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Floraison farineuse \\ ft. Caitriona
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Lun 11 Sep - 23:20
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Floraison farineuse x Caitriona & PavlaIl était déjà 22h passées, et Pavla révisait encore, attablée à son bureau, et armée d'une petite lampe de lecture qui ne dérangerait pas ses colocs, qui avaient sans doute moins de masochismes en elles que Pavla. Et surtout, elles n'avaient pas ce prof d'anglais sadique, qui à peine la première semaine de cours passé, avait collé un test pour le lendemain. Elle était bien obligée de connaître ses verbes irréguliers sur le bout des doigts, et de savoir la signification des poèmes vus en quelques heures de cours à peine. Mais elle se doutait que des questions porteraient sur les notions vues l'années précédentes. Et elle avait soigneusement gardé lesdits cours, qu'elle avait ressorti et qu'elle brassait désormais. Et franchement pour le moment ça allait, elle n'était pas trop fatiguée, grâce au café-- Café ? Elle observa son gobelet vide qu'elle avait porté à ses lèvres, et la cafetière tout aussi vide qu'elle avait voulu empoigner pour remplir le gobelet. Flûte. Quelle idiote elle avait été de pas se recharger en café plus tôt ! Surtout qu'à l'occaz, Kendra et Etoile en buvaient aussi. Elle doutait que les cuisines soient forcément ouvertes, mais avec un peu de chance, elle croiserait Cait qui se ferait un plaisir de lui donner une bonne ration, et de toute manière, cela lui fera une pause et une balade. Pas non plus rafraîchissante, mais il lui fallait bien cinq/dix minutes pour traverser tous les bâtiments et pousser les battants des portes des cuisines, qui étaient à sa grande surprise allumées. De base, l'école avait un couvre feu, mais elle avait souvent erré à des heures impies hors de sa chambre sans jamais se faire chopper. Soit elle était super discrète et chanceuse, soit y'avait pas de gardien de nuit. Enfin. Ca faisait longtemps qu'elle n'avait pas vu Cait, et elle fut heureuse en vérité, de voir la tignasse rouge feu de la jeune cuisinière penchée sur un saladier, et elle eut même un sourire. Pour dire si Caitriona était une bonne amie. « Tu travailles encore ? » dit-elle doucement en guise de salut. Elle s'appuya sur le plan de travail, observant la rouquine et son ouvrage, rajoutant même un « Tu vas bien ? Qu’est-ce que tu fais de beau ? » qui aurait pu être très étonnant s'ils n'avaient pas été destinés à Cait. Mais elle la connaissait depuis assez longtemps pour être elle-même.
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Ù. Caitrìona Muirhead
Mar 12 Sep - 0:05
Ù. Caitrìona Muirhead
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Occupation : Étudiante - Apprentie Pâtissière
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Bartholomew II Richardson
Ù. Caitrìona Muirhead
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Harold C. Edly
Enola S. Beauchamp
Xavier W. Disney
'Cause I don't have the perfect lines
La nuit est tombée depuis plusieurs heures sur la belle Angleterre, offrant un peu de répit aux jeunes étudiants. La nuit est synonyme d’intimité, de pudeur, d’angoisse, de sensualité, de débordement. La nuit est l’occasion de beaucoup de chose, témoin silencieuse d’un grand nombre d’actes gênés ou honteux, ou simplement heureux.

Chez toi, la nuit a toujours été synonyme de vie. Depuis toute petite, tu as toujours préféré vivre la nuit, observer les autres au creux de leurs songes. Parce que la nuit c’est calme, c’est douillet, c’est l’occasion de tellement de choses. Et surtout, à l’époque où tu vivais encore chez tes parents, la nuit était le seul moment de la journée ou tu n’avais plus ta mère sur le dos, ou tu avais réussi à t’en défaire pour t’adonner à tes propres activités.

A ton arrivée à Blenheim, les choses n’ont pas réellement changées. Tu profitais des longues nuits d’hivers pour finir un devoir, dessiner des croquis de gâteau, essayer d’avancer. Et, depuis que tu as l’accès aux cuisines, tu t’autorises plusieurs nuits par semaine à venir jusqu’ici pour te perfectionner. Tu ne veux pas que ce vieux Dumas regrette de t’avoir pris sous son aile et tu veux lui prouver ta valeur. Alors, tu fais une croix sur les trois heures de sommeil que tu passes à perfectionner tes techniques.

Ce soir, tu as eu une idée de gâteau. Quelque chose de simple, de frais. Tu as eu l’idée de créer une mousse légère à la rose qui serait habillée d’une coque en chocolat blanc aux noisettes sur une génoise également parfumée à la rose. Alors, tu as acheté tout ce qu’il te fallait pour tenter cette invention. Tu n’es pas très sûre de toi, tu ne sais pas exactement comment tu devrais doser l’extrait de rose pour qu’il parfume suffisamment sans écœurer. Sauf que tu sais qu’aucun grand chef n’à créer son premier gâteau du premier coup.

Tu étais en train de faire fondre le chocolat blanc lorsqu’une intruse se glissa dans ton domaine. Tu as beaucoup de visiteurs nocturnes. Entre les chasseurs de tête toujours affamés, les professeurs gourmands et les élèves en pleine croissance, être en cuisine est loin d’être de tout repos.

La première fois, c’était il y a plusieurs mois, un peu avant les examens. Pavla s’était dirigée vers ta cuisine pour voir si elle pouvait emprunté quelques grammes de café, de quoi faire une cafetière. La jeune Outrageous avait été surprise de tombée sur ta tignasse rousse parsemée de farine. Elle est toujours parsemée de farine quand tu cuisines seule, tu n’essaies pas de faire dans la propreté, puisque tu cuisines uniquement pour toi. Pourtant, sur tes heures de travail, les mèches de feu sont emprisonnées dans une charlotte de plastique tout ce qu’il y a de plus seyant. Toujours est-il que la brune t’avait gentiment demandé si elle pouvait t’emprunter le café que tu espérais mettre au cœur de ta mousse au chocolat. Tu avais accepté et, elle était revenue. Plusieurs fois. Discuter avec la demoiselle s’était révélé agréable. Bien qu’elle soit plus jeune que toi, elle avait l’air parfaitement mâture, ce qui était plutôt une bonne pioche puisque tu étais clairement plus jeune dans ta tête. Pavla te faisais rire, même les jours les plus durs. Pavla était gentille avec toi, bien qu’elle ne le soit pas forcément avec les autres. Pavla, c’était un peu un courant d’air frais par une chaleur étouffante.
Tu aimais la voir.

Il n’avait pas fallu longtemps après la rentrée pour que tu reviennes en cuisine en pleine nuit. Tu t’étais donné une semaine de répit mais, tu avais ce besoin d’y retourner.
Visiblement, Pavla n’ayant pas fait ses courses, elle en aura eu besoin cette nuit-là également.

En l’entendant, un sourire doux étire tes lèvres. Tu as sommairement attaché tes cheveux, ceux du devant sont retenus par une pince au niveau de la nuque. Mais finalement, cette pince ne tient rien du tout et seules tes oreilles forment une barrière à l’épaisse chevelure rousse.

- Coucou, Pavla. Je ne travaille jamais vraiment, tu le sais bien.  

Après tout, quand on aime, est-ce réellement du travail ? Et tu t’amuses tellement lorsque tu mets les pieds en cuisine que, tu n’as jamais l’impression qu’il s’agit d’une corvée ou d’une obligation.

- Je vais bien, et toi ? Ça me fait plaisir de te voir, ça faisait longtemps.  

Les vacances à Fosterhampton avaient été longues. Studieuse mais, longues. Tu n’as pas voulu aller à Foster Island, ni rentrer à Edimbourg. Il y eut seulement ce week-end ou, aventurière, tu avais loué une chambre à Londres pour te balader. Tu y avais rencontré cette femme, cette Wanda. Tu crevais d’envie de la revoir mais, rien n’était possible : tu n’avais pas pris son numéro de téléphone ni même son adresse. Tu en savais si peu sur elle. Mais qu’importait, c’était un joli souvenir.  

- Je ne sais pas trop, à vrai dire. Je voudrais faire une petite sphère de chocolat blanc pour la posée sur une génoise et la garnir de mousse à la rose. Mais je t’avoue que je n’ai aucune idée du goût que ça pourrais avoir, j’ai simplement envie d’essayer. Il y a du café chaud dans la cafetière. Comment étaient tes vacances ? Tu es rentrée chez tes parents ? Comment va ton frère ?  

Question de routine, tu t’intéresses à elle. Simplement parce qu’elle est ton amie. Et qu’au fond, tu en as peu.
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Invité
Mer 13 Sep - 0:25
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Floraison farineuse x Caitriona & Pavla
Quelle n'avait pas été ta surprise de découvrir Caitriona, la première fois, ses larges cheveux roux tous enfarinés. Elle la trouvait... Spéciale, éblouissante. Toujours de bonne humeur devant ses plats et ses gâteaux, même lorsqu'elle ronchonnait parce qu'elle ne réussissait pas à faire ce qu'elle voulait. Elle ne saurait expliquer pourquoi elle aimait à la regarder s'agiter, toute heureuse et concentrée devant ses aliments. Elle se posait dans un coin avec sa tasse de café et elle observait. Elle apprenait, en plus. Caitriona usait de pleins de techniques culinaires qu'à force de voir, oh pas tous les soirs, ce n'était pas si fréquent, comme rendez-vous, elle avait compris. Mais elle ne pouvait guère s’entraîner, elle avait toujours vécu chez ses parents, et Blenheim disposait d'un réfectoire qui lui convenait parfaitement. Puis, elle n'était pas gourmande, Pavla, ça se voyait. Mais Cait avait insisté pour qu'elle goûte ses œuvres, et même sans avoir de diplôme de goûteur, elle pouvait décréter que Cait avait du talent. Vous ne vous croisiez pas toujours. Elle ne ressentait pas le besoin d'être tous les soirs près d'elle, elle était comme... Un courant d'air frais inhabituel surprenant qu'elle appréciait. On ne changeait pas la solitaire Pavla si facilement. « Coucou, Pavla. Je ne travaille jamais vraiment, tu le sais bien. » C'est vrai. Et pourtant, elle était tellement à l'aise devant ses fourneaux, tellement souvent qu'elle semblait très professionnelle. Bien plus que n'importe qui, ça c'était certain. En bref, ça se voyait qu'elle aimait, qu'elle savait ce qu'elle voulait faire. Et souvent, Pav s'était questionné en la regardant. Elle ne réfléchissait pas à son avenir, elle. Elle ne savait pas ce qu'elle ferait, plus tard. Elle devra travailler pour Blenheim, ça c'était certain. Mais éternellement ? Puis à part jouer les pions, à part être bonne dans toutes les matières, rien ne la branchait plus que le reste. Elle était bien trop neutre. Tout cela, elle ne le lui avait pas dit. Pas plus qu'elle ne savait le penchant spécial de la brunette... Oh, ça n'en était pas là ! Caitriona était belle à regarder, ça c'était certain. Mais Pav, en couple ? Ca lui semblait tellement incongru, elle ne se montait pas la tête avec ça. Pour le moment elle s'en fichait. Enfin, sans doute. « Je vais bien, et toi ? Ça me fait plaisir de te voir, ça faisait longtemps. » Réellement ? Une part d'elle fut étonnée, et elle aurait voulu se frapper de penser ça. Bien sûr qu'elle aussi était contente de la voir ! Pourquoi fallait-il qu'elle soit... Comme ça ? Si pataude dans ses relations sociales. Allez Pav, secoue toi. « Ca va. Ca fait longtemps depuis les vacances, en effet. » Tu fais pas plus concis. Mais elle avait son léger sourire que Cait lui arrachait malgré elle. Elle s'était appuyée contre le plan de travail, et observait le travail de la rouquine qui faisait fondre du chocolat blanc dans une casserole, l'interrogeant sur son but. « Je ne sais pas trop, à vrai dire. Je voudrais faire une petite sphère de chocolat blanc pour la posée sur une génoise et la garnir de mousse à la rose. Mais je t’avoue que je n’ai aucune idée du goût que ça pourrais avoir, j’ai simplement envie d’essayer. Il y a du café chaud dans la cafetière. Comment étaient tes vacances ? Tu es rentrée chez tes parents ? Comment va ton frère ? » Du café. Exactement ce pourquoi elle était venue, évidemment. Elle pourrait se mentir longtemps, comme ça. Elle se dirigea donc vers la cafetière, se servit tranquillement tout en essayant d'imaginer la forme du gâteau rose/choco voulu. « Je vois, bon courage. Ca doit être bon. » Elle prit une gorgée. Il était un peu trop chaud. Cait pensait-elle toujours à faire une cafetière quand elle travaillait tard, comme ça ? « Les vacances c’était tranquille. Je suis rentrée chez moi. Branko a pas voulu venir, il est allé sur Foster Island je crois. » Elle ne rajouta pas qu'elle ne comprenait pas vraiment pourquoi Branko refusait de rentrer à la maison depuis des années. Ses parents étaient peinés bien sûr, mais ils semblaient être passés au-dessus. Elle, aurait du mal à totalement se détacher de la présence, la protection parentale. Mais Branko avait l'air de s'être amusé. Elle souffla sur son café, relevant les yeux vers elle. « Et toi ? Tu es restée à Blenheim, si je me souviens bien ? »
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Ù. Caitrìona Muirhead
Jeu 14 Sep - 0:12
Ù. Caitrìona Muirhead
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Harold C. Edly
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L’odeur du café est quelque chose qui t’as toujours apaisée. Est-ce à cause de ces joyeux souvenirs d’enfance, au cœur du pub écossais de ton père dans lequel le café tournait à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit ? Ou alors, suite à ces moments passés dans la cuisine de ton mentor à apprendre les bases de la pâtisserie pendant qu’elle sirotait tranquillement un expresso ? Tu n’en avais aucune idée. Pourtant, tu n’aimes pas le goût amer du breuvage, lui préférant un thé ou un chocolat chaud. Mais lorsque tu cuisines, tu ne peux pas boire. Tu ne peux pas préparer quoi que ce soit si tu as le goût d’une quelconque boisson dans la bouche.
La cafetière, elle n’est pas pour toi. Elle existe pour tous ceux qui passeront par là en pleine nuit. Qu’ils soient chasseurs de tête, élèves, professeurs ou membre du personnel, tu croises toute sorte de personnes à la sortie ou à l’entrée des cuisines. Alors, tu as pris l’habitude récente d’avoir toujours une cafetière de prête, au cas où. Et si tu ne vois personne, tu laisses le café et tu sais qu’il sera bu par l’équipe de cuisine le lendemain matin.

- Je ne sais pas si ce sera bon mais, tu pourras être mon goûteur cette fois encore si tu restes avec moi jusqu’au bout.

Et Pavla savait qu’elle n’était pas obligée de rester.

Une fois le chocolat fondu, tu attrapes un moule et tu le retourne. Tu graisses les orbes et tu y déposes méticuleusement le chocolat. Le but est de faire des sphères creuses alors, la méthode peut sembler étrange. Une fois le chocolat blanc bien posé, tu secoues quelques noisettes écrasées, à la fois pour décorer et pour rajouter un peu de goût. Tu mets le tout au réfrigérateur et tu sors de quoi préparer la génoise : farine, œufs, sucre, lait et quelques petites choses supplémentaires.

En même temps, tu écoutes Pavla traverser la pièce pour remplir sa tasse. Tu l’écoutes parler de ses vacances, avec cet air un peu désabusé qui est le sien. Tu soupçonnes quelques soucis familiaux chez les Edly mais, ce ne sont pas tes affaires. Tu seras toujours là si Pavla ressent le besoin de te raconter ses soucis mais ça n’ira jamais plus loin.

- J’ai évité Foster Island aussi. Branko avait peut-être simplement besoin d’espace. Blenheim n’est pas si… libérateur que ça parfois.

Tu lui offris un doux sourire, comme si tu voulais par ce simple geste effacé la lueur de tristesse qui pointe dans le regard de ton amie. Après avoir pesé la farine, tu poses le paquet sur le côté et continue de glisser les ingrédients dans le saladier.

- Je suis restée ici la plupart du temps. Je suis rentrée un week-end, très rapidement, mais je suis revenue ici. Et je suis allée à Londres aussi.

Tes joues prirent une teinte rosée à la mention de ton escapade estivale. Tu as rejoint la capitale seule ce week-end là, mais, tu y as rencontré cette femme qui avait fait manquer quelques battements à ton cœur.

- Mais j’ai profité que l’école soit presque vide pour prendre quelques cours particuliers de pâtisserie avec le chef. J’ai même proposé un dessert de ma création pour l’un des repas ! C’était plutôt cool.

Qu’est-ce que tu as pu être heureux quand le chef t’a proposé de mettre tes parfaits vanille-pécans en salle. Tu n’as pas arrêté de sauter dans tous les sens pendant une bonne dizaine de minutes.

- Et puis, j’attendais que ma cousine emménage en ville aussi mais, elle n’est arrivée que tardivement. Du coup, je lui ai fait visiter un peu la ville, mais je crois que quelqu’un s’en était chargé avant moi… Elle avait l’air de connaître.

Après avoir fini la pâte, tu allumas le four pour  y glisser le plateau avec la génoise, t’adossant ensuite au plan de travail, un petit sourire sur les lèvres.

- Et toi ? Quel a été le programme de tes vacances ?

Tu glisses ton doigt dans le saladier et vient poser un peu de pâte sur le bout du nez de la brune, d’humeur taquine.

- A part t’inquiéter constamment pour ton frère.
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Dim 17 Sep - 20:33
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Floraison farineuse x Caitriona & Pavla
Pavla observa le liquide brun qui glissait doucement dans son gobelet, s’amusant à faire tourner son verre pour le regarder remuer. Depuis quand était-elle accro comme ça, elle ne saurait le dire. En tous cas, le breuvage avait été souvent son plus fidèle ami lors de ses révisions. Et c’était le café qui lui avait permis de rencontrer Caitriona, en quelques sortes. Elle s’adossa donc au plan de travail, regardant la rouquine agiter sa chevelure de feu mal retenue devant son ouvrage. De temps en temps un geste machinal de la jeune pâtissière les coinçaient derrière son oreille, toujours plus plongée dans son travail. Cait travaillait souvent le chocolat, alors ce n’était pas rare de la voir en faire fondre. Mais ce soir l’entreprise était plus étrange, puisqu’elle disposait une fine couche du précieux aliment dans un orbe, et fit disparaitre le tout au frigo afin de le figer. Il ne fallait pas avoir peur de gâcher de la nourriture en pâtisserie, ça, c’était sûr, mais Cait se rabaissait d’un « Je ne sais pas si ce sera bon mais, tu pourras être mon goûteur cette fois encore si tu restes avec moi jusqu’au bout. » qui n’était pas du tout révélateur de ses talents, et Pavla la contesta d’un claquement de langue. « Tout ce que tu prépares est délicieux. Je n’arriverai pas à suivre une recette, tu en inventes, et tu trouves toujours le moyen de dire que tu ne sais pas si ce sera bon. » Oh, il n’y avait aucune volonté de faire la morale à la jeune femme derrière ce discours, d’autant que Pav le lui avait souvent dit. Elle tenait juste à ce que la jeune écossaise soit certaine de ses talents et confiante d’elle. La brune laissa donc ses paroles planer en reprenant une gorgée de café, avant d’ajouter « Bien sûr. » d’un petit sourire dissimulé par son gobelet. Ca arrivait qu’elle doive refuser une telle offre. Mais ça lui arrivait de faire des folies, et de passer le reste de la soirée devant les fourneaux au lieu de réviser. Quand elle considérait l’avoir fait, en tous cas. En aucun cas Pav n’était du genre à faire passer le social avant ses études. Surtout quand on a un frère insouciant comme Branko, et peu d’ami à part… Oui, si c’était pour Pav, peut-être que… Alors qu’elle était quelque peu plongée dans ses pensées, Cait ne chômait pas, sortant de quoi continuer son expérience. La farine fit quelques traces sur le plan de travail, sur les mains de la pâtissière qui les épousseta. Sans doute si Pav était plus ouverte, pourrait-elle admettre avoir quelques choses de ses vacances à raconter à Cait, mais manifestement… Elle préféra laisser Cait commencer et raconter son escapade londonnienne, qu’elle avait prépare des desserts pour le réfectoire, ou encore avoir présenté la ville à sa cousine. « J’ai évité Foster Island aussi. Branko avait peut-être simplement besoin d’espace. Blenheim n’est pas si… libérateur que ça parfois. » Tout ça accompagné de son doux sourire rouge, c’était beaucoup trop. Mais son désappointement reprit le dessus, et elle soupira doucement. « Ca fait des années qu’il n’est pas rentré pour les vacances à la maison. C’est comme… S’il avait pris son envol trop tôt. » Et Pav l’avait mal vécu. Mais elle oublia bien vite ces mornes pensées lorsqu’un morceau de pâte finit sur son nez, et elle loucha dessus, surprise. « Et toi ? Quel a été le programme de tes vacances, à part t’inquiéter constamment pour ton frère. » Elle n’y pouvait rien ! Après tout, ce n’était pas comme si elle était en mauvais termes avec lui. Alors être reléguée ainsi durant tout ce temps… « Eh bien, rien de particulier… » dit-elle en retirant la pâte de son nez et ne résistant pas à l’envie de lécher son doigt. « On n’est pas trop riches, alors on n’est jamais parti. Je suis juste resté à la maison, du coup. » Son gobelet de café allait vite finir vide, et elle le déposa à côté de la cafetière. « Tu as besoin d’aide ? » demanda-t-elle alors en désignant le saladier de pâte de génoise qui attendait sagement. Cait avait de la chance, en vrai. Elle savait ce qu’elle voulait, ce qu’elle faisait. Elle avait des envies, et elle les accomplissait. Elle, elle avait dû attendre des années et le bon vouloir de Blenheim pour enfin commencer à poursuivre son frère.
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Ù. Caitrìona Muirhead
Mar 19 Sep - 23:40
Ù. Caitrìona Muirhead
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Sans penser que tu te dévalorises, tu n’as jamais réellement réussi à apprécié ce que tu faisais. Parfois tes pâtisseries sont merveilleuses mais, il manque toujours quelque chose à tes yeux. Peut-être est-ce simplement dans un souci de vouloir trop bien faire, peut-être est-ce simplement un problème de confiance en toi, tu n’en sais rien. Tout ce que tu sais, c’est que ce n’est jamais assez bien.
Mais le problème, c’est que peu de gens sont capable de comprendre ce besoin que tout soit parfait. Peu de gens sont confronté à ce genre de cas. Certains ne sont pas parfait et ont abandonné l’idée de l’être un jour, d’autres n’en sont jamais satisfait et continue d’aller toujours plus haut. Et Cait ne veut pas se contenter d’un milieu. Elle veut être au sommet.

- Je ne peux pas deviner à l’avance les goûts qu’auront mes gâteaux Pavla, c’est une expérience. Ça peut très bien être mauvais.

Agencer des ingrédients peut-être dramatiques. Bien que tu essaies toujours d’être originale, ça n’est pas toujours une réussite. Pavla n’a goûté que des mets qui étaient finalement plutôt bons, mais elle avait parfois fais des mélanges étranges qui n’avaient pas réellement donné ce qu’elle attendait et qui était tout de suite passé à la poubelle.
La plupart du temps, elle déteste le gaspillage. Quand elle fait des pâtisseries réussie, elle les garde et les fait livrer dans des associations dans la ville la plus proche. Fosterhampton est encore trop jeune pour comporter ce genre de complexe mais, elle en a découvert un peu plus loin.

Tu glisses un regard en coin à Pavla. Tu ne peux rien faire tant que la génoise n’est pas prête et refroidie. La mousse, si tu la prépares maintenant, elle retombera. Alors tu patientes. Tu es contente que la brune soit là pour te tenir compagnie, seule tu aurais trouvé le temps long. Bien que tu avais pris quelques livres de cours pour t’avancer sur le programme.

- Mais, tu lui en as parlé ? Peut-être ne se rend-t-il pas compte qu’il vous fait de la peine ?

Tu souris un peu. L’année prochaine, tu lui proposeras de rester avec toi. L’Oxfordshire est une région magnifique à explorer. Toi non plus tu n’as pas beaucoup de moyen, d’autant que tu es boursière alors tu travailles deux fois plus pour rembourser une partie de ta dette. Tu sais que tu n’auras pas tout remboursé avant la fin mais, tu pourras t’envoler pour Paris pour apprendre au mieux derrière.  

- Ça ne me dit pas ce que tu as fait ! Tu veux que je te tire les vers du nez ? Parce que je peux tout à fait te torturer ! Tu as bien dû lire, ou faire des activités ! J’ai découvert des films moi, Netflix c’est la vie je t’assure.

Elle plongea sa main dans le paquet de farine pour en attraper une pincée entre ses doigts, la jetant gentiment sur la brune.

- T’es trop secrète c’est même pas drôle !
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Invité
Mar 26 Sep - 18:55
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Floraison farineuse x Caitriona & Pavla
Qu'avait-elle fait de si intéressant de ses vacances, en réalité ? Pavla avait un quotidien bien rodé, aussi bien ici, à l'école, que chez elle. Ses journées de vacances se partageaient entre le sport, le détour à la bibliothèque, les allers retours incessants à la machine à café et le calme infini de sa chambre. Son père s'était moqué, cherchant à passer du temps avec elle, et elle avait mis un petit temps à le comprendre. Quand on y réfléchissait, Branko ressemblait pas mal à leur père, et elle à sa mère. On ne pouvait pas dire que les Edly faisaient dans l'originalité. Quand elle y réfléchissait, Pavla ne se trouvait rien d'extraordinaire. Alors, Caitriona et ses doigts de fées dans une cuisine, c'était épatant. Si elle s'intéressait aux bidouillages vidéo et vlogs de son frère, peut-être... « Mais, tu lui en as parlé ? Peut-être ne se rend-t-il pas compte qu’il vous fait de la peine ? » Oh. Elle avait bien râlé, comme elle savait si bien le faire, mais... Il y eut un silence. « Disons que oui… » marmonna-t-elle en détournant son regard de celui si inquisiteur de son amie. Une chose qu'elle pouvait apprécier plus que jamais chez Cait, était sans doute sa subtilité. Elle ne cherchait pas à tout savoir comme une commère, ses questions et conseils étaient juste là, et c'était très bien comme ça. Un autre silence. La brunette n'était pas prête à s'étendre plus sur le sujet, voyant d'autant plus que Cait n'était plus occupée à remplir ses saladiers et moules et avait ses grands yeux bleus plantés sur elle. En fait c'était pratique, les tasses de café, pour s'y cacher. Toute à ses pensées familiales, elle ne pouvait deviner les envies de découvertes de la rouquine, qui ne lui en dit rien. Pavla aussi elle ne disait rien, ça allait être compliqué, cette affaire. Mais on pouvait compter sur la joyeuse et malicieuse Caitriona pour les sortir de cette situation un peu gênante. « Ça ne me dit pas ce que tu as fait ! Tu veux que je te tire les vers du nez ? Parce que je peux tout à fait te torturer ! Tu as bien dû lire, ou faire des activités ! J’ai découvert des films moi, Netflix c’est la vie je t’assure. » De la farine atterrit sur Pavla, qui eut un geste instinctif pour se mettre hors de portée, en vain, par la présence d'un plan de travail derrière elle. Courbée en arrière, elle se découvrir vite couverte de poudre blanche, tentant de s'épousseter. Ah, elle voulait la guerre ? Ah elle était trop secrète ? Elle allait voir, non mais ! Son regard brun se mit à pétiller à son tour, alors qu'elle plongeait la main dans le sachet de farine et jeta une poignée sur la pâtissière. « Ah oui, et comment vas-tu faire ça ? Tu vas me transformer en gâteau ? Fais gaffe, ou tu le deviendras avant moi… » fanfaronna-t-elle en admirant sa vengeance. Faire des folies, hein... Pour le coup, c'en était une belle. Jamais habituellement elle ne se serait permise de salir ainsi. Elle n'aura plus qu'à passer le balai après tout. « Pour te répondre, j’ai découvert des recueils d'Edgar Allan Poe, et j’ai agrandi ma collection de Tarantino. Et toi ? » reprit-elle malgré tout, un sourire amusé aux lèvres. Netflix était payant, ce n'était même pas la peine d'en rêver, elle qui n'avait qu'un tel pour appeler et textoter. Quant aux activités... Il y avait bien un voyage en Slovénie qui était envisagé depuis un moment, mais avant d'avoir économisé suffisamment pour se rendre dans la terre natale de sa mère...
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Ù. Caitrìona Muirhead
Jeu 19 Oct - 22:10
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Tu es bien, là. Tu es à l’aise. Pavla est gentille. Pavla est jolie aussi. Tu t’en rends compte maintenant. Pas qu’elle ne l’était pas avant, mais avant tu ne cherchais pas vraiment à savoir si les filles aussi étaient jolies. Enfin si, mais pas comme ça. Depuis que tu as rencontré Wanda, tu ne sais plus trop ou tu en es avec ta sexualité. Pour de vrai, la question ne s’est jamais réellement posée. Tu as toujours crue être normale. Enfin, pas que l’homosexualité soit anormale à tes yeux, mais tu as grandie avec le système. Avec cette idiote de société ou les droits LGBT+ ne sont pas respectés, ne sont pas acceptés. Toi, tu t’en fous. Tu aimes tout le monde. Tout le monde est identique à tes yeux. Certaines personnes t’intimident, d’autres te donnent des envies de protection, mais au fond, le reste, tu t’en fiche.
Et puis, il y a eu Wanda. Ou plutôt, Madame Romanov. Parce que oui, tu as revu ces longs cheveux roses au détour d’un couloir quelques jours plus tôt. Tu as eu honte, soudainement. Honte d’avoir eu quelques sentiments pour cette femme qui n’en n’avait strictement rien à faire de ta petite personne. Oh, Wanda était gentille. Tu penses même qu’elle a apprécié ta compagnie pendant ces vacances. Mais c’est parce qu’elle ne connaissait pas encore le coin. Et puis, qu’elle ne savait pas que tu étais son élève. Son comportement va probablement changer maintenant. Enfin, peu importe. Ce n’est pas Wanda Romanov que tu as actuellement à l’esprit, mais la brune assise de manière nonchalante sur le plan de travail de ta cuisine.

Pavla, elle n’est pas trop grande. Pas petite non plus. Elle a cette manière de se tenir à la fois droite et avachie, à la fois sûre d’elle et complètement perdue. Pavla, elle est jolie. Elle a ces grands yeux sombres qui, malgré qu’elle ne sourit pas forcément, te disent qu’elle est contente d’être avec toi. Ses yeux ne sont pas si long mais, qu’est-ce qu’ils ont l’air doux. Maintenant que tu y penses, tu aurais presque envie d’y glisser les doigts. Pavla est harmonieuse, elle est jolie. Pavla a sûrement des défauts mais, tu t’en fiche un peu.
Mais Pavla est une amie de toute façon, et puis elle est jeune. Tu ne la vois pas comme ça. Pas encore.

Tu ne vois pas venir les représailles, tu n’avais aucune idée que tu allais déclencher par tes simples gestes une bagarre à base de farine ! Mais voir ce sourire sur le visage de ton amie t’apaisa un peu. C’était bien plus agréable.
Toi, tu avais Netflix. Mais tu n’avais pas Netflix toute seule, tu avais eu le droit d’utiliser le compte de tes cousins, les deux mères partageant les frais du compte. Mais ça ne t’intéressais que peu, pour être honnête. Bien que tu y avais découvert quelques reportages et émissions sur la cuisine.

- Et bien tu vois que tu as fait quelque chose !

Ton rire cristallin emplie naturellement la pièce en recevant la poudre blanche en pleine figure. Faussement outrée, tu lèves le nez au ciel pour faire semblant de bouder, croisant les bras sous ta poitrine. Mais tu ne dupes personne. Et bien rapidement, tu décides de plonger de nouveau la main dans le paquet de farine pour t’emparer d’une plus grosse poignée et l’envoyée à la figure de la brunette.

- Oui je vais te transformer en gâteau et comme ça je pourrais te manger !

Un sous-entendu ?  Absolument aucun. Tu es naturelle, comme toujours, et tu ne mesures pas toujours la portée de tes paroles. En voulant te rattraper au plan de travail, tu fais tomber plusieurs œufs qui se cassent sur le sol, sur la farine déjà retombée. Tu grimaces avant de rire aux éclats. Mon Dieu, que ça faisait du bien.
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Sam 21 Oct - 0:43
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Floraison farineuse x Caitriona & PavlaElle rit. Elle est gracieuse quand elle rit, Cait, elle est à la fois simple et superbe, et ce serait mentir que dire que Pavla n'a pas eu un moment de bug en la voyant si joyeuse. Couverte de farine, à casser des oeufs par maladresse, mais bougrement belle. Pavla, elle avait vite su qu'elle préférait les filles. Elle avait déjà embrassé des garçons, au détour d'une ruelle en pleine nuit, parce qu'elle n'était plus une gamine et qu'elle voulait découvrir, et elle n'avait pas compris pourquoi ça lui avait pas plu. Et puis elle s'était renseigné comme elle avait pu, quitte à mater des magasines un peu controversés à la librairie, à regarder sur internet sur des sites qu'elle n'aurait jamais osé regarder avant 3h du matin, quand elle était sûre que toute sa maisonnée dormait. Alors elle s'était dit qu'elle était comme ça, et que personne devait le savoir, parce que c'était encore un peu la honte. Et même encore maintenant, elle n'était pas sûre d'assumer. Même son grand frère ne savait pas, alors Cait ne pouvait pas deviner.

En tous cas, elle en était certaine : si elle devait choisir, ce serait Cait. La première chose qui ressort chez Cait, c'est ses longs cheveux roux, tellement roux qu'ils en sont presque rouges, et qu'elle mourrait d'envie si souvent de toucher, voire même de tresser ou quelque chose comme ça. Sauf qu'elle sait pas faire les tresses, elle a jamais eu les cheveux assez longs pour tenter. Puis on voit surtout ses grands yeux bleus clairs, des mers paradisiaques dans lesquelles elle voudrait se noyer, et puis sa bouche. En vrai ses lèvres ne sont pas particulièrement pulpeuses, ni inexistantes, ni maquillées, mais elles accrochent souvent son regard. Sans doute à cause des sourires que la pâtissière lui décoche, des fois où elle l'a vu mordiller sa lèvre avec un air malicieux. Elle est un peu ronde, Cait, mais ça ne la dérange pas, au contraire. Cait est toute en rondeurs harmonieuses, Cait est belle.

Et Pavla a manqué rougir durant son examen, parce que c'est souvent qu'elle observe Cait, mais de là à se dire ça... Oui, contrairement à Cait, Pav y songe déjà. Oh, c'est rien de bien abouti, nul doute que si elle le devait, elle saurait oublier la rouquine. Elle n'est pas amoureuse, pas encore. Elle se fait ses petits fantasmes, c'est tout. Mais le réaliser lui donne un peu envie de fuir avec son café, de se barricader derrière ses livres, et de pas croiser Cait pendant un moment. Même si on se doute qu'elle ne résistera pas bien longtemps à l'envie de venir la voir. D'autant qu'avant d'être une de ses crush, Cait est l'une de ses seules amies. Et la brune ne voulait pas allez trop vite en besogne et risquer de perdre cette amitié qu'elle avait eu un peu de mal à garder, tellement elle était solitaire. Mais ça s'était fait assez simplement, tu aimais bien parler aux gens plus vieux que toi, tu faisais plutôt mature pour ton âge. Contrairement à un certain grand frère... Elles n'avaient jamais parlé de tout ça, en réalité. L'amour, les garçons et les filles. Elles parlaient plutôt cuisine, cours, famille.

Ca se mélangeait un peu dans sa tête, jusqu'à ce que Cait riposte à son tour, avec une grosse poignée de farine en plus ! Elle jette alors un regard au sol déjà jonché de détritus, et amorce un sourire plein de défi. « Très bien, la perdante nettoie le sol ! »  Et hop, une nouvelle poignée dans la figure. Et puis elle voulut s'enfuir avec une nouvelle poignée de son arme, se mettre à l'abri de l'autre côté du plan de travail par exemple, si elle n'avait pas oublié les œufs au sol. Elle n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il se passait, ou de se rattraper à quoi que ce soit. Ah si, à Cait. Boum, badaboum, la voilà qui entraînait Cait et s'étalait par terre de tout son long dans la farine. Juré, elle l'avait pas fait exprès, alors qu'elle sentait la chaleur de la jeune femme contre la sienne. Là c'était foutu, sa couverture était fichu, parce qu'elle était rouge comme une tomate. On va dire que c'était juste la honte de s'être ramassée, hein. Qui était la perdante, dans l'affaire ? Elle eut vite fait de se relever, de s'épousseter et de tendre la main à la jeune femme qui rigolait, encore couchée par terre, avec un sourire gêné 100% Pavla dans une situation gênante. « Tu t’es pas fait mal ? » La voilà qui s'inquiétait, elle est pas du genre à s'inquiéter, pourtant. C'était un peu sa façon de s'excuser, en rigolant un peu avec la rouquine.
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Ù. Caitrìona Muirhead
Mer 25 Oct - 23:02
Ù. Caitrìona Muirhead
Artist Alley
Messages : 53
Age : 22
Occupation : Étudiante - Apprentie Pâtissière
Multi-comptes : E. Kaelen Knightwalker
Bartholomew II Richardson
Ù. Caitrìona Muirhead
Nikolaus K. Nielsen
Harold C. Edly
Enola S. Beauchamp
Xavier W. Disney
You'll be brighter than the stars
La terre vacille sous tes pieds.
En même temps, c’est bien beau de faire des bêtises dans la cuisine, mais tu n’es pas là pour ça mademoiselle Muirhead. Tu es là pour parfaire ton doigté, pour apprendre à pétrir, pour savoir ressentir. Tu es là pour t’entraîner à être parfaite. Gâcher la nourriture est une mauvaise habitude, tu ne fais pas ça d’habitude. Mais, peut-être est-ce l’influence de Pavla ? Peut-être te laisses-tu entraîner dans cette bataille pour la dérider, pour mettre un sourire sur son visage. Parce qu’elle est si sérieuse, presque austère parfois. Tu aimerais la voir rire à gorge déployée, la voir sourire le plus sincèrement du monde. Mais tu sais que tu ne la changeras pas, n’est-ce pas ? Qu’elle ne changera pas sa manière d’agir pour toi ? Peu importe ce que tu feras.

Pourtant tu n’arrêtes pas de rire, toi. Parce que, cette situation est folle. Vous êtes folle toutes les deux. Et quand Pavla te dis que la perdante nettoiera, tu sais que tu le feras quand même. Parce que c’est ta cuisine, ton domaine, ton univers. Et que si Pavla fait partie de ton univers, elle n’a pas à réparer les bêtises que tu engendres toi-même.

Et puis, tu tombes. Tu ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe. Et puis, tout s’éclaire. Pavla à voulue s’enfuir. Elle a dû glisser sur les œufs cassés qui, mélangés à la farine déjà présente au sol, avait créé une substance traitre. Alors tu regardes la perspective du monde s’inverser, finissant par tomber complètement sur la noiraude, ton visage se stoppant à quelques maigres centimètres du sien. Vous avez eu chaud, un peu plus d’élan, et vos têtes se rencontraient. Vous auriez été bonnes pour une belle bosse. Mais, il y aurait aussi eu un baiser. Cette pensée te traversa l’esprit, colorant violemment tes joues en rouge alors que tu te redressais avant d’écraser cette pauvre enfant.

Tu t’aperçus bien de la rougeur présente sur les joues de ton amie, peut-être la même image que celle que tu avais eue en tête s’était imposée à elle. Tu t’en voulais de lui avoir imposé ça. En voyant la main tendue, tu t’en emparas délicatement, te redressant. Tu époussetas un peu ton jean qui était bon pour aller directement à la machine à lavée et sourit.

- Oui ça va, et toi ? Je ne t’ai pas écrasée ? Je suis plutôt lourde, désolée.

Quelques complexes sur ton poids ? Un peu. Mais, tu ne passais pas ton temps à en parler. Plutôt à l’éviter.

- Bon allez, retourne vite réviser toi, je vais m’occuper de ranger.

Tu lui offre un sourire doux, tendant la main vers sa tête pour attraper un morceau de pâte qui s’était collée dans ses cheveux. Tu avais pris un air presque maternel, comme l’aurait pris une mère pour laver sa fille.

- J’pense que tu devrais prendre une douche aussi… Parce que sinon tes cheveux vont être tout gras.

Un rire quitta tes lèvres carmines et tu passes une main dans tes propres cheveux qui ne sont pas dans un meilleur état. Tu grimaces et attrape la serpillère. Tu devras aussi finir ta préparation après, tu n’es pas encore partie.
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Invité
Jeu 23 Nov - 23:28
Anonymous
Floraison farineuse x Caitriona & PavlaL'incident avait augmenté sa gêne, bien plus radicalement que... Bon, pas grand chose, fallait avouer. Surtout dans une telle situation où elle avait passé bien quelques minutes à la mater. Surtout quand dans n'importe quel film ou série clichées, elles se seraient regardé avant de s'embrasser comme des démones. Mais on était dans la vie réelle, et Cait n'était qu'une amie, alors elle s'était relevé en vitesse, aidant la rouquine à faire de même, avant de jeter un oeil à ses fringues pleines de farine et d’œuf, histoire de perdre ces rougeurs qu'elle espérait que Cait n'ait pas vu. Plus que jamais, elle rêvait de fuir se cacher dans son café et ses livres. « Oui ça va, et toi ? Je ne t’ai pas écrasée ? Je suis plutôt lourde, désolée. » Elle épousseta son jean, offrant un sourire désolé à la brune qui releva la tête vers elle. C'était elle ou elle rougissait aussi ? « Oh, non, t'en fais pas ! » Elle manqua même rajouter quelque chose comme... Elle savait pas trop quoi, mais qu'elle était très jolie malgré tout, mais heureusement rien de plus ne franchit ses lèvres et elle s'attacha à épousseter un peu de farine sur le bras de la jeune pâtissière. Il y eut bien un moment de flottement, où Pav ne savait plus quoi dire, et elle attrapa une éponge, se tournant vers Cait qui voulait plutôt la chasser. « Bon allez, retourne vite réviser toi, je vais m’occuper de ranger. » La brunette s'apprêtait à protester, coupée dans son élan par le geste tout tendre et maternel de Caitriona qui retira un morceau de pâte hétérogène de ses cheveux.

Première chose à faire, refermer la bouche et s'empêcher de rougir, nom de dieu. Deuxième, réactiver son cerveau malgré le rire cristallin de la rousse. « J’pense que tu devrais prendre une douche aussi… Parce que sinon tes cheveux vont être tout gras. » Oui, c'était pas faux, et ses vêtements allaient vite finir à la machine aussi. Mais elle réussit à protester, tout en s’accroupissant pour récupérer autant que possible de pâte avec l'éponge. Cait prit le relais avec sa serpillière, et rapidement à elles deux, le carrelage de la cuisine brillait de mille feux, plus la moindre trace de poudre blanche, sinon dans leurs cheveux. Pavla put donc récupérer son gobelet de café, jouant machinalement avec. « Bon bah j’vais y aller… » Elle jeta un œil à la préparation de chocolat blanc et framboise, que Cait n'avait pas fini, et elle lui offrit un sourire d'encouragement. « Bon courage. Je suis sûre que ça sera délicieux ! » Elle n'en avait aucun doute, même si Cait était souvent plus sceptique à ce niveau là. Elle lui offrit un sourire, un de ses éternels signes de la main en lui souhaitant bonne nuit, et Pavla fit de même du bout des lèvres, avant de fuir. « A la prochaine… » Il était surtout vraiment temps pour elle de dormir, histoire de calmer son cerveau.
©️ YOU_COMPLETE_MESS
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