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J'ai de la bonne came pour toi | Branko
Invité
Mar 5 Sep - 19:41
Anonymous
J'ai de la bonne came pour toi- c'est pas cher frère -

Tête d'oeuf

Branko

Midi. L'heure de pointe. Le seul moment de la journée ou fallait s’activer un minimum. Beaucoup de monde dans les couloirs. Des élèves. Des Profs. Tout un tas de témoins sûrement prêts à me dénoncer au moindre bâillement ou coup de balais un peu trop moue. C'était chiant, et j'avais faim. Sans grande motivation, j'avançais à travers les couloirs qui se gorgeaient petit à petit d'une foule d'élèves braillard et affamés. Heureusement que j'avais mon chariot d’entretien. Un vrais tank. Il fendait la masse en deux, écrasant les pieds des innocent qui s’attenteraient un peu trop prêt. Mais ils avaient cas se bouger de là. Y'en a qui bossent !
C'est ce que je leurs aboyai à la tête quand ils osaient se plaindre. Comme si j'avais que ça à faire de mes journées... heureusement, ça ne durait qu'une heure. Quelques coups de torchons sur la vitre, deux trois tas de poussière ramassés, et la voix serait libre pour se prélasser sous un escalier en feuilletant le dernier magazine que j'avais volé en nettoyant les chambres. Je vivais pour ces petits plaisirs. Rien glander. Une fois la masse évacuer, je me dirigeais vers le bout du couloirs, traînant mon chariot avec moi en sifflotant distraitement. A cette heure ci, plus personne dans les couloirs. Ou du moins presque.

Un retardataire traînait des pieds. Grand, l'air con, une coiffure ridicule. Franchement y'en a qui doutaient de rien. En y prêtant attention plus de trois secondes et demis, son visage m'était familier. Plus familier que le tas d'ado que j'avais l'habitude de croiser en tout cas.
Pourquoi sa tête de gland me disait quelque chose ?
Le fixant du regard sans la moindre gêne, je fis l'effort d'activer les quelques neurones sous mon crâne chauve pour me souvenir pourquoi sa tête me revenait pas. Ces cheveux. Cette carrure. Mon esprit l’associa à Aiden, et la lumière fût. C'était un de ces mecs qui tournaient autours de ma pote. Le genre de lourd qui se croit amusant et qui s'imagine avoir une chance de jouer dans la même catégorie que la Miss. J'ai jamais compris tout ces mecs. Comment on pouvait avoir envie de se farcir une casse burne pareil. En pote elle était extra. Du sûr mesure genre xxl.. Mais en petite copine. Fallait être maso.
Maso ou complètement désespéré. Dans son cas j'étais pas sûr.

Quelqu'un de normal se serait contenté de passer son chemin en jetant quelques regard en biais à ce mec. Mais je voyais en lui quelque chose de plus qu'un idiot qui bave devant Aiden. C'était peut être un con riche.Être amis avec la miss m'octroyait quelques avantages non négligeables. Des avantages monnayable qui plus est. Elle allait certainement faire une crise, peut être qu'elle allait venir m’émasculer définitivement, mais c'était une occasion bien trop belle pour ne pas tenter sa chance.
Mon chariot s’arrêta à sa hauteur, balais toujours en main, je pris soin de vérifier qu'il n'y avait pas d'autres témoins dans les parages avant de lui adresser la parole.
Le tout a voix basse bien entendu.

« Hey.. Psst... Mec.. j'ai exactement ce que tu cherche... »

Regard lourd de sous entendu, je restais là planté au milieu du couloirs à le fixer comme un vieux creep en farfouillant dans ma poche.

Invité
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Invité
Mar 10 Oct - 11:27
Anonymous






De ce que t’avais pu lire dans certains magazines féminins, le tout était de prendre son temps, de faire du sport et surtout de ne pas se mettre de stress. Le secret d’une belle peau, le graal pour certains. A quoi bon se ruer vers les délices de la cantine lorsque l’on pouvait attendre ? C’est ce que tu finissais par faire à chaque fois, surtout par peur de te faire pousser et de ne pas réussir à t’assumer. T’étais mieux seul, loin des fans et de la célébrité. Et quelle célébrité. Dans ta tête, tu t’associas a un Hercules des temps modernes, athlétiques, bien foutu, une couleur de cheveux à toutes épreuves, de quoi faire fondre plus d’un coeur. Sauf celui que tu voulais. Damon, la seule et l’unique, celle qui hantait tes nuits et aussi -ne le disons pas- te faisait croire aux contes de fées.

Tu finis par sortir de la salle, agrippant ton sac pour le jeter sur ton dos. Des pas traînants avec des chaussures grinçantes, une mine dépitée et surtout pas l’envie de passer pour le con de service à manger seul. Mais tu faisais toujours, évidemment, les mauvais choix. Les escaliers étaient encore crades, ils étaient incapables de passer un torchon plus d’une fois par mois et tu le savais : certains étaient toujours sur les chariots, emballés. Tu descendis de la dernière marche pour t’engouffrer dans le couloir lorsque tu sentis sur toi un regard persistant. Tu redressas tes épaules, la tête haute tel un bel Apollon, jusqu’à te rendre compte que le gars en question avait un de ces chariots pourri en pvc. C’était un de ceux qui se chargeait de surveiller la poussière. De la protéger au lieu de l’enlever. Il était chauve, un peu comme si une calvitie foudroyante lui était tombée dessus à ses quinze ans, quelques rides sur le front et pourtant une peau bien plus belle que la tienne.

Il lâchait pas prise.
Non, même pire.
Il lâcha sa locomotion et te murmuras un truc, un peu comme un dealeur de pacotille, ou alors juste comme un vieux.

Tu te retournas, gonflant les pectoraux et te recoiffant.

_ J’peux t’aider ?

A vrai dire, t’avais clairement pas entendu ce qu’il avait dit pour deux raisons : la première, t’étais presque sourd, la deuxième t’aurais préféré fuir au plus vite avant qu’il ne puisse te piéger. Et c’était trop tard. Tu le dévisageais de haut en bas, cherchant à comprendre un sens à sa posture gênante. Y’avait comme un sourire malsain sur ses lèvres et une lueur glauque dans ses prunelles. T’aurais clairement dû courir, mais non tu t’obstinais à comprendre ce que tu ne pouvais comprendre. Puis tu vis sa main dans sa poche, un pas en arrière et tes yeux effarés durant quelques secondes. Une aggression ? Un viol ? T’étais prêt à hurler à l’aide sauf qu’à y regarder attentivement y’avait l’air d’avoir un bout de papier plutôt qu’un bout d’acier.

_ Hm. Si tu veux un autographe faudra prendre rendez-vous avec mon manager.

Et confiant tu t’apprêtais à repartir, les pieds déjà dirigés vers la sortie mais tu restas stoïque. Un truc clochait. Pourquoi un gars comme lui, qui est déjà au fond du trou, voudrait un autographe de ta part ? T’entrouvris la bouche tel un idiot hébété. Il avait sûrement besoin d’un héros comme toi pour le sortir de là, ton heure de gloire était venue. T’avais déjà préparé ta réplique et tu souriais tel un enfant auquel on aurait acheté le dernier jouet super-tendance.

_ A moins que tu n’aies besoin de mon aide ?

Suivi d’un léger clin d’oeil stupide et d’un sourire charmeur.



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