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Outrageous
Dim 15 Oct - 17:26
CHEVALIER Lysandre & CHEVALIER LilasBoth day
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Ca ne faisait pas si longtemps que ça que tu étais arrivée à Blenheim Lys, quelques semaines à peine et tu agissais pourtant déjà comme si tu étais ici chez toi. Il ne t’avais fallu que quelques heures pour t’installer, quelques jours pour te mettre à l’aise. Placé chez les outrageous, tu avais adopté le groupe comme une seconde famille, ayant dans l’idée qu’un tel amas de parias ne serait surement pas là pour te juger, si ? Et quand bien même, changer de lieu ne t’avais fait perdre ni ton talent au sarcasme, ni ta capacité à user de tes poings. Tu étais plus que capable de te débrouiller.
Le seul point noir au tableau reste la distance avec ta famille, et encore, vu le nombre de technologies à ta disposition pour rester en contact avec eux, autant dire que ton père et ta chère tantine avaient de tes nouvelles bien assez souvent. Trop souvent ? Bah. Il n’y a pas vraiment de trop dans une relation fusionnelle comme celle de ta famille.

En parlant de famille … Tu t’arrêtes net, au beau milieu du couloir. Tu gênes le passage Lys, et tu es terriblement embarassant, mais tu ne peux pas t’en empêcher.
Ancré sur tes escarpins, les sourcils froncés, tu l’observes tandis qu’elle avance dans ta direction. Tu connais cette silhouette, tu en es sûre. Tu l’as déjà vue, elle t’es familière. De même que ces yeux, même s’il te sembles bien que le regard que tu y associes n’est pas tout à fait le même.
Et tu réalises.

La main devant ta bouche, tu retiens un hoquet de surprise. Et sans que tu ne puisses le retenir, ton autre bras se tend pour attraper délicatement le poignet frêle de la demoiselle lorsqu’elle passe à côté de toi. Tes yeux bleus écarquillés se plante dans le sien et tu la fixes, inconscient du malaise dans lequel tu peux la plonger en la regardant ainsi. Et enfin, enfin, tu ouvres la bouche pour autre chose qu’imiter le poisson hors de l’eau. Ta voix terriblement sourde par rapport à tes éclats de voix habituels.

”… Victoire ?”

Tu es ému Lys, véritablement. Tu ne surjoues pas pour une fois, tu ne cries pas, ne sanglote pas, ne cherche pas à attirer l’attention du public constitué par les élèves présents dans les couloirs. Tu es juste terriblement heureux de retrouver ici un bout de ta famille, une personne connue, bien que disparue du paysage de ta vie depuis longtemps. Trop longtemps ? Peu importe. Tu n’es pas du genre à t’embarrasser de ce genre de détail dans tes agissements. Alors comme si vous vous étiez vu il y a quelques semaines à peine, tu l’attires à toi pour la prendre dans tes bras.

Et si elle ne te reconnaît pas ?
Et si elle t’a oublié ?
Et si elle préférait ne pas t’avoir retrouvé ?


Tu fais taire ces voix en la tenant contre toi, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde que d’enlacer une cousine perdue depuis plusieurs années sans même prendre la peine de te présenter.
Bah. Ne te reconnais-t-on pas à ça ?

”Ca fait longtemps ! Comment tu vas ? Ta vie ? C’est bien de te retrouver ici ! Aaah tu m’a manqué tu sais pas ! Même moi je savais pas avant de te reconnaître. T’es belle oh lala, encore plus que dans mes souvenirs. Il faut qu’on se prenne un verre ensemble pour discuter ! Rattraper ce qu’il s’est passé dans nos vies !”

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Outrageous
Ven 10 Nov - 15:25
«lilas et les fantômes d'une vie perdue» + thistle
lilas dans sa bulle, lilas dans son vacarme posé sur ses oreilles, lilas et l'ignorance du monde extérieur qui la lasse. lilas et sa nouvelle vie, lilas si loin de sa geôle, lilas qui apprend ; mais lilas qui ne laisse rien pénétrer les murs que lilas a façonné tout autour d'elle. lilas et son désamour d'autrui, lilas et le respect naissant tout juste, lilas enfant candide au regard cynique. à peine arrivée, déjà fatiguée, lilas s'ennuie d'autrui et se barricade dans son lit, seul inconvénient de cette nouvelle vie : il faut supporter cet autrui. lilas ne peut plus s'enfermer dans ses couvertures, lilas doit parler avec les autres, lilas doit apprendre le monde.
tout ça que lilas trouve déjà tellement exotique et palpitant.
découvrir le monde, pas les gens qui le peuplent.
comme lui. cette statue de marbre fixée au milieu d'un couloir plein de passage, se foutant visiblement du respect d'autrui - ah ce que lilas est bien placée pour râler. cette statue de marbre qui soudain prend vie, attrapant le frêle poignet de lilas qui sursaute, relève les yeux vers son agresseur, pleine d'incompréhension. lilas secoue la main mais sous sa stature fébrile, l'individu - belle ou joli - a une poigne impressionnante ; pas comme lilas. lilas veut l'envoyer bouler, lilas veut fuir, l'éloigner ; mais ses paroles sont sapées par ce simple soupire, cette interrogations hésitante, émue. lilas écarquille les yeux, lilas ne comprend pas ; personne n'appelle plus lilas victoire, parce que victoire n'existe plus.
victoire a chu.
piètre guerrière, victoire a échoué contre les murs d'ivoires qui l'ont vue grandir.
lilas est figée, figée dans cette armure fissurée qui cache le spectre d'une petite fille apeurée. parce que lilas n'était pas préparée, pas armée à telle rencontre, telle possibilité. lilas est paumée, lilas ne sait plus quoi faire en cet instant précis, lilas s'interroge parce que lilas ne pensait pas qu'on l'appellerait un jour de nouveau comme ça. en cours, c'est miss chevalier que l'on appelle, pas victoire. lilas aurait pourtant dû le savoir, qu'on l'appellerait comme ça à un moment ; pourtant lilas est bête, lilas ne s'est pas armée, lilas s'est juste froissée, murée dans un silence profond alors que sous ses yeux, son agresseur ne remarque rien. ne remarque pas son regard vide, ne remarque pas ses muscles tendus, ne remarque pas ses épaules crispées ni son désir de s'échapper. non, il ne remarque rien derrières ses jolis cils maquillés et son apparente émotion incompréhensible.
parce que lilas ne le reconnaît pas.
et ce n'est pas le fait d'être enlacée par ce qui lui semble être un parfait inconnu qui aidera lilas à se souvenir. lilas devient un bloc de glace sur talons hauts, figée sous ce contact trop familier et sans gêne que lilas ne comprend pas, que lilas n'autorise même plus vraiment à ses propres parents -
à ceux qui l'ont trahie dans son esprit écorché.
alors qui il est lui, cette espèce d'imbécile joliment paré, pour se l'autoriser ?
« Ca fait longtemps ! Comment tu vas ? Ta vie ? C’est bien de te retrouver ici ! Aaah tu m’a manqué tu sais pas ! Même moi je savais pas avant de te reconnaître. T’es belle oh lala, encore plus que dans mes souvenirs. Il faut qu’on se prenne un verre ensemble pour discuter ! Rattraper ce qu’il s’est passé dans nos vies ! »
lilas silencieuse, inspire, expire ; lilas essaie de reprendre son calme, puis lilas l'éloigne, déchire la douce tendresse d'une étreinte pour plonger un regard froid et blessé dans celui étonné qui lui fait face.
« ça fait tellement longtemps que je sais pas qui t'es. avant d'agripper les gens et de les câliner, tu pourrais, peut-être, te présenter ? »
lilas cassante, lilas défensive, lilas feule comme un animal sauvage qui cherche à effrayer.
« et m'appelle pas victoire. lilas, moi c'est lilas. »
mais lilas tique, parce qu'il lui parle français et qu'il lui dit quelque chose, quelque part dans sa tête, mais lilas ne comprend pas. Lilas pourrait être hésitante, craintive et douce, mais lilas oscille entre victoire et l'agressive lilas, désorientée.

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Spoiler:
 
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Mar 9 Jan - 19:23
CHEVALIER Lysandre & CHEVALIER LilasBoth day
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Tu ne sens pas la crispation, sous tes doigts, dans tes bras. Tu ne vois pas l’enfermement, sous tes yeux pourtant.
Drapé.e dans ta joie, enveloppé.e dans ton affection, tu es aveugle. Mais la demoiselle se crispe. Elle se ferme. Et quand tu ne la lâche pas assez vite, elle crache et siffle ; et elle feule comme un félin apeuré, qui sort les griffes pour le dissimuler.

Victoire ne te reconnais plus. Sans doute parce que Victoire n’est plus. Et sous tes yeux, Lilas apparaît.
Tu déglutis, un peu difficilement. Tu t’écartes, marmonnes un « désolé.e » un peu honteux. Mais tes doigts restent délicatement autour de ce poignet qu’ils n’agrippent plus, supplication silencieuse. Reste, écoute moi, reconnais moi.

« Je … »

Tu, il, nous, vous, elles, oui Lys, il va falloir développer un peu.

« C’est moi, Lysandre ? »

On t’a connu.e plus éloquant.e Lysou. Mais que veux-tu, tu es fébrile, excité.e, stressé.e. Heureux.se et angoissé.e à la fois. Entier.e et honnête. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut assister à ça.

« Ton cousin ? »

Son cousin, oui. Perché.e sur 10cm de talon malgré ton uniforme masculin, clairement maquillé.e bien que tu sois aujourd’hui dans la sobriété. Mais cela dérangera-t-il vraiment ses souvenirs ? Elle qui a partagé avec toi ses déguisements de princesse et ses jolies poupées, les jours où tu étais lassé.e de jouer avec des camions de pompier. Elle dont l’innocence enfantine effaçait les regards teintés d’incompréhension d’adultes tellement obnubilés par leur jolis cases dans lesquels il était déjà impossible de te faire rentrer.
Elle dont tu n’avais pas remarqué jusqu’à aujourd’hui à quel point son absence t’avais marqué.e.

A l’époque déjà elle était de tes piliers, de ceux dont tu te savais accepté.e entièrement. Jusqu’à ce que vos pères s’éloignent et vous avec.

Plus jamais.
Pas si elle te reconnais.
Pas si elle t’accepte à nouveau.
Pas si la décision t’appartiens.


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