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Lear Nash
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Ven 24 Aoû - 17:28
23 Août 2018 (soir) •••

Sa mission avait été accomplie, sa journée prenait maintenant fin. Il était temps pour Lear de regagner le domicile aseptisé dans lequel elle allait résider jusqu’à la toute fin de son contrat, au cœur de la plus haute partie de la ville de Fosterhampton.

Dissimulée presque dans la foule, sa chevelure tressée dans son dos, suivant les mouvements de ses hanches pendant qu’elle avance, son regard est terne, soutenu. Ses yeux, cieux glacés, ne se posent sur rien de particulier alors qu’elle s’apprête à conclure son trajet. La suite ne serait qu’un enchaînement de banalités, déjà habitudes dans sa vie sans réelle relation sociale.

Avant un repas pour le moins frugal, elle tâcherait de s’entrainer sur le punching-ball qui pendant maintenant à son plafond, afin de garder ses réflexes, essentiels à son office auprès de la future Reine d’Espagne. C’était là toute la valeur qu’elle pouvait avoir, elle se devait donc d’en prendre soin. Pour une fois qu’elle valait quelque chose.

Puis, la sueur la recouvrant et son palpitant en cheval sauvage, elle irait se doucher pour éviter d’attraper froid, son repas ayant sans doute été pris dans l’ordre inverse de ce qu’il aurait dû être logiquement. Peu lui importait. Au fond, tant qu’elle était efficace, le reste ne comptait pas.

Dissimulée presque dans la foule, son corsage blanc ressortant étrangement sur l’ensemble de son unité, Lear errait sans bien le voir, bateau fantôme que l’on ne remarquait pas ; jamais. Seul un œil averti aurait pu comprendre qu’au fond de ce lac sans issus, de ses yeux mornes, une lueur restait présente, ne demandant qu’à être ravivée. Si seulement elle savait où s’amarrer.
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Ven 24 Aoû - 22:16
« Roméo Di Leone ! »
« Ouuuh. A quel point j'suis dans la merde pour me faire appeler par mon nom complet ? »
« A un point que t'imagines pas. »
« J'en tremble de peur dis donc. »
« Me sers pas ton sarcasme ! J'suis sérieux, merde ! »
« C'est bien ça le problème. Tu sais ce que ça veut dire "prendre du plaisir" ? »
« ...si tu savais à quel point je rêve de te buter. »
« Arrête, tu vas me faire rougir. »

László dévisage le guitariste qui semble trouver son épais livre plus intéressant que la discussion actuelle. Le hongrois pousse un profond et long soupir exaspéré. Il n'est pourtant pas le genre de personne à perdre son calme, à sortir de ses gongs. Mais il faut bien reconnaître que l'italien, en face de lui, est passé maître en la matière.

« Roméo, c'est important. »
« A t'écouter, tout est important. Apprends à te détendre un peu. »
« ...je te laisse le contrat ici. T'as intérêt à l'étudier, j'reviens demain. »

Roméo ne répond que par un vague marmonnement absent. László soupire et se masse la tempe, déposant un contrat sur le rebord de la table basse. Enfin, un exemplaire. Laisser les originaux à cette petite pourriture d'italien serait une erreur. Et László apprend toujours de ses erreurs. Le hongrois finit donc par quitter l'appartement du musicien ; il n'a aucune envie de passer la nuit à s’époumoner sur l'animal.

Lorsqu'il regagne l'extérieur, une brise agréable l'accueille. Il pousse un profond soupir avant de fouiller dans sa poche et en sortir un paquet de cigarettes. Il en prend une et l'allume avant de la coincer entre ses lèvres ; c'est presque devenu un rituel lorsqu'il quitte Roméo. Il a ce don de le stresser… et de l'épuiser. László avance dans la foule, sa cigarette coincée entre son index et son majeur. Il n'aime pas marcher avec une cigarette dans sa bouche.

Le hongrois soupire et se masse la tempe. Il ne veut qu'une chose ; rentrer et se poser s'occuper du reste de son travail. Sauf que son travail concerne majoritairement Roméo. C'est un cercle vicieux. Après avoir terminé sa cigarette et s'être avancé vers un cendrier pour y abandonner son mégot, il reprend sa route mais bouscule quelqu'un.

Une jeune femme.

« Oh, veuillez m'excuser ! Je ne vous ai pas fait m- » Il cligne des yeux alors que ses yeux croisent ceux de la jeune femme. « Lear ? »

La bouche légèrement entrouverte sous le coup de l'étonnement, le hongrois finit par secouer la tête, attrapant doucement le poignée de la brune pour l'attirer sur le côté et sortir un peu de la foule. Il la libère naturellement après ça, planté devant elle avec un sourire un peu idiot, un peu perplexe.

« Si je m'attendais à te voir ici… Comment vas-tu ? »

Le blond affiche désormais un sourire presque bienveillant malgré leur âge identique ; après tout, c'est l'une de ses mères qui a entraîné Lear. Le hongrois s'est pris d'affection pour ce petit bout de femme déterminé et assez tête en l'air pour oublier de se nourrir.

« Qu'est-ce qui t'amène ici ? »

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Sam 25 Aoû - 0:21
Un mouvement, une bousculade, un relâchement. Une impulsion. Lear aurait dû être capable d’éviter cette épaule, d’avancer sans le moindre accroc. Elle était bâtie pour cela. C’était son rôle. Sa raison d’être. Son utilité, aussi. Et pourtant, l’espace d’un instant ce talent lui avait échappé ; il lui avait été arraché par autrui. Encore une fois. Mais pas que.

Car ses yeux s’illumine, presque imperceptiblement, à l’orée de ce visage qu’elle connait bien ; des arêtes de ce nez et de ces reliefs hongrois. Laszlo. Bien longtemps qu’elle ne l’avait plus vue. Lear se laisse donc guider à travers la brume vivante, son poignet comme ancre temporaire. C’est toujours ça de prit.

Elle cligne des yeux, la surface de son visage toujours lisse ; paraissant inexpressive s’il n’était guère question d’un océan en fureur calme. Lear était cet exosquelette de contradiction et le savait. Partait du principe que ses déboires était dus à cela, sans doute. Après tout, elle était fautive, forcément. Toujours. Comme d’habitude.

Mais le blond la ramenait tout de même à de meilleures pensées. « Bonsoir Laszlo. Je veux bien. Je suis ici pour le travail. » Concise, précise. Impersonnelle. Lear ne savait plus vraiment comment conjuguer une autre forme d’expression. Préférait rester à une corde commune à toute les autres, avec tout le monde. Aucun risque de débordement. Tout était sous contrôle, ainsi. Les débordements n’étaient jamais appréciables. Toujours ingérables. Elle devait se contenir. Pour sa mission. « Et toi ? »

Politesse rugueuse, Lear ne savait pas vraiment comment nourrir une conversation. Elle n’avait jamais réellement eut l’occasion de le faire depuis Karen ou Ayu. Les deux expériences s’étaient soldées par un mur invisible mais destructeur ; ironie du sort. Et la dernière personne, Olly, mieux valait la passer sous silence pour l’heure. Elle était cliente de la Nash pour l’heure. Remuer les souvenirs alors que la future majesté n’était même pas présente aurait été une faute professionnelle. Ce que Lear ne ferait pas.

Plus d’erreur. Plus jamais. Plus rien à son image.
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Jeu 30 Aoû - 0:16
« Bonsoir László. Je vais bien. Je suis ici pour le travail. »

László affiche une petite mine surprise avant de laisser un petit sourire étirer ses lèvres ; décidément, tous les chemins semblent mener à Fosterhampton. Il faut croire que cette ville possède un certain charme pour attirer autant de monde, d'horizons bien différents les uns des autres. Est-ce l'école qui suscite autant de diversité ? Il ne saurait l'assurer.

« Et toi ? »
« Tu vas rire, moi aussi je suis ici pour le travail. Pas le plus aisé du monde compte tenu de l'idiot que je gère. »

Il est encore jeune dans le métier, mais il a déjà eu à faire à des personnes bien plus dociles que Roméo. Les autres membres des Poisonous sont bien plus abordables et conciliants. Ou peut-être encore Giorgia. Il hausse les épaules à cette pensée puis repose son attention sur Lear.

Aussi loin que remonte ses souvenirs la concernant, elle ne semble pas avoir beaucoup changée. Ce qui rassure le hongrois qui n'arrive pas à retenir son sourire. Elle a toujours ce visage si sérieux, ce regard si droit et déterminé. Sa mère appréciait beaucoup Lear ; elle disait d'elle que c'était une bonne élève, qu'elle n'avait pas vu un talent naturel comme le sien depuis longtemps. Son autre mère, elle, s'imaginait plutôt d'autres choses. Comme cette fois où elle s'était entêtée à caser son fils et Lear.

« De qui dois-tu assurer la protection cette fois, si ce n'est pas trop indiscret ? »

László n'a jamais été trop curieux ; il pose des questions qui, si elles ne trouvent pas réponses, ne seront pas reposées plus tard. Il n'insiste pas, jamais. Sauf auprès de Roméo, mais c'est différent. Et, le hongrois connaît bien Lear ; la brusquer, la forcer, est tout sauf une bonne idée. Et puis il n'aime pas être trop indiscret.

Il jette un coup d'oeil à sa montre avant de glisser un regard vers la jeune femme.

« Si tu as un peu de temps et que tu n'as pas mangé, ça te dirait de dîner avec moi ? »

Il attend sa réponse qui finit par être positive, ce qui l'enchante. László est ravi de pouvoir recroiser Lear ; malgré le caractère de la jeune femme, ils s'entendent bien après tout. D'un sourire poli et bienveillant, il tend le bras pour l'inviter à reprendre la marche. Il sait exactement où l'emmener. Rien de trop guindé, ni rien de trop familial ; elle aurait tendance à être un peu trop nerveuse, songe-t-il. D'autant si elle a déjà eu des clients hauts placés qui l'ont traîné dans des endroits trop sérieux. C'est clairement un métier épuisant, à son sens.

László a décidément beaucoup d'admiration pour la jeune femme.

« Il semblerait que mon destin soit de te nourrir. Comme à l'époque où tu t'entraînais avec ma mère. »

Un petit sourire amusé ; c'était une belle époque.

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Sam 1 Sep - 18:41
Un restaurant. Avec son ami. Avec Lazslo. Pourquoi pas, après tout ? Il y avait si longtemps que Lear n’avait plus rien fait pour sa propre personne qu’elle en avait oublié la saveur de ce genre de proposition. La réflexion se fit l’espace d’un court instant ; simplement le temps qu’elle se demande si rentrer plus tard que prévu pourrait être nocif ou non pour son travail du lendemain. Mais, d’un commun accord avec elle-même, l’anglaise put se laisser aller. Larguer les amarres, un peu. Sortir des voies toutes tracées et prendre le profit de cette acte de spontanéité.

Elle observe un instant le bras tendu, émettant une réserve. Doit-elle vraiment le faire ? Ou plutôt, non, peut-elle vraiment le faire ? Être tactile n’est guère permis dans son métier et… elle réalise soudain, une fois de plus, une fois de trop, que sa vie professionnelle prends décidément tout le pas sur sa vie personnelle. Il est vrai, elle n’avait pas d’amis, ici, après tout. Il n’y avait bien que lui. Par un heureux hasard, de surcroit. Alors, doucement, Lear s’approche du blond, refermant ses bras autour du sien. De pleine vision, ainsi, dans la rue, ils apparaissent tel un couple. Il n’en est rien, évidemment. Mais la pensée a déjà maintes fois traversé leur entourage.

C’est après quelques pas seulement que la Nash réalise un oubli crucial. « Oh. Attends-moi ici, je reviens. Je dois aller chercher Konbini. » Son chien. Depuis son départ ce matin elle n’a pas pu le voir et il faut bien qu’elle le sorte. Une sortie du genre sera parfait pour lui et lui dégourdira les pattes. La brune pivote donc, presque gracieuse dans son apparat de mouvements calculés, vers l’entrée de son bâtiment. Ne s’encombrant guère de l’ascenseur, elle gravit les escaliers à pieds, arrivant bientôt devant son appartement.

C’est un concert d’aboiements qui l’accueille et étire un peu ses lèvres. Son chien arrive rapidement dans ses bras et, une fois la laisse en main, elle redescend les marches deux par deux. C’est tout aussi rapidement qu’elle rejoint Laszlo, Konbini désormais sur le sol. « Voilà. Nous pouvons y aller. »

Se remettant dans sa position initiale, Lear finit par se laisser guider par la marche du jeune homme. Se prêtant des pensées neuves, comme quoi il lui faudrait au moins essayer de faire vivre la conversation, elle tâcha de trouver quelques mots à lui adresser. « Tu es ici depuis longtemps ? » Sans doute davantage qu’elle, il paraissait connaître les rues comme sa poche.
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Dim 9 Sep - 16:35
« Oh. Attends-moi ici, je reviens. Je dois aller chercher Konbini. »
« Konb- »

László n'a pas le temps de terminer sa question que la jeune femme s'est déjà volatilisée à travers la foule ; le hongrois esquisse un sourire admiratif. Les capacités de Lear l'impressionneraient toujours. Elle sait se fondre dans la masse et disparaître, dans un calme des plus parfaits. C'est un travail remarquable. Et il n'est pas peu fier que ce soit sa mère qui soit à l'origine d'une partie de cet entraînement.

Et c'est presque sans surprise qu'il la voit revenir aussi rapidement qu'elle a disparu. A ses pieds, au bout d'une laisse, un chien. Le blond s'accroupit pour saluer l'animal d'une caresse amicale après l'avoir laissé renifler sa main. László aime bien les animaux ; mais il n'en a aucun. La pauvre bête ne supporterait pas le rythme de vie de l'agent ; il n'est pas souvent chez lui et fait parfois des nuits blanches au bureau ou chez Roméo.
Parce qu'il est hors de question qu'il baisse sa garde chez l'italien. Il est trop imprévisible.

Ils se mettent donc en marche vers le restaurant indiqué par László un peu plus tôt. Le hongrois ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire en la voyant avec son chien.

« Tu es ici depuis longtemps ? »
« Oh, non, quelques mois. Je suis arrivé en février. J'étais à Londres avant. » Il respire une grande bouffée d'air. « C'est plus calme ici. Même si Londres me manque un peu. Mais je voyage tellement que j'ai l'occasion d'y retourner régulièrement. »

Disons surtout qu'il n'a pas vraiment le choix. Et, encore une fois, c'est la faute de Roméo s'il est obligé de faire autant d'allers et de retours. Les autres membres du groupe acceptent de se déplacer sur Londres, ou il faut aller les trouver en Italie. Mais ils sont toujours ensemble. Roméo, lui, préfère papillonner ici et là, l'âme bohème.
Heureusement pour lui qu'un autre agent veille à faire quelques trajets à sa place. Il a échappé de peu au burn out après tout.

« Et toi ? J'ai loupé beaucoup de choses on dirait ! J'ignorais que tu avais un chien. Konbini c'est un drôle de nom… C'est quoi comme origine ? »

László n'arrive pas à dissimuler sa joie de retrouver son amie ici. Sa plus proche amie. Peut-être même la première.

« Maman sera contente de savoir qu'on s'est vus. Et Mère demandera sûrement comment ça se passe pour toi depuis sa formation, aha. » Il glisse un regard fraternel vers elle. « Elles s'inquiétaient pour toi. Mais elles m'ont jamais dit pourquoi. »

Il laisse planer un silence durant lequel son regard se perd un peu dans les vitrines qui défilent au rythme de leur marche. Le hongrois finit par poser les yeux sur Lear.

« Est-ce que tout va bien, Lear ? »

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Lun 10 Sep - 12:37
Est-ce que tout va bien ?

Oh. Lear avait écouté les mots de son ami, de son cher Laszlo. Elle y avait prêté une attention toute particulière et ce, pour plusieurs raisons. Il s’agissait de lui, dans un premier temps. Il était l’un des rares hommes – pour ne pas dire le seul – à avoir su marquer l’esprit de Lear plus que par un simple passage dans sa vie. Et puis, outre ce fait-ci, ils avaient en commun d’avoir fréquenter ses mères à lui. Femmes d’une gentillesse incommensurable, l’une comme l’autre. Lear s’était senti à l’aise. Acceptée. Pour la toute première fois. Sans doute est-ce que cela que leur amitié pu prendre un tel tournant. Le terreau avait été semé en conséquence pour ne pas lever la barrière de l’ignorance, du rejet.

Malgré tout, le visage de Lear ne s’était pas détendu, ni même contorsionné à aucun moment. Rien ne transparaissait sur ses traits. Elle était concentrée mais pas distraite pour autant sur le chemin à suivre. Elle prit une courte inspiration. Il ne devait pas savoir. Pas ce qu’elle ignorait elle-même. Mieux valait masquer le tout ; voiler ce qui n’étais pas dans la norme. Ainsi tout irait mieux. Ainsi sa vie serait plus facile.

« C’est japonais. » Répondit-elle, synthétique comme à l’accoutumée. Mais elle savait que le blond ne se contenterait pas d’une si courte réponse et que si elle tentait d’éluder davantage, cela jouerait en sa défaveur. Elle choisit donc une carte bien particulière. Le maquillage de la vérité. Elle aussi se mettait du fard devant le regard afin de fuir ce fait, de ne pas se poser trop de question. De laisser le phare au fond de ses yeux s’éteindre sans déranger personne.

« Je vais bien. J’ai un bon travail et une bonne situation, ici. Pourquoi ? » Déviez la conversation, elle commençait tout juste à comprendre comment faire.

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Ven 14 Sep - 20:58
« Je vais bien. J’ai un bon travail et une bonne situation, ici. Pourquoi ? »

László l'observe un moment ; est-ce qu'elle va réellement bien ? Elle n'a jamais été très expressive. Mais, lui, n'a jamais été insistant. Elle lui parlera si elle le désire. Le hongrois esquisse un sourire et détourne doucement la tête.

« Pour rien, pour rien. »

Il l'amène donc jusqu'au restaurant ; par chance, les chiens y sont acceptés. László remercie très poliment la jeune femme qui prend leur veste et en suit une autre qui leur présente une table. Ses manières le poussent, comme à son habitude, à laisser Lear s'asseoir la première avant de l'imiter.

« Je suis content que ton travail te plaise et que tu ais une bonne condition. » Il ajuste ses lunettes sur son nez alors qu'il ouvre la carte. « J'aimerais pouvoir en dire autant. Mais je ne suis pas là pour me plaindre. »

De toute évidence, il n'a jamais été de ce genre de personne. Après tout, rien ne l'empêche de demander une mutation. Mais László n'abandonne jamais un projet en cours ; il se bat jusqu'au bout. Aussi ardue soit la tâche. Et puis, concrètement, il n'y a qu'avec Roméo qu'il a un réel problème. Il hausse doucement les épaules à l'écho de ses pensées puis relève le nez de son menu pour adresser un sourire sincère à son amie.

« Choisis ce que tu veux, c'est moi qui t'invite. »

Après un moment, la serveuse revient vers eux pour leur demander s'ils ont fait leur choix. László fait signe à Lear de passer commande la première puis il oriente son choix vers un plat au poisson ; il n'est pas très difficile. Il prend soin à demander une coupelle d'eau pour Konbini.

Et quand ils sont enfin seuls de nouveau, László plonge son regard dans celui de la jeune femme. Un peu comme s'il regardait un film sur sa vie ; les souvenirs défilent dans sa tête. Et c'est avec beaucoup de nostalgie et de plaisir qu'il les accueille. Un sourire étire de nouveau des lèvres.

« Je suis content de revoir, tu m'avais manqué. » Il se recule un peu dans sa chaise. « T'emmener manger, ça me rappelle les nombreuses fois où tu n'en faisais qu'à ta tête et que tu continuais à t'entraîner contre monts et marées. »

Et il la regarde, un sourire bienveillant aux lèvres ; le hongrois sait pourtant qu'ils ont le même âge. Mais il ne peut s'empêcher de vouloir la prendre sous son aile. Parce qu'elle dégage cette étrange aura de solitude qui lui brise le coeur. Et c'est avec un regard tendre, doux, qu'il observe Lear.

« Et tu avais ce même regard à l'époque. Peut-être moins voilé. Mais le même genre qui m'avait donné, déjà à l'époque, l'envie de te tendre la main. » Il tend la main vers elle, sans geste brusque, et pose son index sur son front. « Et elle sera toujours là pour toi. »

Parce qu'il n'est pas complètement idiot au point de croire qu'elle va aussi bien qu'elle le laisse croire.

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Lun 17 Sep - 0:04
Le phare la guide de par sa lumière apaisante. Par instinct, Lear suit cette lueur et se laisse emmener, calmer. Guidée.

Mais elle sait aussi, mieux que personne, que ceux qui suivent aveuglément une lumière peuvent s’échouer contre les rochers, s’abîmer contre les récifs. Alors, avant de trop en dire, de trop se mouiller, Lear tâche de ne plus affronter ce regard bleu qui l’analyse. Elle retient cependant tout ce dont elle a besoin pour conduire le reste de la conversation. Konbini, à ses pieds, s’installe sans doute pour dormir, maintenant que sa coupelle d’eau a été vidée de moitié.

Elle ne bronche pas une seule fois lorsqu’il décide de l’inviter. De toute manière, sur ce terrain-ci, elle se sait suffisamment dépourvue de répartie pour ne pas vouloir lutter de manière indéfinie. Mais, sans volonté de penser, de réfléchir réellement pour elle, Lear se décide à calquer sur son ami hongrois les mêmes choix. Le poisson fera très bien l’affaire. Inutile de se compliquer la tête.

Elle ne relève pas le commentaire sur son regard, préférant contenir le barrage de son âme. « Je suis simplement un peu fatiguée en ce moment. Ça va passer. » Mensonge. Mais elle préférerait se noyer dedans plutôt que d’admettre la triste vérité. Convaincue de son propre piège, labyrinthe bien rodé, l’anglaise entreprend de se mettre un peu plus en retrait pour le reste de la conversation.

Elle oriente la boussole des mots vers Laszlo. C’est la seule chose qui l’intéresse réellement. « Tu laissais sous-entendre que tu avais des problème à ton travail. De quel genre ? » Elle réfléchit un instant à la solution qu’elle pourrait apporter alors. « Si tu veux, hors de mes heures de travail, je peux aller frapper une ou deux personnes. Je te dois bien cela. » Et c’était peu de le dire.
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Mar 18 Sep - 20:47
« Je suis simplement un peu fatiguée en ce moment. Ça va passer. »

Le hongrois l'observe avant de secouer ostensiblement la tête, un sourire étirant doucement ses lèvres. László ne force pas les gens à s'exprimer ; et même s'il s'agit de sa meilleure amie. Elle s'exprimera quand elle le voudra. Le blond prend une gorgée d'eau ; Lear ne changerait jamais. Mais c'est aussi ce qui fait qu'il l'adore ; elle a une grande force de volonté, elle défend ses valeurs, László l'admire.

« Tu laissais sous-entendre que tu avais des problèmes à ton travail. De quel genre ? »
« Oh, ça. » Il repose son verre sur la table. « Pour faire simple, disons simplement que mon poulain n'est pas coopératif. »

Il esquisse un sourire amer et hausse les épaules ; peut-être qu'il réussira à le convaincre un jour à y mettre un peu plus du sien. En attendant, le hongrois sait que Roméo travaille dans son coin. Il ne partage pas souvent, voir jamais, ce qu'il écrit et imagine, mais il n'est pas totalement inactif.
C'est déjà ça.

« Si tu veux, hors de mes heures de travail, je peux aller frapper une ou deux personnes. Je te dois bien cela. »

László la regarde en clignant des yeux avant de lâcher un rire franc. Il s'essuie mécaniquement le coin de l'oeil avant de secouer la tête.

« L'idée est séduisante. Vraiment. Ça pourrait le faire revenir un peu sur terre. » Il imagine la scène et a un sourire. « Mais j'ai beau le maudire et le menacer de mort 42 fois par jour, je ne lui souhaite pourtant aucun mal. Et puis ça pourrait te porter préjudice, alors évitons. » Il lui fait un clin d'oeil. « Je note quand même ta proposition dans un coin de ma tête, au cas où. »

Le hongrois ne doute pas un seul instant que Lear puisse mettre à terre Roméo ; il a beau être musclé et grand, face aux techniques que Lear a appris de sa mère, il n'a aucune chance. A moins de maîtriser, lui aussi, ce style de combat. Ce dont il doute sincèrement, feignant comme il est.

« Et toi Lear ? Ton client actuel ne te donne pas des envies de rébellion ? C'est quel genre de personne ? Enfin… si tu as le droit de m'en parler. Je suppose que tu dois être tenue au secret ? »

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