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Sidney Craig
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Lun 8 Jan - 15:26
Elle partait pourtant d'une bonne intention. Mais elle est là, assise sur les gradins, à fixer la surface calme de l'eau tout en serrant la bretelle de son sac entre ses mains.

Sid est ablutophobe depuis son plus jeune âge ; la crainte, non la terreur, de se noyer est quelque chose qui lui interdit bien des plaisirs. Pas de journée piscine avec les copains, pas de balade sur l'eau, pas d'attractions avec de l'eau, pas de bain. Prendre sa douche est parfois difficile, pour peu qu'elle soit un peu fatiguée. En temps normal, fixer un point d'eau, si c'est à bonne distance comme dans le moment présent, ça ne lui provoque pas de suées froides.

Mais là, maintenant, son coeur tambourine douloureusement dans sa poitrine. Elle se sent suffoquer. D'autant que, pour rajouter un peu plus d'absurdité à son idée, elle est seule. En présence de Cassie, ou même de Tasha, elle se serait sentie plus détendue, plus en sécurité. Et demander à Nick est quelque chose qu'elle serait bien incapable de faire. L'importuner pour ce genre de choses n'est pas ce qu'elle souhaite. D'autant que ça pourrait être vite ambigu. Et il pourrait réaliser ce qu'elle ressent.

Elle se claque les deux joues simultanément. Le simple fait de s'imaginer en train de s'agripper à lui par peur de se noyer, ça l'a fait déjà virer à l'écarlate. Et grand dieu, non, elle ne peut pas prendre le risque qu'il se rende compte de ses sentiments. Non, tout sauf ça. Parce qu'elle va le perdre, à coup sûr. Et se faire rejeter par Nick, même le plus calmement du monde, ça lui briserait le coeur. Sidney secoue une nouvelle fois la tête avant de se lever, préférant donc jouer la prudence et quitter les lieux.

Elle se dirige donc vers les vestiaires, vers la sortie. Là où elle est sûre d'être en sécurité, même seule. Elle a honte d'elle, Sid. Tellement qu'elle n'entend pas les pas qui se dirigent vers elle. Tellement qu'elle ne réalise pas qui elle bouscule alors, manquant de perdre l'équilibre. Lorsque ses émeraudes croisent enfin le regard de la personne, de cette personne, elle sent son sang se glacer.

« O-oh, bonjour Nikita… »

Et là, son regard est presque automatiquement, irrévocablement, attiré par la large cicatrice sur la moitié de son visage. Forcément causée par une brûlure. Sa bouche s'entrouvre, laissant place à une mine horrifiée, dégoûtée. C'est quand elle réalise qu'elle a fait un pas en arrière qu'elle prend conscience de sa réaction.

« J-je… Excuse-moi, je ne voulais pas… te blesser. Je suis désolée... »

C'est la première fois qu'elle voit cette balafre pourtant si évidente ; il doit la dissimuler soigneusement chaque jour pour éviter le genre de réaction qu'elle vient d'avoir. Ah, elle se sent terriblement mal Sidney.

« Est-ce que.. enfin je… tu vas bien ? »

Aah, elle se sent complètement stupide maintenant.
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Mer 10 Jan - 13:20
Tu trainais des pieds depuis que tu étais sorti de la chambre. Non seulement tu avais perdu ta trousse à maquillage, mais en plus Innokenti avait refusé de te prêter la sienne, sous prétexte que tu étais allé chercher à manger sans lui la nuit précédente. Quelle basse vengeance, te disais-tu, tout en marmonnant comme un adolescent en pleine crise et en faisant le tour de tous les endroits où tu étais allé la veille. Le point positif, c’est que tu ne perdais pas de temps. Il te suffisait de jeter un regard mauvais aux passants pour qu’ils continuent leur chemin, sans faire attention à toi. Et quand tu revenais bredouille, ta mauvaise humeur s’accentuait. Rien dans la salle de bal, dans la buanderie, ou même à la cave. Avec une moue dubitative, tu décidas donc d’aller voir à la piscine.

Trop occupé à regarder tes pieds, tu ne te rendis même pas compte que tu allais droit sur quelqu’un. Et, forcément, c’est la bousculade.

Ng ? Salut. Oh, Sid !” et immédiatement, ton visage s’éclaire. Il y a des humains que tu aimes bien, et Sidney en fait partie, heureusement pour elle. Tu lui ébouriffas les cheveux pour dire bonjour, et aussitôt elle eut l’air de vouloir vomir. Allons bon. Tu hausses un sourcil.

Ça va ? T’es malade ? T’as la gastro ? Tu veux t’asseoir ou quoi ?
Tout en la bombardant de questions, tu t’approchas d’elle pour poser ta main sur son front. Pas de fièvre. Pourtant, elle disait des choses plutôt étranges. “Moi je vais bien mais on dirait que toi non. Je vais pas te manger parce qu’on s’est bousculés, t’inquiète.

Malgré ton air menaçant, tu t’inquiètes, Nikita. Mais t’es peut-être pas le mieux placer pour aider Sidney à se détendre. Rapidement, tu te mis à réfléchir. Comment aider la demoiselle à retrouver son calme et faire passer son envie de vomir ?
Tu veux boire un coup d’eau peut-être ? Ou bien tu veux un bonbon ? Attends.” et tu te mis à farfouiller dans ton sac. Un bâton de réglisse et une petite bouteille d’eau, c’est tout ce que tu pouvais proposer. Quoique… Tu dévissas le bouchon de la bouteille, reniflas le contenu, avant de faire la grimace. C’est pas de l’eau, ça. Tu peux pas lui donner ça. “J’ai de la réglisse. Tu veux ? Si tu préfères, je peux te raconter une blague.

T’as jamais fait face à quelqu’un qui est malade. Et t’as aucune idée de quoi faire. Néanmoins, pour la tranquillité d’esprit de toutes personnes ici présentes, mieux valait éviter tes blagues. Elles tombent toujours à plat.
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Ven 12 Jan - 16:11
Il semble presque content de la voir, Nikita. Mais pourquoi ? Pour le loisir de pouvoir la terroriser ? Ah, non. Nikita a toujours effrayé Sidney, sans vraiment s'en rendre compte. Ou sans même parler de cette balafre qu'elle n'avait, jusqu'alors, même pas remarqué. L'aura qu'il dégage, ce regard sombre et glacial qu'elle lui voit parfois, ou qu'elle croit lui imaginer. De quoi la faire frémir.

Mais jamais il n'a dit ou fait quoi que ce soit de méchant contre elle. Au contraire.

Elle sursaute lorsque sa main vient ébouriffer ses cheveux. Ah ! A-t-il la moindre idée du temps qu'on peut passer à se faire cette coiffure ? Non, bien sûr que non ! Mais elle ne dit rien, trop surprise par ce geste… affectueux ? Ah. La voit-il comme une sorte de petit animal de compagnie ? Tellement perdue dans ses pensées, elle ne le voit pas approcher. Ce n'est que le contact de sa main sur son front qui la sort de sa torpeur.

« Moi je vais bien mais on dirait que toi non. Je vais pas te manger parce qu’on s’est bousculés, t’inquiète. »

Elle pique un fard avant de baisser le regard tandis que la main de Nikita quitte son front ; un contact pour le moins inattendu ! Elle secoue la tête pour mieux remettre ses idées en place, hochant simplement la tête en guise de réponse, un sourire nerveux ourlant ses lèvres. Un peu de chance dans cette petite mésaventure ; il ne va visiblement pas la « manger ». Aha…



Parce qu'il est capable de bouffer quelqu'un en temps normal ou… ?

« Tu veux boire un coup d’eau peut-être ? Ou bien tu veux un bonbon ? Attends. »
« Ah, n-non je... »

Après une fouille rapide de ses poches, il en sort une bouteille et ce qui ressemble à du réglisse. Cependant, il semble douter du contenu de la bouteille ; au point d'en renifler le contenu. Et de renoncer, manifestement, à donner la dite bouteille à Sidney. Elle cligne des yeux. Si ce n'est pas de l'eau -ce n'en est assurément pas- qu'est-ce que le récipient peut contenir qui soit aussi translucide que de l'eau ?

Pas grand-chose.

« J’ai de la réglisse. Tu veux ? Si tu préfères, je peux te raconter une blague. »

Elle fixe la réglisse avant de relever les yeux vers lui, partagée entre la perplexité et la surprise. Finalement, un petit pouffement s'échappe de ses lèvres, suivi d'un rire un peu plus franc, mais assez court. Elle secoue doucement la tête avant de le regarder ; finalement, il n'est pas si effrayant qu'il veut bien le paraître. Et, ce, sans parler de sa balafre.

« Ça ira, merci Nikita. »

Après un court instant, elle finit par attraper la friandise entre ses doigts, la coupant en deux avant de lui tendre l'autre moitié d'un petit sourire.

« J'espère pour toi que ta bouteille d'eau ne tombera pas entre les mains de McClusky. »

Elle esquisse un petit sourire timide sans oser le fixer plus longtemps. Sidney finit par porter le réglisse à sa bouche, croquant dedans avant de se pencher sur le côté pour regarder derrière le russe. Elle se redresse ensuite.

« Qu'est-ce que tu étais venu faire ? »

Etrangement, c'est la première fois qu'elle amorce la conversation. D'ordinaire, elle cherche toujours une excuse pour éviter de rester avec lui trop longtemps. Mais elle se sent mal, Sidney. D'avoir réagi avec tant de dégoût en voyant sa cicatrice. Ça a du être terrible. Et, sans trop s'en rendre compte, elle ne lâche pas la trace de la morsure laissée par le feu sur le visage du blond.
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Jeu 18 Jan - 23:42
Tu récupères ta part de réglisse que la demoiselle accepte de partager avec toi et tu la fourres sans ménagement au fond de ta poche. Toi, t’aimes pas ça la réglisse. Tu te balades avec ça dans ton sac justement pour les vertus que ça peut avoir, mais le goût… Beurk. Trop médicamenteux. Mais bon, peut-être que ça allait aider Sidney. Le réglisse n'a jamais tué personne, après tout (même si ce goût est un crime à part entière).

Tu vas voir ça ira mieux avec le réglisse. Je sais pas ce que t'as, mais ça aide quand on a du mal à respirer, mal à la gorge, et aussi pour les douleurs prémenstruelles.” déclares-tu, sans aucun tact. C’est parti, étale ta science, mais pas trop parce qu’on se rendrait vite compte des limites de tes connaissances en la matière. Enfin, satisfait de voir que la demoiselle mâchonnait tranquillement son bonbon végétal, tu dévissas le bouchon de ta bouteille pour en prendre une gorgée.

Il va dire quoi McClusky. C’est du vinaigre blanc. Tu veux goûter ? Goûte !

Et tu lui tends ta bouteille, l’oeil mauvais. Tu n’es pas de mauvaise humeur, c’est juste les sales habitudes qui ressortent. On force pas quelqu’un à boire quelque chose en souriant. Même si là, en l’occurrence, tu ne voulais pas forcer Sidney ; c’était juste proposé avec insistance. Et tu préférais autant qu'elle boive ça sous ta surveillance que seule. C'est pas ok pour les enfants.
Enfin, la question de la Shakespeare te remet sur le chemin de ta quête. Evidemment ! Le maquillage !

Je suis venu… Hum… Noyer…” et tu fais mine de réfléchir sombrement. C’était quoi l’expression déjà ? Noyer la peau de l’ours avant de l’avoir tuer ? Noyer la pierre qui roule tant et si bien qu’à la fin elle se brise ? Trop compliqué, ce langage imagé. T'as beau être pratiquement né en parlant anglais, les idiomes et autres usages métaphoriques de la langue n'ont jamais été ta tasse de thé.
Noyer… Mes soucis. Comment on utilise cette expression c’est n’importe quoi.” te mets-tu à marmonner. Puis tu relèves la tête, et tu t’approches vivement de Sidney, ton visage juste en face du sien.

Tu vois, ça,” commences-tu en pointant ta cicatrice du doigt sans complexe, “c’est trop moche, non ? On fait quoi avec les trucs moches ? On les rend beaux.

Et quoi de mieux que du fond de teint pour ce faire ? En espérant que Sidney comprenne les non-dits, tu lui fais un signe de la main pour qu’elle te suive, et tu t’engages vers les vestiaires. Après tout, c'est un des endroits qu'il te reste à fouiller pour trouver le St Graal. Et puis, au cas où, c’est aussi le moment où jamais pour piquer une tête ; ton maquillage, il est pas waterproof. Autant y aller tant que tu es encore immaculé.
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Sidney Craig
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Dim 28 Jan - 16:43
Elle se sent rougir lorsqu'il évoque les pertes menstruelles ; Sidney n'est pas nécessairement prude mais il y a des sujets, lorsqu'ils sont évoqués par des hommes, qui la mettent un peu plus mal à l'aise. Donc le combo Nikita et sujet délicat, c'est un peu beaucoup pour la jeune anglaise. Elle se racle la gorge et le laisse poursuivre, fuyant un peu son regard dans l'espoir qu'il n'aperçoive pas sa gêne.

« Il va dire quoi McClusky. C’est du vinaigre blanc. Tu veux goûter ? Goûte ! »

Sidney cligne des yeux en fixant la bouteille ; de ses yeux ronds, elle relève la tête vers Nikita, presque paniquée. Elle doute que ce soit du vinaigre -ça n'en a pas l'odeur en tout cas- et elle ne veut assurément pas s'aventurer en territoire inconnu. Pas en présence de Nikita en tout cas. Sa simple présence, et ce jusqu'à leur conversation -presque banale ?-, est déjà une virée dans les landes sauvages et hostiles, pour elle.

Elle recule d'un pas, secouant doucement la tête en cherchant un point d'ancrage mental auquel s'accrocher pour se donner un minimum de contenance.

« Ravie de voir qu'il ne te fiche pas la trouille. Moi il me fait penser à un gros chien qui grogne et aboie, prêt à se jeter sur nous. »

Et Sidney a du mal avec les gros chiens.

« Je suis venu… Hum… Noyer… »

L'anglaise se sent blêmir tandis qu'elle fronce doucement les sourcils. Ne pas tirer de conclusion hâtive ; sa phrase n'est pas terminée.

« Noyer… Mes soucis. Comment on utilise cette expression c’est n’importe quoi. »

Un silence.
Elle pouffe ; Sidney détourne la tête, un peu honteuse de rire aux mots du russe. C'est la pression qui redescend. Avec toute la crainte qu'il provoque en elle, échanger ces quelques mots et l'entendre plaisanter, c'est nouveau pour elle. Et ça la rassure un peu, finalement. De voir qu'il n'est pas si méchant qu'il en à l'air. Enfin, dire qu'elle n'en a plus peur serait également mentir ; en elle demeure cette appréhension, cette lueur craintive face à ses prunelles froides, assassines qu'elle lui trouve. A moins qu'il ne s'agisse de son imagination débordante enrichie par ses lectures.

« J'avoue que, ici, ça prend quand même un peu de s- »

Il s'est soudain approché d'elle. Trop près. Leurs visages ne sont qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Sidney vire au rouge pivoine avant de remarquer ce qu'il pointe de son index. Sa cicatrice. Encore plus horrible de près. Elle aimerait détourner le regard mais elle a l'étrange impression de voir sa peau continuer à brûler, là, sous ses yeux. Et elle déglutit, un frisson d'horreur lui léchant l'échine.

« Tu vois, ça, c’est trop moche, non ? On fait quoi avec les trucs moches ? On les rend beaux. »

Il s'éloigne, rassurant aussitôt la brune de cette nouvelle distance entre eux. Pourtant, elle ne le quitte pas du regard, comme paralysée par cette vision. L'anglaise finit par décrocher de lui, se mordillant la lèvre avec gêne. Pourrait-elle, elle, prendre la chose avec autant de désinvolture de lui ? Il doit y être habitué… Sidney secoue la tête ; il n'aurait pas dû avoir à le faire. C'est une blessure horrible qui a dû tellement le faire souffrir. Elle ne peut pas lui offrir de la peur, et encore moins de la pitié. Alors, un peu par mécanisme, elle s'élance derrière lui pour le rejoindre.

Sans trop comprendre ce qui la pousse à le faire.

« T'es en train de me dire que tu cherches du maquillage, Nikita ? »

En temps normal, ça aurait pu la faire sourire d'imaginer Nikita se maquiller. Mais, justement, si elle n'avait jamais vraiment fait attention à cette balafre jusqu'alors, c'est qu'elle était bien dissimulée.

« Laisse-moi t'aider, d'accord ? Pour te remercier du réglisse. »

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Dim 11 Fév - 0:37
Pendant quelques instants, tu te sens fier de toi, Nikita. Sidney a ri, un peu, et t’as presque envie de bomber le torse. Bah oui, si elle rigole, c’est qu’elle va mieux. Elle est guérie ! Sauf que même pas deux secondes plus tard tu envahis son espace vital. Et tu ne te rends même pas compte de la gêne, voire du dégoût que tu provoques. Tu ne remarques pas ses changements de comportements ; c’est difficile de comprendre comment chacun fonctionne quand on n’a pas eu de modèle auparavant.

Tout en marchant au bord de la piscine, tu constates avec enthousiasme que Sidney t’a suivi, finalement, c’est gentil. Comme un petit chien ! Mais c’est pas un compliment, ça. Tu étouffes très vite tes pensées. Quelle personne dotée d’un brin de bon sens dirait à ses congénères “t’es comme un chien pour moi” ? C’est ça. Toi. Mais tu tiens ta langue. En plus, Innokenti te dit souvent qu’il faut être gentil avec les filles.

Je cherche pas du maquillage, je cherche mon maquillage. Je l’ai perdu.” commences-tu à expliquer avec de grands gestes, avant de reprendre sur un ton beaucoup plus froid : “si on me l’a volé j’te jure je vais tuer quelqu’un.
Les menaces à tout va, ça te connait. Mais la trousse à maquillage, c’est un cadeau de maman. Alors on touche pas.

Tu vois il était pas à la buanderie ni à la cave ni à la salle de bal donc je me suis dit, peut-être ici tu vois.” et tu agites les bras pour appuyer tes propos, bien que ça n’aide pas vraiment à comprendre ta logique. Il faut dire que tu te balades beaucoup dans l’enceinte du palais, toujours à la recherche d’une salle vide ou d’un coin un peu caché pour organiser une sorte de casino secret.
Et on t’a jamais chopé la main dans le sac. Pour l’instant.

Evidemment, que tu vas m’aider sinon tu serais pas là.

Tu jettes un regard à Sidney avant de lui tapoter la tête tout en continuant ton chemin. Il fallait faire le tour de la piscine pour atteindre les vestiaires. Et c’était une piscine olympique, bien loin de la pataugeoire qu’on installe sur la terrasse pour les enfants.

Peut-être que, si on y va en nageant on ira plus vite ou quoi non ?

Cette question, tu la poses sérieusement. C’est bon, l’eau est chauffée, la piscine est couverte, et tu sais nager. Toutes les conditions requises sont réunies pour une traversée sans problème.
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Sidney Craig
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Sam 17 Fév - 18:16
« Je cherche pas du maquillage, je cherche mon maquillage. Je l’ai perdu. »

Elle a un petit sourire lorsqu'il insiste bien sur le pronom personnel mais son sourire disparaît bien vite lorsqu'il termine sa phrase. De manière particulièrement étrange. Angoissante.

Sa menace de mort ne tombe donc pas dans les oreilles d'une sourde et c'est, la boule au ventre, qu'elle le suit, presque apeurée de ce qu'il pourrait finalement lui réserver si elle ne lui prête pas main forte. Ce n'est naturellement pas la première fois qu'elle entend quelqu'un proférer des menaces de mort à la légère ; elle-même n'y est pas étrangère. Elle a déjà entendu Nikita le faire également. Mais là, cette menace là, elle sonne plus comme une promesse. Et ça lui glace le sang à Sidney qui commence à se poser de plus en plus de questions sur les limites du russe.

« Tu vois il était pas à la buanderie ni à la cave ni à la salle de bal donc je me suis dit, peut-être ici tu vois. »

Accompagnant ses paroles de gestes, Sidney se surprend à laisser cette histoire de menace passer au second plan. Nikita ne semble pas capter le trouble de la Shakespeare ; ce qui la rassure. Elle reprend ses esprits, regardant autour d'elle. En arrivant, elle n'a rien vu traîner par terre en tout cas. Ses prunelles finissent par se poser sur son interlocuteur.

« Évidemment, que tu vas m’aider sinon tu serais pas là. »

Sa main vient rencontrer le crâne de Sidney qui, surprise, n'ose même pas bouger. Le rouge lui monte aux joues et il se détourne d'elle, reprenant son petit bonhomme de chemin. Par réflexe, Sidney pose sa main à l'exacte place où était celle de Nikita plus tôt. C'est une sensation étrange, mais pas totalement désagréable. La brune secoue la tête pour remettre ses idées en place, rejoignant le blond en quelques enjambées pour être à sa hauteur.

« Elle ressemble à quoi ? C'est une boîte rigide, ou une poche en tissu peut-être ? Parce que si elle n'est pas trop petite, avec un peu de chance, quelqu'un l'aura trouvé et apporté au bureau de la piscine ? Il me semble qu'on y rapporte des objets perdus parfois. »
« Peut-être que, si on y va en nageant on ira plus vite ou quoi non ? »

Elle se fige.

Son regard glisse vers la piscine qui s'étend là, devant eux. A perte de vue, selon elle. Elle devient livide. Parce que le ton de Nikita est atrocement sérieux. Sidney a un mouvement de recul tandis que ses mains se crispent sur la lanière de son sac. Elle déglutit et bafouille.

« J-je… je suppose, oui. M-mais ça sera plus fatiguant que de la contourner, aha... »

Elle ne connaît pas assez suffisamment Nikita pour savoir s'il est le genre à sauter dans l'eau en entraînant les copains avec lui, ou le genre à sauter tout seul. Elle ne préfère prendre aucun risque et s'éloigne de lui de quelques pas. Assez pour s'enfuir s'il tente de l'attraper pour la balancer à l'eau. Elle connaît, elle a déjà vécu ça avec une tête blonde dans sa jeunesse. Ce fut, ironiquement, comme ça qu'elle sut qu'elle ne serait jamais amie avec l'eau.

« S-Si tu veux essayer, ne te prive pas. Je prendrai tes affaires et je t'attendrai de l'autre côté. Au sec. »

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Ven 30 Mar - 15:37
Tout en contemplant la surface de l’eau, tu te dis que, vraiment, elle a l’air bonne. La température idéale pour piquer une tête. D’ailleurs, il fait chaud dans le coin pour un hiver qui persiste ; la neige et les tempêtes te manqueraient presque. Et attention, on parle de la vraie neige, pas celle qui panique la population alors qu’il ne s’agit que de trois pauvres flocons. Tu renifles un coup, dédaigneux à l’idée que le froid, ici, c’est ça. C’est vrai, pas moyen de porter tes doudounes en fourrure géantes par ce temps. C’est malheureux, vraiment, ce que peuvent rater ces petits anglais.

Quoiqu’il en soit, la priorité, là, c’est ton maquillage. Tu traces un rectangle en l’air tout en décrivant ta trousse à Sidney.

Je préférerais que les autres gens y touchent pas. Mais j'irais voir là-bas après. En fait, c’est un tupperware en verre avec mon maquillage dedans. Sur le couvercle il y a un dessin qu’Inno a fait de ma mère quand on était petits. Tu la reconnaîtras facilement, elle est trop belle sauf le dessin.
Sauf le dessin, qui lui, est magnifique. Tu ne le précises pas ; tout ce que ton frère fait est à couper le souffle de toute façon, tout le monde devrait le savoir. Et puis même si les standards de l’art passent au dessus de la tête de la Shakespeare, ce souvenir de leur enfance n’en reste pas moins un chef-d’oeuvre que maman a pris en photo au moins dix fois tant elle en était fière.

Enfin peu importe. Tu veux pas nager donc ? T’as peur que je t’écrase à la course ?

Tu hausses un sourcil, le nez froncé. Peut-être qu’elle ne veut pas attraper froid. Impulsivement, tu vas tremper ton pied au bord de l’eau. Avec tes chaussures pas très propres, ce qui n’a pas l’air de te gêner.

Elle est bonne pourtant,” marmonnes-tu, une moue déçue sur ton visage. “Mais bon ça n’a aucun intérêt d’y aller en solo. On peut pas faire la course tout seul.

Tu hausses les épaules, commençant à faire le tour comme le voulait Sidney. Tu ne pouvais décidément pas plonger seul ; et si, alors qu’elle gardait tes affaires, elle se mettait à courir ? Si elle s’enfuyait avec les seuls vêtements que tu as sur le dos ? T’aurais l’air malin à te balader (presque) à poil sur le campus. On ne peut avoir confiance en personne, de nos jours ; mieux valait éviter ça.
(Enfin, c’est ce que tu te dis parce que c’est ce que toi tu aurais fait, Nikita.)

Bon, alors, toi tu faisais quoi ici ? T’as perdu ta trousse aussi ?
Tes expériences ne sont pas universelles, Nikita. Mais le don de la conversation, quand on ne l’a pas, on tente tout et n’importe quoi.
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Lun 9 Avr - 18:16
« Je préférerais que les autres gens y touchent pas. Mais j'irais voir là-bas après. En fait, c’est un tupperware en verre avec mon maquillage dedans. Sur le couvercle il y a un dessin qu’Inno a fait de ma mère quand on était petits. Tu la reconnaîtras facilement, elle est trop belle sauf le dessin. »

Sidney ne sait pas vraiment comment réagir ; Nikita a une manière de s'exprimer assez particulière. Sérieusement mais avec une pointe d'humour. Sauf qu'elle ne sait pas s'il faut en rire ou pas. S'il y a bien quelque chose qu'elle ne souhaite pas faire -parmi une liste non exhaustive- c'est de vexer ou énerver le russe.

« Enfin peu importe. Tu veux pas nager donc ? T’as peur que je t’écrase à la course ? »

Un sourire amer étire les lèvres de la Shakespeare ; même un enfant pourrait la battre à la course à la nage. Elle sert un peu plus ses affaires contre elle, soudain nerveuse lorsqu'elle voit son camarade plonger son pied dans l'eau. Va-t-il vraiment plonger ? Bah, du moment qu'il ne la force pas, tout ira bien. Pas vrai ?

« Elle est bonne pourtant »

Elle penche la tête sur le côté, perplexe.

« Comment tu peux le savoir ? Tu as gardé ta chaussure... »
« Mais bon ça n’a aucun intérêt d’y aller en solo. On peut pas faire la course tout seul. »

Elle baisse la tête, voyant là un reproche dissimulé. Sa gorge se noue, elle ne sait pas quoi dire, Sidney. Son trac prend le dessus tout autant que la présence -écrasante pour elle- de Nikita. Elle se sent ridicule, à son âge, de ne pas savoir nager. D'être dans une école élitiste et de ne pas savoir nager. C'est parfaitement idiot. Humiliant aussi un peu.

Lorsqu'il se met en chemin, contournant donc la piscine, Sidney le suit bêtement. Enfin, pas si bêtement que ça puisqu'elle a elle-même décidé de lui offrir son aide pour retrouver son maquillage. D'autant plus qu'il semblerait qu'il tienne énormément au petit coffret qui le contient.

« Bon, alors, toi tu faisais quoi ici ? T’as perdu ta trousse aussi ? »

Derrière lui, elle relève la tête, tombant nez à nez avec ses cheveux dorés. Elle hésite, se mordillant la lèvre. Mécaniquement, elle jette aussi un coup d'oeil à la piscine dont l'eau n'est pas troublée. Peut-elle vraiment se confier à Nikita ? Après tout, ils ne sont pas amis. Qui sait s'il ne va pas se moquer d'elle ou, pire, répandre l'information autour de lui ? Elle ne connaît pas Nikita. Elle a peur, Sidney.

« Oh euh… rien. Je… je lisais. J'aime bien l'odeur du chlore alors… je suis venue ici, aha. Ça doit te paraître bizarre. »

Même à elle, ça sonne étrange à ses oreilles. Mais si ça pouvait suffire à convaincre le russe, alors elle sauterait sur l'occasion, sans hésiter. En attendant, elle doit changer de sujet de conversation ; l'orienter vers lui, et pas sur elle.

« Alors comme ça, toi aussi, tu as un ami d'enfance avec toi, ici. C'est… plutôt amusant. Moi aussi, mon ami d'enfance est à Blenheim. Le monde est plus petit qu'on le pense, tu crois pas ? »

Ou le hasard a juste bien fait les choses lorsque deux chasseurs différents les ont approché, Nick et elle. Elle reprend un peu du poil de la bête dès l'instant où la conversation ne tourne plus autour d'elle. Et elle enchaîne.

« Pour en revenir à l'objet de nos recherches… on dirait que tu y tiens énormément, je me trompe ? Enfin… il m'arrive d'égarer mon mascara ou mon fond de teint mais… je pars en racheter en règle générale. Pourquoi tu n'en ferais pas autant ? »

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Dim 6 Mai - 15:32
Tu hausses un sourcil, le regard fixé sur Sidney. Evidemment que tu as gardé ta chaussure, manquerait plus que tu te mouilles les pieds tiens. Les chaussures, ça sert à ça ! Elle enlève ses chaussures elle ? Bizarre. Mais tout cela t’importe peu au final. Peut-être qu’ils font comme ça en Australie, tout simplement.

« Oh euh… rien. Je… je lisais. J'aime bien l'odeur du chlore alors… je suis venue ici, aha. Ça doit te paraître bizarre. »

Tu redresses aussitôt la tête à l’entente de cette explication. Ca a du sens pour toi, vraiment. C’est comme les chiens qui cherchent l’odeur de leur maître quoi. Peut-être qu’elle vivait dans une piscine avant et c’est réconfortant pour elle, va savoir.

« Tu dois avoir un bon nez. C’est juste l’odeur ou le goût aussi ? Ca se boit l’eau de piscine ? »

Peut-être que c’est potable, peut-être que ça se fait ici. Tu dois avoir l’air complètement débile avec tes questions, Nikita, mais les us et coutumes varient d’un pays à l’autre, et tu n’as honnêtement jamais pris la peine de te renseigner sur chacun des pays que tu as pu visiter dans ta vie. Un peu égoïste, comme façon de voir les choses, mais tu préfères ta façon de faire. Comme un touriste perpétuel.

« En tout cas je comprends parce que moi j’aime bien l’odeur du métal. Pas trop le goût par contre. » déclares-tu d’un ton badin, comme si tu discutais de la pluie et du beau temps avec une voisine tout en allant chercher ton courrier. Tu donnes ton avis à la demoiselle, que celle-ci l’ait demandé ou non. Et mine de rien, sa phobie de l’eau et son excuse montée à la va-vite te passent complètement par dessus la tête. La confiance. Et puis Sidney a l’air décidée à parler maintenant, donc tu ne vas pas t’en plaindre.

« C’est pas vraiment un ami d’enfance. C’est un frère. Tu le connais peut-être, parce qu’il est cool. On est venus ensemble de toute façon, c’est pour ça. C’était pas prévu pour vous ? Une surprise. »

Peut-être que c’est une question indiscrète. Peut-être que Sidney n’a pas envie de te parler de sa vie. Peut-être que t’es doué pour mettre les pieds dans le plat. Au moins, tu te retiens de crier que le monde est petit, mais que la Russie est Grande. T’es un sacré cliché, quand même, Nikita.

« En racheter ? » tu répètes après la demoiselle, en hachant les syllabes, complètement abasourdi par une telle clairvoyance. Ca ne t’était même pas venu à l’esprit ; tu te disais que tes affaires étaient tes affaires, que tu devais les remplacer quand tu le décidais. Mais plutôt que de s’esquinter à chercher un boîte dans une école, la solution de Sidney semble tout à fait appropriée. Quelque chose bloque pourtant.

« Bien vu. Mais la boîte a une valeur sentimentale pour moi. T’as peut-être aussi des objets comme ça que tu veux pas perdre, tu retournerais la terre pour eux. C’est comme ça. »

T’exagères, quand même. C’est juste un tupperware. Mais au fond de toi, t’es convaincu que Sidney peut comprendre ton point de vue.


ET UNE BOURDE, UNE:
 
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Sidney Craig
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Dim 3 Juin - 22:32
« C’est pas vraiment un ami d’enfance. C’est un frère. Tu le connais peut-être, parce qu’il est cool. On est venus ensemble de toute façon, c’est pour ça. C’était pas prévu pour vous ? Une surprise. »

Sidney regarde ses pieds ; ils sont beaux ses pieds. Les joues rosies, elle secoue doucement la tête à sa question. Qu'elle s'y rende, c'était désiré, oui. Mais elle n'aurait rien pu y faire, elle. Le hasard a bien voulu les choses lorsqu'elle s'est fait repérée à son tour par un chasseur de tête. Et elle n'avait pu que s'en réjouir de pouvoir suivre Nick.
De pouvoir continuer à être auprès de l'être qu'elle aime le plus au monde.

« En racheter ? » Il semble peser le pour et le contre. « Bien vu. Mais la boîte a une valeur sentimentale pour moi. T’as peut-être aussi des objets comme ça que tu veux pas perdre, tu retournerais la terre pour eux. C’est comme ça. »

Sidney comprend parfaitement. Il y a des objets dont elle ne se sépare jamais ; elle effleure sa gorge où trône une simple cordelette noire. Le genre de cordelette où il y a un pendentif ; un truc bateau que toutes les petites filles ont eu au moins une fois dans leur vie. Sauf qu'il y a pas de pendentif. Juste la cordelette encore un peu douce au toucher. Un cadeau de Nick il y a quelques années. Il a la même.
Elle ne s'en séparerait pour rien au monde.

« Je comprends parfaitement. »

Elle doit aider Nikita à retrouver sa boîte. Parce qu'elle aimerait assurément qu'on l'aide à retrouver sa cordelette si elle venait à l'égarer. Sidney inspire profondément et relève la tête vers lui. Avant de rebaisser aussitôt la tête lorsque leurs yeux se croisent. Elle est prise de court. Et puis… sa cicatrice lui refile une nouvelle fois des sueurs froides ; quelle horreur.

« On va la retrouver ta trousse ! »

Elle presse alors le pas, le devance pour se mettre en face de lui. Elle s'apprête à lui demander s'il veut qu'ils se séparent pour trouver plus facilement et couvrir plus de terrain. Mais elle glisse à cause de l'eau.
Et là voilà qui bascule vers le bassin. Elle lâche ses affaires, tend la main pour s'accrocher au bras de Nikita, mais elle l'entraîne avec lui dans sa chute.

« A l'ai- ! »

Le contact avec l'eau n'est pas bien violent mais, pour l'ablutophobe qu'elle est, c'est la panique totale. Et inutile d'espérer pouvoir remonter à la surface. Non, Sidney, elle, elle coule. Parce que son karma a décidé que ce ne serait pas sa journée.

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Jeu 9 Aoû - 22:41
Tu souris de toutes tes dents. Evidemment que Sidney comprend ! Tout le monde n’a pas l’intelligence émotionnelle d’une huître comme toi, Nikita. A vrai dire, le concept de “important pour moi” est aisément compréhensible, mais toi, tu le sais même pas. Donc tu te perds dans des explications qui au final perdent également tes interlocuteurs. Heureusement que Sidney est gentille, assez gentille pour t’écouter déblatérer tes histoires personnelles et t’aider dans ta quête. Heureusement.

Sidney est prise d’un sursaut de zèle (enfin, c’est ce que tu crois) et se met en marche toute seule. Allons-y gaiement, camarades ! Tu fais un pas en avant, plus déterminé que jamais à retrouver ta foutue boîte, quand une main t’attrape.

Bah alors ?

Dans un grand splash, vous tombez dans l’eau. Elle ne voulait pas se baigner tout à l’heure, et voilà que la demoiselle vous précipite tous les deux dans le grand bassin. Les revirements inopinés de situation sont décidément les meilleurs ! Et tu avais raison un peu plus tôt : l’eau est bonne, excellente même ! Tu passes ta main dans tes cheveux afin de dégager ta vue, puis tu te tournes vers Sidney.

Vers Sidney donc.

Sidney, qui n’est plus là.

La première chose qui te passe par la tête, c’est qu’elle se cache sous l’eau pour te faire peur. Mouais, peu crédible, quand on connaît les deux énergumènes. Reste donc la deuxième option. Elle se noie.

Tu plonges, les yeux écarquillés malgré les picotements provoqués par le chlore. Tu la repères facilement, tandis qu’elle coule comme une pierre. Incapable de savoir si elle est encore consciente ou non, tu l’attrapes par la taille, et la tiens fermement contre ton épaule. D’un grand coup de pied dans le fond, tu te propulses jusqu’à la surface.

Merde, euh…

T’es pas vraiment formé à ça. Nager en traînant un poids, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît. Surtout quand on porte des fringues. Après de laborieuses minutes passées à nager la nage du petit chien, tu rapproches Sidney du bord. Combien de temps a passé ? Une fois Sidney hissée sur le bord de la piscine, tu la fais rouler un peu plus loin. On sait jamais, elle pourrait vouloir retomber dans l’eau. Volontairement.
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Sidney Craig
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Mer 15 Aoû - 19:55
Elle se voit déjà manquer d'air ; elle voit l'eau s'infiltrer dans ses poumons, et la faire suffoquer, provoquant un arrêt cardiaque. Et elle voit déjà sa mort. Elle imagine ses parents, son frère et, surtout, Nick.

Elle se résigne et ferme les yeux.

Jusqu'à ce qu'une poigne l'agrippe et la remonte à la surface. Tout se passe tellement vite qu'elle n'a pas le temps de dire ouf. Nikita l'a sauvé.
Une fois à la surface, Sidney prend une grande bouffée d'air, toussant tout ce qu'elle peut alors que le russe la ramène près du bord avant de la hisser. Puis la faire rouler. Elle se laisse faire, roulant une fois, puis deux, de sorte à le voir.

Elle peine à retrouver sa respiration à cause de la panique ; elle frôle la crise d'angoisse mais, en se concentrant sur Nikita, elle parvient à se calmer. Dès qu'il est à portée d'elle, elle tend la main et agrippe sa manche. Avant de bêtement fondre en larmes. Pas le genre de crise de larmes qui soit bruyante ; elle, elle étouffe tant bien que mal ses sanglots. Elle a peur, même hors de l'eau. Parce que ça fait deux fois qu'elle manque se noyer dans sa vie.

Et c'est trop pour elle, pour ses nerfs.
Parce qu'elle aimerait se débarrasser de cette hantise. Et ce n'est pas avec ce genre d'événements qu'elle y parviendra. Alors elle a honte, honte d'elle, honte de cette peur, honte de ne pas réussir là où même un enfant en bas âge excelle.

« M-merci… Nikita… Je suis désolée... »

Elle finit par se redresser un peu, sans le lâcher, comme s'il pouvait, d'un instant à l'autre, être happé par l'eau et ne jamais en sortir.

« Est-ce que tu vas bien ? »

Elle a besoin d'orienter son attention sur autre chose. Nikita fait donc une parfaite source de distraction à l'instant même.

« Ça va ta… brûlure ? Enfin… avec le chlore, ça ne te fait pas trop souffrir hein ? »

Quand elle réalise qu'elle tient toujours sa veste entre ses doigts, elle finit par balbutier quelques excuses avant de le libérer. Une explication s'impose peut-être, pour lui. Même s'il n'a pas l'air du genre à s'en soucier ; et par forcément par indifférence. Mais, même si c'est évident, et sachant que le russe lui a sauvé la vie, elle estime nécessaire de se justifier.
On repassera pour la distraction visant à lui faire oublier l'incident.

« J-je… j'ai failli me noyer, plus petite. Et… enfin… j'ai jamais appris à nager depuis. J'ai… peur de l'eau. Enfin, plutôt de me noyer… Je perds tous mes moyens face aux grandes étendues d'eau… Je suis désolée. »

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Mer 12 Sep - 1:04
Appuyé contre le rebord de la piscine, tu observes Sidney revenir à elle. Et elle a du mal. Sa respiration t’inquiète ; on dirait ton frère, quand il a ses crises d’anxiété, ses terreurs. Tu te hisses sur la terre ferme, dégoulinant de partout, puis tu t’approches de la demoiselle, à quatre pattes.

Hé, meurs pas. Ça va aller. Ça va aller. Je suis là.

C’est ce que tu répètes tout le temps à Innokenti dans ces cas-là. A ce qu’on t’a dit, ça sert juste à créer un lien entre la personne en crise et le monde réel. Alors tu fais ce qu’on t’a appris à faire, et tu réfléchis pas. Et ça a l’air d’aller mieux ! Elle tend une main, s'agrippe à ce qu’elle peut trouver à sa portée - ta manche, en l’occurrence. Puis viennent les larmes. Tu sais que la crise est passée, que c’est un contrecoup, qu’il faut évacuer. Tu peux même pas essuyer ses larmes ou même la morve qui pourrait couler, tes fringues sont trempées.

Mais tu restes là, parce que c’est ce que tu dois faire.

Et tu attends que ça passe ; ça finit toujours par passer. Il faut juste être là.

Elle s’est envolée, ton attitude désinvolte, insouciante, presque enfantine. Balayée, en quelques secondes. A la place, te voilà calme et posé ; tu fais de ton mieux pour être le moins menaçant possible.

T’inquiète pas. C’est rien.

Tu la laisses poser ses questions. Elle n’a pas besoin d’être assaillie par tes questions à toi pour le moment. Ca serait peut-être trop à encaisser.

Oui, moi ça va, t’en fais pas.

Et un “et toi, ça va ?” te brûle les lèvres. Tu t’inquiètes, t’es pas un robot. Mais visiblement, ça va pas trop, non ? Contente-toi de répondre, Nikita.

Oh ? Mais ça c’est cicatrisé depuis longtemps, t’inquiète ! Même quand on pince, ça fait rien. Tranquille.

Puis elle lâche la manche de ta veste. Elle a repris pied, toute seule, comme une grande. Elle est dans la réalité. Tu te sens soulagé ; c’est que les choses se sont bien déroulées, finalement. Mais elle a l’air de vouloir parler. Et tu es encore là, évidemment. Jusqu’à la fin de la crise.

Tu clignes des yeux, une fois, deux fois. Tu comprends bien la situation, mais…

Pourquoi t’es venue là alors ?” demandes-tu, ta voix empreinte de curiosité. Tu as du mal à comprendre sa logique. Discuter de ça au bord de la piscine n’était sans doute pas une idée excellente dans l’immédiat, mais tu es curieux, Nikita.
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