser. « Aha, désolé ma grande, je suis pas très présentable. Donne moi deux minutes ! »

Artus s'en va donc rapidement pour se laver les mains, revenant après avoir lavé sa figure également. D'un large sourire, il vient tapoter la tête de la jeune fille.

« Sergent Fraser pour te servir ! Mais tu peux m'appeler Artus. Demande moi ce que tu veux, je suis là pour ça ! »

Il jette sa serviette sur la caisse à outils avant de poser ses mains sur ses hanches, tout fier d'avoir de pouvoir apprendre des choses à cette fille. Cette fille qui a une étrange tête familière. Il penche la tête sur le côté avant de croiser les bras.

« C'est marrant, j'ai l'impression de t'avoir déjà vue... »

hors rp:
 
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Lun 8 Jan - 20:43
long time no see ; artus
Hm. L’homme qu’elle avait en face d’elle ne ressemblait en aucun cas aux souvenirs qu’elle avait d’Artus. Trop petit pour être lui. Et il n’avait pas les yeux dont elle se souvenait. Mais tout cela s’éclaircit bien vite lorsqu’il se présenta. Joach. Ce n’était donc pas celui qu’elle cherchait et cela expliquait pourquoi il ne ressemblait pas à celui dont elle se souvenait — bien que ses souvenirs devaient être quelques peu flous depuis la dernière fois — et elle retint un soupir de soulagement. Soupir qui s’étrangla bien vite dans sa gorge lorsqu’elle vit l’autre homme en face. Sergent ? D’accord, très bien. C’était un tout autre gabarit et elle se surprit à sourire sincèrement, et non plus ce sourire forcé qu’elle avait depuis qu’elle était rentrée. Il s’était sali les mains et en avait jusque sur le visage, Bérénice se demandait sincèrement ce qu’il avait fait pour être aussi sale. Mais ça avait un côté… ridicule ? Amusant ? Grotesque ? Peut-être un peu des trois.
Lorsqu’il lui tend sa main, elle ne peut réprimer une expression de dégoût devant son état. Bravo pour les premières impressions Bérénice. Mais il semble se raviser également et part en vitesse se débarbouiller. Bien. Ca lui permettrait de remettre de l’ordre dans ses pensées. Parce qu’il ressemblait quelque peu à ses souvenirs. Et elle ne pouvait faire partir le sentiment que c’était lui en face d’elle. Et la façon dont il avait changé était… plaisante.
Elle grogna tout bas et se mordit la langue. Sérieusement Béré ? Elle se remit à sourire lorsqu’elle l’entendit revenir et remonta la tête pour le regarder à nouveau, plissant le nez face à son geste sur ses cheveux. Elle savait qu’elle était petite mais ce n’était pas une raison pour se comporter comme ça.
Attendez.
Artus ?
Donc son sentiment était le bon. Parfait. Mais laissons les révélations à… Oh il se souvient de sa tête ? Un sourire victorieux aux lèvres, elle plaça ses mains sur ses hanches, rit devant l’expression qui était visible sur son visage.

« Coucou Artus, enfin devenu un vrai super-héros on dirait ? »

La brune se balança sur le bout de ses pieds, légèrement angoissée à l’idée qu’il ne se souvienne plus d’elle mais elle décida malgré tout d’avancer tout de même, sans se départir de son sourire. Ses cheveux restaient décolorés, même s’il devait faire attention, ses racines commençaient à repousser et c’était désagréable à voir. Mais ça passerait.
Un sourire malicieux aux lèvres, elle tapota du bout du doigt sur les bras croisés d’Artus en penchant à son tour la tête, le regardant dans les yeux.
« Eno m’a dit que tu étais de retour en ville j’avais besoin de voir ça par moi-même… Enfin si tu te souviens de moi ? »
Elle fronça les sourcils et pinça ses lèvres, reculant d’un pas au cas de cette dernière éventualité. Ce serait extrêmement gênant s’il avait oublié qui elle était et qu’elle restait aussi proche de lui. Réfléchis avant d’agir bon sang !
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Lun 8 Jan - 22:25
Non, décidément, cette tête lui dit quelque chose. Artus n'est pas très très physionomiste. Et puis il voit tellement de gens qu'il ne saurait pas se souvenir de tout le monde. Bien que sa vie soit plus calme depuis qu'il est arrivé à Fosterhampton ; Edimbourg est bien loin ! La jeune fille affiche un sourire, déposant ses mains sur ses hanches.

« Coucou Artus, enfin devenu un vrai super-héros on dirait ? »

Ah. C'est forcément quelqu'un à qui il a déjà parlé pour qu'elle lui évoque le terme de super-héros. Parce qu'il aime se présenter ainsi aux gens, ça les rassure un peu. Ou, plutôt, ça leur change les idées et ils oublient, l'espace d'un instant, la situation dans laquelle ils se trouvent. Ou alors c'est juste pour faire le fanfaron. Dans tous les cas, ça ne l'avance pas énormément.

Mais un large sourire étire ses lèvres avant qu'un rire ne s'échappe de sa gorge.

« Aha, eh bien oui. Je fais de mon mieux ! »

Soudain, la jeune fille s'approche, un petit sourire mutin aux lèvres, venant tapoter les bras croisés du pompier. Artus la laisse faire, un sourire aux lèvres, sans trop comprendre la signification de ce geste. Cela dit, le fait qu'elle se soit approchée lui a permis de mieux détailler son visage. Ses cheveux noirs, des pupilles claires, ambrées. Une jolie fille, personne ne peut le nier. Même pas Joach qui est, depuis le début de la conversation, retourné dans son bureau.

« Eno m’a dit que tu étais de retour en ville j’avais besoin de voir ça par moi-même… Enfin si tu te souviens de moi ? »

A ses mots, elle recule, visiblement gênée par cette proximité qu'elle a elle-même instauré. Artus cligne des yeux, sans trop comprendre, une fois de plus. Le pompier finit par hausser un sourcil avant de faire un pas vers elle, se penchant pour mieux forcer le contact visuel sans qu'il ne soit rompu. Et il la fixe pendant un moment. Un moment qui semble durer une éternité.

Si elle parle de Nono en la nommant « Eno », il ne peut pas s'agir d'une élève comme les autres. Quelqu'un de proche alors ? Mais qui, dans leurs contacts en commun, pourrait avoir le même physique que cette fi-...

« BÉRÉNICE ?! »

Artus s'était redressé après cette révélation. Un large sourire pourfend alors ses lèvres tandis que ses bras se referment autour de la jeune fille qu'il fait tournoyer dans ses bras, tel le grand enfant qu'il est. Trop de retrouvailles dans cette petite ville, le monde est décidément bien petit. Et, pour une fois, il ne va pas s'en plaindre ! Il finit par la libérer, s'écartant un peu pour mieux la regarder.

« Waaaw désolé, je t'avais pas reconnu ! » Il met sa main à côté de lui, au niveau de sa taille. « Tu devais faire cette taille la dernière fois que je t'ai vue, aha ! »

Artus s'en va donc rapidement pour se laver les mains, revenant après avoir lavé sa figure également. D'un large sourire, il vient tapoter la tête de la jeune fille.

« Ta sœur, puis toi. Dis donc, c'est un coup monté pour me gâter ou quoi ? »

Il rit à nouveau avant de lui faire signe de le suivre. Artus la guide vers une petite pièce conçue pour les réunions ; elle n'est pas bien grande mais il y a de quoi s'asseoir. Il tire une chaise pour qu'elle s'installe, se posant, lui, sur une chaise juste à côté, tourné vers elle.

« Ça m'fait plaisir que tu viennes me rendre visite après tout ce temps ! J'suis content que tu m'ais pas oublié. Alors que moi, j'ai lamentablement échoué. Tu peux me punir si tu veux. »

Artus lui offre un sourire, encore. Parce qu'il ne sait pas rien faire de mieux que sourire et rire. Et que c'est peut-être pour ça qu'on l'aime aussi. Qui sait ?

« Qu'est-ce que tu deviens, dis-moi ? Nono m'a dit que t'étais à Blenheim. Ça se passe bien ? »

Et il la fixe, s'appuyant contre la table sans se défaire de son regard brillant de curiosité ni de son sourire joyeux.
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Mar 9 Jan - 12:49
long time no see ; artus
Elle ne peut s’empêcher de torturer sa lèvre inférieure en la mordant lorsque le silence se fait plus long, beaucoup trop long. Elle soutient son regard, sans détourner les yeux, sans montrer les doutes qui la submergeaient. Evidemment qu’il l’avait oubliée, elle était juste la petite sœur d'Enola et il ne l’avait même pas vue tant que ça.

Jusqu’à ce qu’il hurle son prénom et la serre dans ses bras, la faisant tournoyer en l’air. Cela arracha un rire aigue à Bérénice, qui referma ses bras autour du cou d’Artus pour avoir un semblant de support. Ses yeux se ferment alors que toutes ses insécurités disparaissent à l’instant même où il l’a reconnue.
« ARTUS RELACHE-MOI JE SUIS PAS PRETE POUR CA DE BON MATIN ! »
Elle rit à nouveau lorsqu’il la relâche et passe une main dans ses cheveux pour les remettre en place. Elle est tout de même vexée que la soulever ait été aussi simple que cela. Sérieusement ?! Elle ne savait pas qu’elle était aussi peu lourde. Et puis sa remarque la fait sourire en coin : la surprise est donc efficace, vu sa réaction.
« J’ai grandi depuis la dernière fois pas vrai ? Je vais te pardonner le fait que tu m’aies pas reconnue pour cette fois. »
Un clin d’œil accompagne ses paroles, immédiatement suivi d’un rire. La bonne humeur d’Artus est contagieuse on dirait, et Bérénice n’allait pas s’en plaindre. Elle le suit jusqu’à la salle de réunion en observant la caserne au passage. C’est la première fois qu’elle rentre dans une caserne de pompiers, elle n’avait pas eu l’occasion ni l’envie avant. Mais savoir Artus ici changeait tout.
« Exact, on est toutes les deux ici pour rendre ta vie meilleure qu’avant. Et je compte bien y arriver. »
Elle s’assoit à ses côtés, posant son sac au sol, et se tourne vers lui pour mieux le regarder pendant qu’elle lui parle. Il ne s’arrêtait donc jamais de sourire ? Elle avait l’impression de se voir. Sans vraiment réfléchir, elle croise ses jambes en tailleur sur la chaise — enfin autant que la taille du siège le lui permettait — pour être un peu plus confortable, ses coudes sur ses genoux.

Le punir de l’avoir oubliée ? Mais c’était une très bonne idée qu’il venait de lui donner là. Elle se penche vers lui, son sourire s’agrandit si c’est encore possible. Un de ses doigts vient se poser contre ses lèvres, comme si elle voulait lui confier un secret.
« Attention aux idées que tu me donnes Artus, je peux être très imaginative quand je m’y mets. Quant à Blenheim… »
Elle se relaxe et se laisse aller contre le dossier de la chaise, souffle sur une mèche de cheveux qui était tombée sur son visage. Tout était tellement bien mais en même temps… tellement vide. Rien de réellement spécial ne s’était passé pendant les trois premières années où elle était à Blenheim et le retour d’Artus était de loin la chose la plus intéressante — avec le fait qu’elle avait pu revoir Enola de façon plus ou moins régulière.
« Honnêtement c’est vraiment génial comme endroit, je m’y sens vraiment bien. Bon, je dois travailler un peu plus qu’avant pour être à la hauteur mais tout va bien donc pour le moment. Et le fait de pouvoir coudre plus qu’avant avec des matériaux de meilleure qualité c’est tellement bien ! Je peux faire beaucoup plus de vêtements et… »
Elle s’arrête en plein milieu de la phrase, rosissant en se rendant compte qu’elle parlait un peu trop. Elle se racle la gorge et passe une main sur sa nuque.
« Et toi ça fait longtemps que tu es arrivé à Fosterhampton ? Heureusement que vous avez ouvert cette caserne, je comprends même pas comment ils n’ont pas pu penser au début d’en mettre une ?! C’est essentiel dans une ville !»
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Dim 28 Jan - 22:14
« J’ai grandi depuis la dernière fois pas vrai ? Je vais te pardonner le fait que tu m’aies pas reconnue pour cette fois. »
« Aha ! T'appelles ça grandir toi ? » Il mesure à vue de nez où elle lui arrive avant de coller sa main au niveau de son torse pour lui montrer. « Va falloir manger encore un peu de soupe avant de pouvoir me rattraper, Béré ! »

Naturellement, Enola est vite évoquée et se présente rapidement comme celle qui a prévenu Bérénice de la présence du pompier à Fosterhampton. Ce qui a pour effet d'amuser Artus, bien entendu, qui y va de son petit commentaire.

« Exact, on est toutes les deux ici pour rendre ta vie meilleure qu’avant. Et je compte bien y arriver. »
« Ah ? Est-ce que ça veut dire que, toi aussi, tu vas me faire des petits gâteaux ? »

Enola n'a jamais promis une telle chose à l'écossais mais Bérénice n'est pas sensée le savoir. Et si Artus peut grapiller un peu de bouffe, il n'hésitera pas. Mais, étrangement, il doute que la jeune fille tombe dans le panneau. Elle est loin d'être bête.

« Attention aux idées que tu me donnes Artus, je peux être très imaginative quand je m’y mets. Quant à Blenheim… »

Le pompier fronce un peu les sourcils, inquiet. Mais elle ne semble pas vraiment sujette à de sombres pensées. Elle ne pense sans doute pas à l'incendie, et ça le rassure, quelque part, Artus. Un soupir franchit les lèvres de la jeune fille et Artus se détend un peu ; elle semble n'avoir que des soucis propres aux jeunes filles de son âge. Sans doute.

« Honnêtement c’est vraiment génial comme endroit, je m’y sens vraiment bien. Bon, je dois travailler un peu plus qu’avant pour être à la hauteur mais tout va bien donc pour le moment. Et le fait de pouvoir coudre plus qu’avant avec des matériaux de meilleure qualité c’est tellement bien ! Je peux faire beaucoup plus de vêtements et… »

Elle s'arrête, à la surprise d'Artus qui penche un peu la tête sur le côté. Pourquoi ne poursuit-elle pas ? Elle était bien partie pourtant. Le pompier remarque la soudaine gêne de sa cadette, sans pour autant en comprendre la raison.

« Et toi ça fait longtemps que tu es arrivé à Fosterhampton ? Heureusement que vous avez ouvert cette caserne, je comprends même pas comment ils n’ont pas pu penser au début d’en mettre une ?! C’est essentiel dans une ville ! »

Artus lâche un rire amusé avant de hausser les épaules, tournant la tête vers la petite fenêtre.

« C'est malheureux, oui, mais... » Il la regarde de nouveau, affichant un sourire. « Maintenant je suis là. Je ferais face au danger à votre place. Tu n'auras plus à t'inquiéter, d'accord ? »

Il préfère la rassurer ; peut-être que l'absence des pompiers a pesé dans l'esprit des gens. Artus a conscience d'être arrivé après la bataille et, même s'il n'y est pour rien, il se sent un peu coupable. Pour l'ensemble des pompiers. A-t-on jamais vus un feu faire autant de dégâts avant l'arrivée des pompiers ? Et encore, le bilan est plutôt léger, d'après ses souvenirs. Artus esquisse un sourire avant de venir ébouriffer les cheveux de sa cadette.

« Dis-moi, maintenant que t'es devenue encore plus brillante et douée, tu vas pouvoir me faire un autre costume de super-héros, non ? J'dois t'avouer que le précédent n'est malheureusement plus à ma taille. Étrange hein ? »

Il n'avait même pas 20 ans quand ils se sont rencontrés. Aujourd'hui, en plus des années ajoutées à son compteur, sa carrure a également changée. Plus de muscles, plus grand également. Plus con aussi, mais, ça, ça entre pas en compte pour le costume. Quoi que...

« Je suis content de voir que tu te plais ici, et que tu aimes ce tu fais. »

Il se penche vers elle, plissant les yeux et souriant de manière entendue.

« Et les amours ? C'est plus concluant chez toi ? Ta sœur me désespère. J'avais espéré la revoir avec des enfants qui m'auraient appelé tonton. Je compte sur toi pour réaliser mon rêve, ok ? »
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