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EVENT 2 - PART. 3 - Grand Final
Sir Foster
Lun 23 Oct - 12:16
Sir Foster
PNJ
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Event 2 – Partie 3

  Sur l'écran de la télévision, de l’ordinateur ou du smartphone, la silhouette de Sir Hubert Foster n'a jamais paru si affaissée. Personne ne l'avait jamais vu ainsi. Pourtant, le vieil homme ne pleure pas, il tâche de rester digne et droit devant cette cohorte de journalistes venus au pied levé afin de se délecter des dernières nouveautés.

"Monsieur Foster, comment expliquez-vous qu'une telle chose ait pu se produire dans cet établissement qui, rappelons-le, vous appartient?"

"La sécurité étant remise en cause, comment allez-vous justifier de la supposée notion d'excellence du Palais de Blenheim, désormais?"

"Que vont devenir les étudiants en attendant?"

"Qu'avez-vous à répondre à tout ceux qui, déjà, vous taxent d'irresponsabilité?"

Ils ne lui laissent que peu de temps pour répondre, le harcelant de questions toutes plus horribles les unes que les autres. Pourtant, après un court instant de silence, Sir Foster leva son regard vers les caméras, tâchant de se montrer digne.

"Je n'ai malheureusement aucune justification à apporter quant aux raisons de cet incendie. Il est clair que la faute me revient, cependant. Le directeur, Monsieur Thouless, a fait un travail remarquable et sa responsabilité n'a pas a être engagée dans cette affaire. J'assume entièrement tout ce qui pourra m'être reproché et j’entends bien vos paroles." Il fait une courte pause, puis reprend, les mains dans son dos, tremblantes. "Sachez que j'ai d'ores et déjà une idée pour la suite des événements. J'ai bien conscience que les étudiants et leurs familles peuvent avoir légitimement perdus confiance en moi et je ne chercherai pas à me défendre à corps perdu dans cette bataille car je ne peux que leur donner raison." La voix du vieil homme essuie un tressaut. "Cependant, j'en appelle à tous ceux et toutes celles qui souhaiteraient soutenir la remise sur pieds du palais... sachez que rien n'est impossible et que des solutions existent! Je veux y croire et j'aimerai que vous puissiez y croire aussi.Ceux qui souhaiteront rentrer chez eux le pourront et ceux qui désireront rester seront les bienvenus. Aucun jugement d'aucune sorte ne sera proféré. Le choix vous appartient."

Les journalistes s'exhortent pour continuer de questionner le vieil homme mais l'essentiel semble avoir été dit.
Quel sera le choix dont vous serez investis?

Consignes;
La retransmission sera faite en simultanées sur tous les écrans de la ville allumés à ce moment-là (chambres d'hôpital, couloirs, smartphones, internet, ect...). Vous êtes donc tous dispatchés en fonction des blessures essuyez pendant l'event (soit à l’hôpital, soit où vous aurez été logés durant la nuit). Vos réactions n'engagent que vous, de même que le choix que vous ferez. Veillez juste à préciser les sentiments de votre personnage suite à cette annonce. Va-t-il rester? Sera-t-il en conflit avec sa famille? Voudra-t-il partir? A vous de nous le dire.)
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Hanna Wheeler
Lun 23 Oct - 14:21
Hanna Wheeler
Precious
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L’incendie avait fait des ravages, bien plus que ce à quoi n’importe qui aurait pu penser. Bien sûr le palais était sous eau, ne laissant que peu de chose en état et les étudiants avaient dès lors perdu leurs biens et leur maison du moment. C’était assez désolant certes, mais à cet instant, il y avait bien plus que ca. Suite à ces problèmes et au tumulte que cela avait causé, grand père était revenu à Fosterhampton d’urgence afin de vérifier l’ampleur des dégâts et s’entretenir de la situation du palais avec qui de droit. Cette fois-ci, grand-mère l’avait accompagné, soucieuse de leur bien-être à tous les deux et c’est d’ailleurs dans une luxueuse chambre d’hôtel qu’elle attendait toutes les deux. Le vieil homme ne voulait pas les mêler à ces histoires et leur avait dès lors demandé de rester là à l’attendre.

C’est ce qu’Hanna faisait, regardant la fenêtre portable en main attendant des nouvelles qu’elle se refusait même de penser. Elle était stupide c’était certain, elle passait ses doigts sur les touches du clavier avant de se raviser une nouvelle fois. Pourtant, qu’y avait-il de bizarre à demander des nouvelles d’un ami ? Même ses pensées devenait des plus bancales et elle était fatiguée cependant, la demoiselle se rendit bien vite compte d’à quel point tout ceci était insignifiant lorsqu’après lui avoir apporté une tasse de thé, sa grand-mère alluma l’écran de la télévision. Celui-ci s’éclaira sur ce petit bout d’homme qu’elle ne connaissait que trop bien, alors quittant son fauteuil pour s’approcher des informations, elle agrippa la télécommande pour augmenter le son.

Grand père était-là, posé devant le palais, fier malgré la situation et les journalistes qui le tiraillaient de toutes parts. Même depuis sa chambre d’hôtel, Hanna pouvait le voir trembler, aussi imperceptible cela pouvait être, il avait du mal à aller au bout de ses discours et les requins autour de lui ne l’aidaient pas. Les larmes lui montaient aux yeux et elle n’était clairement pas bien. Elle n’avait de nouvelles de personne, elle avait vu trop de gens se succéder dans des états mitigés au Frozen Night, elle venait de perdre sa chambre, son lieu d’étude et son petit Cheese et pour couronner le tout, son grand père, une des seules personnes qui tienne réellement à elle, était entrain de se faire comme lapider à l’entre du palais par des journalistes ! Le pire de tout, il ne répliquait même pas, se contentant d’accueillir les coups « calmement » …

Quand bien même la Wheeler n’avait reçu aucun coup et n’était pas dans les bâtiments au moment du drame, il n’en restait pas moins que la situation lui devenait insoutenable. Disant simplement à sa grand-mère qu’elle allait se reposer, la jeune fille s’en alla s’enfermer dans la chambre pour se rouler en bout sur le lit. La situation n’était pas prête de s’arranger n’est-ce pas ? Elle n’était pas prête à quitter cet endroit, cette place qui lui convenait et où elle avait été admise. Jamais elle n’accepterait les critiques sur sa famille, tout comme elle n’admettrait jamais que Blenheim manquait de sécurité de la faute, ca n’aurait jamais dû arriver. Ce n’était pas possible.

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Hanna s'exprime en darkorchid
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Bartholomew II Richardson
Lun 23 Oct - 14:37
Bartholomew II Richardson
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Bartholomew II Richardson
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You make me glow.
Bartholomew se tenait non loin de toute l’agitation. Il avait abandonné le van à un professeur qui continuait les derniers aller-retours. Lui avait besoin de se tenir près de Foster et de Terrence. Il connaissait le sadisme des journalistes. Et il détestait ça. Alors oui, ils faisaient leur travail. Mais devaient-ils obligatoirement écraser les autres pour ça ? Il était presque certain que ce n’était pas nécessaire.

Il se tenait derrière Foster, à sa gauche. Il avait mauvaise mine, il était fatigué mais sa chemise était dans un triste état. Les manches relevées sur les coudes, elle était froissée et pleine de suie. Ses cheveux étaient retenu dans un petit chignon mal fichu qui avait au moins le mérite de laisser son visage libre. Une fois que Foster eut terminé, Bartholomew posa une main compatissante sur l’épaule du vieil homme et lui adressa un sourire d’encouragement.

« La mairie sera derrière Sir Foster pour contribuer à remettre Le Palais de Blenheim sur pieds, vous aurez tout notre soutien je peux vous l’assurer. »

L’enregistrement avait également diffuser ça. Bartholomew s’était élevé ici, c’était grâce à ce petit bout d’homme qu’il était devenu ce qu’il était. Il ne baisserait jamais les bras, jamais.
Codée par Kendall, toute copie partielle ou compléte prohibée.
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Nikolaus K. Nielsen
Lun 23 Oct - 14:45
Nikolaus K. Nielsen
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Time's up.
Parce que, comme si être victime d’un incendie n’était pas suffisant, il avait fallu qu’il soit mordu.
Par ce foutu chien qu’avait ramener Sumalee dans le van. Il n’avait pourtant pas fait un seul geste vers lui, il n’avait aucune idée de la mouche qui avait piqué le husky lorsqu’il avait refermé la mâchoire puissante sur son avant-bras.
Bien. Génial. Il n’avait pas eu de séquelles face à l’incendie mais il allait quand même être emmener à l’hôpital. Il flatta pourtant la tête de la bête, qui avait l’air de toute façon aussi effrayée qu’eux d’être au cœur de toute cette agitation.
Arrivé au Frozen, il n’y resta pas longtemps. Il fut immédiatement pris en charge par le personnel médical déjà présents. On lui fit quelques examens pulmonaires, on banda son bras et il fut libre. Il entra dans le bar ou on glissa une tasse de café entre ses doigts. Il se mit en quête d’Alex, inquiet de son état. Il n’était pas blessé mais, mentalement, comment allait-il ? Et Rambo ? Il finit par s’assoir sur une chaise, les yeux fixés sur l’écran.
Putains de journalistes.

Nikolaus ne quitterait pas Blenheim, et il travaillerait deux fois plus dur en tant que chasseur de tête pour remplacer les élèves qui partiraient. Parce que s’ils partaient maintenant, c’est qu’ils n’étaient pas dignes d’avoir été recrutés. S’ils partaient maintenant, ils ne vaudraient jamais rien plus tard.
Il aperçut finalement la tête rouquine au loin et se redressa pour lui faire un signe de main, qu’il vienne s’assoir près de lui.

« Comment ça va, Bro ? »
Fiche codée par Kendall. Copie prohibée.
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Tim Crawley
Lun 23 Oct - 14:48
Tim Crawley
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À l'hôpital, masque à oxygène vissé sur la tronche, Tim regardait le vieux Foster d'un œil désintéressé.
Ouais, il lui faisait de la peine, il n'osait pas imaginer le bordel que ça devait causer pour lui et sa famille.
Mais honnêtement, être dans une chambre d'hôpital avec Connor de Péval était pour lui bien pire que tout.
Il était un peu triste aussi d'avoir perdu ses affaires, il n'avait qu'une photo sur lui au moment de l'accident et il l'aurait bien échangé contre ses notes de cours. Le reste, ça se rachète.
L'argent est vraiment pratique.
Pour ce qui est du choix laisser par l'ancien, bah, bien sûr qu'il comptait rester. Il avait Faith ici, il avait Aethel, Séréna, Roméo, M. Perrault, Lysandre, Lilas et il en passe. Bien qu'il n'était pas sûr de la réaction des autres, retourner chez lui serait vraiment chiant. En plus, sortir de Blenheim après six ans dans cette école de bourge trop bizarre ? Impossible.
Ses parents n'avaient pas eu l'air de vouloir attaquer le lycée en justice non plus, donc ça, c'est cool. Ils lui avaient envoyé un snap devant un feu de camp fait dans le troisième jardin avec la légende
Mdr on se fait un barbuq' ça nous à fait penser à toi ! Remets toi bien xo ▬.
Classique Crawley.
Whatever du coup.

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Mon magnifique avatar à été fait par Limas, la signa toute belle là, c'est de Séréré ♥ ♥
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Tim hurle en #708090 Dispo Rp : 5/7 ready to write
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E. Kaelen Perrault
Lun 23 Oct - 15:06
E. Kaelen Perrault
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Les apparences sont trompeuses.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Jesper n’avait pas été le seul à venir la réconforter à ce moment-là. Au bout d’un long moment à pleurer toutes les larmes de son corps dans les bras de son meilleur ami, un énorme chien poussa la porte de la réserve du bout du museau. Kaelen recula un peu, se défaisant de l’étreinte chaleureuse de Jesper.
Romeo.
Elle se sentie soulagée de voir que le chien allait bien. Elle caressa doucement sa tête et le pris contre elle.
Faith.
Elle ne portait pas l’Olympics dans son cœur mais, elle ne lui voulait pas de mal pour autant. Et ce chien devait être effrayé.
Elle se tourna vers Jesper et lui offrit un pauvre sourire.

- Merci.

Ça n’allait pas mais, elle devait se reprendre. Elle se redressa et prit le chien par le collier délicatement pour le faire remonter à la recherche de Faith. Elle ne savait pas où il était. Mais très vite, la bête se défit de sa prise pour se rendre auprès d’un asiatique qu’elle ne connaissait que de vue. Elle le laissa alors, reprenant son job. Elle se remit à faire du café, du chocolat, du thé. Elle sorti quelques biscuits supplémentaires,
Parce qu’elle ne voulait pas penser. Elle ne voulait pas réfléchir. Elle entendait vaguement les excuses publiques du vieux Foster. Kaelen avait de la peine pour lui. Mais Kaelen, elle, elle fermait son esprit. Elle devait s’occuper des élèves. Alors, elle passa de table en table, proposant de quoi boire et manger, elle attribua quelques étreintes, quelques mots de réconfort. Elle embrassa la joue de Leyna pour la remercier au passage, retournant ensuite s’occuper des personnes qui attendaient dehors. Elle avait descendu une grande partie de sa garde-robe pour habiller ceux qui étaient en tenue d’intérieur, ceux qui avaient froid. Elle n’avait pas voulu toucher aux vêtements de Benjamin, au bord de la crise de nerf. Elle n’avait pas de nouvelle de lui mais, elle n’en cherchait plus. Elle était tellement effrayée d’apprendre ce qui avait pu se passer. Alors elle fermait les yeux sur la situation. Elle ignorait les personnes qui lui demandaient des nouvelles de Benjamin. L’absence de certaines personnes semblaient se faire ressentir. Une vingtaine de personnes en tout manquaient à l’appel.

Kaelen continuerait de travailler à Fosterhampton. Dans un peu plus d’un mois, elle s’y marierait.
Enfin, peut-être.  
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Lancelot Andrieux
Lun 23 Oct - 21:28
Lancelot Andrieux
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La télé est allumée dans un coin d’la chambre. J’vois que dalle à l’écran, y a Guenièvre devant.

J’entends pas non plus c’qu’ils diffusent, vu qu’ma sis’ gueule plus fort.

Guenièvre a d’la voix, n’en doutez pas. Mais c’qu’en même pas d’ma faute si j’étais au mauvais endroit au mauvais moment.

J’dis ça, mais  j’la comprends. Si j’apprenais qu’elle avait été bloquée dans un bâtiment en flamme, j’aurais pété un câble aussi. Elle et moi on n’a plus qu’l’autre, alors j’dis que dalle quand elle m’engueule, ou quand elle me saute d’un coup dans les bras comme si elle allait chialer d’un moment à un autre.

J’veux pas qu’elle chiale.

Pas ma frangine quoi.

J’lui tapote le dos. « Pleurs pas Nini, j’vais bien ok ? J’ai rien, à part un peu d’fumée dans les poumons. C’est rien. »

J’la réconforte encore un moment avant qu’elle r’prenne sa place dans la chaise. Et enfin j’capte c’qui s’passe à la télé. Y a l’vieux Foster qui cause.

« On d’vrai s’casser d’ici. »

J’tourne la tête vers Genièvre, mais j’suis pas d’accord avec elle.

« Nope. J’chuis d’accord qu’ils ont carrément mal géré leur truc, mais au moins ils d’vraient pas refaire le même coup. »

« T’aurais put crever. »

Ouais. J’aurais put. Mais maintenant ça va mieux.

J’hausse les épaules.

« J’chuis vivant. Et tu sais que j’veux vraiment devenir sculpteur pro’.  C’ma chance ici plus qu’à Marseille. J’reste ici. »

J’me penche pour passer une main dans ses ch’veux, j’sais qu’elle déteste ça.

« Toi tu peux rentrer s’tu veux. »

« Crève. J’me casse pas sans toi. »

Yep. J’le sais.

Par contre, j’suis carrément pas sûr de réussir à lui faire tenir une pancarte « Soutien à Foster ».

Tant pis.
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Lily-Rose Weiss
Lun 23 Oct - 22:05
Lily-Rose Weiss
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Lancelot Andrieux
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Sous son masque à oxygène, Lily-Rose est perdue. Déboussolée. Comme dans ce court instant où l’on se réveille sans savoir si l’on a rejoint la réalité ou si l’on est toujours dans le rêve. Sauf que cet instant semblait durer des heures.

Lily-Rose s’était laissé emporter par l’ambulance sans réfléchir. Elle a vu les infirmières et les médecins passer et revenir devant ses yeux sans vraiment les voir. Elle les a laissé lui poser le masque sans réagir. Elle se rappelle seulement avoir pleuré.

Etat de choc.

C’est ce qu’elle a entendu, sans savoir si l’on parlait d’elle ou non.

La dernière fois qu’elle s’est retrouvée ainsi, c’était après son accident. Là aussi elle s’était retrouvé dans ce moment interminable où l’on ne discerne plus ce qui est vrai de ce qui l’on croit être vrai.

Tout ce que désire Lily-Rose, c’est se rouler en boule. C’est que quelqu’un, n’importe qui, dans cet instant ça n’a pas d’importance, vienne la prendre dans ses bras. Qu’on lui dise que c’est finit, que tout va bien. Que tout ça n’était qu’un mauvais rêve et qu’il n’y a plus à avoir peur.

Parce que Lily-Rose a peur. Elle n’est encore qu’une enfant. Une enfant terrifiée par ce qu’elle a vécue.

Son portable sonne. Une fois. Deux fois. Trois fois. Il s’arrête. Puis reprend. Une fois. Deux fois. Lily-Rose décroche sans regarder.

« Allo ? »
« Lily-Rose ? Oh mon dieu, c’est toi ? Tu vas bien ? Tu n’es pas blessé ?! »
« …Maman ? »
« Oui ma chérie, c’est maman. Comment vas-tu ? On a apprit pour l’incendie, c’est terrible ! Dis-moi que tu vas bien !! »
« Je. Je vais bien. Je n’ai pas de blessures, juste un peu de fumée. »
« Dieu soit loué ! Chéri, tu entends ? Lily-Rose va bien, elle n’a rien !! »

Il y a des sanglots de l’autre côté du téléphone, et Lily-Rose remarque qu’elle aussi elle s’est mise à pleurer.

« Ma-maman… »
« Oui je suis là ma chérie. Et papa aussi, il est avec moi. Nous sommes là. Où es-tu trésor ? »
« A l’hôpital. Je. Il y avait de la fumée partout maman. Et l’ascenseur ne marchait pas, je. »
« Calmes-toi Lily. »

La voix a changé. Plus grave. Plus masculine.

« Papa… »
« Oui, je suis là. Calmes-toi Lily. Respire. C’est finit ma chérie, tu le sais ? »
« Je. Oui. »
« Nous sommes là Lily. Si c’est possible, ta mère et moi allons venir te voir, d’accord ? »
« Oui. »
« Ca va aller ma chérie. Ne pleures pas. »
« Je. Je. »

Lily-Rose n’arrive plus à parler, elle ne peut que pleurer en s’accrochant au téléphone comme s’il était la seule chose tangible en ce monde.

« Lily-Rose ? »
« Oui ? »
« Le propriétaire de ton école a fait une déclaration. Nous avons bien écouté et réfléchit, et on pense à te retirer de l’école. »
« … »
« Ma chérie ? »
« …Oui ? »
« Qu’est-ce que tu en penses ? »
« Je. Je ne sais pas. Je ne sais pas papa. Je suis désolée. »
« Shhht. Ne pleure pas, ça va aller. On sera bientôt là, d’accord ? »
« Oui. »
« Juste, réfléchis-y mon cœur. Ta mère et moi sommes inquiets pour toi. »
« Je. Je sais. »

Mais Lily-Rose est toujours perdue. Elle pleure, elle ne pense pas.

ft. des gens

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Lily-Rose divague sur les étoiles en  i n d i g o
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Des trucs:
 
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Ù. Caitrìona Muirhead
Lun 23 Oct - 23:14
Ù. Caitrìona Muirhead
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Nikolaus K. Nielsen
Harold C. Edly
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Bourdonnement. Migraine. Noir.
Le noir complet. C’est tout ce que tu avais vu de cet incendie. Au fond, tu avais vu Pavla revenir vers toi. Non, il fallait qu’elle s’en aille, qu’elle se sauve. Tu avais juste vu son visage inquiet avant de sombrer dans une inconscience qui ne s’était estompée qu’une fois dans l’ambulance.

Quand tu ouvris les yeux, tu fus aveuglée par une lumière. On essayait de déterminer si tu avais un traumatisme crânien ou non. Mais, au final, tu ne sentais plus rien, tu étais sur un petit nuage. On avait sûrement dû t’administrer des sédatifs, des calmants.
Et finalement, le noir revint.

Quand tu ouvris un œil, tu entendis vaguement la télévision qui avait été installée dans ta chambre. Tu étais seule, comme les deux ou trois personnes qui avaient été gravement blessée. Quelqu’un devait prévenir Brume, prévenir tes parents. Tu te souviens avoir eu une pensée pour ta mère qui allait certainement vouloir que tu rentres à Edimbourg.
Hors de question

Finalement, tu sombras de nouveau dans les confortables bras de Morphée, emportée au pays des rêves ou la douleur n’existait pas.
Pas encore.
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Huan G. Levinsky
Mar 24 Oct - 1:35
Huan G. Levinsky
Hellhounds - Professeur de Tenue en société
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Dire que Huan avait la tête dans le cul quand il se réveilla serait sûrement un gros euphémisme. Il se sentait pire qu'un lendemain de cuite et sa tête lui faisait atrocement mal. Il avait l'impression d'être groggy, non, pas juste l'impression, il l'était.
Une infirmière vint le voir peu après pour lui expliquer la situation. Il ne sentait pas encore la moitié de la douleur que son corps lui infligeait parce qu'il avait dû être piqué d'une grosse dose de sédatif. Apparemment, il avait fait une petite promenade dans les couloirs pendant son inconscience et avait effrayé la moitié des visiteurs.
Bien. C'est toujours fun de faire le zombie dans les couloirs.

Il avait eu de la chance, deux côtes fêlées, concussion, dix points de suture à l'arcade sourcilière, quelques brûlures ici et là mais mineures, il avait fait un joli arrêt cardio-respiratoire et avait du être réanimé et intubé, d'où l'inconfort de sa gorge et son incapacité à parler correctement.
Il hochât la tête.
C'était nul et il avait faim. Il avait envie de tartiflette. Aucun souvenir de pourquoi il en voulait, mais il en avait une fringale.
Pour quelqu'un qui s'était pris un plafond sur la tronche, il était bien.
L’infirmière partie en lui disant que ses tubes allait rester au moins toute la nuit, voir plus longtemps.
Il ne put même pas demander comment aller les autres et ce fut une des rares fois qu'il eut envie de frapper quelqu'un. Caitriona et Youra, ils allaient comment, leur état était-il pire ? Et Lancelot, Pavla, Quara ? Ses collègues ? Wanda allait bien ? Chin allait bien ? Qui allait bien ?
Elle aurait pus au moins lui faire un récap de leur condition.

Il ferma les yeux et revint à lui une demi-heure plus tard, au son de la télévision qui avait été allumé par un aide-soignant, lui disant que ça parlé de l'incendie. Ok, merci dude ?
Il fixa l'écran.
Il eut envie de donner un gros câlin à Foster.
Le gars avait dû avoir la peur de sa vie. Et des futurs procès aux bottes. Nice.
À la place il se saisit de son portable et lui envoya un sms, oui, il avait son numéro. L'écran était totalement défoncé, mais il fonctionnait encore, miracle.
L'aide-soignant l'engueula.
Il envoya quand même son message avec une lueur de défis dans les yeux.
Il se fit confisquer son téléphone en miette.
Il se rendormit.

_________________
Kdo de Coco huhuhu:
 

BENOUILLE ET ETOILE M'ONT RENDU BG
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Dispo rp : 4/6 venez vous servir!

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Invité
Mar 24 Oct - 16:01
Anonymous

Sa main caresse Georges machinalement. Le chat est roulé en boule sur ses genoux, blotti contre lui alors qu’il est assis sur une des chaises de la salle d’attente des urgences. Vitani n’est pas un blessé grave ; il a des brûlures superficielles sur les mains et les bras, quelques mèches de cheveux roussies et un peu de fumée dans les poumons. Dans ce bordel notoire qu’est devenu l'hôpital de Fosterhampton avec tous les blessés et les étudiants sans toi, il est négligeable. C’est pourquoi on l’a simplement oublié sur une chaise en lui disant qu’on viendrait le soigner après.
C’était il y a deux heures.

Avec un soupir et soutenant toujours Georges (les tremblements du chat se sont arrêtés au moins) d’une main, il va prendre son portable avec l’autre. Honnêtement, l’objet n’aurait pas été dans sa poche de son pantalon de pyjama à ce moment-là, il l’aurait probablement négligé et oublié. Il alluma l’objet. 7% de batterie ; trois appels manqués et presque une dizaine de messages d'inquiétude. Vitani cherche dans le répertoire, lance l’appel. Il attend environ une demi-sonnerie il estime avant que sa mère décroche.

Vita ? Oh mon dieu tu vas bien bébé ? On see fait un sang d’encre avec ton père tu-
Je vais bien m’man. J’ai rien. Georges aussi il va bien. Il attend une seconde, entend sa mère étouffer un sanglot et peut l’imaginer en train de hocher la tête, probablement blotti contre son père qui est derrière elle. Elle a du mettre le haut-parleur, il entends les aboiements d’excitation de Grappa en fond sonore. Sa chienne lui manque. Vitani sent son coeur se serrer. Il a l’impression d’avoir treize ans à nouveau. Désolé de vous avoir inquiété …
‘Tani, tant que tu vas bien on est soulagés, retentit la voix de son père cette fois.

Vitani ne dit rien. Il se déteste un peu, là tout de suite, pour leur causer tant de soucis — encore. Il est vraiment qu’un petit con. Ses doigts s’enfoncent dans la fourrure chaude du chat. C’est réconfortant.

Esmé va bien ? demande-t-il pour changer de sujet.
Elle dort. Elle commence à babiller de plus en plus. Son mot préféré c’est “vivi”, elle te réclame tout le temps. Grappa aussi, elle devient grognon quand t’es pas là.

Il sourit un peu, mais c’est fragile et maladroit et de toutes manières personnes peut le voir. Sa petite soeur est un trésor précieux.Elle lui manque; tous d’ailleurs. Il éloigne le téléphone, regarde la lumière rouge qui clignote. 3%. Sa voix se craquèle un peu, à cause de la fatigue, de la fumée, de la solitude qui d’ordinaire aurait pourtant été bienvenue.

Vous me manquez.
Toi aussi, ragazzo.
… Vita ? Cette fois c’est sa mère à nouveau. Tu peux rentrer si tu veux tu sais. Tu as le droit. On te force à rien bébé, c’est ta décision. Mais si tu veux rentrer..
… Je sais pas. Je vais voir.

Il y a un silence. Confortable; il entend la respiration de ses parents, le cliquetis des pattes de Grappa sur le carrelage. Vitani voudrait prendre une photo de la scène. Il l’imagine dans sa tête et la baptise “réconfort”. Il inspire.

M’man, je crois que je-

Le téléphone se coupe. Vitani regarde l’écran devenir noir.
0%

Invité
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Invité
Mer 25 Oct - 12:21
Anonymous
Depuis qu'il s'était réveillé, l'homme poisson n'avait cessé de rester immobile, la bouche ouverte, à gober toutes les mouches qui passeraient. Il n'avait pas bougé. Pas du tout ? Non, pas du tout. C'était comme si toutes ses forces l'avaient quitté, qu'il était juste une espèce de statue ultra réaliste. En fait, dans sa tête, il était conscient, c'était juste que pour pas paniquer, il avait besoin de ce petit temps d'absence pour réfléchir à la situation, pour réfléchir à ce qui lui arrivait. Mais ce temps d'absence s'était éternisé, parce qu'il ne savait vraiment pas comment gérer l'angoisse qui l'étouffait encore, comme si il était encore coincé sous les gravats, comme si personne n'était venu le chercher, et qu'il avait fini crever au milieu des flammes et de la poussière. Comme un c*n.
Il ne pouvait pas bouger, parce qu'il y avait cette angoisse et ces blessures. L'angoisse elle était si importe qu'elle le paralysait tout entier. Il ne pouvait ni pleurer, ni se frapper la tête contre un mur ou se gratter jusqu'au sang comme il pouvait le faire habituellement. Il était juste mutique.
Il se demandait si les autres, Cait, ou encore le professeur tartiflette, étaient vivants, si lui il était vivant. Bien sûr qu'il sentait la douleur, mais il avait presque l'impression qu'elle était secondaire tant il était confus. Etait-il complètement brûlé ? Avait il perdu un bras, une jambe ? En vérité, il s'en fichait, si maintenant il ressemblait à un morceau de viande passé trop longtemps sur le grill, parce qu'il savait qu'il y avait des gens qui adoraient les steaks trop cuits avec leurs frites. Lui il aimait pas le brûlé... C'était pas bon... Et ça sentait mauvais... Et ça avait un drôle de texture...
La tête du vieux sur le téléviseur ne le réveilla qu'à peine, de là où il était, dans ses pensées, mais lui rappela que décidément, il n'était pas prêt de quitter de si tôt la réalité. C'était trop lointain, ces images, ces sons... Il voulait juste rester là, au chaud, dans sa petite bulle, où le monde extérieur ne viendrait plus l'agresser. Il aurait aimé se rouler en boule sous la couette, fermer très fort les yeux, et puis rester ainsi jusqu'à aller mieux. Oui... Il avait juste besoin de temps...
Mais l'angoisse, la solitude, ça le déprimait toujours. Oui, il se sentait mal... Et il pensait "Si les gens ont déjà pitié de moi parce que je suis autiste, ils vont penser quoi si j'ai des brûlure, ou que je peux plus écrire ou marcher ?". Et juste cette pensée embuait ses yeux de larmes, tandis qu'il quittait sa petite bulle pour revenir à cette réalité trop agressive pour lui.
La réalité où il avait ses yeux ouverts, pleins de larmes, braqués sur le plafond, n'osant pas bouger d'un centimètre de peur de se faire mal. Où avait il mal ? Il savait qu'il était sous respirateur, qu'il avait comme perdu le contrôle de son propre corps sous l'effet de l'angoisse, de la douleur, mais il savait pas mesurer l'étendue des dégâts. Il pensa à son établissement scolaire, plein d'amertume. Il avait juste voulu être heureux, faire ce qu'il aimait sans qu'on lui reproche d'être comme il était... Et cet incendie, il le voyait comme une malédiction, une malédiction qui le traitait d'idiot, d'égoïste.
"Pourquoi t'es pas comme tout le monde ? Hein ? Pourquoi t'es pas comme tout le monde Youra ?"
Il referma simplement les yeux. Son corps lui faisait mal... C'était idiot, mais vu qu'il n'était pas du tout casse-cou, ça ne lui arrivait pas souvent, et il se sentait d'autant plus ridicule. Mais à travers une situation aussi pourrie, il y avait encore quelques chose qui traversait son esprit. Il était vivant, il pouvait encore avancer... Il n'avait pas tout perdu. Il pouvait encore se battre. Il voudrait juste qu'on lui donne plus de temps... Et puis punaise, il était le seul qui sous les décombres, avaient quand même réussi à être frustré par le fait que personne ait remarqué l'extincteur à quelques mètres...?!
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Lysandre S. Chevalier
Mer 25 Oct - 22:41
Lysandre S. Chevalier
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C’est essoufflé que tu arrives à l’hôpital Lysandre. Tes cheveux sont en batailles, tes joues rouges de l’effort fourni pour te dépêcher de faire le chemin jusqu’ici et tes vêtements encore parsemés de traces de suie. Tu n’as pas pris le temps de te laver ou de te changer - alors même que tu prévoyais initialement de squatter chez Am’ pour ça. Tes yeux inquiets scannent l’entrée et ta voix, frébile, bafouille en demandant l’autorisation de voir quelqu’un.

Oh tu fais le fier Lys, a agir comme si rien de ce qui vient de se produire n’était grave, mais dans le bâtiment pris par les flammes, il y avait tes amis. Dans le nombre de ceux absents à l’appel lors de ton évacuation, parmi les silencieux, il y avait ta famille.
Lilas.

Il y a des gens qui arrivent plus haut que ta petite personne dans l’ordre de tes priorités. Au sein de ce petit groupe il y a elle ; ta cousine.
L’avantage de faire parti de la même famille, c’est d’être prévenu plus facilement. Alors dès que tu as su, tu t’es précipité pour la voir, savoir, vérifier. Attester directement qu’elle est en vie.

Tu ne t’attendais pas, cependant, aux éclats de voix sortant de la chambre dont tu vérifies le numéro - par acquis de conscience. Tu passes la tête à l’intérieur, passant visiblement inaperçu aux yeux du couple se disputant au milieu de la pièce, devant le lit dans lequel se trouve une tête aux cheveux violets terriblement familier.
Et ton esprit associe enfin ce visage fermé au sourire gêné, mais tendre, de ton oncle. Et ton cerveau restitue ces poings crispés comme étant formés par la même main qui eût caressé tes mèches blondes il y a plusieurs années.
Tes sourcils se froncent et tu te braques. Ce couple qui se hurle dessus devant ta cousine blessée, ces individus visiblement actuellement plus préoccupés par leur querelle que par l’état de Lilas, ce sont ses parents.

Et Lilas n’est même pas en état de dire quoi que ce soit, Lilas plane, le regard vide voguant sur ses géniteurs, trop pris par leur engueulade pour voir sa détresse à elle.
Lilas est trop mal en point pour réagir.
Well … Pas toi.

Et ton attitude entière passe de Lys la diva à Lysandre, le soutien. Toujours l’air aussi sûr de toi, oui, mais laissant tomber le drama pour le sérieux pour une fois, alors que ta voix est se fait entendre, calme, mais claire. Et 1000% done.

Excusez-moi ?

Et pour une fois, on te pardonnera d’être passif-agressif rien qu’en deux mots.

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Faith Callaghan
Ven 27 Oct - 13:19
Faith Callaghan
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« T’es sûr que ça va , fils ? »
« Oui Pa’. Ca va. Je vais bien, j’ai été évacué à temps. »
« Certain, hein ? Tu sais que tu peux revenir à la maison quand tu veux, pas vrai ? »
« Oui, je sais. Mais je vais rester là. Déjà je dois attendre le verdict des médecins. »
« Ok, très bien. Tu me tiens au courant, d’accord ? »
« Oui oui, t’en fais pas. »
« Je t’aime mon fils. »
« … Moi aussi Pa’. Je vais raccrocher. »

L’infirmière qui s’est occupé de moi m’a apporté un téléphone et j’ai composé le numéro de mon père un peu machinalement. Je me suis senti mal de l’appeler ‘si tôt’ car même s’il et onze heure ici, à Toronto il est seulement six heures du matin. M’enfin, il ne m’a pas caché qu’il m’aurait appelé de toute manière et qu’en plus il se levait pour aller au boulot. Je crois que ça l’a rassuré de m’entendre parler. Je vais bien.

Pas le choix de toute manière.

Mon portable n’arrête pas de vibrer aussi, en général quand j’oublie de répondre à un sms, il m’envoie des rappels réguliers. Sauf que là, avec ma main bandée je ne peux pas faire grand-chose. La personne attendra.
Je ne regarde que d’un œil distrait l’annonce du vieux Foster. Je me sens un peu mal pour lui. Un peu seulement. Et les journalistes ne font rien pour l’aider. Bande de rats. Bordel.

Pour moi, en tout cas, la question ne se pose pas. Je reste.

L’infirmière revient pour me poser un masque à oxygène sur le visage. Je dois en passer par là même si ça ne me plait pas.
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Alex' R. O'Marsch
Ven 27 Oct - 13:23
Alex' R. O'Marsch
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Posé sur l’un des sièges du Frozen Night, j’attends. Ca a j’ai rien eu de physique donc j’ai pas eu besoin d’être hospitalisé. Tant mieux. Ca fait des heures que je poireaute ici avec Rambo mais bon, mon chat ne bouge pas trop pour ne pas s’éloigner de moi alors j’imagine que ça va.

Je regarde les infos, par-ci par-là. J’essaie aussi de ne pas répondre à mon portable. Marre des prises de têtes pour rien. Enfin, rien… J’me comprends.

C’est là que Bro’ se décide à débarquer. J’hausse les épaules à sa demande. « Bwarf. Ma mère m’a appelé en panique, elle pleurait tellement qu’elle n’a pas pu finir sa phrase. Mon beau-père a exigé que je rentre immédiatement parce que par ma faute ma mère a pleuré. Et mon p’tit frère aussi. »

Je m’affale un peu sur le bar et je le regarde. « Du coup je vais rester. » Parce que j’aime bien l’esprit de contradiction. Et j’ai pas envie de revoir cette tête de con.
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Sam 28 Oct - 10:31
Anonymous
«lilas et l'incendie» + thistle
Lilas est éteinte.
Lilas est toute cassée, le crâne fracassé et les songes confus.
Lilas a le regard vide, la tête pleine d'un coton artificiel ; les calmants maintiennent lilas dans cet état d'inconscience éveillée, loin. Lilas est si loin des cris, de la dispute, lilas est si loin de la réalité.
Maman veut que lilas rentre chez elle, maman veut encore enfermer lilas.
Papa dit que c'est de sa faute, maman dit que c'est de la sienne à lui.
Ils ne savent faire que ça : se renvoyer la faute.
Et lilas est sous les cris, mais lilas ne réagit plus. Parce que lilas est éteinte.
Lilas a eu peur, si peu ; lilas pensait fuir les hôpitaux en venant ici, pas y retourner après avoir (encore) frôlé la mort.
Lilas ne sait plus trop rien du tout, parce que tout est confus autour de lilas.
Au loin, une voix tendue lui laisse le choix, mais lilas ne l'entend presque pas.
Par contre, la voix glacée qui ne l'est pourtant jamais, cette voix qui fait irruption, lilas l'entend. Mais lilas n'arrive pas à réagir, lilas est trop loin. Beaucoup trop loin.
Lys est là. lys n'a pas l'air content.e. Lilas ne comprend plus très bien ce qu'il se passe ; pourquoi papa et maman se disputent, déjà ? Pourquoi papa et maman se taisent tout à coup ? Pourquoi tout est si confus ?
Une infirmière vient de rentrer, lilas ne sait pas pourquoi elle vient maintenant, mais papa et maman s'en vont. Lilas sent une présence se rapprocher, lilas tourne les yeux – lilas se rallume – lilas fond en larmes.
Pourquoi lys ? Pourquoi tu as compris, et pas eux ? Hein, Lys ?
Lilas tend une main, petite fille qui ne veut qu'un câlin, qu'une présence pour la rassurer. Lilas s'agrippe, mais lilas n'a qu'un pied dans la réalité.
Lilas veut pas quitter lys. Lilas veut pas partir d'ici.
Parce que même si lilas a peur, lilas est vivante, ici.
Lilas ne veut plus retourner en cage.
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Sam 28 Oct - 10:45
Anonymous
Le mur est froid dans mon dos, alors que tout le monde court encore dans tous les sens. L'école a beau avoir été évacuée, tout n'est pas fini pour autant. Et au loin, le glas sonne, celui qui signe la fin d'une vie tranquille pour beaucoup de personnes – pour tout le monde, sans doute.
J'entends une voix, alors je lève la tête ; je me fiche bien que l'on ait fini par m'oublier dans un coin, je n'ai pas la moindre égratignure, moi. Et lui non plus ; le visage ridé mais tendu, levé fièrement devant tous ces rapaces qui l'assaillent. Foster se tient, inquiet mais fier, devant l'objectif, et je ne peux m'empêcher de ressentir une certaine fascination.
Une certaine admiration, aussi, évidemment.
Il nous demande ce que l'on souhaite faire ; c'est plutôt évident, dans mon cas. Je n'ai pas songé une seule seconde à partir. Pour faire quoi, après tout ? Je suis pas prête à m'jeter dans l'vide. Les Headland ne m'ont rien imposé ; et pour cause, ils ne m'ont toujours pas contacté. Je finis par sortir mon téléphone de ma poche, y poser un regard lourd. Ils ne sont tout simplement pas au courant, sinon, j'aurais déjà 18 appels en absence.
C'est horrible, mais j'adore ça.
Quand ils s'inquiètent, ils deviennent adorables, subitement.
Je pourrais les laisser s'en rendre compte et paniquer, mais je vais être sympa. J'ouvre mes messages, saisis leurs contacts et les tiens au courant, ce qu'il c'est passé, que je n'étais pas dans les flammes, que je vais parfaitement bien et que, s'ils le veulent bien, je souhaiterai rester.
« S'ils le veulent bien ». Juste par politesse.
Évidemment qu'ils accepteront ma demande.
« OK. On sait. On arrive. On va loger à Fosterhampton pendant un mois ou deux. »

Ça, par contre, c'était pas prévu...
Il pouvaient pas appeler avant ?
Je sais pas comment réagir, subitement. Mes yeux piquent. C'est normal, que mes yeux piquent ? J'ai pas eu peur pour ma peau, pourtant ?
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Sam 28 Oct - 10:56
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Jesper lance un regard à Diana, tous deux bêtes en cages à tourner en rond dans son loft.
Ils attendent des informations, des nouveautés, qu'on les rassure, aussi. Jesper est inquiet, inquiet pour tous ces gens qu'il aime, inquiet pour ce regard impatient qui, il le sait, cache beaucoup de choses ; inquiet pour Kaelen, elle qui n'entend plus rien. Il espère qu'elle ira vite rejoindre Benjamin, et que cet abruti va bien. Il espère beaucoup de choses, mais reste sans réponse.
La télé est allumée en fond sonore, et eux s'enferment dans le silence. Subitement, une voix annonce l'intervention du propriétaire du pensionnat, et Jesper bondit sur la télécommande, augmente le son.
« Le choix vous appartient. »
Quelle question. Même si sa mère l'a harcelée – oui – pour qu'il rentre, Jes' n'en a pas la moindre intention. Tout ce qu'il arrive à évacuer, c'est un vague « tsss » de frustration, de fatigue, d'énervement. Alors il pose la télécommande, lance un regard à Diana.
► Alors princesse ? Quel est ton choix, toi ?
Elle était là, après tout, quand lui a gueulé au téléphone (pour couvrir la voix hystérique de sa mère, toute une aventure) qu'il ne partirait pas d'ici avant d'avoir son diplôme en poche.
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Lysandre S. Chevalier
Sam 28 Oct - 11:51
Lysandre S. Chevalier
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Autant dire que tu n’es pas accueilli avec le tapis rouge Lys. Ton oncle et ta tante adoré n’ont visiblement pas remis tout de suite un nom sur ta tête et se sont demandé quel était l’énergumène blond qui venait les déranger pendant qu’ils s’occupaient de leur fille chérie.
Ah. Non pardon. De l’avenir chéri de leur fille actuellement allongée dans un lit d’hôpital, mal en point, mais pas assez pour les sortir de leur partie de tennis acharnée. En guise de balle ? A qui la faute de l’état de leur fille.
Amertume.

Tu te présentes, glacial, postant ton statut de cousin avant celui de neveu. Parce que tu n’es pas là pour eux, tu es là pour elle. De la même manière qu’ils devraient l’être mais ne le sont pas. Tu pourrais changer de rengaine, mais tu n’y arrives pas. Cette pensée tourne dans ta tête comme un lion en cage. Et voir le regard de Lilas se poser vers toi, beaucoup trop vague, ne t’aide pas vraiment pour le coup.
Leur surprise est brève, aperçu rassurant du fait que dans une autre situation, les retrouvailles auraient pu être agréable. … On repassera pour cette fois en revanche. Parce que passé la surprise, les deux pseudo adultes ont vite fait de se remettre à s’engueuler, te prenant à partie, épuisant ta patience fil après fil.


“Et toi Lysandre, ton père te laisse rester ???” Comme si ton père allait brider ton bonheur pour un événement aussi aléatoire qu'un incendie.

“C’est quand même incroyable qu’un établissement pareil laisse se produire des choses aussi atroces” Comme si Sir Foster avait laissé volontairement l’incendie se propager. Comme si ça ne pouvait pas arriver partout.

“Tu as bien vu comme Lilas est fragile” Non.


Lilas est blessée, Lilas est perdue, Lilas est abimée, mais Lilas est forte. Et tu as tôt fait de l’affirmer. Lilas a survécu. A la maladie, à la solitude, à l’incendie, à son trauma. Lilas a besoin de soutien, pas de décision prise sous l’emprise de la peur, de la colère et de la fierté. Lilas a besoin d’amour, pas de parents qui se haïssent sous ses yeux.
Lilas a besoin de calme et de repos et si les personnes censées s’en occuper ne sont pas capable de s’en rendre compte, tu es prêt à le faire à leur place. Alors non, tu n’éprouves aucune honte lorsque l’infirmière appelée par tes soins fait sortir les aimants parents de la chambre. Parce que tu leur a lancé l’ultimatum trois fois et qu’ils se sont pas fichus de faire un effort pour se taire. Parce que visiblement les rôles sont inversé aujourd’hui alors que les enfants chamailleurs sortent un peu pour laisser le jeune adulte s’occuper de celle qui en a besoin.

Tu t’agenouilles à son lit et attrape la main tendue, frêle. Tu souris au regard perdu qui t’es lancé, tu essuies les larmes d’une main.
Après tout, tu l’as vécu aussi cet incendie. Tu l’as ressentie, cette peur qui vous prend au tripes lorsque la mort vous frôle un peu trop. Mais de vous deux, tu es celui qui en est ressorti indemne, alors tu prends tout ce que tu sais qu’elle a pu ressentir et tu t’en sers pour soutenir.

Quitte à passer la nuit ici à tenir sa main si elle en a besoin.

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Sam 28 Oct - 18:03
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Diana est installée sur le canapé, elle sert un coussin très fort contre elle. L’adolescente a l’air stressée, anxieuse. Elle est tendue et ça se voit dans ses gestes, son regard inquiet, ses sourcils froncés. Quand Sir Foster apparaît sur l’écran de la télévision, elle met son smartphone en silencieux avant de le poser sur la table basse. Elle reçoit immédiatement une dizaine de notifications. Ses parents, ses amis… Ils la contactent pour connaître son avis.

Le choix nous revient ? Vraiment ? Elle lâche un long soupir. Non, ce n’est pas aussi facile. Si ça ne tenait qu’à elle, elle serait déjà à Londres à cette heure-ci, mais elle n’est pas seule. Ses parents aimeraient qu’elle sorte de Blenheim avec un diplôme. En plus, elle tient trop à ses amis, à son copain. Puis elle occupera peut-être le poste de régente cette année.

Diana lève les yeux vers Jesper.
« Je reste. » Elle lui sourit. « Blenheim serait bien vide sans Diana Harrington et son énergie débordante. » sassy, as always. Elle est sûre que le travail de rénovation sera rapide et que les élèves -enfin, ceux qui resteront- seront plus solidaires. L’école a déjà brûlé une fois, qu’est-ce qui pourrait être pire ?
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Étoile Leprince
Sam 28 Oct - 21:06
Étoile Leprince
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Etoile avait les souvenirs flous a son réveil. Elle se souvenait du feu, de la douleur et des larmes. D’avoir fait tout son possible pour aider le plus de monde possible mais de ne pas avoir réussi a se sauver elle même. Elle avait dormi longtemps et pourtant tout lui donnait l’impression de dater de la veille.

Elle fut accueillie par la mine inquiète de son père a son réveil. Etoile ne lui avait rien dit, elle savait qu’il était déjà au courant de tous les événements passés, aussi, elle attendit plutôt que ce soit lui qui ouvre la bouche en premier. La famille Leprince était une famille soudée mais peu affective c’est pourquoi la française savait déjà que son père allait probablement lui exprimer son mécontentement. Elle le redoutait un peu.

“ ...Comment te sens-tu ? “

Bien.

“ Comment peux-tu me répondre cela alors que tu es dans cet état ? Explique toi, ma fille. “

La brune n'avait pas de réponse a apporter a son père. Elle avait repris conscience il y avait moins de quelques heures après tout. Son père poussa un soupir.

“ Etoile, tu as toujours été une fille intelligente et perspicace, j’imagine que tu sais déjà que ma présence ici signifie que j’ai dû quitter le travail pour venir te voir. Tout cela parce que tu fais partie des victimes de cet accident, n’est-ce pas ? Je te demande de te justifiée. “

Les larmes coulaient maintenant sur les joues de la jeune femme. Elle s’en voulait mais comment expliquer cela a son père ?

Je...j’ai voulu aider un maximum de personnes a sortir du bâtiment et je-

“ Au diable les autres ! Regarde toi un peu ! Dans ce genre de situations, tu aurais d'abord dû penser a toi ! Les Leprince ne font pas dans l'héroïsme. Qu’aurions nous fait si tu avait périt dans les flammes ? Je ne t’ai pas sauvée de ton idiote de mère pour que tu meurt aussi stupidement du jour au lendemain, tu m’entend ? “

Oui.

“ Tu es la seule héritière des Leprince, souviens-t’en. “

Étais-je supposée laisser mourir des innocents juste a cause de mon nom ? Quel genre de personne suis-je supposée devenir si la mort de mes camarades n’est qu’un détail sur la route de mon succès ? Je refuse de-

“ Etoile. “

L’étudiante se tût sur le champs. Elle ne s'énervait jamais sur ses parents et encore moins le chef de famille. Elle était allée trop loin et elle le savais.

Excusez moi, Jacques.

La situation dans laquelle elle était s'énervait tout autant mais pour différentes raisons.

“ Ah, Sir Foster a donné une interview pendant que tu étais “ absente “, je te l’ai mise sur ton téléphone. “

Peu surprise, Étoile regarda la vidéo d’un air détaché. L’air visiblement affaibli du propriétaire du palais n’attira aucune sympathie de la française. En revanche les derniers mots d’espoir de l’homme âgé firent sonnés en elle une sorte de curiosité perfide. Elle voulait voir où l’espoir de Sir Foster allait le mener lui et tous ceux qui y croiraient. Comment pourrait-elle en profiter ? Les réactions de plus d’un seraient intéressantes a observer. Ils évolueront tous pour le meilleur, n’est-ce pas ?

“ Evidemment, je ne compte pas te réinscrire dans cette école. Et ce, peu importe ce que ce Foster dira. Hors de question de risquer de te perdre encore une fois. “

Etoile le regarda. Elle s’en doutait.

Est-ce que Sophie partage votre avis également ?

“ Est-ce vraiment une question que tu veux me poser ? Cela me semble évident qu’elle l’est. Elle était morte d'inquiétude pour toi, comment pourrait-elle vouloir te laisser ici ? “

Il avait raison. La française n’allait pas contester son choix. Elle n’y gagnerait rien et ne le voulait pas de toute façon. Chez les Leprince, la personne ayant le plus de pouvoir avait toujours été le père de famille. Etoile ferma les yeux puis tenta de se détendre dans son lit. Elle avait eu beaucoup d’informations en peu de temps et était fatiguée. Son père le remarqua puis décida de sortir de la pièce afin de laisser sa fille digérer sa matinée.

_________________
Etoile vous critique en #D892E0
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