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douces retrouvailles • pv enola
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Dim 17 Déc - 21:56
« Un Gingerbread Latte et deux cookies s'il vous plaît. »
« Bien monsieur. Quel nom dois-je écrire ? »
« Fire destroyer. C'est mon nom de super-héros. »

La jeune femme laisse ses lèvres s'étirer en un sourire amusé avant de faire patienter le pompier sur le côté. Après un très bref instant, voilà Artus muni de son gobelet, paille dans la bouche et main libre dans sa poche. L'écossais en profite pour découvrir un peu les lieux, amusé ; s'ils ont survécu aussi longtemps sans pompiers, c'est que le coin doit être bien paisible. Ça va le changer des interventions à répétitions d'Edimbourg. La crainte étant, désormais, de savoir s'il ne va pas s'ennuyer.

Alors il est là, à visiter, à repérer et retenir l'emplacement de telle ou telle boutique. Et c'est après cette longue marche qu'il décide de se poser là, à ce petit café à la fois simple et coquet. L'écossais observe les gens passer tout en grignotant son premier cookie. Soudain, son regard est attiré par quelque chose. Par quelqu'un. Il se stoppe, la joue grossie d'un côté ; car tel un rongeur, le Artus sauvage ou domestiqué mastique et stocke dans sa joue avant d'avaler sa friandise. Il avale tout rond et gesticule sur sa chaise pour tenter d'apercevoir la personne.

Ah. Fausse alerte.
La tête rousse n'est pas Alex. Tant pis pour lui.

Il finit par quitter sa chaise, café en main, cookie survivant dans un sachet dans l'autre. Il n'est pas bien tard mais il paraît qu'il y a des bons spots dans le coin pour voir la ville. C'est tout du moins ce qu'à affirmer son collègue Joach qui a étudié à Blenheim il y a quelques années. Il sirote son café en chantonnant, insouciant. Trop d'ailleurs puisqu'il bouscule quelqu'un au point de voir la pauvre victime, une femme, basculer. Aïe. Il tend le bras, s'emparant de celui de la jeune femme pour lui éviter une chute.

« Ah, désolé mademoi- »

Et là c'est étrange.
Un frisson lui parcourt l'échine ; comme la sensation grisante lorsqu'on a un contact physique avec une personne que l'on connaît. Que l'on connaît beaucoup. Et cette peau sous la sienne, il ne la connaît que trop bien, malgré tout ce temps ; c'est tout du moins ce qu'il croit. Elle se redresse et il la libère lentement alors que ses yeux la scrutent.

Et lorsque leurs regards se croisent, il papille des yeux avant d'entrouvrir la bouche, puis de la refermer. Il penche un peu la tête sur le côté.

« ...Nono ? »
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Lun 18 Déc - 0:13
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I just wanna be part of your symphony
Il y a de ces journées qui nous marquent.
Des journées qui veulent tout et rien dire.
Une personne, une parole, un geste, un mot. Une photo, une image. Un souvenir.

Enola, c’est ce petit bout de femme qui quitte son appartement à onze heures un samedi matin, une jolie robe sur les fesses, ses talons de dix centimètre toujours bien fixé ses chevilles. Parce que oui, Enola a toujours été comme ça. Même pendant ses années d’étude à Blenheim. Victoria lui avait soufflé une partie de son amour de la mode et, finalement, elle y avait pris goût.

Ce jour-là, elle portait une robe-pull beige, un collant marron et une paire de botte Camel. Elle s’était acheté, quelques jours plus tôt, une petite doudoune beige assez courte mais très chaude. Et elle portait une éternelle écharpe bordeaux qu’elle traînait depuis ses années écossaises. Il faut dire que le cachemire qu’on pouvait trouvé là-bas n’avait pas son pareil.

Aujourd’hui, Enola voulait s’adonner pleinement à une autre de ses passions. Oui, le journalisme est probablement l’un des amours de sa vie. Mais pouvoir immortaliser certaines scènes, certains moments, c’était magique. Elle avait un vieil appareil photo argentique que Benoît lui avait offert pour ses dix-huit ans. Elle aimait passer son temps à prendre et développer des photos.

Alors, parfois, elle s’autorisait des sorties en ville pour se détendre. Comme aujourd’hui.

Elle avait d’abord parcourus les landes anglaises, prenant des photos de paysages, de plantes, d’insectes.  Puis, elle était revenue dans le centre de Fosterhampton, un sourire fugace au bord des lèvres.
Elle était comme ça Enola, toujours souriante. Toujours partante. Toujours enjouée.
En ville, l’architecture était moderne. Elle devait bien avouer regretter Paris et Edimbourg, leurs petites rues, les façades d’immeubles datant d’époques révolues.
Oui, ça lui manquait.
Mais elle ne quitterait Fosterhampton pour rien au monde.

Son sac en bandoulière et son appareil photo autour du cou, Enola décida que midi était une bonne heure pour aller prendre un déjeuner bien solide. Alors, elle se balada en vue de trouver un pub ou un restaurant qui pourrait satisfaire son petit estomac.

C’est en regardant la devanture d’un café qu’elle percuta de plein fouet cette immense silhouette. Oui, Enola, tout lui paraît immense. En même temps, quand on atteint à peine le mètre soixante, même perchée sur les plus hauts talons existants, c’est légitime.

Et puis, ce fut le frisson. Cette main sur son bras, la retenant de justesse dans son approche du sol. Cette odeur musquée. Ces cheveux.
Ses cils papillonnèrent un instant en reconnaissant le visage de cet homme. Parce que oui,  maintenant, il était un homme. Il n’avait pas vingt ans lorsqu’ils s’étaient quittés après tout.
Et puis, cette voix. Ce surnom.

❝ Arty…

Elle se redressa et, d’une impulsion elle lui sauta littéralement au cou, ses bras se refermant autour de sa nuque. Elle ne touchait plus vraiment le sol mais, tant pis.
Elle était heureuse de le voir.

❝ Je n’aurais jamais cru te voir ici un jour ! Tu t’es perdu, c’est ça ? Comment se fait-il que tu sois descendu jusqu’ici ?

Un immense sourire barrait le visage délicat de la demoiselle. Elle relâcha alors le plus grand et recula d’un pas.
Elle avait pourtant pas mal changée depuis qu’elle l’avait rencontré à Edimbourg presque dix ans plus tôt. Quelques trous s’étaient ajoutés aux uniques perles qui étaient présentes sur ses oreilles à cette époque. Des tatouages aussi mais, il aurait fallu qu’il fasse plus chaud pour qu’il s’en rende compte. Par contre, ses longs cheveux avaient été coupés depuis. Plusieurs fois. Finalement, elle les avait gardés court, seule une mèche un peu plus longue descendait sur la gauche de son visage.

❝ Je suis contente de te voir ! Il faut que tu me racontes ce que tu deviens ! Tu fais quelque chose là ? Je cherchais un endroit où aller déjeuner, tu te joins à moi ?

Parce qu’Artus avait été important pour elle, que la rupture avait été difficile, mais qu’elle était guérie. Et qu’elle savait qu’il serait un ami précieux.
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Lun 18 Déc - 21:27
« Arty... »

Un frisson lui parcourt l'échine ; ce surnom… c'est bien Enola. Un large sourire étire les lèvres du pompier tandis que la blonde bondit à son cou. Un rire s'échappe d'entre les lèvres de l'écossais qui entoure la taille de la jeune femme de son bras libre, la faisant tournoyer un peu en raison de son élan.

« Je n’aurais jamais cru te voir ici un jour ! Tu t’es perdu, c’est ça ? Comment se fait-il que tu sois descendu jusqu’ici ? »

Artus la libère tandis qu'elle retrouve le sol avant de la regarder ; elle n'a pas changé, et en même temps si. De petites différences, infimes pour lui, mais elle reste cette jeune fille avec qui il a partagé sa vie durant deux ans. Avant de foirer.

« Un héros ne se perd jamais, voyons, Nono ! » Il sourit de toutes ses dents avant de poursuivre. « J'suis pompier ici. Depuis… hm. Trois semaines ? Un mois ? Le lycée a flambé donc des mesures ont été prises. »

Artus n'a jamais vraiment eu la notion du temps ; à travailler au coeur du danger, chaque seconde est cruciale et peut paraître être des heures entières.

« Je suis contente de te voir ! Il faut que tu me racontes ce que tu deviens ! Tu fais quelque chose là ? Je cherchais un endroit où aller déjeuner, tu te joins à moi ?  »
« Tu me demandes si j'veux manger ? Allons, allons. Tu sais bien que j'ai toujours faim. »

Alors qu'il vient de dévorer un cookie. Peu importe. Il regarde autour de lui, ne sachant pas vraiment où se rendre ; il ne connaît pas encore les bonnes adresses. Et Joach ne veut pas l'accompagner. Il hausse les épaules, tout penaud, se massant la nuque.

« Je te laisse choisir et c'est moi qui invite ! »

Après un petit instant, Artus finit par emboîter le pas à son amie. Naturellement, c'est sans compter sur l'écossais qui, malgré les années passées, ne change pas pour autant de comportement. Le voilà qu'il passe donc, on ne peut plus naturellement, son bras autour des épaules d'Enola.

« Alors, et toi ? Qu'est-ce que tu deviens ? T'es venue faire un reportage sur qui ? »

_________________
Artus combat le feu habillé en goldenrod
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△ Enola S. Beauchamp
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Mer 20 Déc - 22:47
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Holy night
Il y a des choses que l’on ne s’explique pas. Des sentiments, des moments, des relations.
Il y a des choses que l’on ne contrôle pas. Des sourires, des caresses, des mots.

Enola est une jeune femme qui ne contrôle pas. Ca la rend franche et rafraichissante. C’est peut-être ce qui avait plu à Artus lorsqu’ils s’étaient rencontrés. Mais, au final, Enola s’en fichait. Elle était heureuse. Peu importait la période de sa vie. Et si elle s’autorisait tout de même à être malheureuse de temps à autre.

Il y a quelques années, voir le décoloré aurait poussé la jeune femme à s’éloigner et à retourner rapidement à ses activités, l’air maussade. Aujourd’hui, elle était passée à autre chose. Elle était contente de le voir.

Elle le laissa la faire tournoyer sans même se demander s’il y aurait de la gêne du côté du plus jeune. Mais, elle savait à qui elle avait à faire. Artus. S’il était resté lui-même, il serait impassible avec elle, il ne lui montrerait pas grand-chose de ses états d’âme.

❝ Mais ou avais-je la tête !

Son rire cristallin empli l’air ambiant alors qu’elle s’accrochait aux épaules d’Artus.

Et finalement, il se fana.

L’incendie.

Lorsque ses pieds touchèrent le sol, elle eut un sourire faible.

❝ Oui, c’est malheureux qu’il ait fallu en arriver là pour qu’on installe une caserne.

Elle baissa les yeux. Elle était là. Ce jour-là. Elle était dans la salle des professeurs. Ils avaient été évacuer sans soucis mais, certains n’avaient pas eu cette chance. Et ça l’avait effrayée. Elle avait été ravie d’apprendre qu’il n’y avait eu aucun mort.
Elle gardait certaines traces mentales de l’incendie.

Mais son sourire repris bientôt place sur son visage, comme s’il n’avait jamais disparu. Elle laissa l’incendie derrière elle et glissa son bras sous celui de l’écossais.

❝ Je savais que tu ne pourrais pas résister à l’appel de ton estomac. De toute façon, dans le coin, on n’a pas grand choix au niveau restaurant. Le pub qu’est près de la mairie est sympa. Et il n’y a pas de raison que tu invites !

Évidemment, elle savait qu’il n’aurait pas pu lui échapper si elle parlait à son estomac.
Enola ne rechignait jamais à être invitée, mais seulement lorsqu’il y avait une raison, ou un échange. Artus était adorable et, il était son ami.  

❝ Oh, je ne suis pas là pour un reportage. Enfin, oui et non. Je vis ici. Depuis… quelques années maintenant. Je donne des cours au Palais et j’ai lancé le journal local du coup je sors un exemplaire tous les jours sauf le dimanche.

Elle sourit un peu. Elle était plutôt fière de son parcours. Même si ça n’était pas facile tous les jours.

❝ C’est quand même fou de te retrouver ici… Fosterhampton n’est quand même pas la ville la plus connue. Mais je suis contente, ça me fait plaisir que tu sois là. Tu sais si tu restes ici longtemps ? Tu t’établis à vie ?  Ou seulement pour quelques mois ?

Parfois, elle s’emballait, sa nature curieuse reprenant le dessus.
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Mar 26 Déc - 18:43
« Je savais que tu ne pourrais pas résister à l’appel de ton estomac. De toute façon, dans le coin, on n’a pas grand choix au niveau restaurant. Le pub qu’est près de la mairie est sympa. Et il n’y a pas de raison que tu invites ! »
« Et y a pas de raison pour que je ne t'invite pas. »

Un sourire franc étire les lèvres du pompier ; après tout, il a toujours été comme ça. Notamment avec elle. Mais inutile de tergiverser plus longtemps à ce sujet ; tout un chacun sait pourtant qu'on sort difficilement une idée de la tête d'Artus. Quand il a décidé quelque chose, il n'en démord pas. La conversation reprend alors.

« Oh, je ne suis pas là pour un reportage. Enfin, oui et non. Je vis ici. Depuis… quelques années maintenant. Je donne des cours au Palais et j’ai lancé le journal local du coup je sors un exemplaire tous les jours sauf le dimanche. »
« Ah oui ? C'est quel genre ? Complet ou thématique ? »

Artus n'y connaît pas grand-chose en journalisme et autres magazines ; pour tout avouer, il n'en lit pas. Ou rarement. Il s'y est intéressé par le biais d'Enola, il y a quelques années, puisque c'était là la passion de la jeune femme. Le pompier a d'ailleurs toujours aimé ses petits yeux briller de malice face aux possibles scoops qui venaient lui chatouiller le nez. Mais la voir là, en journaliste accomplie, Artus ne peut retenir son sourire ; il est fier et heureux pour elle, et il ne le cache pas.

« C’est quand même fou de te retrouver ici… Fosterhampton n’est quand même pas la ville la plus connue. Mais je suis contente, ça me fait plaisir que tu sois là. Tu sais si tu restes ici longtemps ? Tu t’établis à vie ?  Ou seulement pour quelques mois ? »
« Aha ! Tu comptes faire un article sur le héros que je suis devenu, avec toutes tes questions ? »

Artus tapote affectueusement la tête de la blonde, un rire s'échappant de sa gorge ; ah, décidément, elle lui avait manqué ! Toujours curieuse, adorablement curieuse. Il finit par détacher son regard d'elle, regardant devant lui, un léger sourire aux lèvres.

« Je ne sais pas vraiment. Il est évident que la ville a besoin d'une caserne de pompiers. Pour le moment, nous ne sommes qu'une petite équipe dépêchée sur place. On est encore en attente de matériel d'Oxford. Les choses vont rester telles qu'elles sont pendant un moment. Et selon les besoins, on avisera. »

Artus ne fait pas de projets ; il n'en a jamais fait. Son métier le met en danger régulièrement, tout le temps. Il peut perdre la vie à tout instant ; une faute, une erreur de jugement, un faux mouvement de sa part, la panique d'une victime. Tout peut aller très vite. Alors Artus ne veut jamais faire de promesses, ne veut jamais prévoir des projets sur le long terme. Et c'est peut-être pour cette raison qu'il ne cherche pas à s'engager.

Ils arrivent devant le restaurant désigné par Enola. Artus observe la devanture, venant pincer son menton entre son index et son pouce, l'air songeur. Puis un sourire ourle ses lèvres. Il attrape la main d'Enola, de manière parfaitement naturelle, et il va ouvrir la porte.

« Bonjour ! »
« Bonjour Monsieur, Mademoiselle. Une table pour deux ? »
« Hmmm… » Il regarde Enola, ses yeux glissant vers son ventre avant de revenir sur l'homme en face d'eux. « Je mange pour quatre, vous savez. Il nous faut une grande table du coup. »
« ...je… enfin... »

Artus lâche un rire avant de flanquer une tape amicale sans violence dans l'épaule de ce brave -pauvre- serveur.

« Je blaguais ! Une table pour deux, oui, s'il vous plaît. »

Le sourire mi-gêné mi-rassuré du serveur pour réponse, il finit par leur présenter une table, dans un coin tranquille. Certainement pour éloigner l'énergumène qu'est le pompier le plus loin possible de la clientèle jugée normale. Qui sait. Artus aide donc Enola à s'installer en repoussant sa chaise, puis part s'installer à son tour.

« Tu enseignes donc à Blenheim. T'as déjà sûrement vu ma p'tite sœur. Elle s'appelle Alex, et elle se prend pour un mec, aha ! Elle est adorable. » Il ouvre la carte qu'il pose devant lui. « Ça se passe bien avec les gosses ? » Il relève la tête vers elle, un sourire en coin. « Et les amours ? Comme t'es prof et que t'as tendance à craquer sur les plus jeunes hein... »

Clin d'oeil et sourire amusé.
Non, il ne changerait jamais Artus.
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△ Enola S. Beauchamp
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Mar 26 Déc - 19:32
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Et il ne releva pas.
Elle lui en était reconnaissante. Après tout, rien n’était réellement agréable lorsqu’on évoquait ce genre de souvenir. Même avec quelqu’un que l’on appréciait.

Et au fond, elle n’avait pas tellement le droit d’avoir ce traumatisme.
Elle s’en était sortie indemne. Pas comme ses élèves.

Mais qu’importait. Aujourd’hui, elle retrouvait celui qui avait tant été pour elle à cette époque. Et ça lui faisait plaisir. Elle ne laisserait pas son sourire se fané comme ça, pour rien. Parce qu’elle était comme ça Enola, toujours souriante.

Elle leva un peu les yeux au ciel, un sourire amusé au bord des lèvres. Elle n’allait pas se battre avec Artus, s’il voulait payer, elle le laisserait faire. Mais elle était toujours un peu gênée dans ces cas-là.
L’avantage étant qu’elle pourrait payer la prochaine fois. Et qu’elle ne lui laisserait pas le choix.
Parce qu’Enola aussi est réputée bornée. Et qu’elle saura toujours parvenir à ses fins, peu importe la manière.

❝ Complet ! C’est une dizaine de pages tout au plus comprenant les parties plus communes : horoscope, météo, sudoku, programme télévisé… Du coup je n’ai que quatre page réelles d’actualités à répartir entre les différents thèmes. Mais bon, je varie d’un jour à l’autre ! Et puis, j’ai de précieux élèves pour m’aider là-dessus.

Enola avait mis en  place un nouveau programme à la rentrée. Chaque semaine, elle dédiait une page entière au club de journalisme pour qu’ils puissent en faire ce qu’ils voulaient. C’était un peu la Gazette de Blenheim. Elle était très fière de ce projet.
Elle eut un rire à sa réflexion suivante et, joignant ses mains derrière son dos, elle se pencha un peu en avant pour le regarder, évitant ainsi de se faire complétement décoiffé.

❝ Ce serait une idée ! Je suis sûre que l’implantation d’une caserne intéresserait les citoyens. Tu m’accorderas une interview, Capitaine Fraser ?

Elle ne se moquait pas vraiment, elle serait ravie de faire un papier sur la caserne. Après tout, ça faisait un bon sujet ! Elle finit par se laisser entrainer dans le pub. L’ambiance est presque clichée : des tables en bois, une odeur de bière, une télévision géante diffusant les informations, un barman occupé à sécher un verre et un serveur penaud en jean-basket. Enola sourit. Elle a toujours aimé ce genre d’endroit, de toute façon. Elle serre ses doigts autour de ceux d’Artus et le laisse jouer au chevalier servant. Il a toujours été comme ça. Et, si la jeune femme se devait d’être honnête, c’est aussi l’une des choses qui l’avait faite craquer  pour lui.

Ses yeux parcoururent rapidement la carte mais elle savait déjà ce qu’elle allait prendre. Elle pencha un peu la tête en écoutant le pompier. Elle fronça le nez et, avant qu’elle n’ait pu la retenir, sa jambe se décolla sur sol, son pied venant frapper de plein fouet le tibia du plus jeune.

❝ Oups.

Elle bomba le torse, amusée.

❝ Les gosses sont des gosses mais, je n’ai encore eu aucun souci. Quant à mes amours, ils sont inexistants. Mais ça n’est pas bien dramatique !

Elle avait eu quelques aventures mais, jamais plus trop de sérieux depuis Londres. Depuis lui, finalement. Mais elle ne le lui dirait pas, elle n’avait pas envie qu’il croit qu’elle le blâmait. Elle n’avait pas envie qu’il s’en veuille.

❝ Quant à mes élèves, jamais ô grand jamais je n’aurais de relation avec l’un d’entre eux ! Tu imagines. Je pourrais tout  perdre. Et puis, ils sont très jeunes quand même. Nous n’avions que cinq ans de différence, j’en ai plus de dix avec certains.

Un silence ponctua brièvement sa phrase.

❝ Et toi, tes amours ?

Non, sortir avec ses élèves ne lui était jamais passé par la tête. Et puis, elle n’avait rien de particulier pour les hommes plus jeunes comme l’avait souligné Artus. Il avait été le seul plus jeune qu’elle, finalement.

❝ Je crois que j’ai entendu parler d’elle mais je ne la connais pas. Tu sais, je n’enseigne qu’une option, si elle ne s’intéresse pas au journalisme, nous aurons peut de rapport. Je ne savais pas que tu avais une sœur ! Tu aurais pu me la présenter à l’époque ! Je t’ai bien présenté la mienne, moi.

Une moue ourla les lèvres de la blonde. Elle ne boudait pas sérieusement, Artus faisait bien ce qui lui plaisait. Elle lui offrit un sourire et  pencha la tête.

❝  Tu as choisi ? Si tu aimes toujours les plats très épicés, je te conseil leur curry au poulet. Il est divin.

Non, ça n’était plus la première fois qu’elle déjeunait  ici. Elle prendrait le curry et une bière brune, il fallait fêter leurs retrouvailles, non ?
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Mer 27 Déc - 16:36
« Ce serait une idée ! Je suis sûre que l’implantation d’une caserne intéresserait les citoyens. Tu m’accorderas une interview, Capitaine Fraser ? »
« Aha, c'est Sergent. C'est encore un peu tôt pour moi. Mais merci pour mon égo ! Il apprécie. » Il lâche un rire. « Plus sérieusement, quand tu veux. Tu peux même confier ça à tes élèves, en guise de travail pratique, si tu veux. Ça peut me permettre de leur donner la liste des choses à faire en cas d'incendie. »

Artus n'est pas nécessairement un travailleur acharné, mais son métier c'est sa passion. Et si quelques mots, quelques conseils, peuvent un jour aider quelqu'un, il ne pourra qu'en être fier.

Lorsqu'ils sont enfin installés, l'écossais ne loupe naturellement pas l'occasion de charrier son amie. La réaction ne se fait pas attendre, bien entendu, et la douleur à son tibia est bien réelle.

« Ouch ! »
« Oups. »
« Ouais, c'est ça, oups toi-même. J'vais bouffer ton dessert, pour la peine. »

Il fait mine d'être vexé, mais son sourire remplace bientôt sa fausse moue. Artus bouder ? Il lui en faut plus. Et puis, on parle d'Enola ; ils ont fait un bout de chemin ensemble, tous les deux, main dans la main. Si les ruptures s'accompagnent de disputes, d'adieu, de colère ; ça n'a pas été leur cas. Et pourtant, il sait bien qu'il a merdé. Il ne s'était pas rendu compte que ça ne pouvait pas marcher comme ça. Et il s'en voudrait probablement pour le reste de ses jours d'avoir brisé le coeur d'une fille aussi merveilleuse qu'Enola.

« Les gosses sont des gosses mais, je n’ai encore eu aucun souci. Quant à mes amours, ils sont inexistants. Mais ça n’est pas bien dramatique ! »

Il l'écoute en silence, un sourire amer dessinant ses lèvres ; peut-être qu'à cause de lui, elle se bloque pour de nouvelles rencontres ? Il se masse la nuque, son regard glissant sur le menu devant lui. Il n'a jamais su comment dissimuler sa gêne.

« Quant à mes élèves, jamais ô grand jamais je n’aurais de relation avec l’un d’entre eux ! Tu imagines. Je pourrais tout  perdre. Et puis, ils sont très jeunes quand même. Nous n’avions que cinq ans de différence, j’en ai plus de dix avec certains. »

Artus la fixe de nouveau avant de hausser les épaules ; il n'est pas le meilleur exemple pour ce qui est de l'amour, puisqu'il n'est jamais tombé amoureux. Il ignore quelle sensation ça apporte, quel sentiment anime un être amoureux. Mais il part du principe que l'amour n'a pas d'âge. Cela dit, il est vrai que ça la mettrait dans une situation délicate. D'autant que les gosses envoyés là-dedans sont majoritairement des fils et des filles à papa et maman. Donc des riches. Donc des coincés. Donc un scandale a tantôt fait d'éclater.

« Et toi, tes amours ? »
« Je vais me marier avec le paquet de cookies de la caserne. Mais je doute qu'il me survive très longtemps, j'en ai bien peur. »

Artus affiche un sourire idiot ; son sourire d'idiot bête et heureux.
Finalement la conversation se dirige vers Alex, sa petite sœur. Enfin, demi-sœur. Enfin pas vraiment en fait. Sa petite sœur adoptive, pour être plus clair. Mais, lui, ces choses là, ça lui passe par dessus la tête. Alex est sa petite soeur, au même titre qu'Adam, Neil et Alistair sont ses frères. Il les adore et les chérit de tout son coeur. Il est d'ailleurs très proche d'Alex et d'Adam. Neil est encore un peu jeune mais il ne l'en aime pas moins. Ce dernier est assez intimidé en le voyant, en général. La différence d'âge, assurément. Quant à Alistair, il n'a qu'un an ; difficile pour ce petit enfant de savoir quelle opinion il a de son frère aîné.

« Je crois que j’ai entendu parler d’elle mais je ne la connais pas. Tu sais, je n’enseigne qu’une option, si elle ne s’intéresse pas au journalisme, nous aurons peut de rapport. Je ne savais pas que tu avais une sœur ! Tu aurais pu me la présenter à l’époque ! Je t’ai bien présenté la mienne, moi.  »
« Ah, non, tu fais fausse route, Nono. Alex c'est la fille de ma belle-mère, la nouvelle épouse de mon père. J'te l'ai jamais présenté, vu qu'il est parti quand j'avais 8 ans. Alex avait 15 ans déjà, quand je l'ai rencontré. Moi j'en avais 24 quand mon père s'est remarié. »

Un sourire tendre étire les lèvres du pompier à mesure que leurs visages s'imposent à son esprit. Il fouille dans sa poche pour en sortir son portefeuille. Sans chercher trop longtemps, il sort deux photos ; l'une où il apparaît avec Alex et Alistair, dans un parc après une promenade en été, et la seconde où il est avec Adam et Neils, dans un parc d'attractions, les deux garçons suspendus à ses bras.

« Tiens, là c'est Alex avec Alistair. Et sur l'autre, c'est Adam et Neil. Ils ont bien grandi depuis la dernière fois que tu les as vu, hein ? »

Il laisse les photos devant Enola avant de reprendre sa carte, un sourire presque fier aux lèvres ; il aime tellement sa petite fratrie disparate qu'il est comme un père veillant sur ses enfants. Ils font tous sa fierté à leur manière. Même Alex et son entêtement à croire qu'elle est un homme ; c'est à la fois amusant et adorable. Un peu inquiétant vu son âge mais peu importe. Artus, lui, il s'en fout. Si elle est heureuse comme ça, ça lui va. Ceci dit, ça l'empêche pas de la charrier comme il se doit.

« Tu as choisi ? Si tu aimes toujours les plats très épicés, je te conseil leur curry au poulet. Il est divin. »
« Ah oui ? Eh bien va pour ça ! Avec une bière blonde. »

Le serveur finit par arriver pour prendre leur commande puis s'éloigne après les avoir débarrassé de leur carte. Artus se penche donc un peu au dessus de la table, reprenant ses photos pour les ranger avant de poser ses deux coudes sur la table, ses bras légèrement croisés. Et il scrute son amie avec un sourire. Finalement, il tend la main pour effleurer ses cheveux du bout des doigts ; un pur réflexe pour lui.

« C'est pas mal cette longueur. Ça te va bien. » Il esquisse un sourire franc avant de picorer dans les petits gâteaux apéritifs qu'on leur a apporté. « Ça me laisse perplexe de te savoir célibataire. Tu pourras bientôt plus avoir d'enfant si t'attends trop longtemps. J'veux qu'on m'appelle tonton une fois dans ma vie moi ! »

Artus, ou l'art et la manière de s'inviter et squatter dans la vie des gens.
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Mer 27 Déc - 23:17
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Holy night
Enola connaissait-elle le grade d’Artus ? Évidemment. Pas du tout.
Mais elle avait volontairement visé haut, sachant qu’elle en profiterait ainsi pour flatter l’égo masculin du plus jeune.  Elle hocha doucement la tête et réfléchit un instant.

❝ C’est une idée en effet. On étudie les interviews à la rentrée. Ça devrait être envisageable à ce moment-là ! Je te redirais de toute façon, on prendra rendez-vous. Tu as une secrétaire mignonne qu’on peut appeler ?

Artus était toujours aussi beau. Les années l’avait embellit. Enola ne doutait aucunement qu’il avait dû faire chavirer des cœurs depuis huit ans.

Elle lui tira la langue. Puisqu’il invitait, elle prendrait deux desserts. Comme ça, elle pourrait au moins en manger un sur les deux.
Un silence s’installe doucement. Il n’est pas gênant, pas pesant. Il est simplement tendre, amical. Parce que, Enola n’en n’a jamais voulu à Artus. Jamais. Parce qu’Enola savait, qu’Artus il avait tout fait pour qu’elle se sente bien. Et elle s’en était voulu de n’avoir pas pu le rendre amoureux. Parce qu’elle savait à quel point c’était beau, d’aimer.
Aujourd’hui, Enola refusait qu’Artus continue de s’en vouloir. Parce qu’elle était passée à autre chose. Et qu’elle ne voulait pas que leur amitié soit basée sur une amertume ou un sentiment de culpabilité.

Et puis, ce sourire amer.
Pourquoi fallait-il qu’il se fasse avoir malgré tout. Elle soupire doucement et pose sa main sur la sienne dans un geste rassurant.

❝ Je vais probablement mettre les pieds dans le plat mais, Artus, par pitié, arrête de t’en vouloir bon Dieu. Je t’adore mais, je te rassure, tu n’es pas le centre de ma vie.

Elle eut un rire doux, accompagnant alors les quelques paroles qu’elle voulait réconfortantes.

❝ Oublions tout ça, tu veux bien ? Soyons de vrais amis. Repartons à zéro, d’accord ?

Elle posa un coude sur la table, glissant son menton dans le creux de sa main. Un sourire malicieux ourlait ses lippes carmines alors qu’elle ne lâchait plus le décoloré des yeux.
Elle espérait qu’il puisse à son tour passer à autre chose.

❝ J’ai hâte que tu  me présentes ce paquet de cookie ! Il a l’air absolument divin !

Elle sourit un peu en relâchant sa main, venant la posée sur son propre bras opposé.

Et puis, ils revinrent alors sur Alex. Enola se souvenait d’Adam et de Neil qu’elle avait rencontrés à plusieurs reprises lors de son séjour écossais. Mais pas de fille dans ses souvenirs.
Elle écouta sagement les explications de son ami et hocha la tête en comprenant. Les familles recomposées étaient toujours un peu compliquées à suivre. Mais après tout, chaque famille est unique.

❝ Je comprends mieux oui. J’espère pouvoir apprendre un peu mieux à la connaître alors !

Elle le regarde sortir des photos de son porte-monnaie, un sourire tendre au bord des lèvres. Artus est adorable. Il ferait un père parfait. Sa fratrie à de la chance de l’avoir.

❝ Je me souviens ! Ils ont grandis oui. Adam est presque un homme maintenant ! Quel âge ça lui fait ?

Elle se souvenait de ce petit garçon qui regardait son grand-frère comme s’il était son héros. Après tout, c’est ce qu’Artus était probablement, un héros.

Elle remercia le serveur après lui avoir donné sa commande et croisa également les bras sur la table, dans une tentative de se réchauffer un peu. Cet hiver était rigoureux et elle ne s’était pas suffisamment couverte. Elle allait devoir se racheter un  ou deux pulls en plus pour éviter d’attraper froid.

Elle frémit doucement en sentant ses doigts venir effleurer sa coupe. Elle sourit un peu et haussa les épaules.

❝ J’avais besoin de changement.

A cette période, oui. Maintenant, elle continue simplement parce que ça lui plaît. La phrase suivante lui donne envie de rouler des yeux vers le ciel.

❝ Premièrement, il n’y a rien d’étonnant à ce que je sois toujours célibataire. Je n’ai rien d’exceptionnel ! Deuxièmement, je ne vis pas dans l’unique but d’avoir des enfants. Et troisièmement, si j’en voulais, je pourrais tout autant en adopter.

Après tout, sa situation n’était pas vraiment inconnue à Artus. Elle lui avait expliqué lorsqu’il avait rencontré ses parents et sa petite sœur.

❝ Mais ne t’en fais pas, je suis sûre que tu auras tout un tas de petits moufflets qui seront ravis de t’appeler Tonton un jour ou l’autre. Bien que je suis persuadée que tu serais encore mieux dans le rôle de papa.

Elle eut un petit sourire en coin. Elle pencha un peu la tête et le fixa doucement.

❝ Tu n’as toujours trouvé personne pour faire battre ton petit cœur tout mou alors ? Même du côté plus viril de la rive ?  

Bien qu’elle sache pertinemment que l’amour et une relation n’était pas le seul but d’une vie, Artus méritait de partager la sienne avec quelqu’un qu’il aimerait de tout son cœur. Et elle espérait que cette demoiselle – ou ce damoiseau – errait quelque part en attendant de rencontré son ami.
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Ven 5 Jan - 16:56
« C’est une idée en effet. On étudie les interviews à la rentrée. Ça devrait être envisageable à ce moment-là ! Je te redirais de toute façon, on prendra rendez-vous. Tu as une secrétaire mignonne qu’on peut appeler ? »

Artus lâche un rire en imaginant son collègue en tailleur, des lunettes au nez, répondre au téléphone.

« Joach risque de ne pas apprécier la comparaison. Mais le faire sortir de ses gongs est toujours un moment de pur bonheur. »

Joach, son collègue sérieux. Trop sérieux. Celui qu'il a rencontré lorsqu'il est devenu pompier. Joach c'est finalement un peu celui qui subit le plus l'écossais survolté. Mais aussi celui qui sait mieux que quiconque à quel point Artus peut être sérieux lorsque la situation l'exige. Et accessoirement le seul qui sache tempérer la folie du sergent. Un ami précieux aux yeux d'Artus.

« Passe par moi directement, plutôt. »

Et, malheureusement pour lui, la suite concerne leur relation passée. Il esquisse un petit sourire, se massant la nuque, signe de sa gêne. Elle aura beau dire ce qu'elle veut, Enola. Mais pour Artus, ça restera un regret amer dans son esprit. Il ne lui donne pas tort mais c'est comme ça ; il ne parvient pas à chasser cette amertume de ses souvenirs. Faire pleurer une fille qu'il a tant aimé, ce n'est pas une fierté pour lui. Vraiment pas.

Mais il faut bien continuer à vivre et à avancer. Cette épreuve ne l'a pas tué, et lui non plus. Il penche la tête sur le côté à cette réflexion avant d'esquisser un sourire. Oui, peut-être que c'était un mal pour un bien. De l'eau a coulé sous les ponts depuis. Ils sont adultes désormais. Enfin, plus qu'avant. Et, heureusement, la conversation reprend le ton habituel ; celui de la légéreté.

« J’ai hâte que tu me présentes ce paquet de cookie ! Il a l’air absolument divin ! »
« Tu veux être la marraine de notre enfant ? »

Il la fixe avec sérieux avant d'exploser de rire et de sortir les photos de sa fratrie. Sa fierté est sans bornes en ce qui les concerne. Il pourrait montrer ses photos au premier individu qui passe dans la rue. Et il n'aura absolument aucune honte à affirmer que ses frères et sa sœur représentent son bien le plus précieux.

« Je me souviens ! Ils ont grandis oui. Adam est presque un homme maintenant ! Quel âge ça lui fait ? »
« Il a 16 ans déjà ! Ça nous rajeunit pas. Il est à Blenheim d'ailleurs ! Ça m'étonne que tu l'ais pas encore vu… Bah, c'est pas si surprenant finalement. Il a toujours le nez dans ses livres, aha ! » Son regard se perd sur le visage de son cadet, un sourire bienveillant ourlant ses lèvres avant qu'il ne relève la tête. « Et Bérénice ? Qu'est-ce qu'elle devient ? »

Après une brève conversation autour de leur famille, Artus vient à taquiner Enola ; comme il en a toujours eu l'habitude. Naturellement, sa réaction ne tarde pas et l'écossais ne peut que se délecter de voir sa réaction. Elle ne changerait jamais.

« Premièrement, il n’y a rien d’étonnant à ce que je sois toujours célibataire. Je n’ai rien d’exceptionnel ! Deuxièmement, je ne vis pas dans l’unique but d’avoir des enfants. Et troisièmement, si j’en voulais, je pourrais tout autant en adopter. »

Artus penche la tête sur le côté, affichant une petite moue perplexe. Il finit par secouer la tête ; non, décidément elle ne changerait pas.

« Mais ne t’en fais pas, je suis sûre que tu auras tout un tas de petits moufflets qui seront ravis de t’appeler Tonton un jour ou l’autre. Bien que je suis persuadée que tu serais encore mieux dans le rôle de papa. »

Ah, il rougit. Légèrement. Il se masse la nuque, affichant un sourire un peu idiot. Être père ? Oui, c'est quelque chose qu'il aimerait. Rentrer chez lui, et se faire accueillir par des enfants qui hurle des « papa » à tout va. Par sa petite épouse qui l'accueille d'un baiser. Oui, c'est un scénario qui lui plaît bien. Et qui l'effraie tout autant. Car le jour où le feu le prendra, la porte ne s'ouvrira plus. Que deviendront-ils ? Il secoue ostensiblement la tête pour chasser ses idées de la tête.

« Aha, oui… sans doute. »
« Tu n’as toujours trouvé personne pour faire battre ton petit cœur tout mou alors ? Même du côté plus viril de la rive ? »

Il la fixe. Un moment. Et il explose de rire. Sans aucune retenue. Il n'a jamais su faire dans la discrétion, Artus. Il finit par se calmer, se penchant par dessus la table en prenant appui sur ses coudes. D'un sourire mutin et d'un regard plein de sous-entendus, il fixe son amie.

« Tu as des pensées polissonnes de moi avec un autre homme, Nono ? Petite cachottière, j'ignorais que tu étais amatrice d'amour viril. »

De son index et son pouce, il vient attraper le nez de la journaliste pour lui pincer doucement avant de se réinstaller confortablement sur sa chaise.

« Non, il n'y a personne. » Il prend une pose presque dramatique. « Ma perfection les fait toutes fuir, si tu savais ! »

Il tire rapidement la langue avant d'afficher un large sourire. Le serveur arrive à cet instant avec leurs boissons avant de s'en aller. Artus attrape donc son verre le tendant vers Enola pour trinquer.

« Du coup, on a que nos retrouvailles à fêter. C'est un peu triste non ? » Quand le verre s'entrechoque doucement à celui de la blonde, il affiche un sourire. « Je vais trinquer à ta vie amoureuse que j'espère proche, Nono. Parce que, si, tu es unique en ton genre. » Il boit une gorgée de bière. « Mais t'entiche pas de n'importe qui hein. Et tu me le présentes hein. Il faut que je sache si c'est quelqu'un de bien. Il doit passer le test du sergent Fraser ! »
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Sam 13 Jan - 2:34
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No, I don’t wanna sit still, look pretty
La blonde couvait son ami du regard comme une grande sœur aurait pu le faire avec son cadet, comme une mère le ferait avec ses enfants. Elle était heureuse de le voir sourire ainsi. Ça lui faisait réellement plaisir qu’il soit heureux.

❝ Très bien cher ami, je passerais directement par toi alors. Attends-toi à être harcelé pour cette interview. Je ne te laisserais pas t’en tirer si facilement !

Oh, douce Enola. Elle sait pertinemment qu’Artus à probablement autant souffert qu’elle de la situation. Parce qu’il est lui. Parce qu’il a un cœur gros comme ça. Parce qu’il est adorablement prévenant. Alors, elle n’a aucun mal à croire qu’il est peiné de cette histoire. Et la journaliste n’ira pas plus loin dans son argumentaire. Pour la simple et bonne raison que ça prendra peut-être un peu de temps à se côtoyer pour que les plaies soient complètement pansées, complètement cicatrisées. Pour que la vie reprenne le dessus. Pour qu’ils soient proches à nouveau. Mais jamais plus comme ça.  Parce qu’Enola a donné, et si elle adore Artus, elle ne fera plus l’erreur de lui offrir son cœur. Elle sait qu’il ne pourra pas l’aimer.

❝ Tu crois que je serais une bonne marraine ? Je vais le pourrir tu sais, complétement. J’peux lui acheter une maison rien que pour lui si je veux.

Non, elle n’a pas les moyens. Enfin, si, dans le principe. Mais, tout l’argent qu’elle gagne passe sur le remboursement de ses années d’étude auprès de ses parents. Enfin, ce qu’elle croit. Alors qu’il dort simplement sur un compte bien au chaud ouvert par ces mêmes parents qui ne veulent pas de cet argent en question.

❝ J’vais commencer à apprendre à faire du tricot. J’suis sûre que Béré peut m’aider.

Elle rit aux éclats. Elle non plus n’est pas discrète, et elle s’en fiche. Elle peut bien éclabousser tous les gens de sa bonne humeur. Quel intérêt y a-t-il à faire semblant de se retenir ?

❝ Seize ans… Le temps passe beaucoup trop vite.

Elle n’est pas vieille, Enola, elle n’a que trente-deux ans. Mais elle se souvient déjà de ses vingt-cinq qu’elle pensait avoir eu hier à peine. Oui, les années sont rapides, trop rapides, de plus en plus rapides au fil du temps.

❝ J’ai sûrement dû le croiser mais, je ne l’ai pas reconnu.  Il a quand même un peu changé depuis que je l’ai rencontré, tu penses bien.

Elle rit encore. Elle irait le voir, essayer de savoir s’il se souvient d’elle. S’il sait qu’elle existe. Peut-être a-t-il déjà fait le rapprochement, bien qu’elle ne doute sincèrement.

❝ Bérénice aussi est à Blenheim. Depuis… Trois ou quatre ans maintenant. Elle est arrivée peu après moi. Elle veut faire de la mode, toujours. Elle n’a pas changé depuis cet été-là. Je lui dirais que tu es dans le coin, ça lui fera plaisir, elle t’aimait bien !

Enola ne sait pas que Bérénice aimait Artus un peu plus que bien. Mais peu importe, elle pense bien faire, la jeune femme. Elle n’essaie pas d’ennuyer qui que ce soit. Jamais.  
Et puis, Enola à cet instant, elle ne pense qu’à une chose : il rougit. Un sourire étire le coin de ses lèvres. Elle est très fière d’elle. Pourtant, elle était  sincère. Artus serait parfait dans le rôle de père. Autant que dans celui d’oncle ou de frère. Il avait toujours eu un don avec les enfants. La suite semble plus trouble, mais elle ne saisit pas réellement pourquoi.

Jusqu’à ce que ce soit elle qui rougisse.
Prude ? Un peu. Elle l’a toujours plus ou moins été. Le sexe n’est pas tabou lorsqu’il reste tendre, lorsqu’il prend quelques proportions différentes, elle est bien moins à l’aise. Parce qu’elle ne connait pas, parce qu’elle ne sait pas. Parce que ça la gêne un peu. Parce qu’on ne lui en a jamais réellement parlé.
Elle fronça le nez lorsqu’il vient le lui pincé et fit la moue.

❝ Il paraît que c’est très à la mode, mais je dois bien avouer que le pourquoi du comment m’échappe. Il y a une époque où je n’aurais pas dit non à deux phénomènes comme toi rien qu’à moi. Maintenant, je ne suis pas sûre de trouver ça aussi amusant.

Elle lui tira gentiment la langue. Elle avait essayé de se défaire de ses liens invisibles comme elle avait pu, en ayant le sentiment de ne pas s’en être trop mal tiré.

❝ Ah oui, ta perfection, hein.

Moqueuse ? Complétement. Mais  comment ne pas l’être face à un énergumène pareil. Elle recule pour laisser l’homme déposer les choppes de bière sur la table et elle s’empare de la sienne avant de sourire.

❝ Je trouve que c’est déjà merveilleux de fêter nos retrouvailles mais, dans ce cas, je trinque à ta future et trépidante vie amoureuse avec cet adorable paquet de cookie. A la naissance de ton bébé-cookie aussi. Et non je ne suis pas unique. Ou alors, j’accepte si on part du principe que l’on est tous unique et que, donc, tu l’es également.

Elle fit tinter son verre contre celui de son ex-petit-ami, presque surprise par la dernière partie de sa phrase. Un sourire tendre étira ses lèvres. Si elle savait qu’il plaisantait sur la forme, le fond ne changeait pas. Artus prendrait soin d’elle, même en tant qu’amie, et elle trouvait ça merveilleux. Ca la touchait beaucoup.

❝ Je suis pas sûre que tu parviennes à trouver quelqu’un qui réussisse ce test… J’aimerais me marier avant de mourir quand même.

Oui, Enola était pleine de contradictions. Elle avait toujours rêvé d’un grand mariage, robe blanche, musique, pièce montée, église et tout le tintouin. Enola était une fervente croyante, peut-être à sa manière, mais elle avait été baptisée, elle avait fait sa première communion, sa profession de foi, sa c confirmation. Alors oui, Enola voulait se marier à l’église, qu’importait ce qu’en pensait le monde.

❝ Tu m’expliques en quoi consiste ce fameux test ?

Un petit sourire en coin. Elle continua de le fixer quelques secondes en silence avant de venir prendre sa main avec tendresse.

❝ Je suis contente de t’avoir retrouvé, Artus. Tu m’avais manqué.

Elle était sincère, loin d’être dans la séduction. Elle était simplement heureuse.
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Dim 28 Jan - 22:14
« Je suis pas sûre que tu parviennes à trouver quelqu’un qui réussisse ce test… J’aimerais me marier avant de mourir quand même. »

Artus esquisse un sourire amusé, ravi ; oh bien sûr, il ne réserve pas non plus un test trop ardu.

« J'aimerais qu'on m'appelle tonton avant que tu meurs aussi. Tes enfants donc, de préférence. »

Il lui offre un clin d'oeil amusé. Il n'en démordrait jamais.

« Tu m’expliques en quoi consiste ce fameux test ? »
« Si je te le dis maintenant, c'est pas drôle. Tu serais forcée de taper dans les mecs sportifs ou intelligents. Ou les deux ? »

Il prend une gorgée de sa bière, visiblement ravi de s'en délecter.

« Je suis contente de t’avoir retrouvé, Artus. Tu m’avais manqué. »

Artus regarde Enola, un peu surpris, avant de sourire tendrement. Il tend la main, attrapant la sienne, doucement. De son pouce, il caresse ses phalanges. Il a conscience que ce n'est peut-être pas très approprié, dorénavant. Mais la tendresse qu'Artus éprouve pour Enola ne disparaîtrait jamais. Parce qu'il l'aime vraiment beaucoup. Peut-être pas comme elle l'aurait voulu, par le passé, ni au jour d'aujourd'hui, mais c'est une forme d'amour qui, quelle qu'elle soit, est sincère.

« Tu m'as manqué aussi Enola. Enormément. »

Il libère sa main lorsque le serveur arrive avec leurs plats. D'un sourire, il remercie le serveur avant de prendre ses couverts.

« T'as quelque chose de prévu aujourd'hui ? J'aurais besoin de visiter un peu le coin, donc j'me disais que t'aurais pu me servir de guide. »

Il mange un bout de son plat, son regard s'illuminant de bonheur ; c'est diablement bon. Il adore ce mariage d'épices. Mais il n'en perd pas le nord.

« Contre rémunération de ton choix, bien entendu. » Il mange de nouveau, conquis une nouvelle fois par le plat. « Ah, c'est beaucoup trop  bon ! »
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Ven 9 Fév - 18:53
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From now on.
Tonton Artus.
Un sourire étira les lippes finement maquillées.
Il y a une époque où elle aurait préféré qu’ils l’appellent Papa. Mais, le simple fait aujourd’hui qu’il ait envie de faire partie de sa vie outre leur passé l’emplissait de joie.

❝ Tonton Tutus. TonTus. C’est presque mignon.

Elle eut un rire et secoua un peu la tête avant de plonger ses lèvres dans la chope de bière. Quant au test, elle  compte bien finir par savoir de quoi il retourne. Bien qu’elle se doute pertinemment que ce test n’existe pas vraiment. Qu’il voudra simplement savoir si elle est heureuse et si on la traite bien. Comme il le voudra pour ses frères et sœurs. Alors Enola, elle sourit. Parce qu’au fond, elle n’aurait jamais pu mieux tomber.

❝ S’il est sportif ET intelligent j’ai gagné le gros lot, non ?

Un rire quitta ses lèvres, reposant la chope de bière. Si seulement elle trouvait simplement un homme, elle serait heureuse.

La surprise qu’elle put lire au fond des yeux de son ami était tellement sincère qu’elle-même sembla perdue. Elle le laissa prendre sa main et la serra doucement entre ses doigts, un sourire doux s’installant sur ses lèvres. Et ses mots finissent de la rassurer. Tout ira bien. Ils seraient amis à présent.

Elle lâche finalement la main de son ami et commence alors ce plat qu’elle connaît presque par cœur. En en connait les moindres saveurs, les moindres épices. Ce pub, c’est un peu sa cantine. Elle connait le patron, un peu moins les serveurs. Elle aime la bière et le curry. Mais les différents plats qui composent la carte lui donnent toujours envie de grignoter un peu de tout.

❝ J’avais prévu de faire des photos donc je peux tout à fait t’embarquer avec moi pour te faire visiter le coin.

Elle eut un petit sourire et secoua la tête.

❝ Je ne t’ai jamais rémunéré pour tes nombreuses visites d’Edimbourg, Artus. Alors ne dit donc pas de bêtise.

Elle était contente que le plat lui plaise.
Non, elle était  heureuse, c’était tout.
Rien n’allait mal dans sa vie. Elle n’avait peut-être personne dans sa vie mais, ça ne lui posait même pas de problème.

❝ Est-ce que tu as déjà pu te balader un peu ? Tu as loué un appartement dans quel coin ?

C’était bon à savoir, pour pouvoir lui faire des visites surprise à base de cookies et de films comiques, et puis pour éviter de lui faire visiter son propre quartier.
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Mer 21 Fév - 22:19
« J’avais prévu de faire des photos donc je peux tout à fait t’embarquer avec moi pour te faire visiter le coin. »

Il est content Artus, comme un gosse à qui on a promis une virée dans un parc d'attractions. C'est donc tout souriant qu'il répond à Enola. Mais seulement avec un sourire. Parce que sa bouche est pleine de ce plat délicieux qui le régale. Bon, avouons qu'il lui en faut peu à Artus. Séduire son ventre c'est séduire l'homme au complet.

«  Je ne t’ai jamais rémunéré pour tes nombreuses visites d’Edimbourg, Artus. Alors ne dit donc pas de bêtise.  »

Il la regarde, penchant la tête sur le côté avant de hausser les épaules, avalant sa bouchée avant de boire une gorgée de bière.

« C'est toi qui en dit des bêtises là. C'était plus que normal de venir te rejoindre. Et puis... » Il regarde son assiette, puis elle, en souriant. « Si tu tiens tant à me rembourser, présente moi le cuistot que je l'épouse pour ce plat. »

Il lâche un rire sincère. Parce que c'est Artus. Parce qu'il n'est pas lui-même sans balancer des blagues, de bon comme de mauvais goût. C'est naturel chez lui ; être pris pour un idiot ne le dérange pas. Le regard des gens ne l'a jamais atteint. Et peut-être que cette douce insouciance fait son charme. Un charme presque innocent. Dont il n'a absolument pas conscience, ironiquement.

« Est-ce que tu as déjà pu te balader un peu ? Tu as loué un appartement dans quel coin ? »
« HM ! »

Il tape dans ses mains, attrape sa serviette pour essuyer sa bouche et regarde par la fenêtre, désignant la rue en face.

« J'habite par là ! La Haute-Ville que vous appelez ça ici. » Il se tourne vers elle. « C'est un appartement franchement sympa. Cuisine équipée, salle de bain confortable. Le salon est ouvert sur la cuisine. C'est cosy. » Sourire goguenard. « Tu veux venir faire une soirée pyjama chez ton Tutus favori ? »
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Jeu 8 Mar - 20:44
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Certaines choses n’ont pas de prix. Passer une journée avec une personne que l’on aime, par exemple. Retrouver quelqu’un que l’on a aimé, quelqu’un qui est important pour soi. Faire évoluer une relation.
Enola et Artus auraient pu être compliqués.
Ils auraient pu s’en vouloir. Ils auraient pu ne jamais se reparler. Ils auraient pu avoir de la rancœur.
Mais Enola et Artus s’aimaient trop pour ça. Et il l’amour et l’amitié sont étrangement proche, c’est la deuxième qui retiendra à tout jamais toute leur attention.

Alors finalement, Artus est un rayon de soleil dans la journée et dans la vie de la blonde, et ça depuis dix ans.

❝ Tu vois que tu as quelque chose avec les messieurs, mais ça doit pouvoir se faire attend.

La demoiselle leva le bras, interpelant alors le serveur.

❝ Mon ami a une proposition à faire à votre chef cuisinier, serait-il possible de lui parler ?
❝ Bien entendu Madame, je vais le chercher.
❝ Merci beaucoup.

Un coup bas ? Non. Mais, elle savait à quel point Artus pouvait aller loin dans ce genre de blague. Et faute de réellement faire une demande en mariage à ce pauvre cuisinier qui n’avait rien demandé à personne, l’écossais pourrait tout de même lui présenter ses félicitations pour son plat. Après tout, rien n’était jamais perdu. Surtout avec Artus Keegan Fraser dans les parages.

Une œillade amusée répondit au plus jeune alors qu’elle avalait une bouchée de son propre plat. Elle devait bien avouer rejoindre Artus sur un point : c’était délicieux.

Elle suivi du regard la direction de son doigt, un petit sourire se dessinant sur ses lèvres.

❝ J’habite aussi dans la haute ville. J’ai acheté un petit immeuble particulier pour y faire les locaux du journal et j’habite au-dessus ! Du coup, ça va être super facile de rentrer chez moi en pleine nuit après notre super soirée pyjama !

Quoi ? C’était lui qui l’avait proposé, non ? Elle eut un petit sourire et fini son assiette, arrosant tout ça d’une bonne rasade de bière.

❝ Je vais te faire faire un tour de la ville tu m’en diras des nouvelles mon cher ami. Mais avant… Je crois que tu as une demande à faire.

Un sourire étira les lippes rosées de la jeune femme à la vue d’un cuisinier qui approchait de leur table. Aussi grand que large, le crâne dégarni et l’air aimable comme une porte de prison, le cuisinier n’avait pas eu l’air d’apprécier qu’on vienne le déranger pendant son office.
Démerde toi avec ça, Tutus.
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Ven 16 Mar - 21:45
Elle a appelé le serveur. Pour lui demander d'aller chercher le cuisinier. Et cet idiot y est allé. Artus regarde Enola, sa fourchette encore dans la bouche, faisant la navette entre le serveur puis elle. Il s'en débarrasse et avale sa bouchée avant d'afficher un sourire en coin à son amie.

Les défis ne lui ont jamais fait peur.

« J’habite aussi dans la haute ville. J’ai acheté un petit immeuble particulier pour y faire les locaux du journal et j’habite au-dessus ! Du coup, ça va être super facile de rentrer chez moi en pleine nuit après notre super soirée pyjama ! »

Il la regarde, penchant un peu la tête sur le côté ; petite manie qu'il a lorsque quelque chose l'intrigue. Comme se masser la nuque lorsqu'il est gêné. Le pompier redresse finalement la tête, adressant un petit sourire goguenard et un clin d'oeil à Enola.

« T'as cru que j'allais te laisser repartir de chez moi, simplement vêtue d'un petit débardeur et d'une culotte en dentelle ? Tu vas réussir à foutre le feu à quelques pantalons dans cette tenue. Me forçant donc à devoir enfiler l'uniforme pour éteindre les incendies. » Il tire la langue. « Me faire bosser après une soirée pyjama, t'es cruelle. » Il tend la main, lui foutant une pichenette sur le front. « Tu dormiras dans mon lit, je prendrai le canapé. »

Un sourire tendre et bienveillant étire ses lèvres alors que, l'instant d'après, un bonhomme pas avec un air patibulaire s'avance vers eux. Vu la tenue, il s'agit assurément du cuisinier demandé par Enola. Oeillade en sa direction, suivi d'un discret sourire. Elle a voulu le tester ? Elle ne serait pas déçue !

Le pompier se lève alors, ouvrant grand les bras pour accueillir le cuisinier d'une chaleureuse embrassade. Qui semble le laisser muet et perplexe.

« Ah mon cher artisan ! Je suis ravi de vous rencontrer ! Je viens d'arriver en ville et, mon amie qui vous trouve bien charmant, a décidé de me présenter l'excellent maestro culinaire que vous êtes ! »

Le grassouillet semble partagé entre la satisfaction et la perplexité, n'étirant qu'un mince sourire gêné. Artus n'attend pas plus longtemps, attrapant les deux mains de l'inconnu entre les siennes, se penchant vers lui pour le transpercer de son regard ambré.

« Je n'irai pas par quatre chemins… Je vous aime, mon brave ! Vous avez conquis mon coeur avec ce plat. Voulez-vous m'épouser ? »

Cette fois, c'est une sorte de panique qui s'empare du pauvre cuisinier qui regarde autour de lui, assurément et visiblement gêné par cette situation. Il marmonne entre ses lèvres, cherchant manifestement à se détacher de l'emprise du pompier. Artus baisse le regard, apercevant une alliance au doigt du pauvre homme.

« AH ! Mais votre coeur est déjà conquis ! Le mien se brise à l'idée de ne pas profiter de vos petits plats maison en rentrant le soir après une dure journée de labeur ! » Il relâche les mains du cuisinier mais désigne alors Enola. « Dire que mon amie s'était engagée à parler de notre union dans son journal ! Ah, quelle tristesse ! Elle devra simplement s'amuser à jouer la critique gastronomique. »

Le pompier, toujours théâtral, se laisse alors tomber sur sa chaise, feignant la peine. Et le cuisinier, visiblement pas sûr d'avoir assisté à pareille mascarade, fait la navette plusieurs fois entre Artus et Enola avant de, finalement, prendre congé. Son regard ne traduisant que son désir immense de retourner à ses fourneaux pour éviter de rester plus longtemps en compagnie d'un fou pareil. Ce n'est que quelques instants après que le blanc redresse la tête, affichant un immense sourire -son sourire à lui, celui qu'elle ne peut connaître que trop bien- à sa précieuse amie.

« Qu'as-tu pensé de ma performance ? »

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Be a simple kind of man.
Qui aurait pu penser qu’Enola et Artus prévoiraient des soirées pyjamas ? Comme deux adolescents, comme deux amis. Personne n’aurait pu avoir à l’esprit qu’ils auraient pu tourner la page. Fermer le chapitre. Définitivement.

Pourtant, c’est ainsi que l’histoire se joue, pour le plus grand plaisir de la blonde. Un sourire tendre ourle les lippes soigneusement dessinées alors qu’il lui explique qu’il dormira sur le canapé. Elle lève pourtant les yeux au ciel en haussant les épaules.

❝ Je peux bien dormir sur le canapé Artus, tu sais bien que je ne suis pas une petite chose fragile.

C’était faux. Bien qu’elle fasse tout ce qui était en son pouvoir pour être forte, Enola était une jeune femme trop émotive et sentimentale pour être considérée comme forte. Et physiquement, elle n’était pas bien grande au fond. Mais Enola n’assumait ni sa taille, ni ses faiblesses.

❝ Et puis tu sais bien que n’importe qui dans une tenue pareille affolerait les sous-vêtements de n’importe qui ! Mais bon, le propre d’une soirée pyjama est de rester dormir chez la personne qui nous a invitée. J’accepte donc de ne mettre le feu nulle part et de te laisser te reposer de tout ton soul.

Et puis, le voilà qui arrive. L’homme de la situation. Enola ne peut cacher un rire moqueur. Elle n’est pas sérieuse. Mais Artus, complétement. Il se lève, embrasse le cuisinier qui ne sait plus où se mettre. Il met même un genou à terre pour lui demander sa main. Et Enola secoue la tête de droite à gauche, amusée.

❝ Bien sûr, vous aurez une critique gastronomique dans le Fosterhampton Gazette mon cher. C’est une promesse.

Le spectacle est amusant de son point de vu, Artus s’en sort parfaitement bien et le cuisinier semble comprendre qu’il voulait simplement le féliciter sur la qualité de ses plats. Alors la journaliste ne se sent pas coupable le moins du monde, elle est même heureuse. Le cuisinier aura quelque chose d’amusant à raconter à son épouse ce soir. Quelque chose qui deviendra peut-être même une blague qu’il radotera à ses petits-enfants un jour.

Artus se réinstalle lorsque le Chef s’éloigne. Et ce sourire l’emplie de joie. Mon Dieu, ce qu’il lui avait manqué. Enola sort quelques billets qu’elle pose sur la table et hausse les épaules.

❝ Tu t’es encore amélioré mon cher Artus, je ne vais plus pouvoir te trouver de défis assez fous !

Un sourire étira le coin de ses lèvres alors qu’elle attrapait son sac.

❝ Bon alors, on la fait cette visite ?
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Artus est fier de lui et engloutit son plat pour se récompenser.

« Tu t’es encore amélioré mon cher Artus, je ne vais plus pouvoir te trouver de défis assez fous ! »
« Tu devrais pourtant savoir que rien ne m'arrête. »

Il dit ça avec un large sourire Artus, mais il pèse tellement ses mots que n'importe qui serait en mesure de comprendre qu'il est effectivement capable de tout. Et une personne comme Enola, qui le connaît bien, pourrait même confirmer que l'écossais pourrait mettre sa vie en danger pour une autre personne. Et, ce, sans hésiter un instant.

Ils terminent donc leur repas et Enola sort de l'argent qu'elle dépose sur la table, provoquant le grognement d'Artus.

« Bon alors, on la fait cette visite ? »

Il attrape son portefeuille, laisse des billets sur la table, avec pourboire compris, puis reprend l'argent d'Enola. Il se lève et attrape la main de son amie, glissant l'argent dans sa main.

« Je ne pense pas que tu souhaites me vexer, Nono. » Il glisse mécaniquement sa main dans celle d'Enola avant de saluer, le plus naturellement du monde, le serveur. « La Team Rocket s'envole vers d'autres cieux ! Bonne journée tout le monde ! »

Et il entraîne Enola à l'extérieur sans plus de cérémonie, ne la libérant de son emprise qu'une fois dehors. C'est, tout souriant, qu'il désigne l'argent dans sa main.

« Tu me paieras un gros gâteau quand tu viendras faire ta première soirée pyjama. On fera la crémaillère en même temps. J'essaierais d'inviter Joach. C'est un brave gars. Il voudra pas venir. Je crois qu'il me déteste. Mais en fait il m'aime quand même un peu vu qu'il a décidé de lui-même de m'accompagner jusqu'ici. C'est mon meilleur pote. » Il fourre les mains dans ses poches, hausse les épaules en souriant de plus belle. « Et ce serait cool que mes deux meilleurs amis se rencontrent. »

Bah, il lui en a jamais fallu beaucoup, à Artus, pour être content, ou tout excité. Le voilà donc qui tourne autour d'Enola, comme un gamin impatient de partir à l'aventure.

« Alors, tu me fais voir quoi en premier ? T'en fais pas pour les restaurants, je fais confiance à mon nez et à mon estomac, ils trouveront tout seuls. »

Il se cale donc derrière elle, calant son menton sur sa tête ; aah, elle est petite.

« Est-ce que j'aurais droit à une glace si je suis sage ? »

Non, il n'y a pas de temps pour manger de la glace. C'est comme ça, chez Artus.
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Ven 27 Avr - 23:56
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Enola sourit. Parce qu’Enola est pleine de vie.  Parce qu’Enola est heureuse. Alors, elle regarde Artus récupérer son argent avec un petite sourire en coin. Quelle tête de lard. La prochaine fois, elle payerait en carte de crédit, elle n’aurait pas ce problème. Elle enfouit les billets dans la poche de son sac en levant les yeux au ciel.

❝ C’est toi qui va finir par me vexer mon Tutus.

Elle sourit un peu et serre sa main dans la sienne, sans se soucier de ce qu’on pourrait penser. Elle est sortie avec lui deux ans, c’est naturel à ses yeux. Et puis, surtout tant qu’il ne s’agit que d’amitié, qui pourrait leur reprocher quoi que ce soit – et même si c’était plus au fond, Artus avait avoué qu’il n’avait personne et elle aussi, donc personne n’avait à être gêné.

Elle rit à sa référence. A force de côtoyer la jeunesse de Blenheim, elle avait fini par devoir jeter un œil du côté geek. Pokémon, les films de super héros (de là à savoir si Batman venait de chez Marvel ou de chez DC, il ne fallait pas trop lui en demander non plus) ou encore Zelda (et là elle avait encore du mal avec le nom du héros ou de la princesse…).

Mais, son cœur de métier était de se documenter. Alors Enola le faisait. Peu à peu. Elle lisait des manga, elle lisait des comics, elle regardait des films Marvel au cinéma et tentait de comprendre les démêlées des séries netflix. Elle y mettait de la bonne volonté.

❝ C’est ça. Je payerais un gros gâteau et le popcorn – sucré – et les sodas. Enfin, non. Les bières. Les sodas faut pas déconner on n’a plus seize ans non plus.

Finalement, elle l’écoute parler de Joach. Non, elle ne le connait pas. Mais Artus à l’air de beaucoup l’aimer, d’être un peu peiné que ça ne soit pas réciproque peut-être ? Enola sait qu’une personnalité comme celle d’Artus peut être étouffante quand on est quelqu’un de calme, de posé. Mais elle sait aussi qu’il est adorable et elle n’a absolument aucun doute quant au fait qu’il apprécie l’écossais dans le fond.
Sinon, il ne serait pas venu jusqu’ici.

❝ Quand tu veux. Je ne suis pas très difficile tu sais. Et qui sait, il pourrait être l’amour de ma vie !

Une plaisanterie. Parce qu’elle ne voudrait pas sortir avec Joach. Parce qu’elle aurait trop peur de devoir imposer une possible rupture à Artus. Parce qu’il y devrait y avoir un choix pendant au moins un moment et qu’elle n’aimerait pas la gêne que ça impliquerait. Mais bon, un trait d’humour ne pouvait pas réellement faire de mal.

❝ Tu sais, ce n’est pas grand le coin. C’est surtout de la balade. Tu connais les points principaux avec ton métier : mairie, hôpital, pompier, police. Après, y’a le centre commercial. Je sais à quel point t’en es fou.

Elle eut un sourire tendre et pencha la tête.

❝ Du coup, c’est seulement des balades dans les rues pavées et dans les champs et les bois.

Elle cligna des yeux, avant qu’un rire n’emplisse la ruelle.

❝ T’es descendue de ton écosse glaciale alors ça y est tu te crois sur la côte d’azur !

Elle se mit alors à avancer sans réel but, elle pourrait finir la visite par les locaux du journal, histoire de lui montrer ou elle travail.

❝ T’auras une glace si t’es sage. Mais sais-tu seulement être sage ?
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Dim 29 Avr - 22:23
« C’est ça. Je payerais un gros gâteau et le popcorn – sucré – et les sodas. Enfin, non. Les bières. Les sodas faut pas déconner on n’a plus seize ans non plus. »

Artus lâche un rire, amusé du comparatif. Il se retient un commentaire sur leur différence d'âge mais un ange lui souffle soudain qu'il est plus prudent d'éviter ce terrain miné. Ce qu'il fait donc bien volontiers, la laissant poursuivre.
Alors il parle de Joach. Parce qu'il adore Joach.

« Quand tu veux. Je ne suis pas très difficile tu sais. Et qui sait, il pourrait être l’amour de ma vie ! »

Artus hausse un sourcil, surpris, et se penche un peu pour regarder Enola ; désolé petit ange, mais là, c'est beaucoup trop tentant.

« Il a 2 ans de moins que moi. Tu vas bientôt les prendre au berceau, grand-mère ? »

Il éclate de rire et s'écarte, par sécurité. Il prend toujours les choses à la légère mais, si ça se trouve, ça pourrait coller, Joach et elle. Le pompier semble considérer la question un instant. Ses deux meilleurs amis ensemble ; bon ou mauvais plan ? Bah, dans tous les cas, il les aimera toujours et les supportera quoi qu'il arrive, alors peu importe. Du moment qu'ils sont heureux.

Enola le sort de ses pensées en évoquant ses connaissances des lieux. Il hoche la tête pour confirmer ; il a eu l'occasion de rencontrer le maire en arrivant. Un mec plutôt sympa, à son souvenir. Et puis, pour un pompier comme lui, repérer de lui-même où se trouvent les principales structures, c'est normal. C'est plutôt les petites adresses qui l'intéressent. Bon, le salon de manucure, pas trop, mais voilà.

« Du coup, c’est seulement des balades dans les rues pavées et dans les champs et les bois. »
« Pratique pour les virées en amoureux, ou pour faire un peu de sport en plein air. »
« T’es descendue de ton écosse glaciale alors ça y est tu te crois sur la côte d’azur ! T’auras une glace si t’es sage. Mais sais-tu seulement être sage ? »

Il fait mine d'être choqué.

« Je suis toujours très sage ! Je mérite toujours une glace ! Mets-moi à l'épreuve si tu veux. Tu sais bien que je relève tous les défis. »

Artus aperçoit alors une vitrine devant laquelle il s'arrête ; des articles de puériculture. Et il regarde, un sourire aux lèvres. Il se perd un peu dans ses pensées, de ses rêves et espoirs. Et il revient à la réalité, un sourire aux lèvres.

« Et sinon, tu travailles loin d'ici ? »
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Dim 3 Juin - 23:49
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Enola n’a jamais eu de souci avec son âge. Elle ne se trouve pas trop vieille, au contraire. Elle n’a jamais été aussi heureuse d’avoir l’âge qu’elle a atteint. Alors oui, le temps passe vite. Peut-être trop, parfois. Mais au fond, elle s’en fiche tant qu’elle parvient à profiter à fond de la vie. Tant qu’elle ne regrette jamais rien.

Mais est-ce réellement le cas ? Non. Pas vraiment. Parce qu’Enola est humaine. Alors, la main nichée dans celle d’Artus, elle observe droit devant elle au détour des ruelles de Fosterhampton. Elle réfléchi aux paroles qu’elle se murmure parfois. Celle qui disent qu’elle ne regrette rien. Celles qui sont fausses.

❝ Tu sais bien que ce genre de pique ne m’atteins pas, grand dadais.

Elle sourit, tendrement. Elle se fiche de l’âge de ses amants, de ce qu’on peut dire d’elle à ce sujet. Elle se fiche de tout ça, elle refuse simplement que ça gâche leur vie. Artus est assez grand pour savoir quoi faire de la sienne et elle est sûre que ce Joach aussi. Mais, de toute manière, ça n’arrivera pas.

« Tu sais, j’ai beaucoup regretté d’être partie. Peut-être que si j’étais restée, t’aurais fini par m’aimer. »

Elle aurait pu lui dire cette phrase-là, à cet instant. Mais ça n’aurait servi à rien. Il aurait culpabilisé, elle s’en serait voulu de l’avoir fait culpabiliser, et ça n’aurait rien arrangé. D’autant qu’elle n’avait aucune envie de sortir de nouveau avec Artus. Elle l’adorait mais, elle n’avait pas envie de retenter l’expérience.

Elle le regarda ralentir devant le magasin de puériculture et pencha un peu la tête. Elle sourit et lui tapota sur l’épaule.

❝ Prend pas un air aussi triste. Tu seras papa un jour. Que tu y crois ou non.

Parce qu’elle y croyait pour deux. Parce qu’elle n’arrivait pas à imaginer Artus dans un autre rôle que celui de père. Bon, pompier aussi cela dit. Et elle connaissait sans mal son rôle d’amant ou encore de super-héros. Mais il n’empêchait qu’il pourrait être les trois à la fois.
Elle rit en l'entendant dire qu'il était toujours sage. Ca aussi, elle était bien placée pour savoir que ça n'était pas le cas.

❝ C'est ça, et je suis la Reine d'Angleterre.

Elle secoua un peu la tête et haussa les épaules doucement.

❝ De toute façon, tu l'auras ta glace non ? Et c'est à un petit quart d’heure à pieds, tu veux y aller tout de suite ?
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Jeu 7 Juin - 18:22
La remarque d'Enola au sujet de sa paternité lui arrache un petit sourire, mais clairement moins enjoué que les précédents. Tout simplement parce qu'Artus ne sera probablement jamais convaincu de cette possibilité, de cet avenir là. Il secoue néanmoins la tête et suit donc Enola.

« C'est ça, et je suis la Reine d'Angleterre. »
« Ah bah ça va, t'es bien conservée pour une vieille souveraine. Tu veux pas me nommer Lord et m'attribuer un p'tit coin de terre ? »

Il lui donne un coup de coude amusé avant de l'écouter lui répondre. Un quart d'heure, c'est pas très long en somme. Il hoche donc la tête et regarde alors autour de lui pour mémoriser les rues et leur configuration. Y manoeuvrer ne sera pas bien compliqué. Mais si un feu se propage, il faudra intervenir vite à plusieurs endroits pour éviter la propagation. Il hoche la tête à ses songes puis reporte son attention sur Enola.

« Qu'est-ce que t'en penses, de l'incendie de Blenheim ? La ville est jeune, mais l'école ? »

Il fourre ses mains dans ses poches, regardant autour de lui tout en marchant. C'est plus fort que lui, défaut professionnel.

« J'ai inspecté les lieux avec le toutou de l'entrée, un sacré grognon celui là ! Pire que toi quand t'avais pas tes câlins. Bah, tu m'diras, il en voulait peut-être un, de câlin. » Coup de coude et sourire. « Pourquoi tu tenterais pas ta chance avec lui ? Vous travaillez à la même place, vous vous verrez tout le temps. Pratique non ? »

Il sait d'ores et déjà que la blonde va l'envoyer chier, mais ça l'amuse.

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Jeu 21 Juin - 23:43
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Enola observa son ami dans le reflet de la vitre et posa sa tête contre son épaule. Elle ne savait pas pourquoi il était aussi pessimiste avec lui-même. Artus était quelqu’un de bien, il n’y avait aucune raison qu’il ne trouve pas quelqu’un qui l’aimera entièrement et qui lui donnera des enfants. Elle n’a aucune réelle idée des soucis que le décoloré peut avoir. Après tout, ça faisait des années qu’ils ne s’étaient pas vu. Enola ne pourrait pas dire qu’elle savait qui il était réellement. Quels étaient ses états d’âme.

Néanmoins, elle savait ce qu’était la peur d’un avenir incertain. Et c’est ce qu’elle voyait dans le fond de ses yeux. Et elle n’avait pas envie qu’il ait peur parce qu’elle, elle ne le voyait qu’avec un merveilleux avenir.

Elle eut un rire et secoua un peu la tête.
Toujours le mot pour rire.
Toujours quand il voulait dissimuler dans un coin ce qu’il avait réellement en tête.

Mais elle n’insista pas.

❝ Non mais ça va oui ? Un titre, des terres, une glace, tu n’as pas l’impression que tes desideratas sont un peu excessifs ?

Elle secoua la tête, un petit sourire en coin étirant ses lèvres. Elle inspira longuement et se tendit un peu en l’entendant parler de l’incendie. Elle haussa les épaules.

❝ Les alarmes avaient été vérifiées. Blenheim est un vieux bâtiment mais il accueille des enfants de familles très riches parfois, les parents refuseraient de laisser leurs progénitures dans un endroit qui n’est pas sécurisé. Il y a des Princes, des Princesses, des fils d’ambassadeurs, des gens vraiment importants. Et Sir Foster est quelqu’un qui fait très attention à ses poulains alors… Pour moi c’est assez difficile de croire que tout a pu se propager comme ça aussi facilement. Sans que les alarmes ne se soient déclenchées, ou même que les… Tu sais les trucs qui envoient de l’eau quand ils sentent la fumée.

Enola n’était pas persuadée que l’incendie était réellement accidentel mais elle n’avait aucune preuve. Ce n’était que des suppositions. Elle soupira un peu et hausa les épaules.

❝ Et McClusky n’est pas très causant. Ce n’est pas facile à aborder. Puis je crois qu’il est déjà pris. Et puis je les préfère un peu plus souriant...
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Ven 6 Juil - 4:02
Artus hoche la tête, écoutant attentivement les commentaires de sa meilleure amie. Il vient coincer son menton entre son pouce et son index, songeur. C'est effectivement étrange. Les dispositifs semblaient aux normes. De plus, le chargé de sécurité lui avait présenté le compte rendu d'intervention datant d'il y a quelques mois. Le matériel était à jour. Alors quoi ?

Un acte criminel ?
C'est cruel, dans une école. Enfin, si ça regroupe des élites comme citées par Enola, ça peut susciter quelques jalousies dans les esprits les plus dérangés. Parce que jouer avec le feu, pour l'écossais, ça reste quelque chose de malsain.

« Et McClusky n’est pas très causant. Ce n’est pas facile à aborder. Puis je crois qu’il est déjà pris. Et puis je les préfère un peu plus souriant... »
« T'es sûre qu'il est pris ? Vu la tronche qu'il tire, il est plutôt du genre célibataire, crois-moi ! »

Artus lâche un rire ; il se moque un peu mais ce n'est jamais très méchant. Puis, ce gars là, c'est sans doute pas un mauvais bougre dans le fond.

« Fosterhampton est donc en pénurie de mecs souriants. C'est malheureux. J'vais voir c'que j'peux faire mais j'te promets rien, Nono. »

Il ébouriffe ses cheveux avant un sourire aussi énorme que peut l'être son coeur. Parce qu'Artus sans sourire, ce n'est pas vraiment Artus. Ou alors c'est qu'il travaille. Et là c'est pas le cas. Conclusion, il sourit.

Ils finissent par arriver devant le bâtiment et c'est, sans retenue, que le pompier lâche un sifflement impressionné. C'est pas Buckingham Palace, certes, mais elle est plutôt bien tombée. A Edimbourg, ce genre de bâtiment, ça s'arrache comme des p'tits pains par les commerçants et autres entreprises.

« Voici donc la Batcave. Impresionné. » Un nouveau sourire. « Tu veux que j'en profite pour vérifier ton matos anti-incendie au passage ? Parce que, bon, dans un journal, ça peut vite faire des étincelles. Tu me l'as prouvé plusieurs fois. »

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Ven 13 Juil - 0:28
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Si la vas a enamorar, siente.
Le souvenir de l’incendie à chassé le sourire de son visage. Elle l’a mal vécu. Elle était inquiète pour ses élèves, triste de la perte des biens de l’établissement, des souvenirs. Un incendie, c’est ce qu’elle a toujours redouté pour ses affaires. Matérialiste sans l’être réellement, Enola accorde beaucoup d’importance aux souvenirs matériels : lettres, photos, albums, cadeaux. Quand on lui offre quelque chose, quel qu’il soit, elle y enferme une énorme marque d’affection. Et perdre ces objets lui aurait brisé le cœur. Elle a pensé à tous ces gamins qui ont perdu le peu d’effet personnels qui leur appartenait pour certains et ça lui fais beaucoup de peine.

Alors, la blague d’Artus sur les hommes souriants du coin tombe un peu à l’eau. Elle lui sourit pourtant, de manière lointaine. Observant le ciel d’un air nostalgique.

❝ T’en fais pas pour moi Artus, je m’en sors très bien seule.

Ne pas avoir d’homme dans sa vie n’est pas une corvée pour elle. Malgré ce qu’on pourrait penser au fond. Elle n’est pas triste. Elle s’en accommode. Elle peut faire ce qu’elle veut quand elle veut si elle le veut. Alors, si elle apprécie le fait que son ami s’inquiète pour elle, elle ne veut pas qu’il se mette absolument en tête de la caser.

Elle observe finalement son bâtiment avec une certaine fierté au fond des yeux. Elle y est arrivée. Pas seule, soit, mais elle s’en est sortie.

❝ J’aime cet endroit. Il fait vieux mais il est très récent. J’habite à l’étage et tout le rez-de-chaussé et la mezzanine sont reservés pour le journal.

Elle sorti ses clés et ouvrit la porte, laissant le décolorer la suivre.

❝ Je veux bien puisque tu es là. Ca m’évitera de me tirer les cheveux là-dessus des années durant !

Elle rit un peu et alluma les lumières. L’endroit fait penser à une vieille usine réhabilitée. Les murs de briques sont nus, des tables faites de tréteaux et de planches de bois servent de bureau et les sièges et les lampes sont faites de fer forgé. Une cuisine américaine est aménagée dans le fond pour que les employés puissent manger un morceau dans un bonne ambiance. Pas de bureau, tout est en open space. La mezzanine renferme des salles de réunions ainsi que le coin pour les impressions et les scans. Enola est heureuse de ce qu’elle a créé.

Au fond, un escalier en colimaçon mène à son appartement, décoré de la même manière que le reste de l’endroit.

❝ Tu veux un café ?
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Lun 16 Juil - 16:33
« Je veux bien puisque tu es là. Ça m’évitera de me tirer les cheveux là-dessus des années durant ! »
« Ce serait con que tu finisses chauve, en effet. »

Il rit, encore.
Lorsque les lumières s'allument, le pompier observe les lieux avec un œil curieux. Et, sans réelle surprise, il ne peut que retrouver Enola dans ce décor. Ça lui ressemble plutôt bien. Lui aussi il aime bien ce genre d'ambiance. Ça lui évoque des tas de souvenirs.

C'est un endroit très ouvert, convivial. Encore une fois, rien d'étonnant venant de la jeune femme. Il doit être agréable de travailler ici. Ses étudiants doivent s'y plaire quand ils viennent. Et les employés encore plus. Artus laisse un sourire fier étirer ses lèvres ; oui il est heureux et fier de voir que sa meilleure amie évolue dans un milieu qui lui plaît. De voir qu'elle entretient son entreprise comme elle prendrait soin d'un enfant. Il lui jette un coup d'oeil, presque tenté de lui faire un gros câlin.

Mais elle le coupe dans son élan.

« Tu veux un café ? »
« Deux sucres et un peu de lait avec, s'il te plaît. »

Le pompier la laisse donc s'affairer, retirant sa veste pour mieux s'occuper de son dispositif anti-incendie. Son visage se fait alors très sérieux ; lorsqu'il s'agit du travail, il est toujours très consciencieux. D'autant plus encore qu'il s'agit là de s'assurer que sa meilleure amie est bien en sécurité ici. Il examine soigneusement les prises électriques, vérifiant les câbles. Dans ce genre d'entreprise, les incendies sont souvent causés par des problèmes électriques.

Il se promène donc dans le bâtiment, passant par l'open space puis par la cuisine, la mezzanine. Muni de son téléphone, il prend des notes. Artus grimpe parfois sur une chaise pour accéder plus facilement à certains coins et pour vérifier les détecteurs de fumée. Le pompier termine son tour, en hochant un peu la tête, puis il revient vers Enola.

« C'est pas trop mal. Mais je t'invite à mettre des extincteurs. Un à côté des machines susceptibles de flamber. Tu utilises les imprimantes régulièrement je suppose, la surchauffe peut vite arriver. C'est plus prudent d'en mettre un à proximité. Il en faudrait un aussi dans la cuisine. » Il désigne chaque endroit du doigt. « Même si tu as un détecteur de fumée, si tu peux éteindre un début de feu, ou simplement limiter sa propagation, ça t'évitera des pertes matérielles. D'autant que ton appartement est au dessus je suppose ? »

Il finit par réaliser qu'il est peut-être un peu trop sérieux. Alors il tourne la tête vers elle, esquissant un sourire un peu con tout en se massant la nuque.

« Enfin, c'est juste de la prévention. On sera là en cas d'incendie, rassure-toi. Mais c'est toujours mieux d'avoir le nécessaire sur place. Les gens ont tendance à râler sur ceux qui nous appellent pour rien mais… j'préfère encore me déplacer pour rien que de ne pas être sollicité et que les choses virent au cauchemar. »

Il vient tapoter la tête de la jeune femme, un sourire bienveillant étirant ses lèvres. Il est comme ça Artus. Et bien qu'il ignore l'opinion de son subordonné préféré, l'écossais est intimement convaincu qu'ils partagent la même vision des choses.

« Et, au besoin, j'peux venir vous apprendre les bases. Ce sera un plaisir. »

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Artus combat le feu habillé en goldenrod
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